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Indignés de tous les pays… 

Indignés de tous les pays… 

ÉTATS-UNIS • Les indignés inventent la "bibliotente" Pour tenir dans la durée, les militants du mouvement "Occupy Wall Street" s'organisent. A New York, Boston et dans plusieurs autres campements, des coins bibliothèque ont fait leur apparition pour occuper le terrain... et les esprits. La ville de Boston, qui abrite la première grande bibliothèque publique ouverte aux Etats-Unis, possède désormais un tout nouveau coin lecture, un peu moins majestueux. Installée sous une tente militaire, la bibliothèque du camp Occupy Boston, sur Dewey Square, offre une myriade d'ouvrages érudits à emprunter, sans date de retour ni frais pour restitution tardive. Sa collection, qui comprend plus de 500 volumes classés par genre (consumérisme, identité sexuelle, militantisme/organisation) et ne cesse de croître, est gérée par un libraire et un petit groupe de bibliothécaires qui soutiennent le mouvement. Occupy Boston n'est pas la seule branche du mouvement à posséder sa propre bibliothèque. Reste que tenir une bibliotente présente plus d'une difficulté.

Des milliers d'altermondialistes envahissent Nice à deux jours du G20 "Nous refusons de laisser aux puissants le droit d'imposer leurs solutions à des crises qu'ils ont engendrées. Des voies alternatives existent", résument les tracts des organisateurs de la manifestation, qui espèrent attirer quelque 10 000 personnes mardi sur un parcours excentré du nord-est de Nice. Le collectif organisateur regroupe plusieurs dizaines de syndicats et d'associations (Attac, Greenpeace, Mrap ou encore Ligue des droits de l'Homme), soutenus par des partis écologistes et d'extrême gauche. Les manifestants ont commencé dès lundi soir à se rassembler aux "Anciens abattoirs", un centre culturel municipal ouvert pour la semaine aux protestataires, qui, outre la manifestation, organisent jusqu'à vendredi un "sommet des peuples" avec un programme très dense de conférences-débats. "Paradis fiscaux, qu'on les ferme", réclame un calicot.

ÉCONOMIE • Les promesses oubliées du G20 Face à la tourmente financière des dernières semaines, certains prédisent une nouvelle crise semblable à celle qui a secoué le monde il y a trois ans. Les dirigeants du G20 n'ont-ils pourtant pas travaillé avec diligence pour rendre le système financier international plus sûr et plus résistant aux chocs ? De fait, ils n'ont pas ménagé leur peine. Hélas, il n'est pas certain, loin de là, que les milliers d'heures consacrées à la mise au point d'une réforme réglementaire aient mis le système à l'abri de l'instabilité que nous connaissons actuellement. Ce sont les incertitudes politiques en Europe et aux Etats-Unis qui ont déclenché les récentes turbulences financières. Pourtant, les mesures réglementaires prises par le G20 auraient peut-être pu prévenir en partie la crise en renforçant les finances publiques via la mise en place d'impôts et de taxes sur le secteur financier privé. Note :L'auteur est professeur de science politique à l’université de Waterloo (Ontario).

EN IMAGES • Les 99 % en action 981 villes ont répondu à l’appel international des Indignés à manifester le 15 octobre. Retour en images sur la manifestation qui a eu lieu à New-York. Courrier international 17 octobre 2011 | Partager : La journée mondiale des indignés, samedi 15 octobre, a été marquée par de fortes mobilisations en Italie, en Espagne, au Portugal mais aussi au Canada et en Australie ainsi que dans plusieurs villes américaines, en particulier à New York, où des milliers de manifestants ont rallié plusieurs points névralgiques de la ville. Voici les photos de notre confrère Roman Schmidt, qui a suivi les manifestants à Manhattan : "Les banquiers sont des escrocs". "Nous occupons". Les indignés américains ont créé leur propre journal, gratuit, pour rendre compte du mouvement. A l'origine du mouvement des Indignés américains, la nonchalance de Wall Street vis-à-vis de sa responsabilité dans la crise financière et la récession. "J'emmerde la cupidité des entreprises".

UNION EUROPÉENNE • Où s'indigner ? 14 octobre 2011 | Partager : Les mesures d'austérité en cours dans plusieurs pays d'Europe suscitent révoltes et indignations. Mais pour le chroniqueur de Público Rui Tavares, il reste à trouver le lieu qui symbolise le mieux ces mouvements. "Quand les Arabes se sont indignés, ils sont sortis dans la rue; une dictature étant partout à la fois n'importe quel lieu de rassemblement suffit à la remettre en cause. "Où doivent aller les indignés portugais?

ÉTATS-UNIS • Occupons Wall Street pendant des années s'il le faut Figure de proue de la gauche américaine, Naomi Klein s'est adressée le 6 octobre aux "indignés" américains rassemblés à New York. Ce mouvement est "la chose la plus importante au monde", a-t-elle notamment affirmé. Extraits. Je vous aime. Et je ne dis pas ça pour que vous soyez des centaines à me crier : "Je t'aime". Je dis plutôt cela car, si je sais une chose, c’est que le 1 % de la population américaine le plus riche aime les crises. Le slogan est né en Italie en 2008. Il y a cependant des différences importantes. Mais la plus grande différence par rapport à il y a dix ans, c'est qu'en 1999 nous nous en prenions au capitalisme alors qu'on était au plus fort d'un boom économique frénétique. Dix ans plus tard, on a l'impression qu'il n'y a plus de pays riches, juste un gros paquet de gens riches ; des gens qui se sont enrichis en s’accaparant la richesse créée et en épuisant les ressources naturelles. Les faits sont là. Ne cédez pas à la tentation.

