
De vraies solutions aux fausses nouvelles : la contribution des bibliothèques 20 Août 2017 From the Annual Conference English | Русский | Español | Deutsch | 简体中文 | العربية Les libertés d’accès à l’information et à l’expression en ligne sont menacées. La diffusion d’informations délibérément trompeuses, ou « fausses nouvelles », risque de compromettre la confiance en l’Internet, alors que des attitudes restrictives de la part de certaines autorités et de certains services limitent les droits de l’homme fondamentaux. Pour l’IFLA, aucune de ces situations n’est souhaitable. Afin de répondre à ces risques, l’IFLA a développé une infographie sur la détection des fausses nouvelles ; il s’agit d’un outil simple mais efficace pour procurer une alternative, basée sur la conviction que l’éducation est la meilleure manière de donner confiance aux utilisateurs, et de rendre inexcusable la censure abusive de la part des gouvernements. Notre infographie a rencontré beaucoup de succès.
Effet Streisand L’effet Streisand désigne un phénomène médiatique involontaire. Il se produit lorsqu'en voulant empêcher la divulgation d’une information que certains aimeraient cacher, le résultat inverse survient, à savoir que le fait caché devient notoire. Ainsi, les efforts déployés par une personne pour masquer ou supprimer une publication, ou encore faire retirer un produit du commerce, conduisent à l'exposition et à la médiatisation de ce que cette personne désirait que l'on ne sache pas ou que l'on ne voie pas. Il s'agit donc à proprement parler d'un effet pervers[1] de la démarche, qui est d'ailleurs renforcé par internet. « Combien de temps faudra-t-il avant que les avocats réalisent que le simple fait d'essayer de réprimer quelque chose en ligne qu'ils n'aiment pas risque de faire en sorte que quelque chose que la plupart des gens ne verront jamais, jamais (comme la photo d'un urinoir dans une station balnéaire quelconque), soit maintenant vu par beaucoup plus de gens ?
Théories du complot : « Croire à des bêtises, ce n’est pas être conspirationniste » Pour l’historien Emmanuel Kreis, l’étude montrant que des Français adhèrent à des théories complotistes pose de nombreux problèmes. Un sondage IFOP-Fondation Jean-Jaurès, publié lundi 8 janvier, montre une forte prégnance des théories du complot au sein de la population française en général, et des plus jeunes en particulier. Un Français sur cinq douterait par exemple encore des résultats de l’enquête sur l’attentat du 7 janvier 2015, et près de huit Français sur dix croiraient à au moins une théorie du complot. Pour l’historien Emmanuel Kreis, spécialiste du conspirationnisme, cette étude pose de nombreux problèmes. Que pensez-vous de l’enquête, qui présente une adhésion importante aux théories du complot dans la population ? Emmanuel Kreis : Ce sondage pose pas mal de problèmes. Ensuite, je suis surpris que seuls 6 % de la population pense que les Etats-Unis sont responsables des attentats du 11 septembre 2001. Justement, qu’entend-on exactement par « théorie du complot » ?
INFO FRANCEINFO. Près de huit Français sur 10 croient à au moins une "théorie du complot", selon une étude Le sujet est au cœur de l'actualité politique du moment. Moins d'une semaine après qu'Emmanuel Macron a annoncé son intention de légiférer contre les "fake news" en période électorale, une étude inédite vient éclairer la sensibilité des Français à propos de ces fausses nouvelles ou rumeurs. Selon cette enquête de la Fondation Jean-Jaurès et du site Conspiracy Watch, "l'Observatoire du conspirationnisme", en lien avec l'Ifop et dévoilée par franceinfo, dimanche 7 janvier, 79% des Français croient à au moins une "théorie complotiste". Dans le détail, ils sont 18% à croire à une seule théorie du complot, 14% à deux théories, 13% à trois, 9% à quatre et 25% à plus de cinq. De quoi s'agit-il exactement ? "Le plus inquiétant dans cette étude, c'est de voir que c'est un phénomène majeur", commente Rudy Reichstadt, également membre de l'Observatoire des radicalités politiques à la Fondation Jean-Jaurès. L'effet générationel est très fort.
