
L'égalité des filles et des garçons Une obligation légale L'École compte parmi ses missions fondamentales celle de garantir l'égalité des chances des filles et des garçons. C'est le sens des articles L. 121-1 et L. 312-17-1 du code de l'éducation qui disposent que l'École contribue, à tous les niveaux, à favoriser la mixité et l'égalité entre les femmes et les hommes, notamment en matière d'orientation, ainsi qu'à la prévention des préjugés sexistes et des violences faites aux femmes. La loi du 8 juillet 2013 est venue rappeler que la transmission du respect de l'égalité entre les femmes et les hommes se fait dès la formation dans les écoles élémentaires. Elle a en outre introduit un nouvel enseignement moral et civique, qui « fait acquérir aux élèves le respect de la personne, de ses origines et de ses différences, de l'égalité entre les femmes et les hommes, ainsi que de la laïcité » (article L. 311-4 du code de l'éducation). Les objectifs La convention interministérielle dégage trois 3 chantiers prioritaires : Site du CHA
La construction des inégalités entre filles et garçons à l’école maternelle Dans les débats scientifiques, sociétaux et les politiques éducatives relatifs à l’égalité entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes, l’école maternelle fait l’objet de bien peu d’attention. Dans la Convention interministérielle pour l’égalité entre les filles et les garçons, les hommes et les femmes dans le système éducatif (2013-2018) signée le 7 février dernier, trois axes d’action sont définis : « acquérir et transmettre une culture de l’égalité entre les sexes ; renforcer l’éducation au respect mutuel et à l’égalité entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes ; s’engager pour une plus grande mixité des filières de formation à tous les niveaux d’étude ». Mais ces axes concernent surtout les collégiens et les lycéens. De nombreuses recherches [2] ont mis en évidence les différences dans les représentations et les comportements différenciés des enseignants à l’égard des filles et des garçons. – Pour en savoir plus : Rouyer, V. (2007).
Plouf ! spécial antisexisme – La mare aux mots Aujourd’hui, on vous propose quelque chose de différent… Pas de chronique, mais un webzine à télécharger ou à lire en ligne sur un thème qui nous est cher : l’antisexisme. Près de 80 ouvrages, une interview de Nelly Chabrol-Gagne et plein de liens. Bonne lecture à vous… et surtout, partagez-le si vous aimez ! Vous pouvez le télécharger ici ou le feuilleter là. Un GRAND merci à nos abonné·e·s, car sans l’argent des abonnements, ce document n’existerait pas. Retrouvez ici les liens présents dans ce Plouf ! Quelques chroniques sur notre site : C’est pas mon genre ! Une chronique que Gabriel a fait sur AligreFM : Notre album Pinterest de livres non sexistes : Le site Fille d’Album, ressources pour une littérature jeunesse antisexiste : Articles similaires L’importance d’une littérature antisexiste
Journée internationale des droits des femmes ? Journée de la femme ? Ça ne veut pas dire la même chose… JOURNÉE INTERNATONIALE DES DROITS DES FEMMES - Parce que chaque mot a un sens, la manière dont vous appellerez ce 8 mars pourra signifier des choses bien différentes. La journée de LA femme ne célèbre qu'un stéréotype (blanche, hétérosexuelle, mince...) et en profite souvent pour faire des opérations marketing. Celle des droits des femmes les célèbre toutes, quels que soient leur sexualité, couleur de peau, taille, poids ou religion. Et surtout, elle met en avant les droits qui font encore défaut aux femmes aujourd'hui. Pour bien différencier ces deux termes, nous avons mis en scène, dans la vidéo ci-dessus, ce que signifie célébrer la journée de la femme et ce que signifie célébrer la journée des droits des femmes. Et pour ce qui est de l'appellation officielle, sachez que l'ONU appelle cette journée "journée internationale des femmes" (International women's day en anglais). À voir également sur Le HuffPost:
Ecole : les inégalités filles-garçons sont liées "à la formation des enseignants" Cet article date de plus de six ans. Si les inégalités entre les filles et les garçons persistent à l'école, c'est, en partie, à cause de la formation des enseignants, selon un rapport du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, publié mercredi. Article rédigé par Publié le 22/02/2017 12:35 Temps de lecture : 1 min. L’inégalité fille-garçon persiste encore aujourd’hui à l'école et "la faute est en partie liée à la formation des enseignants", assure Margaux Collet, co-rapporteur du rapport publié par le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, mercredi 22 février sur franceinfo. D’après cette étude, "les garçons sont plus interrogés que les filles en moyenne à 56%". En 2013, Najat Vallaud-Belkacem, alors ministre des Droits des femmes, avait mis en place de manière expérimentale le dispositif de l’ABCD de l’égalité. Partager l'article sur les réseaux sociaux : Partager :
Mathieu Billière : Viol et consentement, approche pédagogique Les violences sexuelles font l’actualité de façon récurrente : l’Ecole s’y confronte-t-elle suffisamment ? peut-on même aborder de l’intérieur des programmes la question essentielle du consentement ? C’est l’enjeu d’une passionnante séquence menée en 2nde par Mathieu Billière, professeur de lettres au lycée Duhamel du Monceau à Pithiviers. Point de départ : un poème d’André Chénier que des normaliennes préparant l’agrégation ont interrogé comme récit de viol. Qu'est ce que « l'affaire André Chénier » qui a été l'objet de ce travail ? On pourrait dire qu’il s’agit juste d’une querelle d’interprétation du poème « L’Oaristys » entre de jeunes normaliennes lyonnaises qui préparent l’agrégation et un groupe de professeurs de littérature qui remettent les choses au point en les mettant en perspective. Je dois préciser que pour moi, il n’y a jamais eu d’ambiguïté : l’histoire racontée dans ce poème m’apparaît comme un viol. Quelles ont été les réactions des élèves sur le poème de Chénier ?
