
"Trop d'histoires ruinent la crédibilité du narrateur Sarkozy" Comment avez-vous perçu les propos rapportés de Nicolas Sarkozy sur son éventuelle défaite? Sarkozy organise le bruitage de ses propos en profitant d'un moment de connivence qu'il organise avec les journalistes pris à témoins. C'est une confidence, un secret, qui ont pour fonction d'être rapportés, de s'ébruiter au moment où Hollande commence son discours au Bourget. L'homme se met à nu, montre ses blessures. C'est une fleur de rhétorique, un exemple de storytelling appliqué. L'image de l'homme faillible est-elle une figure imposée du story-telling politique? Il n'y pas de figure imposée dans le storytelling, toutes les histoires peuvent fonctionner. Le second élément de cette performance c'est le cadrage de la campagne, ce que les "spin doctors" américains appellent le "framing". Il y a donc une équation du storytelling... Le storytelling ne consiste pas seulement à raconter une histoire. C'est une performance complexe que l'on peut qualifier de "carré magique"... 1.
La prospective et le storytelling incontournables pour la communication politique ? Ce dimanche matin, un billet sur le blog Un jour une idée me sort de ma torpeur estivale. Les deux exemples choisis sont excellents : “Vous voulez revenir à la bougie ?” : comme le souligne l”auteur, ces six mots suffisent à qualifier un projet repoussoir. En effet, ils suggèrent une histoire dans laquelle l”immersion est instantanée. Une histoire dont personne ne veut. Ces deux exemples montrent un storytelling simple et performant… de rejet. De l”expérience utilisateur à l”expérience électeur Une clé se trouve dans la logique d”expérience utilisateur. Peu à peu la notion s”est élargie au-delà de la seule manipulation d”objets et a fait émerger une logique d”expérience client, c”est à dire qui une qualification du résultat (bénéfice) et du ressenti de l”utilisateur (expérience) avant, pendant et après l’achat d’un produit ou service. Parallèle entre expérience utilisateur et expérience électeur Construire une expérience électeur positive Signaler un abus
Storytelling Deux théoriciens du "storytelling": Christian Salmon et Yves Citton Désormais omniprésent, le terme a été diffusé en France par la publication de l'ouvrage de Christian Salmon, Storytelling. La Machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits, dont on peut lire un compte rendu dans notre revue des parutions, Acta-Fabula : "Hold-up sur l'imaginaire", par Ivanne Rialland. Liens utiles : "Storytelling": Kate Moss, Obama, Sarkozy, l'identité nationale : entretien avec C. Page associée: Récit Atelier de Fabula Barack Obama, seul homme politique au monde à pratiquer le storytelling Storytelling par ci, storytelling par là, à ce qu'on lit, le storytelling s'inviterait partout, omniprésent dans la campagne présidentielle. Il n'y a pourtant, à l'heure actuelle dans le monde, qu'un seul homme politique qui fasse du storytelling, et il n'est pas français. C'est Barack Obama. Barack Obama lors d'un meeting via twitter à la maison blanche le 6 juillet 2011 (M. Pourtant, certaines personnalités politiques françaises semblent s'y adonner également : François Hollande au Bourget : du storytelling ! Ah, on nous a aussi récemment sorti le storytelling de François Bayrou, Dominique de Villepin, et avant cela celui de DSK. Et nous avons notre champion proclamé du storytelling made in France : notre président du storytelling, Nicolas Sarkozy. De petites anecdotes plutôt qu'une grande histoire Le storytelling, en politique, c'est ou ce devrait être une histoire que l'on nous propose de vivre. A se focaliser sur les mini-histoires, on ne peut que se contredire sans cesse.
Christian Salmon, Storytelling Christian Salmon, Storytelling, La machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits, ed. La Découverte, Paris, 2007-2008, 252 p., ISBN 9782707156518 Publicité Storytelling de Christian Salmon est sans doute le premier livre de la génération Internet, qui construit son discours sur une compilation de citations de livres et d'articles de presse (souvent deux ou trois par page et plus de quatre cents notes en tout). Il ne manque que les liens hypertextes directs de la version sur liseuse. Salmon présente le « storytelling » comme la nouveauté du marketing, commercial ou politique, consistant à raconter des histoires pour séduire les consommateurs ou les électeurs. Il faudrait plutôt parler d'une théorisation en terme de storytelling de la part des professionnels influencés par le discours des études littéraires et de la French Theory. Salmon présente des cas d'école qui consistent à raconter l'histoire d'une entreprise ou leur « vision du monde ». Storytelling ? Propagande NB.
