
« Chez Amazon, les conditions de travail sont dignes du XIXe siècle » Auteur d'« En Amazonie, infiltré dans le meilleur des mondes », Jean-Baptiste Malet décrit le fonctionnement du géant du commerce en ligne. En Allemagne, les salariés de trois sites sont en grève. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Propos recueillis par Elvire Camus La plateforme de vente en ligne Amazon réalise 70 % de son chiffre d'affaires pendant la période des fêtes de fin d'année, selon le syndicat allemand Verdi. Pour faire face à l'explosion de commandes passées en un clic à l'approche de Noël, la multinationale recrute des centaines d'intérimaires pour renforcer ses équipes. L'année dernière, Jean-Baptiste Malet a fait partie des 1 200 salariés embauchés pour travailler au sein de l'entrepôt de Montélimar. Pourquoi avoir choisi Noël pour votre infiltration dans un entrepôt d'Amazon ? Jean-Baptiste Malet : Tout simplement parce que j'avais de grandes chances d'être recruté. A quel point la période de Noël est-elle importante pour Amazon ? Quel est l'objectif de votre livre ?
Comment Amazon a réinventé la pénibilité au travail En 2013, une plongée En Amazonie par Jean-Baptiste Malet levait le voile sur la réalité des entrepôts Amazon : cadences extrêmes, obsession de la productivité, fouilles au corps… Cette fois, l’enquête du New York Times révèle que la loi de la jungle «amazonienne» n'épargne pas les « cols blancs ». Le quotidien américain a recueilli une centaine de témoignages auprès d’anciens et d’actuels salariés d’Amazon: semaines de 80 heures, qui se prolongent le soir et les week-end, des réunions où tout le monde se tire dans les pattes et d’où chacun est déjà sorti en pleurs ; le risque en tombant malade ou enceinte de se faire écarter en un rien de temps. Délation, menaces, une gestion brutale et une pression phénoménale exercée sur les cadres. La dictature du dépassement de soi On apprend qu’Amazon dispose d’une profession de foi, auxquels les salariés adhèrent dès qu’ils intègrent l’entreprise.
Amazon : des employés dénoncent des conditions de travail infernales Amazon est une nouvelle fois pointé du doigt pour les conditions de travail pénibles de ses entrepôts. Une nouvelle enquête compile les témoignages d'une trentaine d'employés proches de la crise de nerfs. Ils dénoncent les semaines de 60 heures et les exigence du géant de la vente en ligne. Nos confrères de Business Insider ont interrogé 30 employés occupant des postes différents chez Amazon, que ce soit aux Etats-Unis, au Royaume ou dans d'autres pays d'Europe. L'enquête s'intéresse surtout aux conditions de travail lors de la période qui va du Black Friday aux fêtes de fin d'année. C'est le moment de l'année où la firme de Jeff Bezos enregistre le plus de commandes. 30 employés Amazon dénoncent des conditions travail pénibles et brutales “C'est brutal” rapporte un ouvrier. Lire aussi : 24 employés Amazon à l’hôpital à cause d’un robot et d’un spray anti-ours Dans ces conditions, les accidents ne sont pas rares. Amazon offre des billets à l'effigie de Jeff Bezos aux meilleurs employés
Rémunération et avantages sociaux Récemment classée en tête des premières entreprises de la liste 2018 de LinkedIn, dans le top 10 du classement Glassdoor des meilleurs employeurs en France, ou au premier rang du sondage de The Harris Poll sur la réputation des entreprises les plus admirées au monde par le magazine Fortune, l’entreprise Amazon est fière de sa capacité à créer des emplois de qualité et à proposer des avantages attractifs à tous ses employés. En plus de proposer des rémunérations intéressantes, l’entreprise offre des avantages attractifs, et notamment un congé parental rémunéré supplémentaire pour les jeunes parents, ou le programme Options de Carrières, qui permet aux employés en poste depuis plus d’an de se former dans des domaines porteurs, et de bénéficier d’un financement de 95 % des frais liés à cette formation. Rémunérations Au sein des centres de distribution d'Amazon, les rémunérations varient en fonction du poste et de l'expérience des collaborateurs. Avantages Programme d'aide aux employés
Le géant du e-commerce Amazon emploie désormais bien plus de salariés que Carrefour Carrefour ne présentera pas son plan de transformation fin novembre comme prévu initialement. Le groupe de distribution a annoncé le 14 novembre que son grand projet d'entreprise sera dévoilé le 23 janvier. Le risque de grèves, dans cette période cruciale des fêtes de fin d'année, explique sans doute ce report. Car il est désormais... Carrefour ne présentera pas son plan de transformation fin novembre comme prévu initialement. Le groupe de distribution a annoncé le 14 novembre que son grand projet d’entreprise sera dévoilé le 23 janvier. Or, un petit bouleversement s’est produit récemment dans la distribution sans que nul n’y prête attention. Un chiffre d'affaires qui s'envole Cette armée d’un demi-million de travailleurs aux couleurs d’Amazon n’est pas franchement une surprise au vu de son chiffre d’affaires.
