
Science contre fake news, la bataille est engagée Si les rumeurs existent depuis l’Antiquité, le phénomène des « fake news » est apparu plus récemment avec l’essor de nouveaux médias. Le dictionnaire de référence britannique, Collins, a d’ailleurs élu cette expression mot de l’année 2017 et l’a désormais inscrit dans son thésaurus. Nous serions entrés dans une ère de post-vérité où les faits se confondent avec les mensonges. Face à ce danger, venant parfois des plus hautes sphères du pouvoir, les scientifiques tiennent la tranchée. Ainsi, lorsque Donald Trump a eu recours à des fake news pour justifier la sortie des USA de l’accord de Paris, en réponse, un mouvement de contestation a émergé avec l’organisation de Marches pour la Science. À cette occasion, le physicien du CERN James Beacham qui organisait la marche en Suisse a déclaré : « Nous considérons que la [science] bénéficie à l’humanité et qu’elle doit donc être encouragée. La science peut-elle réellement combattre les mensonges et peser dans le débat public ?
Transhumanisme et intelligence artificielle - Transhumanisme, Nanotechnologies, Transhumaniste, Neurosciences, GAFA Facebook, voyage au cœur de la machine à fausses informations « Le Monde » a repéré près de 3 000 messages diffusant de fausses informations sur le réseau social, qui permettent de mieux comprendre ce phénomène. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Adrien Sénécat « Protéger notre communauté est plus important que le fait de maximiser nos profits. » Souvent accusé de traiter avec dédain plusieurs problèmes affectant l’intégrité de sa plate-forme, le patron de Facebook, Mark Zuckerberg, s’efforce depuis plusieurs semaines de convaincre l’opinion publique du contraire. Par exemple en publiant, le 1er novembre, un long message où il défend les efforts de son entreprise contre « les fausses informations », « les messages haineux » ou encore « le harcèlement ». Les données accumulées par Le Monde au cours des derniers mois montrent néanmoins que le milliardaire américain et ses équipes ont encore fort à faire en matière de lutte contre les contenus mensongers. Des messages partagés des millions de fois Situations très variées
Et si l’intelligence artificielle rendait votre vie inutile ? Lors du récent World Government Summit, le millionnaire Elon Musk a déclaré que l’intelligence artificielle pourrait être une catastrophe pour l’humanité. Il estime que 15% de la population active pourrait se retrouver sans emploi dans les prochaines années, et que les conséquences sociales de cette nouvelle révolution sont encore largement sous-estimées. L’entrepreneur prône l’instauration d’un revenu universel au niveau mondial, pour compenser la perte de revenu des personnes dont le travail sera progressivement réalisé par des robots et des logiciels. Selon lui, le premier secteur à souffrir de cette nouvelle révolution industrielle sera l’industrie des transports avec un remplacement complet de la force de travail par les robots d’ici une dizaine d’années. Lors de ce sommet, Elon Musk a réitéré ses craintes de voir l’intelligence artificielle se transformer en réel danger pour l’humanité, si les chercheurs ne prennent pas conscience des conséquences potentielles de leur travail.
De l’art de conjuguer esprit critique et démarche scientifique « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » moralisait Rabelais qui, dans le même temps, préconisait à Gargantua une pratique sportive intense et des études supérieures pour modeler « un esprit sain dans un corps sain ». En science, il ne suffit pas de posséder un savoir encyclopédique pour donner une lecture interprétative d’un monde en progrès. Il faut aussi savoir conjuguer la démarche scientifique et l’esprit critique. Démarche critique et université de recherche De façon générale, lorsque les étudiants sont sollicités pour livrer une définition simple de la connaissance scientifique, leur réponse fait appel à leurs savoirs intuitifs, à leurs convictions intimes, parfois à la politique ou même à la religion. On peut ensuite questionner la nature du savoir scientifique via une introduction à l’épistémologie. Il faut donc aborder les notions de réfutabilité et de paradigme, fondements mêmes de l’esprit critique. Insertion dans la vie active Déconstruction d’une théorie L’image
Future(s) Studies Facebook's new anti-fake news strategy is not going to work – but something else might Have you seen some “tips to spot fake news” on your Facebook newsfeed recently? Over the past year, the social media company has been scrutinized for influencing the US presidential election by spreading fake news (propaganda). Obviously, the ability to spread completely made-up stories about politicians trafficking child sex slaves and imaginary terrorist attacks with impunity is bad for democracy and society. Something had to be done. Enter Facebook’s new, depressingly incompetent strategy for tackling fake news. New products The first part of the plan is to build new products to curb the spread of fake news stories. It will then send the story to independent fact checkers. This sounds pretty good, but it won’t work. If non-experts could tell the difference between real news and fake news (which is doubtful), there would be no fake news problem to begin with. Facebook is like a megaphone. The company’s algorithms largely determine both the content and order of your newsfeed.
