
Sur Twitter, le faux plus fort que le vrai Sur Twitter, le faux va plus vite, plus loin, plus fort que le vrai. Un peu comme les sportifs dopés aux JO. Propos de comptoir ? Humeur de technophobe tétanisé par un ordi ? Prof de français exaspéré de voir ses élèves sur leurs portables pendant son cours ? Cette affirmation est la conclusion d’un trio de chercheurs du MIT (Massachussets Institute of Technology), travaillant au fameux Medialab. Des histoires vérifiées une à une. Robots plus efficaces mais équitables Fort de ce corpus, les trois chercheurs (Sinan Aral, Deb Roy et Soroush Vosoughi) ont étudié la diffusion de ces histoires. Un résultat rude, avertit Mathias Girel, maître de conférence en philosophie à l’Ecole Normale Supérieure, puisqu’il nous dit que «si vous acceptez de jouer le jeu de Twitter, vous jouez selon des règles où le faux l’emportera quantitativement le plus souvent sur le vrai». Le coût démocratique du faux Quelques chiffres illustrent les découvertes des chercheurs. le faux serait nouveau et surprenant
Et si une bonne candidature commençait par un bon profil LinkedIn? Lors du webinar « Et si une bonne candidature commençait par un bon profil LinkedIn ? », vous avez été nombreux à nous demander de partager la présentation. Frenchweb et Altaïde ne reculant devant rien, Jacques Froissant l’a étoffé en tenant compte de vos questions et vous en donne ici un résumé. Pourquoi booster son profil LinkedIn ? LinkedIn c’est plus de 600 Millions de membres, 15 millions de français y ont un profil, mais beaucoup de candidats potentiels l’exploitent très mal ! Attention, LinkedIn n’est pas un CV ! Un profil LinkedIn n’est pas un CV Les chasseurs de têtes et les recruteurs se servent majoritairement de LinkedIn dans leur process de recrutement (85% des recruteurs français selon une étude récente). Les professionnels du recrutement comme Altaïde, utilisent l’environnement LinkedIn Recruiter pour faire leur sourcing. Votre profil LinkedIn n’est pas un CV, c’est votre carte de visite digitale. En savoir plus sur les Webinars Quel titre pour votre profil ?
Sept conseils pour ne pas se faire avoir par les représentations graphiques Peut-on avoir confiance dans un « camembert » ? Un axe vertical doit-il forcément commencer à zéro ? A quel point une carte peut-elle être trompeuse ? LE MONDE | • Mis à jour le | Par Mathilde Damgé La grève des employés de la SNCF est aussi une bataille de communication, dans laquelle chaque élément compte. Et au cours des dernières semaines, il a été fréquent de voir passer des représentations graphiques qui ne respectaient pas les règles élémentaires en la matière, qu’il s’agisse d’erreurs ou d’une volonté de présenter les choses sous un jour particulier. 1. Ces bâtons, qu’on appelle aussi histogrammes, sont censés représenter des rapports de grandeur. Il aurait fallu privilégier une représentation s’appuyant sur un axe des ordonnées à zéro, comme ici : Lire aussi cet autre exemple : Air France : pourquoi il faut se méfier des graphiques 2. Sauf que l’axe des ordonnées ne commence pas à zéro, ce qui donne à la « pente » une courbe beaucoup plus forte qu’elle ne l’est en réalité. 3. 4.
Six points clés du rapport de la Commission européenne sur la désinformation Vous pouvez également lire cet article en anglais et en espagnol. La Commission européenne a publié aujourd’hui le rapport final du groupe d’experts de haut niveau sur les « fake news », intitulé « Une approche multidimensionnelle de la désinformation ». Plus important encore, il présente un processus de recherche continue à mesure que les menaces évoluent et propose des mécanismes d’examen et d’évaluation de la mise en œuvre des recommandations décrites dans le rapport. La composition du groupe avait été annoncée le 12 janvier. Nous sommes quatre membres de ce groupe, qui se consacrent au « fact checking », à la vérification et à l’étude de la désinformation, originaires du Danemark, d’Italie, d’Espagne et du Royaume-Uni (1). Mais il constitue néanmoins une avancée significative. Bien que la désinformation soit clairement un problème, son échelle et son influence, ainsi que ceux qui la propagent et l’amplifient n’ont pas été suffisamment étudiés ou examinés.
