
Actualités à la Une ParisMatch Le JDD - L'actualité des sciences 20minutes La-Croix on dit quoi ? Avoir la tête sous l'eau ne justifie pas que je ne puisse pas alimenter mon blog plus régulièrement, je vous le concède. Mais à la faveur de l'actualité en République centrafricaine, je retrouve mon clavier... L'issue de cette crise était prévisible. François Bozizé partirait comme Ange-Félix Patassé dont il avait provoqué la chute dix ans plus tôt. Epuisée par les frasques de Patassé, la France a laissé faire. A Bangui, Bozizé a été accueilli en libérateur! Un ramassi de soldats en guenilles sans vision a t-on entendu dire à propos de la Seleka. A propos de la Seleka, on oublie la formation reçue par la majorité de ses membres pour lutter contre le braconage dans le nord. En matière de communication, la Seleka a tout sauf manqué de stratégie. De l'accord de Libreville, il faudra conserver toutes les dispositions à l'exception d'une. L'état de grâce ne dure guère.
Les 10 coups d'Etat qui ont changé l'Afrique 10 - Togo, 13 janvier 1963: Sylvanus Olympio, père de l’indépendance abattu En avril 1960, quand le protectorat français obtient enfin le droit de disposer de son destin, c’est ce cadre international, déjà Premier ministre, qui est perçu comme le prétendant naturel à la présidence de la toute jeune République du Togo. Parlant six langues, ce métis de sang à la fois brésilien, nigérian et togolais n’a pas ménagé ses forces et ses réseaux diplomatiques pour obtenir l’indépendance. Courant 1962, il commet l’acte qui servira de prétexte à sa déchéance. Dans la nuit du 12 au 13 janvier 63, ces demi-soldes furieux et bien armés prennent d’assaut la maison du président paisiblement occupé à rédiger la charte de l’Organisation de l’Unité africaine (OUA). «Je l’ai abattu parce qu’il ne voulait pas avancer. 9 - Ethiopie, 12 septembre 1974: la disgrâce de l’empereur Haïlé Sélassié 1er Haîlé Selassié © Dubdem Sound system, tous droits réservés La similitude christique s’arrête là.
Les 10 présidences qui tournent au fiasco «Quitter le pouvoir avant que le pouvoir ne vous quitte»: ce précepte poétique semble plus facile à invoquer qu’à appliquer. Pourtant, les trajectoires du Malien Alpha Oumar Konaré, du Ghanéen John Jerry Rawlings ou du Sud-Africain Nelson Mandela n’indiquent-elles pas qu’il y a une vie après un pouvoir rendu? Tous les dirigeants africains ne l’entendent pas de cette oreille… Vulgaires députés dépités Obstinés, il y a ceux qui risquent la défaite électorale, réputée rare sur un continent où l’on n’entend guère «organiser une élection pour la perdre». Considérant peut-être l’exemple du Congolais Denis Sassou-Nguesso, l’ancien président bissau-guinéen, Kumba Yalá, toujours candidats aux scrutins, croit manifestement à la “résurrection” présidentielle… Comme de vulgaires députés dépités, la plupart des déchus restent déçus, d’où la tentation, pour les dirigeants en place, de s’acharner à rester sur le trône ad vitam æternam. Un peu de plomb dans la cervelle des chefs d’Etat Damien Glez