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Se priver de Facebook, c'est s'exclure du débat public

Se priver de Facebook, c'est s'exclure du débat public
Internet promettait d’ouvrir chacun d’entre nous à une multitude de points de vue. Chaque année, malgré la profusion de contenus, cette promesse semble perdre un peu plus de sa réalité. En 2011, il y a sept ans déjà, Eli Pariser développait un concept maintes fois utilisé depuis, celui de « bulle de filtre ». Des bulles qui, façonnées par les algorithmes, nous enferment de plus en plus dans des univers uniques, personnalisés, pour pénaliser in fine la démocratie. Le 8 novembre 2016, Donald Trump est élu président des Etats-Unis. En ce mois de septembre 2018, alors que la prolifération des « fake news » promet de faire des prochaines élections américaines « une Coupe du monde de la propagande » si l’on en croit l’ex-responsable de la cybersécurité de Facebook, Eli Pariser est à Paris, à la Maison de l’Amérique Latine. Usbek & Rica : En 2011, vous théorisiez le concept des « bulles de filtres » (expliqué plus haut), dont l’actualité se vérifie encore aujourd’hui. Pas du tout. Related:  mednumSeptembreDesign fiction

Pédagogie et neurosciences, les limites et les réussites. La Recherche n°539 Sept 2018 Les sciences cognitives apportent une description de plus en plus détaillée des mécanismes de l'apprentissage et des troubles qui leur sont associés, comme la dyslexie, la dyscalculie et la dyspraxie. Les expériences menées en laboratoire et les compilations d'études scientifiques ont ainsi permis de valider plusieurs hypothèses sur la meilleure façon d'apprendre à lire, à mémoriser, à compter ou à raisonner. Mais les effets bénéfiques de ces pratiques s'estompent dès lors qu'on les teste en classe. Pour réussir ce passage à l'échelle, la formation des enseignants aux résultats de la recherche et à la méthode expérimentale pourrait être un levier crucial. Et aussi : Entretien. Actualités. Livres.

Plan national pour un numérique inclusif | Mission Société Numérique Pour la première fois, l’ensemble des acteurs sont réunis pour relever le défi majeur de l’inclusion numérique, pour former chacun aux usages du numérique et ainsi bénéficier de toutes les opportunités qu’il offre, en termes d’emploi, d’éducation, de pouvoir d’achat, de lien social et d’émancipation. Etat, collectivités territoriales, associations, acteurs de la médiation numérique et du travail social, administrations et entreprises, tous se sont mobilisés pour faire de cette rentrée 2018 celle de la mobilisation générale contre l’illectronisme. Le diagnostic est partagé, celui de l’urgence. L’urgence d’agir de concert avec pour objectif un impact décisif, car aujourd’hui, 20% de la population ne sait pas utiliser le numérique. Si le fait de rendre de plus en plus de service public disponible en ligne est un atout pour certains, car c’est un accès beaucoup plus simple et rapide à ses droits, cela devient en regard, une peine pour 13 à 14 millions de français.

Questionner le droit à l'image en cachant le visage des passants Cédric Roux aborde la question controversée du droit à l’image le temps d’une série photo. © Cédric Roux En photographie, le droit à l’image est un vaste débat. Pourtant, le Code civil est extrêmement clair puisqu’il est écrit dans l’article 9 alinéa 1er : "Chacun a droit au respect de sa vie privée." Ainsi, tout à chacun peut s’opposer à la captation de son image ainsi qu’à sa diffusion : "Chaque individu a un droit exclusif sur son image et l’utilisation qui en est faite. Les cas particuliers sont rares et concernent les photos d’actualité ou d’élus dans l’exercice de leurs fonctions par exemple. Toutefois, la beauté d'une image réside souvent dans sa spontanéité. Que serait le travail d’Henri Cartier-Bresson, de Diane Arbus, de Vivian Maier ou encore de Raymond Depardon s’ils avaient dû arrêter chacun des passants qu’ils ont photographiés ? Pour ce faire, il a dû user de nombreux jeux de cadrage et de lumière pour rendre ces individus anonymes.

« À l’ère post-Snowden, on ne peut plus se voiler la face» L'universitaire américain Yochai Benkler fait partie de ces intellectuels qui pensent l'impact d'Internet sur nos sociétés depuis les années 1990. Le professeur d'études juridiques entrepreneuriales à Harvard est aujourd'hui membre d'une commission lancée le 11 septembre 2018 par l'ONG Reporters sans frontières et chargée de travailler à la rédaction d’une future « déclaration sur l’information et la démocratie ». Nous avons à cette occasion pu échanger avec l'auteur de The Wealth of Networks (La Richesse des Réseaux) autour de ses thèmatiques de prédilection : les communs, le rôle du domaine public informationnel et de la collaboration décentralisée dans l’innovation et la place de la liberté dans une économie et une société en réseau. Sans oublier de faire le point sur les évolutions récentes du Web, et ce qu'elles impliquent sur nos démocraties et nos sociétés. Yochai Benkler : (il coupe) Ce n'est pas une utopie, c'est la réalité ! Vous évoquiez différentes couches.