L’algorithme de YouTube favoriserait les "fake news" selon un ancien salarié L’objectif de YouTube "c’est de faire rester les gens le plus longtemps possible sur la plateforme", explique Guillaume Chaslot, ancien salarié de Google et co-fondateur d’AlgoTransparency. "L’algorithme qui recommande des vidéos ne se pose pas la question de savoir s’il s’agit d’un truc vrai ou pas vrai", détaille Guillaume Chaslot. Un procédé qui favorise énormément les contenus sensationnels, même faux, et les fake news. Une chaîne YouTube pour avoir les meilleures chances d’être repérée par l’algorithme "doit être très clivante, très agressive, avec des titres comme 'Noirs vs Blancs' ou 'machin détruit bidule'", explique Guillaume Chaslot. "Du point de vue de la société c’est une catastrophe, mais du point de vue de Google, c’est jackpot", déplore-t-il. L’ancien salarié a lancé le site AlgoTransparency pour sensibiliser les citoyens au fonctionnement des algorithmes. Votre avis est précieux. Aidez-nous à améliorer notre site en répondant à notre questionnaire. je donne mon avis
BPI pour les PRO - Éducation aux médias et à l'information La citoyenneté est au centre des grands enjeux sociétaux du 21e siècle. Former des citoyens éclairés, capables de penser et de construire nos sociétés démocratiques, s’avère plus que jamais fondamental dans un monde qui se transforme et se réinvente chaque jour à l’ère de la révolution numérique. Face aux flux d’information et de communication, aux supports démultipliés, à la concentration croissante des médias, les connaissances et les compétences nécessaires à l’évaluation critique de l’information s’élargissent et se complexifient. Pour répondre à cet enjeu, les bibliothèques, en partenariat avec l’Education Nationale ou dans le cadre de projets plus larges, sont des acteurs essentiels de l’Education aux médias et à l’information (EMI). Vous souhaitez assister à un atelier proposé à la Bpi ? N'hésitez pas à nous contacter : developpement.publics@bpi.fr
Tim Berners-Lee, le père du Web, appelle à réguler les grandes plates-formes Le principal inventeur du Web appelle à un « cadre légal ou réglementaire » pour mieux encadrer les grandes plates-formes. « Le Web est menacé. » C’est avec ces mots graves que Tim Berners-Lee, considéré comme le principal inventeur du Web, intitule une lettre ouverte publiée lundi 12 mars, à l’occasion des 29 ans de son invention. Le Britannique avait déjà, notamment dans sa précédente lettre publiée un an plus tôt, pointé de grands problèmes du Web, « de la désinformation et de la publicité politique douteuse à une perte de contrôle sur nos données personnelles ». Cette fois, ce sont les grandes plates-formes que sont Facebook, Google ou Amazon parmi d’autres qu’il montre du doigt, sans pour autant les nommer. « Le Web auquel beaucoup se connectaient il y a des années n’est plus celui que les nouveaux utilisateurs trouveront aujourd’hui. Ce qui était autrefois une riche sélection de blogs et de sites Internet a été comprimé sous le lourd poids de quelques plates-formes dominantes. »
Amazon peut-il efficacement défendre sa réputation avec 15 ambassadeurs sur Twitter Pour estomper sa mauvaise réputation d’employeur au sein de ses entrepôts logistiques, Amazon vient de déployer un petit régiment digital de 15 salariés ambassadeurs sur Twitter. Avec un objectif phare : contrer les détracteurs et valoriser sa politique de ressources humaines appliquée dans ces mêmes entrepôts. Que penser de la pertinence de cette initiative alors même que le leader du e-commerce n’en finit pas d’accumuler conflits et polémiques au fil des ans sur ce thème ? Ils s’appellent Phil, Jeremy, Carol, Michelle, etc. En direct des entrepôts Amazon Ce sont un twittos américain (voir capture ci-contre) et quelques sites Web spécialisés comme TechCrunch qui ont remarqué l’irruption des employés aficionados d’Amazon sur Twitter dès le 23 août. Plus corporate, tu meurs ! Toujours est-il que les 15 ambassadeurs éprouvent bien de la peine à se faire plausiblement entendre. Attention, grand écart en vue ! Un coup d’épée dans l’eau ? Sources
Esprit critique et éducation aux médias : exemples pour les enfants et adolescents L’esprit critique est reconnu comme l’une des compétences clés du XXIe siècle par l’OCDE. Depuis cette reconnaissance, la notion d’« esprit critique » est portée aux nues par les éducateurs et par les politiques. Pourtant, cette notion reste difficile à définir et une éducation à l’esprit critique reste marginale, parce qu’elle n’entre pas dans les programmes et quotas horaires mais également parce que les enseignants se trouvent parfois démunis. Dans leur livre Des têtes bien faites, un collectif de chercheurs en psychologie et en sciences s’efforce de définir l’esprit critique et donne des pistes pour une éducation à l’esprit critique. Ils y rappellent que l’esprit critique est défini selon deux dimensions : l’habilité : la capacité à utiliser les outils de la pensée critique,la disposition :la propension à utiliser spontanément la pensée rationnelle. La pensée critique est multidimensionnelle. L’interprétation L’analyse L’évaluation L’inférence L’explication Les 5W : 5 questions clés Who ?
