
Le cerveau, la mémoire et l'apprentissage Le cerveau est le poste de commande de tout organisme vivant. Il est au travail sans relâche. Mais rien de ce qui s'y déroule n'est visible à l'oeil nu. En revanche, le cerveau nous transmet de multiples messages. Le cerveau n'est pas sexy, mais il est formidablement plastique. Le cerveau réagit donc fortement à l'environnement de l'individu. Le cerveau est également le siège de nos souvenirs et de notre mémoire. Thot Cursus explore cette semaine les méandres du cerveau, des intelligences, de la mémoire interne et externe. Illustration : Wikimedia Commons Tous des génies ?
Le mystérieux fonctionnement du cerveau des adolescents Pourquoi les adolescents semblent beaucoup plus impulsifs que les adultes? Sarah-Jayne Blakemore nous éclaire grâce aux neurosciences cognitives. Retranscription complète : Il y a 15 ans, on pensait généralement que la grande majorité du développement du cerveau se faisait dans les premières années de la vie. A l’époque, il y a 15 ans, on n’avait pas la capacité de regarder à l’intérieur d’un cerveau humain vivant et de suivre son développement tout au long de la vie. De nombreux labos dans le monde sont impliqués dans ce genre de recherche, et on a maintenant une image très riche et détaillée de la façon dont le cerveau humain se développe, et cette image a radicalement changé la façon dont on conçoit le développement du cerveau humain, en révélant que tout ne se joue pas dans la petite enfance, mais qu’au contraire le cerveau continue à se développer au cours de l’adolescence et jusqu’à 20 ou 30 ans. C’est observer cela qui nous intéresse, dans mon laboratoire. Source
La notion de rapport au savoir Désir et savoir Dans cette optique, le désir joue un rôle essentiel et le désir de savoir rejoint souvent d'autres désirs : désir de se réaliser ou d'atteindre et d'obtenir ce que l'on pense que le savoir apporte (par exemple la reconnaissance et l'amour de l'autre). Il est lié au premier désir qui nous porte, le désir du désir d'autrui, désir d'être désiré et donc reconnu comme être de valeur, dans la lutte permanente que nous menons pour refouler le doute et l'angoisse. Enfin, la question du rapport au savoir telle que je le conçois s'appuie beaucoup sur la réflexion autour de l'autonomie et de la dépendance de Gérard Mendel, puisque le savoir est d'abord un attribut parental et que s'en emparer peut être vécu comme une transgression, un lien à l'autre, un idéal à atteindre, etc. Trois questions pour réfléchir à notre rapport au savoir Un petit exercice simple pour se confronter à des savoirs " ordinaires " (exercice que je propose lors de mes interventions sur le rapport au savoir)
Crier sur un enfant modifie la formation de son cerveau d’après un médecin Selon Dr Laura Markham, auteure du livre Peaceful Parent, Happy Kids: How to Stop Yelling and Start Connecting (Parent paisible, enfants heureux : Comment arrêter de crier et commencer à se connecter), crier est quelque chose dont on peut se passer. Confronter, fuir ou se figer Dr Markham affirme que, même si les parents qui crient ne ruinent pas le cerveau de leurs enfants, ils le modifient. Quand on crie sur un enfant en bas âge avec un cortex préfrontal en développement, l’inverse se produit. Crier, c’est ne jamais communiquer Peu importe si une personne se trouve dans une salle de conférence ou à la maison, à la minute où elle élève la voix, ses paroles perdent en crédibilité. Le pouvoir des parents sur les jeunes enfants est absolu. Les parents qui hurlent constamment à la maison rendent ce comportement normal pour un enfant qui va s’y adapter. Il existe une méthode alternative plus efficace et moins complexe : l’humour. Quand crier ? Ne criez pas, du moins autant que possible.