Fake news : le vrai du faux de Frédéric Lordon « Rien de plus idéologique que d’annoncer la fin des idéologies. » Frédéric Lordon Un an après son investiture, Donald Trump, toujours en guerre contre les médias, a lancé mercredi ses premières Fake News Awards, qui consacrent les médias les plus mensongers selon lui. En fin de soirée, il avait fait connaître son palmarès : le lauréat est le Nobel d'économie Paul Krugman, tandis que CNN est couronné quatre fois. Pendant que le président américain les consacre, le président français, lui, veut lutter contre. lors de ses vœux à la presse, Emmanuel Macron a annoncé un futur projet de loi ciblant les fake news. Pour en parler, le philosophe et économiste Frédéric Lordon. « Tout le discours de la politique Macron fonctionne selon les schèmes de la fake news. » Frédéric Lordon
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La coopération entre élèves c'est efficace ? "La recherche montre que les élèves qui bénéficient de dispositifs de coopération entre pairs vont avoir de meilleurs apprentissages et que les apprentissages se transfèreront quand ils travaillent de façon individuelle". Invités par le Cnesco et l'IFé dans le cadre d'une conférence virtuelle, Céline Buchs et Yann Volpé (Université de Genève) ont fait le point sur les dispositifs d'apprentissage entre pairs. S'ils s'avèrent efficaces et s'ils préparent les élèves aux "compétences du 21ème siècle", ils demandent aussi aux enseignants des compétences et un travail d'organisation important. Une réponse à l'hétérogénéité Qu'entend on par coopération entre élèves ? Céline Buchs a d'abord présenté ce que l'on sait des travaux de groupe. Comment composer les groupes ? Comment composer les groupes ? Céline Buchs met l'accent sur le fonctionnement du groupe. Yann Volpé est intervenu sur le tutorat entre élèves, une pratique encore assez rare. Enseigner la coopération explicitement François Jarraud
Théorie du complot : les jeunes en première ligne VIDÉO - Une enquête de l'Ifop pour la Fondation Jean Jaurès et l'observatoire Conspiracy Watch, publiée dimanche 7 janvier, révèle que huit Français sur dix croient aux théories du complot. Trois ans après les attentats commis contre Charlie Hebdo et à l'Hyper Cacher, 19% des Français considèrent que des «zones d'ombre subsistent» et qu'il «n'est pas vraiment certain que ces attentats aient été planifiés et réalisés uniquement par des terroristes islamistes». Voici un des éléments qui ressort du sondage sur le «conspirationnisme dans l'opinion publique Française» de la Fondation Jean Jaurès et de Conspiracy Watch en lien avec l'Ifop, réalisé en ligne entre le 19 et 20 décembre 2017 sur un échantillon de 1252 personnes et publiée dimanche 7 janvier, jour d'hommage aux victimes des attentats de 2015. Les jeunes sont plus sensibles aux théories du complot Un des points remarquables de cette étude tient au fait que les jeunes semblent plus perméables aux théories du complot.
Pourquoi les faits ne suffisent pas à convaincre les gens qu'ils ont tort Avez-vous déjà rencontré des gens qui changent d’avis quand vous leur exposez des faits qui sont contraires à leurs convictions ? Moi jamais. Pire, les gens semblent renforcer leurs croyances et les défendre avec acharnement quand il y a des preuves accablantes contre elles. L’explication est liée au fait que notre vision du monde nous semble menacée par des preuves factuelles qui ne vont pas dans son sens. Les créationnistes, par exemple, contestent les preuves de l'évolution comme les fossiles ou la génétique parce qu'ils s'inquiètent que des forces séculières empiètent sur la foi religieuse. Dans ces exemples, les conceptions du monde profondes de ces partisans sont perçues comme étant menacées par les rationnalistes, ce qui fait de ces derniers « l'ennemi à abattre ». Dans leur livre Les erreurs des autres. Si les corrections factuelles ne font qu'empirer les choses, que pouvons-nous faire pour convaincre les gens que leurs croyances sont erronées ?
Les fake news, miroir grossissant de luttes d’influences Quel que soit l’angle sous lequel on les observe, c’est sur l’énigme du médium[+] NoteLes travaux de Louise Merzeau s’inscrivent dans le courant de pensée de la médiologie . [1] que ces fausses nouvelles conduisent notre regard. Corps conducteur, milieu, organe : comment les idées se propagent-elles, comment leur circulation transforme-t-elle la réalité, comment le pouvoir s’incarne-t-il dans cette puissance de propagation ? Il est utile de rappeler que tout régime de vérité implique un système de falsification en miroir Sans faire l’anamnèse des pratiques de désinformation — dont l’histoire est logiquement aussi longue que celle de l’information elle-même —, il est utile de rappeler que tout régime de vérité implique un système de falsification en miroir, qu’on peut interpréter comme l’expression simultanée de son autorité et de ses dérèglements plus ou moins intentionnels. Nos actuelles fake news ne dérogent pas à la règle.
Développer l’esprit critique contre les « infaux » Passée du surf léger, du babillage et du clavardage, à l’extraction de données à des fins de manipulation et de déstabilisation, la transformation numérique du paysage médiatique souligne l'importance croissante de l'éducation aux médias et à l’information. Une éducation qui doit repenser les médias et les fondements politiques et éthiques qui les légitiment. Par Divina Frau-Meigs L’Éducation aux médias et à l’information (link is external) (EMI) est souvent appelée à la rescousse ces jours-ci alors que les médias sont menacés de toutes parts, tant dans les régimes totalitaires que dans les régimes démocratiques. L’alerte a été donnée en France le 7 janvier 2015, lors de l’attentat contre le magazine satirique français Charlie Hebdo – une attaque contre une des formes médiatiques les plus vieilles au monde, la caricature. J’étais alors directrice du Centre de liaison pour l’enseignement aux médias et à l’information (CLEMI) (link is external). Le retour du commérage Un sursaut éthique