Les fake news ? "Beaucoup de portée, peu d’impact" disent des chercheurs "Beaucoup de portée, peu d’impact." Voilà les conclusions d’une étude publiée par trois chercheurs américains en sciences politiques, qui se sont intéressés à l’influence des "fake news" sur le résultat de la dernière élection présidentielle américaine. Selon le "New York Times", cette étude (que l’on peut consulter ici dans son intégralité) est la première à compiler des données brutes sur la consommation de fausses informations. La suite après la publicité Leur recherche s'est faite avec cette méthodologie : les données de navigation internet de 2.525 Américains ont été collectées, avec leur consentement, entre le 7 octobre et le 14 novembre 2016 (pendant le mois qui a précédé le jour de l’élection). 80% des fake news publiées sont pro-Trump Pour étudier la portée des fausses informations, les trois chercheurs ont ensuite dû définir ce qu’était un site diffuseur de "fake news". Parmi les fausses histoires qui ont circulé et qui sont répertoriées dans l’étude, il y a des titres comme :
Elections européennes : Facebook déploie son dispositif anti-ingérence Facebook a annoncé vendredi 29 mars le lancement de son dispositif de transparence publicitaire dans l'Union européenne, qui vise à combattre les tentatives d'ingérence étrangère dans la campagne pour les élections européennes. Déployé depuis l'an dernier dans des pays où se sont tenues des élections, notamment lors des mid-terms aux Etats-Unis, au Brésil ou en Inde, ces outils obligeront toute personne ou entité qui veut diffuser au sein de l'UE des publicités sur Facebook et Instagram, en lien avec les élections (qu'elles fassent référence à des candidats ou des listes, où à des thèmes politiques plus généraux), à suivre une procédure d'autorisation, a expliqué le réseau sur son site. Les pubs électorales archivées sept ans Le dispositif permettra en outre à tout utilisateur d'obtenir des informations sur les publicités concernées : qui les a payées, quels sont le ou les territoires visés, combien de fois ont-elles été vues et quel a été le montant déboursé. A lire aussi :
Les démocraties à l'épreuve des infox Programme Les démocraties à l’épreuve de l’Infox 9h15 OuvertureLaurence Engel, présidente de la BnF, Laurent Vallet, président de l’Ina et Martin Ajdari, directeur général des médias et des industries culturelles, ministère de la Culture 9h45 Keynote speech Sommes-nous crédules ? par Gérald Bronner, sociologue professeur à l’université Paris Diderot et membre de l’Académie nationale de médecine et de l’Académie des technologies 10h - 11h45 La fabrique des « fausses nouvelles » -10h00 - 10h45 Zoom : fake news, business ou idéologie ? par Sylvain Bourmeau, EHESS -10h45 - 11h15 Zoom : les fermes de Fake news par Jane Lytvynenko, BuzzFeed News -11h15 – 11h45 Zoom : Énoncé faux, effet de l’énoncé par Arnaud Esquerre, sociologue, chargé de recherche au Cnrs, directeur de l’IRIS (Ehess-Cnrs-inserm-Paris 13) -12h15 - 12h45 Zoom : Les circuits de la désinformation dans l’espace public numérique par Dominique Cardon , directeur du Médialab de Sciences Po par Myriam Revault d’Allonnes, philosophe Accès
Voici des sites internet qui publient des conspirations, des fausses informat... MISE À JOUR : Ceci est la deuxième version de l’article «Voici les sites internet qui publient des fausses nouvelles». On y trouve les mêmes sites, mais beaucoup plus de détails sur le type de contenu qu’ils partagent. Le titre précédent laissait croire que tous les sites présentés fabriquaient des nouvelles de toute pièce. Fausse nouvelle, définition de l’Inspecteur viral : Une fausse nouvelle est une information, soit carrément fausse, soit détournée, exagérée ou dénaturée à un point tel qu’elle n’est plus véridique, présentée comme une vraie nouvelle dans le but de tromper les gens. Les sites internet mentionnés plus bas ne fabriquent pas nécessairement toutes leurs nouvelles. En fait, la majeure partie d’entre eux se basent sur l’actualité, sur des faits établis et prouvables. Je rappelle que l’omission volontaire de faits cruciaux à une histoire tient automatiquement de la désinformation. C’est une stratégie pour guider, forcer l’interprétation du lecteur. Nouvelles et actualité
Twitter pourrait «contextualiser» les tweets agressifs Aytac Unal / ANADOLU AGENCY Plutôt que de les supprimer, Twitter envisage d'accompagner d'éléments de «contexte» certains tweets qui enfreignent ses règles d'utilisation mais dont il estime qu'ils relèvent de l'intérêt public car publiés par des figures politiques, comme Donald Trump. Cette idée intervient après plusieurs polémiques autour des messages de personnalités politiques, en particulier du président américain : certains de ses tweets agressifs, voire insultants, peuvent enfreindre les règles d'utilisation du réseau social. Depuis son arrivée à la Maison Blanche, des voix se sont élevées à maintes occasions pour demander à Twitter de suspendre son compte @realDonaldTrump, mais Twitter a toujours répondu que «la valeur informative» de certains messages exigeait qu'ils restent sur la plateforme. Les tweets violents resteraient bannis «Une des choses que nous regardons de près (...), c'est comment on pourrait signaler» ce type de messages, a-t-elle dit, sans nommer le président.