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Paul Eluard : "Liberté" (dit par l'auteur)

Paul Eluard : "Liberté" (dit par l'auteur)
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Biographie de Paul Eluard Eugène Émile Paul Grindel, dit Paul Éluard, nait à Saint-Denis le 14 décembre 1895. Sa mère est couturière. Son père est directeur d’une agence immobilière En 1908, sa famille s’installe à Paris. En 1914 il est mobilisé et part comme infirmier militaire sur le front de la Somme. En 1917, il se marie avec Gala et devient père l’année suivante. En 1926 Paul Eluard avec Louis Aragon et André Breton entre au parti communiste français et prend position contre le fascisme. En 1928 Gala le quitte pour le peintre Salvador Dalì. En 1929, Éluard rencontre Maria Bentz, surnommée Nusch, une artiste de scène. Exclus du parti communiste en 1933 comme les autres surréalistes, il continue sa lutte en faveur des révolutions. Mobilisé dès septembre 1939 dans l’intendance, en juin 1940 il s’installe avec Nusch à Paris. La guerre finie, Paul Eluard et Nusch multiplient les tournées et les conférences en Europe sur le signe de la paix. Il meurt d’une crise cardiaque le 18 novembre 1952.

La Chevelure. Charles Baudelaire collectionSPLEEN ET IDÉALCharles BaudelairePoulet-Malassis et de Broise1861ParisTSPLEEN ET IDÉALBaudelaire - Les Fleurs du mal 1861.djvuBaudelaire - Les Fleurs du mal 1861.djvu/655-56 Ô toison, moutonnant jusque sur l’encolure ! Ô boucles ! Ô parfum chargé de nonchaloir ! Extase ! Pour peupler ce soir l’alcôve obscure Des souvenirs dormant dans cette chevelure, Je la veux agiter dans l’air comme un mouchoir ! La langoureuse Asie et la brûlante Afrique, Tout un monde lointain, absent, presque défunt, Vit dans tes profondeurs, forêt aromatique ! J’irai là-bas où l’arbre et l’homme, pleins de sève, Se pâment longuement sous l’ardeur des climats ; Fortes tresses, soyez la houle qui m’enlève ! Un port retentissant où mon âme peut boire À grands flots le parfum, le son et la couleur ; Où les vaisseaux, glissant dans l’or et dans la moire, Ouvrent leurs vastes bras pour embrasser la gloire D’un ciel pur où frémit l’éternelle chaleur. Longtemps !

Apocalypse - Staline Officier de cavalerie et spécialiste des blindés, Georgui Joukov retient l’attention de Staline en août 1939, lorsqu’il écrase la 6e armée japonaise à Khalkin-Gol, en Mongolie extérieure. Chargé de la réorganisation de l’armée soviétique après la guerre contre la Finlande au début de 1940, le général Joukov est ensuite nommé chef d’état-major en janvier 1941, mais limogé en juillet pour avoir préconisé l’évacuation des défenseurs de Kiev menacés d’encerclement par la Wehrmacht. Envoyé à Leningrad, il fortifie la ville et bloque l’avance allemande. Affecté à la défense de Moscou en octobre 1941, il enraye l’offensive de l’ennemi en décembre et le repousse à 150 km de la capitale. Nommé commandant en chef adjoint en 1942, Joukov organise la défense de Stalingrad, puis le double encerclement de la 6e armée allemande, qui doit capituler à la fin de janvier 1943.

Liberté, poème de Paul Eluard Sur mes cahiers d’écolier Sur mon pupitre et les arbres Sur le sable sur la neige J’écris ton nom Sur toutes les pages lues Sur toutes les pages blanches Pierre sang papier ou cendre J’écris ton nom Sur les images dorées Sur les armes des guerriers Sur la couronne des rois J’écris ton nom Sur la jungle et le désert Sur les nids sur les genêts Sur l’écho de mon enfance J’écris ton nom Sur les merveilles des nuits Sur le pain blanc des journées Sur les saisons fiancées J’écris ton nom Sur tous mes chiffons d’azur Sur l’étang soleil moisi Sur le lac lune vivante J’écris ton nom Sur les champs sur l’horizon Sur les ailes des oiseaux Et sur le moulin des ombres J’écris ton nom Sur chaque bouffée d’aurore Sur la mer sur les bateaux Sur la montagne démente J’écris ton nom Sur la mousse des nuages Sur les sueurs de l’orage Sur la pluie épaisse et fade J’écris ton nom Sur les formes scintillantes Sur les cloches des couleurs Sur la vérité physique J’écris ton nom Liberté. Paul Eluard

Quelques notions de versification pour analyser la poésie. Parfum exotique. Charles Baudelaire collectionSPLEEN ET IDÉALCharles BaudelairePoulet-Malassis et de Broise1861ParisTSPLEEN ET IDÉALBaudelaire - Les Fleurs du mal 1861.djvuBaudelaire - Les Fleurs du mal 1861.djvu/653-54 Quand, les deux yeux fermés, en un soir chaud d’automne, Je respire l’odeur de ton sein chaleureux, Je vois se dérouler des rivages heureux Qu’éblouissent les feux d’un soleil monotone ; Une île paresseuse où la nature donne Des arbres singuliers et des fruits savoureux ; Des hommes dont le corps est mince et vigoureux, Et des femmes dont l’œil par sa franchise étonne. Guidé par ton odeur vers de charmants climats, Je vois un port rempli de voiles et de mâts Encor tout fatigués par la vague marine, Pendant que le parfum des verts tamariniers, Qui circule dans l’air et m’enfle la narine, Se mêle dans mon âme au chant des mariniers.

