
Enregistrements de Bernard Stiegler – Christian Fauré En fonction de mon temps libre (!), je mettrai ici des enregistrements audio et video de prise de parole de Bernard Stiegler : radio, association, séminaire, colloque, intervention évènementielle, etc. Si vous-même possédez de tels enregistrements, merci de m’envoyer un message afin d’enrichir le catalogue, pour le plaisir de tous. Et n’oubliez pas les nombreux enregistrements disponibles sur la page personnelle de Bernard Stiegler sur le site d’Ars Industrialis Dans la première partie, Bernard Stiegler introduit son mémoire intitulé “Pour une théorie de l’attention”. Enregistré en Mars 2007. Emmanuel Moreira et Amandine Andre me signalent leur documentaire audio : “En compagnie de Bernard Stiegler“.Bernard Stiegler est intervenu au printemps 2008 dans le cadre de la conférence ” Ce que nous attendons de la gauche en Europe”. Introduction : 1. 2. 3. Les questions / réponses : L’entretien est divisé en plusieurs parties : Un entretien sur l’enfance et la télévision :
Lyon sous-surveillance - Cartographie collaborative et ressources sur la vidéo-surveillance Entretien avec... Bernard Stiegler (Philosophe, Directeur de l'IRI, Professeur à l'université de technologie de Compiègne) eux-mêmes dans leurs pratiques. La véritable question est de faire comprendre aux élèves les enjeux du processus de grammatisation dans ses différents aspects, avec ses spécificités technologiques et sociales, et qui ne concerne d’ailleurs pas que le langage où la perception audiovisuelle, mais aussi les gestes des ouvriers avec la machine outil, et plus généralement, tout ce qu’intègre l’automatisation. Les élèves et les professeurs eux-mêmes sont perdus devant une multitude de faits technologiques qui se développent en tous sens dans ces domaines, alors que c’est toujours le processus de grammatisation qui déroule diversement ses effets. Q. : Par rapport à l’informatique, pensez vous qu’il faut déconstruire, au sens théorique, soulever le capot des ordinateurs ? BS : Nous sommes ici dans le très court terme, car cela fait très peu de temps que tout cela existe. Q BS : Le cours magistral ne marche pas quand il est mauvais ou quand le savoir n’est plus crédible. Regard sur le web Q Q
Pour "Un manifeste hacker" de McKenzie Wark Abstract Hackulturation, hackculture, c’est à la fois la crise iconoclaste et symbolique de la culture, où la figure de rhétorique viatique n’en serait pas une mais le paradoxe, à tous les niveaux de l’expérience, de la connaissance de la technique et de son ignorance, et de l’expression décodée sans limites dans l’univers codé de l’expertise. C’est d’autre part la naissance d’une culture émergente de la décomposition du miroir commun, de fait et rampante, mais au fil du temps qui se construit plastiquement entre matière et méta concepts, entre réseaux de signes constitués par des messages, comme une langue trans-genre des disciplines et des médias. La hack culture est pragmatique, spontanée, collective, interactive, et admet sans ambages la prédiction de la fiction interférant dans l’actualité documentaire. C’est peut-être l’événement de la réalisation poétique du monde ; c’est peut-être, au contraire, le dépassement de la vérité symbolique attachée au texte. Exergue
Bernard Stiegler : Culture contrôle chronicart. Origine "La culture, réduite à sa fonction de socialisation de la production par la standardisation des comportements de consommation, est devenue, pour ce capitalisme typique des sociétés de contrôle, l’agent par excellence de ce contrôle". - version intégrale de notre entretien publié dans Chronic'art #18, en kiosque - Depuis le premier tome de La Technique et le Temps en 1994, Bernard Stiegler construit une œuvre de philosophe qui fouille jusqu’aux entrailles l’héritage de Platon, de Kant, de Marx ou encore de Heidegger avec autant de pertinence que d’impertinence. Chronic’art : Lorsque vous parlez de " culture ", que mettez-vous derrière ce mot ? Bernard Stiegler : Au sens large, la culture est ce qui caractérise des modes d’existence partagés. … une émission de télé-réalité ?
Bernard Stiegler : « Prendre soin de la jeunesse et des générations » & « Economie de l’hypermatériel et psychopouvoir commander ce livre Bernard Stiegler est un philosophe atypique, ayant fait ses "humanités" comme on disait dans le temps, en prison. Il n'a pas oublié. 20 ans plus tard, il participait à un "atelier philosophique" à la Maison d'Arrêt de Douai (animé par B. Stevens). Ci dessous, la critique de ses 2 derniers livres dans Libé : Haute attention Philo. Si on se fiait aux titres des deux livres que Bernard Stiegler publie conjointement, on irait plus spontanément vers "Prendre soin de la jeunesse et des générations", qui laisse croire à un ouvrage «généraliste», plutôt que vers "Economie de l’hypermatériel et psychopouvoir", qui fait craindre le traité quelque peu abstrus. Réalité. On complexifierait en indiquant par quel biais Stiegler arrive à faire critiquement dialoguer Platon, Kant, Husserl, Michel Foucault ou Gilbert Simondon. Insistons encore. Au centre de cet arc, il y a la notion d’attention. «Contrôle». © Libération Share and Enjoy
Bernard Stiegler. «La prison a été ma grande maîtresse» • Entretiens, Bernard Stiegler en 6 dates 1952 Naissance et enfance à Sarcelles 1978 Incarcération, pendant cinq ans, à la prison Saint-Michel de Toulouse puis au centre de détention de Muret 1993 Soutient sa thèse sous la direction de Jacques Derrida. Publication de son premier livre, La Faute d’Épiméthée (Galilée) 2002 Nommé à la tête de l’Ircam après avoir été directeur adjoint de l’Institut national de l’audiovisuel (INA) 2005 Cofonde l’association Ars Industrialis pour une politique industrielle des technologies de l’esprit 2006 Fonde l’Institut de recherche et d’innovation (IRI) du Centre Pompidou « Oh ! Vous avez vu ? Il y a un paon qui vient de se poser dans votre jardin ! Et si l’état de choc dans laquelle la crise a plongé l’Europe pouvait être aussi l’occasion d’un saut en avant vers un capitalisme polarisé par la sublimation du désir, plutôt que par la culture de la bêtise ? Vous avez écrit n’avoir jamais philosophé avant 26 ans. Bernard Stiegler : J’ai d’abord beaucoup erré. Oui et non.
"Il faut enseigner le logiciel libre en France", plaide une tribune Patrice Bertrand (CNLL), Roberto Di Cosmo (Irill) et Stefane Fermigier (GTLL du pôle Systematic) demandent que l'étude des logiciels libres, «désormais la base de l'informatique moderne», soit intégrée dans la formation des futurs ingénieurs. Pour leur valeur pédagogique et éthique, et pour les débouchés en termes d'emploi et d'économie. «Il faut enseigner le logiciel libre en France», plaident dans Le Monde daté de vendredi 19 octobre 2012 trois personnalités de ce domaine: Patrice Bertrand, président du Conseil national du logiciel libre (CNLL), président de l'Open World Forum 2012 (OWF) et DG de Smile, Roberto Di Cosmo, professeur d'informatique à l'université Paris-Diderot et directeur de l'Initiative pour la recherche et l'innovation sur le logiciel libre (Irill), et Stéfane Fermigier, président du Groupe thématique logiciel libre du pôle de compétitivité Systematic Paris-Region, fondateur de Nuxeo et de Abilian. Un rôle pionnier dans la nouvelle ère À lire aussi