Corrélation ou causalité ? Brillez en société avec notre générateur aléatoire de comparaisons absurdes
En France, 57 % des morts ont lieu à l’hôpital : la probabilité de mourir dans les établissements de santé est supérieure à celle de passer l’arme à gauche chez soi dans son lit. Alors, dangereux l’hôpital ? Non. Cette notion de corrélation, autrement dit quand deux données semblent liées, est tout à fait différente de celle de causalité, le lien de cause à effet. Le risque ? Dans le sillage des « sept conseils pour ne pas se faire avoir par les représentations graphiques », le graphe ci-dessus pourrait ressembler à un exemple de ce qu’il ne faut pas faire : les deux données n’ont ni la même échelle ni la même unité. Il en va de même pour l’apposition de cartes les unes à côté des autres ; ce n’est pas parce que deux cartes montrent une densité égale à deux indicateurs que ces deux indicateurs ont une influence l’un sur l’autre. Pierre Breteau, Maxime Ferrer et Lucas Baudin
« Post-vérité » et « fake news » : fausses clartés et points aveugles
Concepts flous, utilisations orientées L’expression « post-vérité » (post-truth politics en version originale), apparue dès les années 2000 [1] connaît actuellement une deuxième vie, tellement riche qu’elle a été désignée « mot de l’année 2016 » par le dictionnaire Oxford. C’est Katharine Viner, rédactrice en chef « Informations et Médias » du quotidien britannique The Guardian, qui l’a remis au goût du jour, en l’actualisant, dans un éditorial du 12 juillet 2016. Au lendemain du Brexit, cette journaliste spécialiste des questions médiatiques donne ainsi un nouveau cadre à l’expression : les électeurs, trompés par de fausses nouvelles (fake news), ont voté pour le Brexit alors même que les médias favorables au maintien de la Grande-Bretagne dans l’Union européenne leur exposaient à longueur de colonnes et d’émissions les faits qui auraient dû les convaincre de voter « remain ». Fausses nouvelles, fabrications ou mauvais journalisme Une crise de confiance : mais confiance en qui ?
Colère des Gilets jaunes envers les médias : les journalistes doivent-ils réagir ?
LE JOUR D'APRÈS - Samedi 29 décembre, les gilets jaunes ont mené "l'acte VII" de leur mouvement jusqu'aux portes de plusieurs médias français, dont BFM TV et France Télévisions. Dans la rue, après deux mois de crise sociale, les journalistes sont encore pris pour cible par certains manifestants. Comment la profession doit-elle se positionner face à cette situation ? 30 déc. 2018 18:05 - Mathilde Roche Samedi, pour leur "Acte VII" les Gilets jaunes se sont regroupés devant des chaînes de télévision pour manifester leur mécontentement contre les médias. Ce n’est même plus de la défiance, c’est de la violence. La profession doit-elle réagir ? Il faut éviter les réactions à chaud, ni boycotter, ni batailler au cas par cas. Dans l’immédiat, il nous faut recenser tous les cas de violences qui méritent des suites judiciaires et centraliser les plaintes. Les politiques condamnent mais tiennent des propos très contestables contre nous Mathilde Roche
Claire Rouveron (@ClaireRouveron) | Twitter
Que risquent certains Gilets jaunes à partager des fake news ?
