
Diaporama : sur Rue89, les dessinateurs solidaires de Charlie Hebdo La une de Charlie Hebdo, rebaptisé « Charia Hebdo », du 2 novembre 2011 (Charlie Hebdo) Dans la nuit de mardi à mercredi, les locaux de l’hebdo satirique Charlie Hebdo ont été incendiés, par un cocktail Molotov selon la police. Cette semaine, le journal dirigé par Charb s’était rebaptisé « Charia Hebdo » et avait nommé le prophète Mahomet rédacteur en chef, la une caricaturant ce dernier, menaçant : « Cent coups de fouet si vous n’êtes pas morts de rire. » Les dessinateurs de Rue89 ont été très inspirés par la douloureuse mésaventure de ce titre qui fait la part belle au dessin de presse. Les locaux de Charlie Hebdo incendiés (Chimulus)
LIBYE • Ah, la belle époque des colonies ! Le président du CNT, Moustafa Abdel Jalil, a récemment vanté les bienfaits de l’occupation italienne en Libye. Une relecture de l'Histoire qui scandalise Il Manifesto. 2 novembre 2011 | Partager : La période du colonialisme italien fut une "ère de développement" pour la Libye, a déclaré Moustafa Abdel Jalil, le président du Conseil national de transition (CNT), le 8 octobre dernier, à l'occasion de la venue en Libye du ministre de la Défense italien, Ignazio La Russa [Peuple de la liberté, ancien sénateur du Mouvement social italien, parti néofasciste]. Récrivons nos livres d'histoire, tant qu'on y est ! D'après Jalil, ces "magnifiques routes et bâtiments" ont été construits par l'Italie fasciste pour le bien-être des Libyens.
Attentats contre des journaux : avant Charlie Hebdo, des précédents De droite ou de gauche, contre les indépendances ou contre les bikinis prophétiques, les bombes contre les canards sont récurrentes dans l’Hexagone. Alors que les locaux de Charlie Hebdo ont flambé à coup de cocktail Molotov, rétrospective de précédents attentats. Février 1962, la grande d’époque où les bombes de l’OAS (slogan : « L’Algérie est française et le restera ») accablent les rues de Paris et d’Alger. Cet incident a lieu un mois avant les accord d’Evian, cessez-le-feu sur tout le territoire algérien, et six mois avant l’attentat du Petit Clamart, tentative ratée d’assassinat du général de Gaulle. Plasticage du Figaro Avril 1979, attentat contre les locaux du journal Le Monde à Paris, revendiqué par une « mystérieuse Ligue des combattants français contre l’occupation juive ». A l’époque, le climat est tendu, le Traité de paix israélo-égyptien est négocié et signé (à la suite de Camp David). Attentat contre Le Monde Attentat contre le journal « Minute »
Charlie Hebdo, Siné... Blasphémez, blasphémez ! | Chez Mouloud Akkouche Ce jeudi matin sur France Inter, un chroniqueur du 7/9 défendait le droit au blasphème. Son excellente chronique me fit penser à Siné : le pape des blasphémateurs. Sur sa chaise roulante, ce vieux pirate donne l’impression d’un ado préparant une connerie. Siné, vieux pirate toujours sur le pont Sans cesse, Siné et Plantu sont accusés de racisme, d’antisémitisme, d’islamophobie. En fait, certains instrumentalisent les bas instincts à des fins partisanes souvent électoralistes et d’autres, les humoristes et caricaturistes, pour provoquer et amener à une réflexion. Pour les humoristes et autres artistes, la frontière est ténue. Desproges et Coluche, accusés de racisme et d’antisémitisme ? Dénoncer entraîne toujours le risque d’être péremptoire et sombrer dans l’anathème. Depuis que je suis gamin, Siné m’intéresse et m’agace. Pourquoi ce type tour à tour vieux con réac et libertaire humaniste me touche ? Certes, il s’attaque violemment aux musulmans. Des maux en « iste »
la brigade Al-Jazira, sa guerre du désert, ses amis français, le gaz La paix est revenue et Ahmed Misrati, un combattant du nouveau régime, se remet de maux de ventre dus à un chameau indigeste. A Sokna, une ville de l'oasis, "on a trouvé une ferme où Kadhafi avait un élevage de chameaux de course d'Arabie Saoudite, on m'a dit que celui qu'on a mangé valait deux millions de dollars. Mais on ne savait pas", rigole le coquet jeune homme de 21 ans, en tee-shirt et keffieh roses. Composée de volontaires de l'est du pays, de grands gaillards burinés à la barbe noire, la brigade a couvert le flanc sud du front depuis fin avril, pour empêcher que les révolutionnaires conquérant les villes de la côte méditerranéenne ne soient pris à revers. Une chevauchée de plusieurs milliers de kilomètres dans le désert brûlant, sur des pick-up équipés d'armes lourdes et barbouillés d'une boue de sable et d'essence, d'oasis en oasis: Aoudjila, Jalou, Tazerbo, Zillah... "On s'est beaucoup battus", résume le jeune chef d'Al-Jazira, Hakim Mazeb Saadi.