ÉTATS-UNIS • Les médias ne comprennent rien à "Occupons Wall Street" Les journalistes portent un regard rempli de mépris sur les "indignés" américains qui manifestent à New York. Preuve qu'ils ne comprennent rien à l'époque, estime un théoricien des médias. Depuis le début [le 17 septembre] du mouvement anticapitaliste d'occupation de Liberty Plaza, à proximité de Wall Street, les journalistes de télévision semblent déterminés à présenter la réalité comme le fait d'une génération de "cinglés paresseux et incapables de tenir un discours cohérent". Pensez par exemple à la présentatrice de CNN, Erin Burnett, qui a diffusé un reportage sur les militants installés dans Zuccotti Park, à Manhattan, dans une rubrique intitulée Seriously ? Pour être honnête, si certains journalistes des grands médias jugent incohérent le mouvement Occupy Wall Street, c'est parce que la presse est ce qu'elle est : difficile de comprendre un mouvement du XXIe siècle en se fondant sur les schémas de pensée du politique et de la presse hérités du XXe.

Bruxelles: les indignés en marche interdits de parc Elisabeth A 24 heures de l'arrivée, les groupes, qui marchent depuis Madrid, Barcelone ou Toulouse ou qui débarquent en train, ne savent pas encore où ils vont séjourner. Les indignés ont une ultime alternative : la Région leur a proposé un terrain du port, à Tour et Taxis. Ils ont refusé : ils trouvent le terrain trop isolé, trop peu accessible. L'idée initiale était de rassembler au parc Eisabeth des indignés d'un peu partout en Europe avec plusieurs jours de campement-forum entre ceux qui remettent en cause les absurdités du système capitaliste, la raideur des institutions politiques. Philippe Pivin, bourgmestre, a refusé ce campement à Koekelberg et il n'est plus possible de contourner ces obstacles, dit le bourgmestre, j'ai été prévenu bien trop tard. Raul Gamarra prend acte pour les indignés qui essaient de faire fléchir le bourgmestre par pétition, mais dans le doute, ils tentent aussi d'être accueillis au parc de Forest. Myriam Baele

Les "anti-Wall Street" font des émules aux USA depuis 2 semaines La poignée d'anticapitalistes, qui a déroulé des sacs de couchage il y a deux semaines dans un petit square près de la Bourse de New York et brandi des pancartes en carton, affirmait suivre l'exemple des manifestants égyptiens de la place Tahrir au Caire. Mais, en réalité, il y a beaucoup plus de différences que de similitudes entre ces deux mouvements. Le nombre de manifestants d'abord: à New York ils sont beaucoup moins nombreux qu'au Caire. Leur but ensuite: aux Etats-Unis personne ne cherche à renverser un gouvernement. Et pourtant, maintenant que le mouvement "Occupons Wall Street" entame sa troisième semaine, les "anti-Wall Street" sont de plus en plus pris au sérieux. Et les manifestants new-yorkais espèrent recevoir cette semaine le soutien des syndicalistes, après avoir reçu lundi celui, plus inattendu, du milliardaire George Soros. En réalité, quelles sont les griefs de ces apprentis-révolutionnaires?

Etats-Unis: les manifestations se poursuivent, les arrestations aussi Des manifestants "ont bloqué pendant deux heures la circulation sur le pont de Brooklyn, en direction de Brooklyn", a expliqué dans la soirée un porte-parole de la police new-yorkaise. "Il y a eu environ 400 personnes arrêtées. Certaines ont été relâchées après quelques heures, d'autres resteront un jour" en cellule, a-t-il précisé. La manifestation avait débuté dans l'après-midi à Liberty Plaza, dans le quartier de la finance, où campent depuis deux semaines des militants du mouvement "Occupons Wall Street". Des centaines de personnes se sont ensuite dirigées vers le pont de Brooklyn, selon la police qui a précisé que la majorité des manifestants étaient restés sur le trottoir, sans incident. Des militants d'"Occupons Wall Street", qui s'inspire des mouvements pro-démocratiques du printemps arabe, ont indiqué camper dans un parc du sud de Manhattan pour traduire leur "mécontentement provoqué par l'actuel climat politique et économique". Belga

Le mouvement "Occupons Wall Street" progresse malgré les arrestations S'inspirant à la fois des "indignés" espagnols et des révoltes du "printemps arabe", le mouvement "Occupons Wall Street" a été lancé le 17 septembre. Depuis, plusieurs centaines de personnes se rassemblent chaque jour devant la Bourse de New York, à l'extrême sud de Manhattan. Dimanche, près de 800 personnes se sont encore réunies aux abords de Wall Street, a constaté un journaliste de l'AFP. "Notre nation, notre espèce et notre monde sont en crise. Samedi, la mobilisation a pris un nouveau tour. Seule "une minorité" de ces manifestants se trouvait encore derrière les barreaux dimanche, a indiqué à l'AFP un porte-parole de la police de New York. "Beaucoup de manifestants sont de retour. La veille, la manifestation avait débuté dans l'après-midi dans le quartier de la finance, où campent depuis deux semaines les militants. Des pancartes reprenaient aussi ce qui est devenu le slogan du mouvement: "Nous sommes les 99%". "Nous sommes de toutes les races, tous les sexes, toutes les croyances.

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