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Éthique numérique, des datas sous serment

Dans le monde numérique qui est le nôtre, il est assez simple de penser qu’un algorithme, ce n’est qu’un programme et que foncièrement, un programme est par essence neutre. Par exemple, lorsque je regarde une bande-annonce cinéma sur YouTube, à la fin YouTube m’en propose une autre, et les vaches seront bien gardées. Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas. Ethique numérique : des datas sous serment : c’est le problème auquel La Méthode scientifique va s'atteler dans l’heure qui vient. Et pour décortiquer ce problème aux embranchements et aux conséquences fort complexes, nous avons le plaisir de recevoir aujourd’hui Nozha Boujemaa, directrice de recherche INRIA, directrice de l’institut DATAIA, institut de convergence français spécialisé en sciences des données, intelligence artificielle et société et Frédéric Bardolle, membre de l’association Data for Good et d’Algotransparency, une plateforme qu'il a développée. Le reportage du jour Écouter 6 min Le fil de l'émission

Hyperconnectés : le cerveau en surcharge Chaque jour, 150 milliards d’e-mails sont échangés dans le monde. Les SMS, les fils d’actualité et les réseaux sociaux font également partie intégrante de notre quotidien connecté, tant au bureau qu’à l’extérieur. Nous disposons ainsi de tout un attirail technologique qui permet de rester en contact avec nos amis, nos collègues, et qui sollicite sans cesse notre attention. Comment notre cerveau réagit-il face à cette avalanche permanente de données ? Existe-t-il une limite au-delà de laquelle nous ne parvenons plus à traiter les informations ? Court-circuit Alliant témoignages de cadres victimes de burn out et explications de chercheurs en neurosciences, en informatique ou en sciences de l’information et de la communication, ce documentaire captivant passe en revue les dangers de cette surcharge sur le cerveau.

Pourquoi je vais fermer mon compte Twitter. Et oui pourquoi ? Et surtout ... pourquoi est-ce que j'éprouve le besoin de vous raconter tout ça ? :-) Je vais fermer mon compte Twitter. Je ne vais pas fermer mon compte Twitter à cause de haters ou de trolls. La seule fois où j'ai vaguement subi une forme de désagrément remonte à mon article sur l'éviction de Jacques Sapir de la plateforme de blogs Hypothèses.org. Mais je vais quand même fermer mon compte Twitter. Parce que je vais atteindre 10 000 followers. J'en ai 9 700 au moment où je commence l'écriture de ce billet et le paradoxe des logiques éditoriales va probablement m'en ramener une centaine de nouveaux suite à la publication de cet article annonçant la fermeture de mon compte. Parce que je l'avais promis il y a déjà longtemps. Pourquoi 10 000 ? Pourquoi cela me semblait-il énorme ? Parce que je suis enseignant et que j'ai une certaine expérience de la prise de parole "en public". Economie de l'attention ou écologie de l'envie ? Allez. 9737. Encore un effort ;-)

Guerre psychologique et fuite de données : ne nous Trumpons pas de cible. Je republie ici pour archivage une version complète de la tribune publiée Vendredi par Libé sous le titre : "Le scandale Facebook pose avant tout une question politique." Mais juste avant, un petit Bonus Track. La première fois que je vous ai parlé de Cambridge Analytica sur ce blog, c'était il y a un an, en Mars 2017. Et j'écrivais ceci, qui est malheureusement toujours d'actualité : "Nous savions déjà que l'homme était un document comme les autres. D'abord il y a l'évidence. Ceci étant posé en préalable, toute agence de "Relations Publiques" (RP) comme elles se nomment par euphémisme et antiphrase puisqu'il s'agit surtout d'entretenir des connivences privées y compris par les plus vieux moyens du monde (prostitution), toute agence de RP donc, Cambridge Analytica compris, aura une tendance naturelle à surestimer auprès de ses clients et des médias le pouvoir réel dont elle prétend pouvoir disposer pour façonner l'opinion. Dessin de Joep Bertrams. Les rapides mais pratiques :

La réalité alternative existe. J'y ai pénétré. Vous souvenez-vous de cet ancien billet dans lequel je vous expliquais que nous étions entré dans l'ère des technologies de l'artefact ? Des technologies de l'artefact de 2008 aux Fake News de 2016. Nous étions alors en 2008, Twitter n'avait pas encore deux ans, et Facebook à peine 200 millions d'utilisateurs. "Ces technologies de l'artefact sont celles qui rendent possible, pour l'amateur, la création de représentations volontairement altérées et artificielles de la réalité dans une recherche (une "mimesis") de la vraissemblance. Nous étions alors en 2008. Alors prouvez-le. La question de la "valeur de preuve" est au centre de nos sociétés numériques (ou en tout cas elle devrait l'être davantage comme objet d'étude). Mais laissez-moi vous raconter maintenant une histoire étonnante. L'histoire se passe simultanément en Angleterre et sur Wikipédia. Ceci n'est pas une preuve. Ce jeune homme - il s'appelle Adam Boyd - n'a pas créé une "fake news" comme on pourrait hâtivement le penser.

DDIY : Don't Do It Yourself. Les technologies de l'à ta place. Après vous avoir hier parlé de Face-Swapping et de "DeepFakes", ces possibles autorisés par le champ des technologies de l'artefact, je voudrais cette fois prolonger la réflexion en expliquant de quelle manière nous finissons par n'être plus que les spectateurs d'interactions qui nous échappent, du fait de l'empilement de couches technologiques faisant office de médiation entre nous et le monde, ou plus exactement entre notre action sur le monde et la manière dont cette action est ensuite éditée et affichée sur un écran quelconque. Les technologies de l'à ta place. From DIY to TIYS. Le champ de la photographie a récemment été - relativement - bouleversé par deux annonces que je voudrais ici commenter et relier aux mêmes technologies de l'artefact. Oui bon ben pour l'instant j'ai pas trouvé mieux comme nom. On appellerait ça le TIYS (Technology In Your Stead => la technologie le fait à ta place) ou le AIYS (Algorithms In Your Stead => les algorithmes le font à votre place). Moralité ?

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