MÉDIAS • "Charia Hebdo" : le mépris aurait été préférable L'attentat contre Charlie Hebdo doit être condamné avec vigueur au nom de la liberté d'expression, écrit l'éditorialiste du Quotidien d'Oran. Qui en use lui-même pour dire tout le mal qu'il pense de l'hebdomadaire satirique. Un point de vue pour le moins polémique. 3 novembre 2011 | Partager : La liberté d'expression est sacrée. C'était stupide de s'attaquer aux locaux de Charlie Hebdo, journal qui, paraît-il, a été de gauche mais qui est aujourd'hui franchement du côté de l'extrême droite. On ne sait toujours pas si ce sont des musulmans qui ont attaqué les locaux du journal, même si toute la France, de la gauche à l'extrême droite, a décidé que c'était le cas. Des amis français qui ne veulent que du bien aux Tunisiens et qui s'inquiètent de leur avenir, on ne va pas rechigner. L'attaque contre les locaux de Charlie Hebdo est à condamner avec vigueur. Mais il parait qu'il est "politiquement incorrect" de dire que Charlie Hebdo est un journal de merde !
l'homme d'affaires Abdel Rahim al-Kib élu Premier ministre Abdel Rahim al-Kib a été élu au premier tour parmi cinq candidats après avoir recueilli 26 voix sur 51 votants. Le vote a débuté aux alentours de 19H40 (17H40 GMT), le président du CNT, Moustapha Abdeljalil, étant le premier à déposer son bulletin dans l'urne. "Ce vote prouve que les Libyens sont capables de construire leur avenir", a lancé Moustapha Abdeljalil après avoir voté. Dix candidat étaient en lice dimanche, cinq se sont retirés lundi, dont Abdel Hafez Ghoga, le vice-président du CNT. Les quatre autres candidats étaient Ali Tarhouni, "ministre" du Pétrole et des Finances de l'exécutif provisoire, Idriss Abou Fayed, ancien opposant emprisonné sous le régime de Mouammar Kadhafi, Ali Zidane, représentant du CNT en Europe, et Moustapha al-Rojbani, un universitaire installé à l'étranger. Des élections constituantes doivent avoir lieu parallèlement dans un délai de huit mois maximum, suivies d'élections générales un an après au plus tard.
Détenteur de "secrets d'Etat", l'ex Premier ministre libyen "craint pour sa vie" "Après la mort de Mouammar Kadhafi, Al-Mahmoudi est le seul à détenir les secrets de l'Etat libyen et est devenu une proie précieuse pour les services secrets", a déclaré Me Kourchid lors d'une conférence de presse à Tunis. "Al-Baghdadi Al-Mahmoudi lance un appel au secours parce qu'il craint pour sa vie. Il y a une tentative d'influencer la justice tunisienne" de la part des autorités libyennes, a-t-il dit. Arrêté le 21 septembre en Tunisie, l'ancien Premier ministre libyen Al-Baghdadi Al-Mahmoudi, sous le coup d'un mandat d'amener des autorités de Tripoli, est emprisonné depuis plus d'un mois. La justice tunisienne a décidé jeudi une mesure de liberté provisoire en attendant une audience sur son extradition le 22 novembre, mais il est resté jusqu'à ce jour détenu à la prison de la Mornaguia, près de Tunis. "J'ai des craintes sur l'état de santé de mon client, qui se dégrade", a ajouté l'avocat.
Mouammar Kadhafi préférait "mourir qu'être jugé" par la CPI Le 27 juin, la CPI avait émis un mandat d'arrêt pour crimes contre l'humanité contre Mouammar Kadhafi, son fils Seif Al-Islam et Abdallah Al-Senoussi, l'ancien chef des services secrets militaires de Libye. La mesure aurait aggravé les choses, assure Mansour Daou, ex-chef des services de sécurité intérieure, emprisonné à Misrata (215 km à l'est de Tripoli): "Le mandat d'arrêt de la CPI les a décidés, lui et ses fils, à rester en Libye (...) Kadhafi disait +je préfère mourir en Libye plutôt qu'être jugé par (le procureur de la CPI Luis) Moreno-Ocampo+". Seif Al-Islam et un autre fils, Mouatassim, "voulaient que Kadhafi reste, surtout Seif", considéré comme son dauphin, tandis que "Senoussi le mettait sous pression pour qu'il parte", en vain. Le 19 août, les forces du Conseil national de transition (CNT) étant aux portes de Tripoli, Mouammar Kadhafi file à Syrte, sa région natale, s'y sachant populaire. Au début, l'ex-dictateur vit dans un hôtel de Syrte. "Une erreur monumentale", pour M.