Les 5 grandes théories de l'apprentissage Le béhaviorisme Thorndike et Skinner Edward Lee Thorndike (31 août 1874 - 9 août 1949) est un psychologue américain, précurseur du béhaviorisme. Il est notamment connu pour ses recherches sur l'intelligence animale et en psychologie de l'éducation. Les 2 lois de l'apprentissage : La loi de l'effet : un comportement suivi d'une récompense sera associé à la situation qui l'a déclenché. Burrhus Frederic Skinner est un psychologue et un penseur américain. Il est l'inventeur d'un dispositif de conditionnement opérant communément appelé boîte de Skinner. (Wikipedia) Gestalt- psychologie et l'école de Wurzburg de la denkpsychologie Wertheimer et Köhler Max Wertheimer (15 avril 1880 - 1943) est un psychologue allemand, l'un des fondateurs de la psychologie de la forme. Les recherches de Max Wertheimer portent à l'époque sur la psychologie criminelle (Stumpf enseigne cette matière et Wertheimer suit également les cours de criminologie de Hans Gross). La psychologie cognitive Gardner Le constructivisme
A la découverte du cerveau - Fédération pour la Recherche sur le Cerveau (FRC) Les activités physiques Rester actif est sans doute ce que l’on peut faire de mieux pour la santé de son cerveau. De nombreuses études l’ont démontré : faire de l’exercice physique régulier favorise le bon fonctionnement du cerveau. Il améliore l’humeur, diminue l’apparition de troubles cognitifs et stimule le renouvellement des neurones et l’apparition de nouvelles connexions entre eux. > En savoir plus Les activités intellectuelles Tout comme le reste du corps humain, le cerveau doit être entretenu pour le maintenir en bonne santé. > En savoir plus L’alimentation Nous savons tous aujourd’hui qu’avec une alimentation équilibrée, saine et en quantité suffisante, nous aurons toutes les chances d’être en bonne santé. > En savoir plus L’anatomie du cerveau et du système nerveux Le cerveau constitue le centre de contrôle du corps humain, il gère tout ce que nous faisons. > En savoir plus Le cerveau C’est avec notre cerveau que nous pensons. > En savoir plus La conscience > En savoir plus La créativité
Cours et Formations Gratuits en Vidéo | netprof.fr Cerveau : comprendre le fonctionnement du cerveau humain La recherche scientifique permet chaque jour d’en savoir un peu plus sur le cerveau, siège de la cognition, de la mémoire, des émotions… De l’anatomie du cerveau aux connaissances actuelles sur la conscience, en passant par les différentes maladies neurologiques, découvrez notre dossier sur le cerveau. D’un point de vue philosophique, le cerveau est l’organe qui perçoit, qui pense, et qui agit. C’est donc lui qui permet de donner un sens à l’existence. Au niveau sociologique, le cerveau est le chef d’orchestre de l’organisme qu’il gère tout en se gérant lui-même. Il est responsable de nos comportements, et donc de nos interactions avec les individus qui composent la société. Scientifiquement le cerveau constitue un enjeu majeur car il renferme encore des mystères tant dans son développement, dans son fonctionnement normal et pathologique que dans ses facultés d’adaptation. Le cerveau est constitué de 2 hémisphères (droit et gauche) réunit par le corps calleux. Le développement du cerveau
la méthode naturelle d'apprentissage de l'anglais Encouragé par ce même collègue, j'ai donc tenté l'expérience. Voici donc les premières impressions : Lors de la première phase (incluse dans ma séance plus "classique") , je leur ai demandé d'écrire quelque chose qu'ils voulaient dire en anglais en inventant s'ils ne savaient pas... Ils ont ensuite présenté leur "texte" aux autres avec pour consigne d'y mettre le ton... Chaque auteur a alors interrogé les autres sur le sens de sa phrase et l'a expliquée ensuite. La deuxième "séance" a été plus ciblée. Il n'empêche que je trouve que ça les motive et les fédère... J'ai essayé de généraliser la méthode en m'appuyant sur une contrainte liée à mon emploi du temps : certains CM1 avec qui j'ai commencé sont dans la même classe que des CE2, d'autres sont dans la même classe que des CM2... Voici quelques-unes des phrases obtenues que nous avons retravaillées pour les rendre plus anglaises et pouvoir nous en servir pour aller plus loin et créer d'autres dialogues et d'autres textes : It's a cat.
