
Jean-Claude Michéa, L’enseignement de l’ignorance. | Réminiscences. On constate de façon évidente le progrès de l’ignorance, à la fois comme défaut de savoir structuré, de capacité théorique élémentaire, et comme manque de sens critique, de jugement moral autonome [1]. Or l’ignorance des élèves ne constitue pas un dysfonctionnement, mais est un élément nécessaire et une condition du développement de nos sociétés modernes. Pour comprendre ceci, il faut réaliser que notre modernité se définit par la systématisation du capitalisme. L’Économie politique veut ordonner la vie humaine de façon purement « rationnelle », sur le modèle de la mécanique newtonienne, à partir de l’hypothèse du Marché autorégulateur. C’est le dogme capital de la doctrine libérale : laissé à lui-même, le Marché nous conduirait au Bonheur. Les réformes veulent donc supprimer tout ce qui lui fait obstacle, dans les lois, et aussi dans les mœurs. Il faut donc (re)faire de l’homme ce qu’il est : un individu parfaitement « libre », c’est-à-dire parfaitement égoïste et ignorant.
UNE « DÉMARCHE CAPITALISTE », par Tigue Billet invité. Son auteur est chirurgien. Le philosophe peut il parler du reste ? La pose d’implants mammaires est une intervention chirurgicale, et à ce titre comporte des risques pour la santé. Les bénéfices et les risques sont discutés au cas par cas et peuvent donner lieu à la réalisation de l’intervention moyennant un prix. Comment est-on passé d’une procédure risquée (pour la santé et pour les conséquences économiques) consignée dans un contrat privé, à une catastrophe sanitaire, sortant du cadre privé et concernant le contribuable ? « Une démarche capitaliste » est une notion qualifiée négativement par l’avocat de la société incriminée quand il dit : « ce n’est pas bien, mais c’est comme ça ». L’expression « c’est comme ça » n’est pas sans rappeler le caractère amoral de l’économie libérale, mais existant et s’imposant cependant comme une évidence. Jean Claude Michéa parle de ce point précis : Jean Claude Michéa La logique libérale Exemple de neutralité libérale : la prostitution
PROJET D’ARTICLE POUR « L’ENCYCLOPÉDIE AU XXIème SIÈCLE » : École (économique) de Chicago, par Bertrand Rouziès-Leonardi École libre du totalitarisme ou école totalitaire de la liberté. – Vous êtes libres de choisir. De quoi vous plaignez-vous ? – Forme une triade horrifique avec l’école ordolibérale allemande et l’école autrichienne. Son directeur le plus connu : feu Milton Friedman, homme de paix que son prénom renvoie en enfer. L’école de Chicago, d’inspiration libérale, se caractérise par de hautes ambitions en matière de liberté. L’école de Chicago est considérée comme la forge du monétarisme, du néolibéralisme et du libertarianisme. Monétarisme, néolibéralisme, libertarianisme. Friedman appartient à la seconde époque de l’école de Chicago, celle inaugurée par la fondation, en 1947, de la Société du Mont-Pèlerin, véritable hélépole lancée contre le mur en construction du projet keynésien de pacification des échanges et contre la redoute bien défendue mais pas encore tout à fait sèche du programme du CNR.
JeanClaude Michéa : L’enseignement de l’ignorance …En ce qui concerne l’Éducation Nationale…je pense qu’elle est, ni plus ni moins, le juste reflet de notre société et que nous sommes TOUS RESPONSABLES de son naufrage : en 1° lieu, bien sûr, l’institution Éducation Nationale qui, depuis des décennies, ne fait que poser des rustines sur une jambe de bois sans, JAMAIS, avoir le courage de s’attaquer aux vrais problèmes…( qui sont, d’ailleurs, souvent carrément niés par pure idéologie ). Les principaux syndicats qui ne représentent qu’eux mêmes et certainement pas les enseignants …( très bonne planque ! ) Les enseignants eux mêmes, bien sûr, qui, souvent, ne maîtrisent que leur matière, ne savent pas la transmettre, et ne se remettent pas en question… En plus ce métier est devenu un métier essentiellement exercé par des femmes…cela ne s’est pas avéré bon pour la profession…c’est un métier où une parité hommes/femmes à peu près respectée s’avèrerait positive . Une trahison de plus…
Jean-Claude Michéa Jean-Claude Michéa en 2008. Socialiste libertaire[2], il est connu pour ses positions engagées contre les courants dominants de la gauche qui, selon lui, a perdu tout esprit de lutte anticapitaliste pour laisser place à la « religion du progrès[3] ». Parcours[modifier | modifier le code] Fils d'Abel Michéa, résistant communiste pendant la Seconde Guerre mondiale, après des études secondaires au lycée Paul Valéry avec Alexandre Adler, Guy Konopnicki ou encore France Gall[4], il passe l'agrégation de philosophie en 1972. Il gagne en notoriété du fait de ses travaux consacrés à George Orwell qui font de lui « un auteur recherché »[5]. Idées[modifier | modifier le code] Participant depuis de nombreuses années à l'entraînement d'adolescents, il a publié un livre sur le football, tout à la fois éloge de ce sport populaire par excellence, et critique de l'industrie footballistique. Publications[modifier | modifier le code] Notes et références[modifier | modifier le code]
