
15 | 2018 Régimes de la propriété, entre l'ancien et le nouveau The idea of this special issue is to broaden our thinking about property in the revolutionary era by drawing together a variety of approaches. When property is reorganised, its effects are felt in many arenas. Property connects the ideal and the physical, and in doing so it is a centre where we find layered law and institutions, social relationships, as well as economic and political ones. Le mystère de la Terreur Recensé : Dan Edelstein, The Terror of Natural Right. Republicanism, the Cult of Nature and the French Revolution, Chicago & Londres, University of Chicago Press, 2009, 337 p., 40$. Chercheur et enseignant à l’université de Stanford, Dan Edelstein est spécialiste des Lumières et de la Révolution française. Dans ce livre, il réinterroge la Terreur à partir des idéologies en vogue au siècle des Lumières, chez les physiocrates et les philosophes. Son ambition : démontrer qu’au XVIIIe siècle « la théorie libérale du droit naturel, le républicanisme classique et le mythe de l’âge d’or fusionnent pour donner naissance à une idéologie de la violence, qui sera celle de la Terreur » [1]. De fait, Edelstein se trouve plus en synergie avec David Bell et les théories de ce dernier sur « la guerre totale » mettant aux prises des ennemis absolus qui tentent de s’éliminer mutuellement, selon un schème conçu par Carl Schmitt (p. 262). Le mystère de la Terreur dévoilé ? La tentation terroriste
Arc de triomphe de l'Étoile Arc de triomphe de l'Étoile L'arc de triomphe de l'Étoile[a], le plus souvent appelé simplement l'Arc de Triomphe[b], est un monument de type tétrapyle situé à Paris, en un point haut à la jonction des territoires des 8e, 16e et 17e arrondissements, notamment au sommet de l'avenue des Champs-Élysées et de l'avenue de la Grande-Armée, lesquelles constituent un grand axe est-ouest parisien partant de la pyramide du Louvre, passant par l'obélisque de La Concorde, l'Arc de Triomphe lui-même et se terminant au loin par l'arche de la Défense. Sa construction, décidée par l'empereur Napoléon Ier, débute en 1806 et s'achève en 1836 sous le règne de Louis-Philippe. L'Arc de Triomphe s'élève au centre de la place Charles-de-Gaulle (anciennement place de l'Étoile) dans les 8e, 16e, et 17e arrondissements de Paris[1]. Par un décret impérial daté du 18 février 1806, il ordonne la construction de cet arc de triomphe consacré à perpétuer le souvenir des victoires des armées françaises[5].
Napoléon à Sainte-Hélène - La fin d'un règne, le début d'une légende Que serait Napoléon Ier sans l’exil à Sainte-Hélène ? Un conquérant et un dictateur défait après quinze années de campagnes militaires. Cet exil et la manière dont l’Empereur a su le magnifier à travers les confidences à ses proches ont élevé sa courte vie à la dimension d’une épopée incomparable, la « Légende des Siècles » (Victor Hugo). Jean Tulard raconte Sainte-Hélène Jean Tulard, grand historien de Napoléon et membre de l'Institut, nous raconte ci-dessous cette transfiguration romanesque, dans un entretien exclusif avec Richard Fremder. Si lointaine Sainte-Hélène C’est au soir de Waterloo que le règne finit et la légende commence. L’Empereur prend à cheval la route de Paris. Mais il s'aperçoit alors qu’un navire anglais, le Bellérophon, bloque le port. Il espère encore que les Anglais le laisseront gagner l’autre bord de l’Atlantique. Il n’y a plus d’autre issue que de se rendre. Le proscrit se voit autorisé à emmener avec lui trois officiers, douze serviteurs et son chirurgien.
les cahiers de doléances Extrait du Cahier de doléances de Soulangis, Baillage de Bourges, 1789 : Quatre-vingt-douze feux composent toute notre paroisse ; 700 personnes de tout sexe, de tout âge : voilà à peu près le nombre de ses habitants qui sont tous attachés à la glèbe. Situés à sept lieues de la rivière, éloignés des grandes routes et de la ville de plus de 3 lieues, ne pouvant avoir de communications que par des chemins impraticables, rien ne peut exciter leur industrie... Plus affligeante encore est la condition du manoeuvre pour qui chaque jour de pluie est un jour de disette; qui, courbé vers la terre du lever au coucher, ne peut arracher de son sein que le morceau de pain noir qui le soutient jusqu'au lendemain. Tel est le sort des suppliants. Idées reçues sur la Révolution française Jean-Clément Martin, spécialiste de la Révolution française, est l’auteur de nombreux ouvrages sur le sujet comme « Nouvelle histoire de la Révolution française » ou encore « La Terreur. Vérités et légendes ». Professeur émérite de l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, il propose dans cet ouvrage de s’attaquer à plusieurs idées reçues sur un sujet qui n’en manque pas. Etudier la période : un défi redoutable Comme Jean-Clément Martin le souligne, pas facile de faire changer les idées sur un thème comme la Révolution française. Quatre entrées pour tenter de débusquer les idées reçues Après une introduction qui cerne l’ampleur du travail à mener contre les idées reçues, l’auteur propose une approche en quatre thèmes : « De quelques causes de la Révolution française » « Des acteurs de la Révolution française » « Des condamnations de la Révolution française » et « Les leçons de la Révolution française ». De quelques causes de la Révolution française Des acteurs de la Révolution française
Le "soleil" d'Austerlitz ou la bataille des trois Empereurs 2 décembre 1805 Le 2 décembre 1805, au petit matin, quand le brouillard qui entourait le plateau de Pratzen se dissipa et quand parut dans le ciel dégagé un soleil éclatant, « Napoléon, raconte Tolstoï dans La guerre et la paix, comme s’il n’avait attendu que ce moment, déganta une de ses belles mains blanches, fit de son gant un geste aux maréchaux et donna l’ordre d’engager la bataille. Les maréchaux et leurs aides de camp galopèrent dans différentes directions et, au bout de quelques minutes, les forces principales de l’armée française se -portèrent rapidement vers le plateau de Pratzen que les troupes russes abandonnaient de plus en plus pour gagner vers la gauche le ravin. » Ainsi débuta, le jour anniversaire du sacre, la plus belle des batailles livrées par Napoléon. Mais l’ennemi était dans une position dominante et inexpugnable, occupant le plateau de Pratzen et disposant d’un avantage numérique qui risquait de se renforcer si l’archiduc Charles arrivait à temps. Coignet raconte :
19 mai 1804 - Des maréchaux pour la gloire de l'Empire Le 18 mai 1804, l'Empire est proclamé par le sénatus-consulte du 28 floréal An XII et Napoléon Bonaparte devient l'empereur des Français. Cette restauration monarchique s'accompagne du rétablissement de certains attributs et fonctions de l'Ancien Régime. Le même jour, le Sénat proclame ainsi l'instauration de la dignité de « Maréchal d'Empire », supprimée onze ans plus tôt le 21 février 1793 par la Convention. C'est l'acte de naissance de ce corps prestigieux dont les membres seront engagés aux quatre coins de l'Europe dans tous les faits d'armes de l'Empire. La légende napoléonienne lui doit beaucoup. Prestige et honneurs Dès le lendemain 19 mai, une première promotion de dix-huit maréchaux est proclamée. Cette première promotion est donc composée de quatorze généraux : Berthier, Murat, Moncey, Jourdan, Masséna, Augereau, Bernadotte, Soult, Brune, Lannes, Mortier, Ney, Davout, Bessières. Au total, ce sont vingt-deux maréchaux qui seront nommés durant l'Empire. Gloire et trahisons