Les fake news menacent-elles le débat public ? - Les fake news menacent-elles le débat public ? - Dossier d'actualité Si l’internet permet d’accéder à une masse considérable d’informations, il est aussi devenu un canal majeur de diffusion des fake news. En quoi ces « fausses nouvelles » diffèrent-elles des autres formes de désinformation qui se sont toujours propagées sur le web ? Pourquoi les internautes partagent-ils ces informations ? Comment lutter contre ce phénomène ? par Romain Badouard, maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’université de Cergy-Pontoise et chercheur au sein du laboratoire AGORA La désinformation sur internet a pris une telle ampleur ces dernières années qu’elle est devenue un véritable problème de société. Elles ont notamment été accusées d’avoir influencé les comportements des électeurs lors des référendums sur le Brexit au Royaume-Uni et sur l’indépendance de la Catalogne en Espagne, ainsi que d’avoir profité au candidat républicain lors de l’élection présidentielle américaine de 2016. L’essor des fake news et ses spécificités

L'Etat souhaite former 1,5 million de Français aux compétences numériques de base 14 millions de Français éprouvent des difficutés face au numérique soit 28 % de la population. A l'heure où le gouvernement souhaite accélérer le passage à l'e-administration, comment ne pas laisser ces millions de citoyens sur le bord de la route ? Pour le gouvernement , la réponse passe par un vaste "plan national pour un numérique inclusif". Mounir Mahjoubi, le secrétaire d'Etat au numérique, a annoncé un plan visant à réduire la fracture numérique. Un "pass numérique" permettra d'accéder à un service d'accompagnement dans des lieux labellisés. Former 1,5 million de personnes Ce programme de formation sera proposé par les institutions qui sont les plus proches des publics démunis : Pôle Emploi, Caisse d'allocations familiales, assurance maladies, municipalités, départements... Le coût de ce plan de formation sera assuré par un co-financement de l'Etat à hauteur de 75 à 100 millions d'euros par an.

JM Blanquer : "Il n'y aura aucun élève en plus" par classe, après l'annonce de la suppression de 1 800 postes dans l'Education nationale Jean-Michel Blanquer a annoncé dimanche soir la suppression de 1 800 postes de fonctionnaires en 2019, soit 0,2% des emplois de son ministère. Le SNES-FSU estime que la décision de supprimer 1 800 postes dans l'Education nationale aura pour résultat moins de profs et plus d'élèves par classe dans les collèges et les lycées. "Il n'y aura aucun élève en plus [par classe], nous maintenons totalement les taux d'encadrement dans les collèges et les lycées", a martèle le ministre lundi 17 septembre sur France Inter. "Avec cet argent [l'augmentation de 850 millions d'euros de son budget], nous créons aussi plus d'heures supplémentaires." Ces suppressions ne concerneront que "le second degré (les collèges et lycées) et les services administratifs", a précisé le ministre de l'Education nationale lundi 17 septembre sur France Inter. Pour Jean-Michel Blanquer, les suppressions de postes annoncées vont permettre de "dégager des marges de manoeuvres pour faire de vrais choix politiques".

52 signes de transformation du monde que j'ai découverts en 2018 Le fondateur de la newsletter Planet, régulièrement relayée sur Usbek & Rica, revient sur les histoires les plus fascinantes racontées à ses lecteurs l'année passée. Je suis Arthur, le fondateur de Planet, un média exclusivement par email dont la mission est d’inspirer et soutenir ceux qui construisent le futur. Nous leur donnons des idées structurantes sur les grandes révolutions de notre époque, et on laisse ensuite la magie opérer. 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10. 11. 12. 13. 14. 15. 16. 17. 18. 19. 20. 21. 22. 23. 24. 25. 26. 27. 28. 29. 30. 31. 32. 33. 34. 35. 36. 37. 38. 39. 40. 41. 42. 43. 44. 45. 46. 47. 48. 49. 50. 51. 52. Et en 2019… ?

Dominique Cardon : « Ce ne sont pas les réseaux sociaux qui ont créé des bulles informationnelles » La menace de la désinformation en ligne est largement médiatisée depuis l’élection de Donald Trump, en 2016. Le gouvernement porte même deux projets de loi controversés pour lutter contre ce phénomène, notamment en période électorale. Les fausses informations qui circulent en ligne sont-elles vraiment un risque de premier plan pour les démocraties ? Les médias traditionnels sont-ils réellement menacés par la concurrence des sites ultrapartisans ? Entretien avec le sociologue Dominique Cardon, directeur du Médialab de Sciences Po. Comment expliquez-vous le recul des sites de désinformation observé depuis plusieurs mois, selon les données analysées par Les Décodeurs du « Monde » ? Parmi les explications possibles, on peut faire l’hypothèse qu’il y a une forme d’apprentissage collectif qui se met progressivement en place. Selon vous, les médias ont-ils accordé trop d’importance à la menace des fausses informations ? « C’est un vieux mythe de l’Internet que d’annoncer la fin du journalisme »

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