Anticiper les impacts économiques et sociaux de l'intelligence artificielle Cette attention récente est fondée sur les progrès spectaculaires obtenus par la recherche en la matière. Il en résulte un accroissement brusque et imprévisible des tâches potentiellement automatisables qui amène à s’interroger sur les activités humaines. On passe d’un scénario de polarisation, dans lequel les emplois très manuels, d’une part, et les emplois basés sur les talents, d’autre part, semblaient préservés de l’automatisation, à un scénario de transformation qui touche potentiellement beaucoup plus de monde. C’est pourquoi la thématique de la disparition d’un grand nombre d’emplois tend à monopoliser le débat et à occulter tout raisonnement. Le but de ce rapport est de sortir d’une vision simpliste (compréhension « magique » de l’IA, focalisation sur la disparition massive d’emplois, idée que l’IA nous tombe dessus quoi que l’on fasse induisant une passivité devant le choc annoncé). Ce document a une triple ambition. Si l’on ne fait rien, que se passera-t-il ? Rapporteurs
Pourquoi certains nient les résultats de la science DANS sa dernière chronique (payante) publiée dans Le Monde et consacrée au concept de post-vérité dans les sciences de l'environnement, mon confrère Stéphane Foucart rappelle notamment qu'on trouve, parmi les grandes figures du climatoscepticisme, de véritables scientifiques – en général non issus des sciences du climat. La question souvent posée à leur sujet est la suivante : comment se fait-il que des chercheurs rompus à la méthodologie scientifique et capables de lire les publications dans les revues spécialisées refusent d'accepter les résultats et éléments de preuve écrasants rassemblés par leurs collègues climatologues ? La question ne se cantonne pas à ces quelques réfractaires – dont certains aiment aussi à se mettre dans la posture d'un Galilée seul contre tous – mais s'étend à tous ceux que la science ne parvient pas à convaincre. Pour chacun des deux graphiques, plus on va vers la droite, plus la culture scientifique des participants au sondage est élevée. Lire aussi :
Journal Le Monde - Article Conversation avec Gérald Bronner : ce n’est pas la post-vérité qui nous menace, mais l’extension de notre crédulité Entretien avec Gérald Bronner, professeur de sociologie à l’université Paris Diderot, auteur de plusieurs ouvrages sur les croyances collectives et la cognition dont notamment « L’empire des croyances » (PUF, 2003), « La pensée extrême : comment des hommes ordinaires deviennent des fanatiques » (Denoël 2009) et « La démocratie des crédules » (PUF, 2013). M.H. : Le mot « post-vérité », en anglais post-truth, a été désigné par Oxford Dictionaries comme mot de l’année 2016. Cela veut-il dire que nous vivons dans des sociétés où la distinction entre le vrai et le faux n’a plus d’importance ? G.B. : Ce terme de « post-vérité » me semble mal choisi. Je préfère parler, comme je l’ai déjà fait, de « démocratie des crédules », car cette expression permet de souligner le rapport étroit et paradoxal entre le développement de la crédulité et celui de la liberté d’expression. Il en va de même pour le marché cognitif. G.B. : C’est effectivement ce qu’il nous faut admettre.
Reddit - Section Future(s) Studies