Des photos de femmes ensanglantées prises à l’étranger, des policiers qui auraient infiltré les groupes de casseurs et plus récemment l’attaque de Strasbourg qui serait un complot du gouvernement pour détourner l’attention des Gilets jaunes… Depuis plusieurs semaines, les « fake news » se partagent en masse sur les réseaux sociaux, notamment via les groupes Facebook fréquentés par les contestataires. Certains internautes le font intentionnellement, d’autres par simple naïveté. Pourtant, mieux vaut prendre le temps d’analyser un peu la source et la pertinence des images, vidéos ou propos avant de les partager car cela peut coûter cher en cas de plainte ou de saisie de ministère public. Emmanuel Macron met d’ailleurs un point d’honneur à combattre ce phénomène depuis sa campagne présidentielle, perturbée par de fausses informations. Un délit en droit pénal Possible, mais rarement invoqué Jusqu’à 45 000 euros d’amende Bonne foi et liberté d’expression
10 rumeurs et intox qui circulent après les attentats du 13 novembre
Dans le sillage des fusillades à Paris et en région parisienne, de nombreuses réactions de soutien ont émergé sur les réseaux sociaux, mais aussi des rumeurs et de fausses informations. Le gouvernement a mis en garde contre la propagation de ces rumeurs et édité un guide de bonne conduite, les #MSGU, ou pratique des Médias sociaux en gestion d’urgence. Voici les principales, ainsi que l’explication de leur caractère erroné. 1. Des chaînes d’information et quelques sites ont diffusé durant la nuit une information erronée évoquant quatre policiers tués en neutralisant les assaillants au Bataclan, qui s’est répandue très rapidement. En revanche, un policier en civil, qui n’était pas en service, a été tué rue de Charonne. 2. D’autres médias ont pu donner des informations non avérées, comme dans ce tweet, très relayé. Suivi - 7 lieux d'attaques confirmés : - Bataclan - République - Les Halles - Trocadéro - St de France - Belleville - Paris X— LesNews (@LesNews) 3. 4. Or il n’en est rien. 5. 6.
Les trucages de France 3 torpillent la définition même des médias
Consternation, hier à France 3, la société des journalistes découvre une deuxième photo truquée à l’antenne. Résumé des faits. Plus on avance, plus ils sont navrants. C’est une cheffe d’édition en CDD qui a pris, en fait, cette initiative et l’a imposée aux infographistes. Toutefois, le rebondissement de hier après-midi y met fin. Le bidouillage d’image est le propre du Web.
Un nouveau MOOC… « What’s up Doc : formation documentaire pour tous | «Tribune Compétences Informationnelles
Un MOOC (libre et gratuit) de formation à la recherche documentaire, ouvert aux étudiants de l’enseignement supérieur, en formation professionnelle, ou à toute personne désireuse de mener une recherche d’information de qualité, va bientôt connaître sa première session sur la plateforme de France Université Numérique : Les inscriptions sont ouvertes et accessibles en cliquant sur le lien suivant où l’on peut également trouver le teaser du cours. Le MOOC aborde le parcours de la recherche documentaire, du choix du sujet à l’intégration des informations trouvées dans le travail final (citations et bibliographie), en passant par le choix de mots-clés pertinents, la construction d’équations documentaires, l’interrogation des outils de recherche, la sélection des documents adéquats, et bien d’autres choses… Les origines du MOOC Un changement de paradigme Des ficelles pédagogiques ? Les forums des MOOC’s, une saine émulation ?
Loi sur les "fake news" : l'Assemblée adopte le texte controversé
Ses partisans la décrivent comme protectrice, ses adversaires la disent liberticide. L’assemblée nationale a adopté dans la nuit de mardi à mercredi en nouvelle lecture, par 45 voix contre 20, la proposition de loi ordinaire contre « la manipulation de l’information » en période électorale. La ministre de la Culture, Françoise Nyssen, donnée partante du gouvernement, était présente dans l’hémicycle pour défendre son texte, dans l’attente d’un remaniement qui n’aura pas lieu avant vendredi. Obligation de transparence de réseaux sociaux Les deux propositions de loi - ordinaire, et organique pour la présidentielle - visent à permettre à un candidat ou parti de saisir le juge des référés pour faire cesser la diffusion de « fausses informations » durant les trois mois précédant un scrutin national. L’intervention du juge « sera encadrée. Une définition non-aboutie des fausses informations LIRE AUSSI >Une loi Fake News, c’est efficace ? Un « conseil de déontologie de la presse » à l’étude