Éducation, plasticité cérébrale et recyclage neuronal - Psychologie cognitive expérimentale - Stanislas Dehaene - Collège de France - 06 janvier 2015 09:30 Dans le domaine de l’apprentissage, il est vain d’opposer l’inné et l’acquis, l’environnement et l’hérédité. Dès 1949, le psychologue canadien Donald Hebb l’énonce : Deux facteurs déterminent la croissance intellectuelle : un potentiel inné, absolument indispensable, et un environnement stimulant, tout aussi indispensable. Les neurosciences contemporaines confirment qu’il n’existe aucune contradiction à affirmer, simultanément, l’origine génétique des principaux circuits du cerveau humain, et leur capacité à se modifier sous l’effet de règles d’apprentissage, elles-mêmes gouvernées par des mécanismes cellulaires et moléculaires innés. Cependant, qu’entendons-nous exactement par plasticité cérébrale ? Ces changements ont lieu tout au long de la vie, mais avec une intensité particulière dans l’enfance. L’ouverture et la fermeture des périodes critiques sont étroitement liées à la maturation des circuits inhibiteurs qui reposent sur le neurotransmetteur GABA.
L'attention et le contrôle exécutif - Psychologie cognitive expérimentale - Stanislas Dehaene - Collège de France - 13 janvier 2015 09:30 Les sciences cognitives ont identifié au moins quatre grands facteurs clés que l’on peut qualifier de « piliers de l’apprentissage » dans la mesure où ils jouent un rôle déterminant dans la vitesse et la facilité de l’ensemble des apprentissages scolaires : l’attention ; l’engagement actif de l’enfant ; le retour rapide d’informations ; et la consolidation quotidienne des apprentissages. Commençons par l’attention, qui peut être définie comme l’ensemble des mécanismes par lesquels le cerveau sélectionne une information et en oriente le traitement. Le psychologue américain Michael Posner distingue au moins trois systèmes attentionnels : l’alerte, qui module globalement le niveau de vigilance ; l’orientation de l’attention, qui sélectionne un objet ; et le contrôle exécutif, qui sélectionne la chaîne de traitements appropriée à une tâche donnée et en contrôle l’exécution. Les systèmes cérébraux d’alerte et de vigilance signalent quand il convient de faire attention.
L'engagement actif, la curiosité, et la correction des erreurs - Psychologie cognitive expérimentale - Stanislas Dehaene - Collège de France - 03 février 2015 09:30 Outre l’attention, deux facteurs jouent un rôle déterminant dans les apprentissages : l’engagement actif de l’enfant, et le retour rapide d’informations (feedback). Selon la théorie du « cerveau bayésien », que nous avons examinée dans les années précédentes, l’algorithme fondamental qui permet au cerveau d’ajuster ses représentations du monde extérieur consiste en trois étapes : prédiction descendante, fondée sur le modèle interne actuel ; comparaison de ces prédictions avec les entrées reçues du monde extérieur, ce qui engendre des signaux d’erreur ; utilisation de ces signaux d’erreur afin d’ajuster le modèle interne. Ce modèle du cerveau Bayésien suggère que deux ingrédients sont indispensables à l’apprentissage : la génération d’une anticipation sur le monde extérieur (engagement actif), et le retour d’information sous la forme de signaux d’erreur (en provenance de l’environnement ou de l’enseignant). Quelles sont les conséquences pédagogiques de ces découvertes ?
La consolidation des apprentissages et l'importance du sommeil - Psychologie cognitive expérimentale - Stanislas Dehaene - Collège de France - 10 février 2015 09:30 Le quatrième facteur clé de l’apprentissage est la consolidation. On appelle ainsi l’automatisation progressive des circuits qui sous-tendent un apprentissage. L’automatisation transfère les connaissances acquises du compartiment conscient vers des circuits spécialisés et non-conscients, libérant ainsi les ressources mentales pour de nouvelles tâches. L’imagerie cérébrale, au cours de la lecture ou du calcul mental, montre qu’au début d’un apprentissage se produit une activation massive des circuits de contrôle exécutif associés au cortex préfrontal. L’attention est fortement mobilisée, et les informations mémorisées sont traitées de façon explicite, consciente, séquentielle, avec effort. Le sommeil apparaît comme l’un des acteurs majeurs de la consolidation des apprentissages. Chez l’homme, l’imagerie cérébrale montre que, durant le sommeil, les circuits sollicités au cours de l’épisode précédent de veille se réactivent. Le lien entre sommeil et apprentissage est direct et causal.