Kathrine Switzer, pionnière du marathon féminin Cet article date de plus de trois ans. Publié le 08/03/2018 18:10 Durée de la vidéo : 2 min. Article rédigé par Après avoir prouvé que les femmes étaient capables de courir 42,195 kilomètres, Kathrine Switzer a défendu farouchement le droit des femmes à courir. Ils ont voulu l’empêcher de courir, elle est devenue une icône. Au départ de la course, sa présence ne semble déranger personne. Après le marathon, elle est disqualifiée par la direction de la course puis suspendue de la Fédération américaine d’athlétisme, qui interdit explicitement aux femmes de participer à toute compétition avec des coureurs masculins. Par la suite, Kathrine Switzer quitte les terrains de courses pendant plusieurs années et devient journaliste et auteure. Partager :
Inégalités filles-garçons : qu’en pensent les enfants ? « On respecte mes droits dans mon pays », « Il y a un endroit chez moi pour faire mes devoirs dans le calme », « Je pense que l’amitié entre filles et garçons est possible »… Ces quelques propositions font partie du questionnaire qui a été soumis de janvier à mai 2018 à plus de 25 000 enfants en France. Pour chacune de ces affirmations, des jeunes âgés de 6 à 18 ans ont indiqué si elles correspondaient à leur vécu. Leurs réponses ont permis à l’UNICEF de dresser un portrait de l’enfance en France. Dans cette consultation, une importance particulière a été accordée aux inégalités entre les filles et les garçons. Les résultats de la consultation démontrent que les discriminations que subissent les femmes dans notre société débutent dès l’enfance. >>> Inégalités femmes-hommes : ça commence dès l'enfance « Les filles n’ont pas de muscles » « Pourquoi ne voit-on pas de femmes faire du rugby ? Chez les élèves plus âgés d’un lycée de la ville, la question a pris une toute autre tournure.
Outils égalité filles-garçons Savoir repérer des stéréotypes sexués facteurs d’inégalité dans les ressources éducatives constitue un levier pour réfléchir à ses pratiques professionnelles. Des scénarios pédagogiques et des exemples de documents donnent des pistes de mise en œuvre. Pistes pédagogiques dans les enseignements La question du féminin masculin dans les programmes Les enseignements jouent un rôle majeur dans l’acquisition d’une culture de l’égalité entre filles et garçons. Intégrer l’égalité dans les enseignements du second degré en lettres Ces propositions ont pour objectif de fournir un panel aussi large que possible de pistes pédagogiques pour les programmes de lettres au collège, lycée professionnel, lycée général & technologique – avec les programmes d’histoire géographie en lycée professionnel. Pistes pédagogiques pour l'orientation Des exemples de ressources
Un sketch de la BBC qui inverse les rôles Dans le « Tracey Ullman Show », un sketch montre un homme qui porte plainte pour vol. L’accueil qu’on lui réserve au commissariat est plutôt surprenant… C’est un sketch de la BBC, diffusé dans le cadre du Tracey Ullman Show. On est dans le bureau d’un commissariat, la lumière est froide, le mobilier, gris, la pièce est nue ou quasi. Le sketch est génial. Vous risquez de vous marrer et puis, quand même, dans un coin de votre tête, ça devrait fait « tilt ». La perfection au masculin La perfection au masculin, ça vous dit quelque chose ? C’est bien, hein ? « Alors, heureuse ? Je résume, mais c’est à peu près ce qui a été demandé par l’IFOP à 6 000 femmes venues de six pays européens. Vous me direz : « c’est déjà bien qu’on leur pose la question, et quand même, elles nous enquiquinent à jamais être contentes celles-là ». C’est un pas de géant qui vient d’être… Enfin, plutôt, un petit saut de cabri.
Outils égalité filles-garçons Ce que l’on peut observer En maternelle, le contenu des espaces proposés renforce-t-il la différenciation entre filles et garçons ?Au collège, comment les élèves se répartissent-ils dans la classe (tables mixtes, colonnes ou rangées de filles vs colonnes de garçons, garçons/filles devant/derrière, etc. ?)La répartition des élèves dans la classe ou en groupes de travail est-elle laissée « libre » ou bien est-elle régulée ? Commentaires Si la répartition par sexe est relativement indifférente aux plus jeunes enfants, garçons et filles se différencient progressivement dans leurs affinités affichées et dans leurs activités. On peut par exemple remarquer que les garçons auront plus souvent tendance à investir l’espace que les filles, cherchant à entrer ou sortir en premier. À mesure qu’ils avancent en âge, filles et garçons se rassemblent davantage en groupes non mixtes, en classe ou dans la cour de récréation.
#Balance ton sexisme Affaire Weinstein, harcèlement au travail, inégalités salariales…, c’est un fait, la parole autour de ces discriminations se libère. En fait, tous ces délits n’existent qu’au travers d’une notion : le sexisme. Le sexisme, qu’est-ce que c’est ? C’est une attitude ou une idéologie discriminatoire basée sur le sexe. Le terme est apparu dans les années 1960 lors de la deuxième vague féministe. Illustration concrète ? Mais le sexisme ne s’arrête malheureusement pas aux publicités. Celles-ci ne sont que le miroir d’injustices plus profondes. Et les chiffres parlent d’eux-mêmes : en 2015, dans les entreprises qui comptaient plus de 1 000 salariés, la part de femmes dirigeantes n’était que de 7,5 %, contre 92,5 % d’hommes. Parfois, le sexisme a d’autres conséquences. Depuis le scandale de l’affaire Weinstein, les victimes d’agressions sexuelles ont libéré leur parole, la toile et les médias reprenant le flambeau en s’embrasant.