
15 | 2018 Régimes de la propriété, entre l'ancien et le nouveau The idea of this special issue is to broaden our thinking about property in the revolutionary era by drawing together a variety of approaches. When property is reorganised, its effects are felt in many arenas. Property connects the ideal and the physical, and in doing so it is a centre where we find layered law and institutions, social relationships, as well as economic and political ones. Arc de triomphe de l'Étoile Arc de triomphe de l'Étoile L'arc de triomphe de l'Étoile[a], le plus souvent appelé simplement l'Arc de Triomphe[b], est un monument de type tétrapyle situé à Paris, en un point haut à la jonction des territoires des 8e, 16e et 17e arrondissements, notamment au sommet de l'avenue des Champs-Élysées et de l'avenue de la Grande-Armée, lesquelles constituent un grand axe est-ouest parisien partant de la pyramide du Louvre, passant par l'obélisque de La Concorde, l'Arc de Triomphe lui-même et se terminant au loin par l'arche de la Défense. Sa construction, décidée par l'empereur Napoléon Ier, débute en 1806 et s'achève en 1836 sous le règne de Louis-Philippe. L'Arc de Triomphe s'élève au centre de la place Charles-de-Gaulle (anciennement place de l'Étoile) dans les 8e, 16e, et 17e arrondissements de Paris[1]. Par un décret impérial daté du 18 février 1806, il ordonne la construction de cet arc de triomphe consacré à perpétuer le souvenir des victoires des armées françaises[5].
les cahiers de doléances Extrait du Cahier de doléances de Soulangis, Baillage de Bourges, 1789 : Quatre-vingt-douze feux composent toute notre paroisse ; 700 personnes de tout sexe, de tout âge : voilà à peu près le nombre de ses habitants qui sont tous attachés à la glèbe. Situés à sept lieues de la rivière, éloignés des grandes routes et de la ville de plus de 3 lieues, ne pouvant avoir de communications que par des chemins impraticables, rien ne peut exciter leur industrie... Plus affligeante encore est la condition du manoeuvre pour qui chaque jour de pluie est un jour de disette; qui, courbé vers la terre du lever au coucher, ne peut arracher de son sein que le morceau de pain noir qui le soutient jusqu'au lendemain. Tel est le sort des suppliants. Le "soleil" d'Austerlitz ou la bataille des trois Empereurs 2 décembre 1805 Le 2 décembre 1805, au petit matin, quand le brouillard qui entourait le plateau de Pratzen se dissipa et quand parut dans le ciel dégagé un soleil éclatant, « Napoléon, raconte Tolstoï dans La guerre et la paix, comme s’il n’avait attendu que ce moment, déganta une de ses belles mains blanches, fit de son gant un geste aux maréchaux et donna l’ordre d’engager la bataille. Les maréchaux et leurs aides de camp galopèrent dans différentes directions et, au bout de quelques minutes, les forces principales de l’armée française se -portèrent rapidement vers le plateau de Pratzen que les troupes russes abandonnaient de plus en plus pour gagner vers la gauche le ravin. » Ainsi débuta, le jour anniversaire du sacre, la plus belle des batailles livrées par Napoléon. Mais l’ennemi était dans une position dominante et inexpugnable, occupant le plateau de Pratzen et disposant d’un avantage numérique qui risquait de se renforcer si l’archiduc Charles arrivait à temps. Coignet raconte :
«L’Asie a vu naître des traditions cartographiques plus anciennes que l’Europe» A la fois livre et exposition, le Monde vu d’Asie (Seuil) désoriente. Au musée Guimet, les cartes sont présentées pour la première fois comme des œuvres d’art, des reliques religieuses (jusqu’au 10 septembre). La plupart de ces œuvres n’ont jamais été montrées au public. Pourquoi voir le monde depuis l’Asie est-il d’actualité ? P.S. et F.A. : L’Asie constitue jusqu’au XIXe siècle «l’ailleurs» par excellence des Européens, le berceau de la civilisation mais aussi l’envers de l’Europe. Cette cartographie est-elle très présente dans la vie quotidienne ? Jusqu’au XXe siècle, les cartes étaient souvent l’apanage des autorités impériales et des aristocrates. Certaines œuvres asiatiques, comme la Carte générale de tous les pays de la Terre(voir ci-dessus), peuvent s’avérer plus précises que les cartes occidentales… L’auteur japonais de la Carte générale de tous les pays de la Terre n’ignore nullement la réalité du monde, mais, pour lui, l’enjeu est ailleurs. Catherine Calvet
Histoire par l'image : La bataille d'Austerlitz Contexte historique Chef-d’œuvre de stratégie militaire, la bataille d’Austerlitz, dite aussi « des Trois empereurs » (Napoléon, Alexandre Ier de Russie et François II d’Autriche), demeure la plus célèbre des victoires napoléoniennes. Craignant un débarquement sur ses côtes alors que la Grande Armée était réunie à Boulogne, l’Angleterre parvint à former sur le continent une nouvelle coalition contre la France (la troisième depuis 1792). L’armée française accourut en Bavière, encercla à Ulm les troupes autrichiennes qui capitulèrent le 20 octobre 1805 et écrasa les Russes de Koutouzov à Austerlitz le 2 décembre, jour du premier anniversaire du sacre de Napoléon. Par un froid glacial, le soleil s’étant levé (le fameux soleil d’Austerlitz dans lequel on vit un signe du destin divin de l’Empereur), les troupes ennemies attaquèrent les Français sur le plateau de Pratzen avant d’être repoussées comme prévu dans les étangs gelés de Satschan où elles se noyèrent. Analyse des images Bibliographie
SGH Même si elle s’inscrit dans un contexte révolutionnaire que l’on a appelé la Révolution atlantique, initiée par les mouvements d’émancipation de certaines colonies britanniques d’Amérique du Nord, la Révolution française par l’ampleur des bouleversements politiques et sociaux provoqués en France aussi bien que par l’ampleur des retombées qu’elle a eues sur d’autres pays a été certainement un événement singulier. Elle a certainement constitué une rupture profonde dans nombre de domaines, comme celui du politique et du social, en dépit des lignes de continuités qui ont été soulignées par certains auteurs. Ne fut-elle cependant qu’un épisode d’enthousiasme et d’élan visant à créer une société nouvelle et meilleure, amplifiée par le discours idéologique, qui, une fois la paix revenue en 1815, aurait laissé les hommes désenchantés ? Les articles rassemblés dans ce numéro nous semblent démontrer plutôt le contraire. En France, elle détruit d’abord l’ancienne société d’ordre.
Proclamation après Austerlitz, 12 frimaire an XIV (3 décembre 1805) Soldats ! Je suis content de vous. Vous avez à la journée d’Austerlitz, justifié tout ce que j’attendais de votre intrépidité ; vous avez décoré vos aigles d’une immortelle gloire. Une armée de cent mille hommes, commandée par les empereurs de Russie et d’Autriche, a été, en moins de quatre heures, ou coupée ou dispersée. Ce qui a échappé à votre fer s’est noyé dans les lacs. Quarante drapeaux, les étendards de la garde impériale de Russie, cent vingt pièces de canon, vingt généraux, plus de trente mille prisonniers, sont les résultats de cette journée à jamais célèbre.