Storytelling (technique) Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Le storytelling ou conte de faits[1] ou mise en récit[2] signifie littéralement « racontage d'histoire »[3]. L'expression désigne une méthode utilisée en communication fondée sur une structure narrative du discours qui s'apparente à celle des contes, des récits. Son emploi notamment en communication politique est controversé du fait des usages parfois discutables auxquels se livrent les Conseillers en communication désignés sous le terme de spin doctors. Les hommes ont toujours eu recours à de grands mythes pour expliquer l’univers et organiser le chaos. Le conte de faits est l'application de procédés narratifs dans la technique de communication pour renforcer l'adhésion du public au fond du discours. Le storytelling consiste à essayer de faire émerger au sein des organisations ou du public une ou plusieurs histoires à fort pouvoir de séduction et de conviction[5].
Livre Le Storytelling Digital : formes émergentes, nouveaux métiers, business models : Social Media Club France Nouveaux usages, nouveaux formats La prolifération des PC et smartphones a entraîné une individualisation de la consommation du contenu audiovisuel. Le flux incessant d’information dans lequel nous plongent les médias digitaux explique en outre du côté des usages la généralisation du multi-tasking et donc une tendance à la baisse de l’attention en ligne. L’audience butine, ça et là, un article, un billet ou une vidéo, sans s’attarder durablement sur un contenu précis. La production journalistique se doit donc de diversifier son offre en ligne, d’inventer de nouveaux formats multimédias afin de capter l’attention d’utilisateurs ultra-sollicités. De la gestion de l’interactivité Le producteur d’information doit réfléchir en termes d’ « expérience utilisateur » et penser la structure non séquentielle du récit en amont afin de proposer à chacun un parcours de lecture individualisé. La contribution en question Les nouveaux métiers de la fiction transmedia Un modèle économique contraignant
Hollande tenté par le storytelling pour promouvoir les emplois d'avenir LE MONDE | • Mis à jour le | Par Jean-Baptiste Chastand et Thomas Wieder Le gouvernement se mettrait-il à faire du storytelling ? S'il s'en défend, l'expression fleurant trop le sarkozysme, il s'apprête en tout cas à mettre le paquet sur la communication autour du lancement des emplois d'avenir, ces contrats aidés destinés aux jeunes non diplômés de 16 à 25 ans et entrés en vigueur le 1er novembre. C'est d'abord François Hollande lui-même qui va signer une petite dizaine des premiers contrats à Chelles (Seine-et-Marne), jeudi 8 novembre, accompagné de son ministre du travail, Michel Sapin, et d'une palanquée de caméras. Vendredi, ce sont pas moins de huit ministres qui lui emboîteront le pas dans toute la France. En tout, d'ici à fin novembre, une vingtaine de membres du gouvernement auront été mobilisés à cette fin. Mais ce n'est pas tout : 1,7 million d'euros a été dépensé pour bâtir une campagne de communication dans la presse et à la radio. Le but ?
Le "Parlement des invisibles", un projet de storytelling intégré Joseph Confavreux a parfaitement rendu compte du livre-intitiative de Pierre Rosanvallon (lire ici) qui appelle tout un chacun à raconter sa vie sur un site internet pour ouvrir la voie à une démocratie narrative, « un parlement des invisibles » où les récits des oubliés de la représentation se donneraient à entendre ou à lire dans une sorte de transparence de l'expérience qui rendrait caduque toute l'histoire de la sociologie... C'est évidemment tout le projet du storytelling que reconduit et célèbre cette initiative saluée par l'ex quotidien Libération dans son n° du week-end, qui a perdu tout repère et se place définitivement "hors sol". C’est un projet qui n’a rien d’inédit. Les fournisseurs d’accès qui multiplient les offres réunissant photographies, sons et mises en pages standards stimulent cette appétence narrative. Outre le fait qu'il discrédite l'idée d’une contre narration avec toute ses antécédents historiques de J.
La danse macabre de l'insouveraineté A l'occasion de la polémique provoquée par les propos de Manuel Valls sur Les Roms, je reproduis ici un entretien avec Gérard Courtois et Vanessa Schneider paru précédemment dans "Le Monde" dans lequel je m'efforce d'analyser les causes structurelles de ces épidémies médiatiques périodiques comme celle sur la viande halal, les horaires des piscines ou le menu des cantines pendant la campagne de 2012 ou plus récemment encore l’histoire des pains au chocolat lancée par Jean François Copé... Votre dernier livre s’intitule « La cérémonie cannibale. » Que signifie cette expression ? Elle désigne la nouvelle scène du politique. Le drame qui s’y joue n’est rien d’autre que la dévoration de l’homme politique tel que nous le connaissions depuis deux cent ans. En quoi consiste cette performance ? En quoi est-ce différent du « storytelling » que vous aviez décodé il y a cinq ans? Quand ce phénomène a-t-il émergé ? Pourquoi parler d’auto-dévoration ? Cette performance est porteuse de contradictions.
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