
La nouvelle définition du kilogramme entre en vigueur. Les unités de mesure font peau neuve Plus de deux siècles après la première définition du mètre à partir d'un invariant de la nature qui a conduit à sa redéfinition en fixant la valeur numérique de la vitesse de la lumière en 1983, nous sommes aujourd'hui en mesure d'étendre cette approche à l'ensemble des unités pour instaurer le premier système d'unités entièrement défini à partir de constantes universelles. Cette évolution historique du système d'unités le plus invariable et le plus universel jamais établi par l'Homme entre en vigueur le 20 mai 2019. En décidant de fixer certaines constantes universelles, les métrologistes changent notre façon de mesurer le monde. Cette révolution est marquée par une réforme majeure du Système international d'unités (le SI) qui fut décidée à Versailles, lors de la 26e Conférence générale des poids et mesures (CGPM), entre le 13 et 16 novembre 2018. Le nouveau SI entre en vigueur le 20 mai 2019 à l'occasion de la journée mondiale de la métrologie. Pourquoi a-t-on choisi ces constantes ?
proposition de loi portant reconnaissance du crime d'écocide Enregistré à la Présidence du Sénat le 19 mars 2019 portant reconnaissance du crime d’écocide, présentée Par M. Jérôme DURAIN, Mme Nicole BONNEFOY, MM. Marc DAUNIS, Patrick KANNER, Maurice ANTISTE, Mme Viviane ARTIGALAS, M. Sénateurs (Envoyée à la commission des lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du Règlement et d'administration générale, sous réserve de la constitution éventuelle d'une commission spéciale dans les conditions prévues par le Règlement.) Deux exoplanètes en train de grossir et des bébés-lunes observés pour la première fois Grandiose : une deuxième planète a été découverte par observation directe autour de la très jeune étoile PDS 70. Ces deux gros bébés sont plus massifs que Jupiter et continuent de pousser en dévorant tout sur leur passage. Une autre équipe de chercheurs a, de son côté, mis en évidence un disque circumplanétaire autour de PDS 70b. C'est la première fois que les astronomes assistent à la naissance d'exolunes. Ce n'est pas exactement notre Système solaire dans sa petite enfance que l'on peut admirer sur ces images mais cela devait y ressembler. Et des naissances, il y en a désormais deux de connues dans ce système situé à quelque 370 années-lumière de la Terre. Deux planètes géantes gazeuses émergeant du disque protoplanétaire La première, PDS 70b, a été débusquée il y a plus d'un an par l'instrument chasseur d'exoplanètes du VLT Sphere (voir article plus bas). La seconde, désignée PDS 70c, a récemment été démasquée via l'instrument Muse (Multi Unit Spectroscopic Explorer) du VLT.
proposition de loi portant reconnaissance du crime d'écocide Enregistré à la Présidence du Sénat le 19 mars 2019 portant reconnaissance du crime d’écocide, présentée Par M. Sénateurs (Envoyée à la commission des lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du Règlement et d'administration générale, sous réserve de la constitution éventuelle d'une commission spéciale dans les conditions prévues par le Règlement.) L’acidification des océans, l’autre danger du CO₂ Atmosphère, atmosphère… On se focalise souvent sur l’atmosphère lorsque l’on aborde le sujet des émissions de CO2, au risque d’oublier deux autres acteurs clés de la machine climatique : la biomasse et l’océan. Ils captent à eux deux plus de 50 % des quelque 40 milliards de tonnes (Gt) de CO2 émises par les activités humaines. L’océan nous aide, car en absorbant du CO2, il limite l’augmentation de l’effet de serre. Mais au rythme auquel vont les émissions humaines, c’est à ses risques et périls : le CO2 absorbé entraîne une acidification de ses eaux, un danger majeur pour les écosystèmes. Pour comprendre les mécanismes complexes qui entrent en jeu, suivons ce que deviennent les molécules de dioxyde de carbone une fois absorbées par les océans. Des échanges gazeux actifs entre l’air et l’océan Nous avons tendance à considérer l’océan et l’atmosphère comme deux entités bien distinctes. Dans l’eau, le CO2 dissout s’hydrate en acide carbonique (H2CO3). Brassages des eaux sous-marines
« L'économie circulaire ne constitue pas une démarche de progrès » Professeur à l'Université de Lausanne, engagé lors de la campagne européenne en tant que tête de liste Urgence Écologie, le philosophe Dominique Bourg répond aux questions de Lionel Meneghin, rédacteur en chef du site dirigeant.fr, le média du Centre des Jeunes Dirigeants d’entreprise, et lecteur contributeur d’Usbek & Rica. Lionel Meneghin : Depuis quelques mois, les enjeux écologiques semblent enfin occuper le devant de la scène médiatique. Comment expliquez-vous ce basculement ? Dominique Bourg : Signe des temps, deux députés en viennent à proposer des mesures impensables il y a encore quelques années. « À l'été 2018, pour la première fois, les gens ont senti qu'il y avait un problème de climat » Le moment-clé, pour moi, a été l’été 2018 : pour la première fois, les gens ont senti qu’il y avait un problème de climat. Le constat que l’on peut tirer de ces élections, c’est qu’en France, aucun parti ne pouvait se permettre de ne pas mettre l’écologie en avant.