L'accordéon de la philanthropie globale, par Bernard Hours Avec la prolifération des initiatives dites « humanitaires », généreuses, solidaires, s’installe une certaine confusion. Solidarité, aide, charité, urgence humanitaire : de quoi parle-t-on ? Derrière un chantage permanent à l’indifférence à l’égard du malheur d’autrui, ne voit-on pas se dessiner et se développer une vaste entreprise de formatage moral et global ? On peut d’abord souligner la dimension privée et non publique de ces actions et des discours qui les accompagnent. Au XXe siècle, l’Etat dit « providence » met en œuvre des politiques visant à améliorer la vie des citoyens. Un tel phénomène s’interprète dans un cadre idéologique global. Une propagande insidieuse Ce phénomène se révèle analogue dans sa forme à celui des milices qui viennent se substituer à la police dans les quartiers à risque. On comprend alors que les hommes s’indignent plus fréquemment qu’ils ne se révoltent. Le chantage des puissances Des émotions fugaces
Entretien de Jean-Claude Michéa - La Gazette n°595 10-16 sept. 1999 Article paru dans "La Gazette" n°595 du 10 au 16 sept. 1999 Professeur de philosophie au lycée Joffre, Jean-Claude Michéa a retrouvé lundi, une nouvelle classe. Les élèves découvriront un enseignant singulier sérieux et drôle, radical et affectueux. Son dernier livre, "L'enseignement de l'ignorance", est une charge argumentée contre le système Allègre. Peu de temps avant le départ des vacances scolaires, vous avez publié un petit livre décapant : L'enseignement de l'ignorance et ses conditions modernes. Je déteste écrire. Martin s'est employé à me convaincre d'en faire un livre qui dépasserait la question de l'école et s'attaquerait aux problèmes posés par la société moderne elle-même. Quel est le point de départ de votre réflexion ? Depuis une dizaine d'années, les enseignants que je fréquente, et cela quel que soit leur âge, abordent la rentrée avec la certitude que l'année scolaire qui arrive sera pour eux nécessairement plus difficile encore que celle qui vient de s'achever. Tout !
Jean-Claude Michéa Jean-Claude Michéa (né en 1950) est un écrivain et professeur de philosophie français. Les Intellectuels, le Peuple et le Ballon rond, 1998[modifier] Signaler l'intérêt philosophique d'un livre qui célèbre le football a en effet toutes les chances d'apparaître comme une provocation déplacée à une époque où le mépris des sentiments et des passions populaires est devenu un métier et passe pour une vertu. Les intellectuels, le peuple et le ballon rond, Jean-Claude Michéa, éd. Climats, coll. Préface à l'édition française de Culture de masse ou culture populaire de Christopher Lasch, 2001[modifier] Impasse Adam Smith. Impasse Adam Smith, 2002[modifier] Depuis Adam Smith, en effet, l'hypothèse capitaliste — à savoir l'idée que le libre-échange généralisé représente le meilleur fondement possible de l'harmonie sociale — repose sur un pari théorique dont les économistes officiels, à partir des travaux de Léon Walras, s'efforçaient d'obtenir la validation mathématique. Impasse Adam Smith.
Moi, adorateur de Jean-Claude Michéa, infiltré à Slate Nous autres, jeanclaudemichéistes, avons repris depuis peu notre patient travail de jeanclaudemichéisation de la sphère médiatique. Il faut dire que le moment est crucial pour nous. Jean-Claude Michéa vient de publier Les mystères de la gauche, de l’idéal des lumières au triomphe du capitalisme absolu, pour approfondir son précédent essai, Le Complexe d’Orphée. Or quand un nouveau volume michéien paraît, nous nous précipitons en librairie en quête des nouvelles sourates michéiennes, qui à chaque fois raffinent un peu plus notre connaissance de l’Œuvre. Nous les postons ensuite sur les réseaux sociaux, les lisons à haute voix à nos amis en soirée ou, pour les plus élevés dans l’ordre michéiste, les plaçons en citation sur notre bio twitter ou sur notre blog. publicité Je vous écris depuis Slate, un site notoirement jeanclaudemichéosceptique, et je ne sais pas encore quel sort me sera réservé après ce texte politique. Jean-Claude Michéa, fais nous mal, car c’est ce que nous aimons ...