Les Jeunesses hitlériennes vues par la presse Après l'accession au pouvoir de Hitler en 1933, la presse française commence à s'intéresser de près au mouvement de jeunesse du parti nazi : les Jeunesses hitlériennes. Fondées en 1926, celles-ci visent dès le départ à endoctriner les jeunes Allemands, avec comme objectif de faire d'eux de futurs « surhommes » fidèles aux idées national-socialistes et prêts à se battre et à mourir pour leur chef. En septembre 1934, Le Temps relate comment, au congrès de Nuremberg, rassemblement annuel du NSDAP, « 60 000 membres des jeunesses hitlériennes [ont exprimé] leur fidélité au Führer ». Le journal raconte la prise de parole d'Hitler devant la foule d'adolescents galvanisés : « Dans ce monde, s’écrie M. En 1933, les Jeunesses hitlériennes, qui ont absorbé les autres organisations de jeunesse, comptaient 2,25 millions de membres âgés de 10 à 18 ans. « À la différence de beaucoup d'autres pays, dit-il, l'Allemagne n'élève pas sa jeunesse dans la pratique des armes de guerre. Il ajoute :

Liberté (Poésie et vérité) Paul Eluard Statue de la liberté à New-York Cliquer pour agrandir Poème "Liberté, j'écris ton nom" (Poésies et Vérité 1942) La liberté a été longue à conquérir, en 2015, 11 personnes ont payé de leur vie le droit de critiquer. Mise à jour : 07/06/2021 Paul Eluard in Poésies et vérités , 1942 Plan du commentaire composé 1-le poème de la résistance Litanie, incantation, effet oratoire, allégorie de la liberté 2-Des lieux d'écriture à la fois concrets et imaginaires. 3-Une métaphore amoureuse 1- Le poème de la résistance Ce poème qui ouvre le recueil Poésie et Vérité est celui d'un Eluard infatigable, messager de la lutte et de l'espoir dans une France occupée, divisée. III - Une litanie amoureuse Le premier titre de ce poème était "une seule pensée", celle de la femme aimée. IV - Conclusion Affirmer l'idéal au nom duquel il faut combattre et encourager les hommes opprimés n'est pas la tâche habituelle d'un poète. Chiffons d'azur : Mélange de toucher-couleur

Les figures de style. L'albatros. Charles Baudelaire collectionSPLEEN ET IDÉALCharles BaudelairePoulet-Malassis et de Broise1861ParisTSPLEEN ET IDÉALBaudelaire - Les Fleurs du mal 1861.djvuBaudelaire - Les Fleurs du mal 1861.djvu/611-12 Souvent, pour s’amuser, les hommes d’équipage Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers, Qui suivent, indolents compagnons de voyage, Le navire glissant sur les gouffres amers. À peine les ont-ils déposés sur les planches, Que ces rois de l’azur, maladroits et honteux, Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches Comme des avirons traîner à côté d’eux. Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule ! Lui, naguère si beau, qu’il est comique et laid ! Le Poëte est semblable au prince des nuées Qui hante la tempête et se rit de l’archer ; Exilé sur le sol au milieu des huées, Ses ailes de géant l’empêchent de marcher.

L’entrée au Panthéon de Simone Veil Contexte historique Née Jacob le 13 juillet 1927 à Nice, Simone Veil est arrêtée par les Allemands et déportée avec sa famille juive à Auschwitz-Birkenau en avril 1944, à l’âge de seize ans. Après neuf mois de travaux épuisants, elle est évacuée en janvier 1945 avec sa mère et sa sœur par les Allemands, inquiets de la rapide progression de l’Armée rouge. Au terme de cette marche de la mort, elle est transférée dans le camp de concentration de Bergen-Belsen, où sa mère meurt du typhus. Rescapée des camps nazis, dans lesquels elle perd également son père et son frère, morts en Lituanie, Simone Veil ne cesse dès lors d’œuvrer en faveur de la mémoire de la Shoah : elle préside de 2001 à 2007 la Fondation pour la mémoire de la Shoah avant d’en devenir présidente d’honneur (voir Le Mémorial de la Shoah). À son retour des camps nazis, elle débute des études à l’Institut d’études politiques de Paris et à la faculté de droit de Paris. Bibliographie : Simone Veil, Une Vie, Paris, Stock, 2007.

Introduction à la poésie: travail pour vendredi Les yeux d'Elsa, Louis Aragon Les Yeux d'Elsa Tes yeux sont si profonds qu'en me penchant pour boire J'ai vu tous les soleils y venir se mirer S'y jeter à mourir tous les désespérés Tes yeux sont si profonds que j'y perds la mémoire À l'ombre des oiseaux c'est l'océan troublé Puis le beau temps soudain se lève et tes yeux changent L'été taille la nue au tablier des anges Le ciel n'est jamais bleu comme il l'est sur les blés Les vents chassent en vain les chagrins de l'azur Tes yeux plus clairs que lui lorsqu'une larme y luit Tes yeux rendent jaloux le ciel d'après la pluie Le verre n'est jamais si bleu qu'à sa brisure Mère des Sept douleurs ô lumière mouillée Sept glaives ont percé le prisme des couleurs Le jour est plus poignant qui point entre les pleurs L'iris troué de noir plus bleu d'être endeuillé Tes yeux dans le malheur ouvrent la double brèche Par où se reproduit le miracle des Rois Lorsque le coeur battant ils virent tous les trois Le manteau de Marie accroché dans la crèche

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