Brève | La deuxième plus grande colonie de manchots empereurs a presque disparu Presque tous les poussins nés dans l'une des plus importantes colonies de manchots empereurs sont morts en raison de la fonte de leur habitat ces trois dernières années, selon une étude publiée dans Antarctic Science, qui qualifie ces épisodes de « catastrophiques ». La colonie de Halley, dans la mer de Weddell en Antarctique, était jusqu'à récemment la deuxième plus importante colonie de manchots empereurs au monde, avec jusqu'à 25.000 couples venant se reproduire chaque année. Mais des images satellite étudiées par le centre de recherche britannique de l'Antarctique (BAS) ont montré qu'en 2016, année marquée par une météo particulièrement chaude et orageuse, la glace sur laquelle les couples de manchots élèvent leurs petits a cédé, causant la mort de presque tous les poussins, selon un communiqué. Le phénomène s'est répété en 2017 et en 2018. Résultat, cette colonie a « presque disparu ».
Special Report on Climate Change and Land — IPCC site Increases in global mean surface temperature are projected to result in continued permafrost degradation and coastal degradation (high confidence), increased wildfire, decreased crop yields in low latitudes, decreased food stability, decreased water availability, vegetation loss (medium confidence), decreased access to food and increased soil erosion (low confidence). There is high agreement and high evidence that increases in global mean temperature will result in continued increase in global vegetation loss, coastal degradation, as well as decreased crop yields in low latitudes, decreased food stability, decreased access to food and nutrition, and medium confidence in continued permafrost degradation and water scarcity in drylands. Impacts are already observed across all components (high confidence). Some processes may experience irreversible impacts at lower levels of warming than others.
Le monde a perdu 12 millions d'hectares de forêts tropicales en 2018 La forêt tropicale, c’est le plus divers des habitats naturels qui existent sur notre planète. Mais depuis quelques années, ses arbres sont abattus au profit de l’industrie du bois ou de la production d’huile de palme, de cannes à sucre ou de soja. Et selon le dernier rapport de Global Forest Watch (GFW), en matière de déforestation, 2018 se classe comme la quatrième plus mauvaise année. C’est en 2001 que Global Forest Watch (GFW) — un projet soutenu par le World Ressources Institute (WRI) et qui se base notamment sur des données satellitaires — a commencé à cartographier le recul des forêts du monde. Après 2016, 2017 et 2014, 2018 s’affiche ainsi comme la quatrième année la plus mauvaise en matière de déforestation. « La disparition de 3,6 millions d’hectares de forêt tropicale primaire, une superficie de la taille de la Belgique, est particulièrement préoccupante », souligne GFW dans son rapport. Les forêts tropicales primaires stockent plus de carbone. Ce qu'il faut retenir
A la COP25 de Madrid, l’océan, ligne d’horizon des négociations sur le climat L’océan est brièvement mentionné dans le préambule de l’accord de Paris de 2015 sur le climat : une petite place pour un gigantesque milieu qui occupe plus des deux tiers de la surface de la Terre. Encore a-t-il fallu attendre cette fameuse COP21 pour qu’il apparaisse, sous la pression conjointe de scientifiques et d’ONG, sur la scène des négociations internationales destinées à contenir le réchauffement planétaire. Quatre ans plus tard, pour la COP25, le Chili a voulu lui consacrer deux journées, le 6 et le 7 décembre, et plus globalement présenter la 25e Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (CNUCC) comme une « COP bleue » – même si celle-ci se tient à Madrid et non à Santiago comme prévu au départ. Article réservé à nos abonnés Lire aussi L’organisation de la COP25, un défi pour Madrid Cette initiative du ministère de l’environnement chilien est un message probablement autant adressé au reste du monde qu’en interne.
Le murmure du glacier Derrière le silence qui règne sur un glacier se cachent des bruits insoupçonnés : des battements et des écoulements qui témoignent du comportement profond de la glace. Pour les étudier et mieux comprendre l’impact du réchauffement climatique sur ces géants de glace, une équipe de scientifiques a installé 100 capteurs sur le glacier d’Argentière, près de Chamonix. Le chercheur Philippe Roux nous fait le récit de cette mission hors norme. (Le carnet de mission de Philippe Roux, directeur de recherche à l’Institut des Sciences de la Terre de Grenoble, est paru initialement dans le numéro 5 de notre revue Carnets de science) 8 h 39 : dans les entrailles de la Terre Lundi 23 avril 2018. Les 6 kilomètres de tunnels se répartissent sur plusieurs niveaux accessibles grâce à des escaliers métalliques de plusieurs centaines de marches. Nicolas Baker/ISTERRE/CNRS Photothèque 9 h 42 : une roue de vélo pour la science Le glacier semble immobile… et pourtant il bouge. 10 h 30 : dans l’eau et sur la glace