SCRIPTOBLOG Détails Catégorie parente: Notes sur oeuvres Catégorie : Politique Écrit par L'équipe Scripto Pour Jean-Claude Michéa, la crise de l’école participe d’une crise plus large, celle de notre société. Michéa commence par rappeler que la dynamique sociale contemporaine est caractérisée par le primat de l’économie politique, qui énonce que pour construire la paix entre les hommes, il faut dissiper tous les obstacles devant le libre jeu du marché. L’histoire des trente dernières années est donc, pour Michéa, l’histoire d’un pari impossible : construire une société qui transmette, alors qu’elle est faite d’individus enfermés dans les catégories de l’économie politique. Une fois qu’on a compris cela, la crise de l’école prend sa vraie signification. La méthode choisie pour encadrer cette humanité en trop sera, toujours si l’on en croit les milieux dirigeants, le tittytainment (Z. Où en est-on de ce programme ? Il faut être connecté pour poster.
PÉREMPTION DU DÉCLIN, par Bertrand Rouziès-Leonardi Billet invité. Mes chers compatriotes, nous déclinons. La France n’est plus ce qu’elle était. La nouvelle n’est pas neuve. La République, en effet, comme bien des régimes, a été frappée de déclin quasiment dès l’origine, dans tous ses avatars successifs, notamment à cause d’affaires de concussion retentissantes et de témoignages répétés d’impéritie qui ont immanquablement fait les gorges chaudes de l’opposition réactionnaire ou révolutionnaire. Hasard heureux du calendrier, le jour même où le baril Cahuzac explosait, les auditeurs de France Culture pouvaient entendre dans la matinale Brice Couturier et Luc Chatel railler de conserve l’inflation normative française en matière de construction et donner comme exemples d’absurdité les empêchements et les retards induits par la préservation de l’habitat d’un scarabée ou d’une alouette. La déclinologie, en République, n’est pas née de la dernière pluie acide. Qu’y avait-il en face de Barrès et consorts ? Et maintenant ?
« Le complexe d’Orphée », de Jean-Claude Michéa « MaisDisons-hebdo Lectures :1728 J’avais promis de vous parler du dernier livre de Jean-Claude Michéa, « Le complexe d’Orphée » Malgré deux relectures j’avoue une certaine difficulté à en rendre compte d’une manière satisfaisante. Cela tient d’une part à la richesse du contenu, mais aussi à sa forme, assez particulière : le livre est construit comme des réponses à dix questions qui ont été posées à l’auteur par Stephane Vibert professeur au département de sociologie et d’anthropologie de l’Université d’Ottawa pour un ouvrage collectif consacré à George Orwell. Mais la structure, déjà expérimentée dans ses livres précédents, en est complexe : du texte d’abord, avec des notes parfois volumineuses, puis des « scolies » qui sont autant d’appendices comportant elles-mêmes des notes et parfois des sous-notes… Au fond, cet essai, à mon avis difficile a comprendre si l’on n’a pas lu son précédent, « L’empire du moindre mal » tourne autour de trois thèmes principaux. Par exemple : ( J.C. Mais J.C. -oOo-< -oOo- -oOo-
Pierre Rabhi : "le superflu est sans limites alors qu'on n'assure pas l'indispensable" Après un premier entretien il y a quinze jours, Reporterre retrouve Pierre Rabhi pour prolonger la discussion sur les grands enjeux écologiques de la société française. Le gouvernement organise un débat public national la « transition énergétique ». Qu’en attendez-vous ? Que doit mettre en place le gouvernement ? Pierre Rabhi - Avant toute chose, il faut d’abord qu’on réduise notre avidité. Comment voulez-vous répondre à une insatiabilité permanente par des ressources limitées ? On ne met jamais en évidence ce que l’on a, ce qui peut déjà nous réjouir. Et les gaz de schistes participent de cette tendance énergivore… Ca prouve une fois de plus que la civilisation moderne est la civilisation la plus fragile de toute l’histoire de l’humanité. Pourtant, notre population augmente, nous sommes sept milliards d’êtres humains sur Terre, bientôt neuf. Non, l’histoire de la démographie n’a rien à voir là-dedans. D’aucune. Vous n’avez pas d’avis sur le mariage homosexuel ? Si, bien sûr.
Réplique : causerie autour du Complexe d'Orphée, avec Jean-Claude Michéa Dimanche 3 juin 2012 7 03 /06 /Juin /2012 09:24 Hier Jean-Claude Michéa était l'invité de l'émission Réplique, pour une causerie passionnante autour de son dernier essai, Le Complexe d'Orphée, sous-titré la gauche, les gens ordinaires et la religion du progrès. La transcription étant un art fastidieux, sachant que l'émission est podcastable toute la semaine sur France-Culture et écoutable pendant cinq semaines sur le site de l'émission, je me contenterai ici, en guise de mise en bouche, d'indiquer quelques repères et de reprendre seuls deux ou trois passages de manière exhaustive. Par ailleurs, voici quelques liens vers d'anciens billets autour du travail de Jean-Claude Michéa : Les riches et le défaut d'éthique ; la common decency au crible de la science Jean-Claude Michéa : Le complexe d'Orphée, la gauche, les gens ordinaires et la religion du progrès Jean-Claude Michéa - Le nomade "Attalien' où la nouvelle gauche kérozène Jean-Claude Michéa - L'empire du moindre mal Quelques jalons