Amazon : des syndicats dénoncent des conditions de travail 'à risque' dans les entrepôts en France Comme lors du premier confinement, des syndicats d'Amazon France s'inquiètent de leurs conditions de travail. SUD et la CGT ont dénoncé mardi 17 novembre des situations "à risques" à l'approche des fêtes de fin d'année, avec l'embauche "en masse" d'intérimaires mettant à mal la distanciation sociale, et fait état de débrayages sur plusieurs sites. "Ca explose en termes de commandes. Les CDI et les intérimaires embauchés en masse se marchent littéralement sur les pieds et on a vu des files d'attente devant les entrepôts", a rapporté à l'AFP Laurent Dégousée de SUD-Solidaires. "Sur tous les sites, il y a du travail par-dessus la tête, on ne peut pas gérer sans risques l'afflux des effectifs", a renchéri Alain Jeault de la CGT, évoquant un dépistage volontaire proposé par la direction qui a établi 65 cas positifs la semaine dernière sur les sites français d'Amazon. A lire aussi — Amazon vend maintenant des médicaments sur ordonnance aux Etats-Unis
Travail minuté, fouille des ouvriers : les coulisses d'Amazon Cet article date de plus d'onze ans. Publié le 05/05/2013 14:34 Mis à jour le 13/02/2014 10:04 Temps de lecture : 1min - vidéo : 2min Un journaliste infiltré raconte les conditions de travail difficiles des employés du site de vente en ligne. Avec plus d'un million d'internautes chaque jour, deux mille salariés, Amazon prospère en France. Mais ses ouvriers, pour la plupart intérimaires, travaillent dans des conditions difficiles. Jean-Baptiste Malet s’est fait embaucher comme intérimaire, car Amazon refuse la visite de journaliste dans ses entrepôts et les salariés n’ont pas le droit de leur répondre. Partager : l’article sur les réseaux sociaux les mots-clés associés à cet article
Coronavirus : des salariés d’Amazon dénoncent des conditions de travail «insupportables» - Le Parisien « Inquiet pour sa santé », il a décidé de faire valoir son droit de retrait à cause de l'épidémie de Covid-19 due au coronavirus. Comme plusieurs centaines de salariés d'Amazon en France ces derniers jours, Gilles (le prénom a été changé) a décidé de quitter son poste dans l'entrepôt géant de Brétigny-sur-Orge, inauguré en octobre 2019 en Essonne. « J'y ai trop peur », confie-t-il, sous couvert d'anonymat. « Avant, nous avions du gel hydroalcoolique pour nous laver les mains mais depuis vendredi, il n'y en a plus, entame-t-il d'une voix douce. Quand des collègues viennent avec des gants et des masques, qu'ils ont ramenés de chez eux, on leur interdit de les porter. » «Les gens sont collés, ils n'ont pas de masque» Même problème dans les salles de pause et les vestiaires. « L'équipe du matin travaille de 6 heures à 13h30, l'équipe d'après-midi de 13h30 à 21 heures et celle de nuit, de 21 heures à 6 heures. Newsletter La newsletter qui améliore votre pouvoir d’achat Ça me rapporte
Enquête : les inquiétantes conditions de travail chez Amazon France ActuaLitté, CC BY SA 2.0 Pour y parvenir, 256 salariés ont été entendus, tous travaillant dans l’entrepôt logistique de Montélimar. Parmi les résultats, 44 % des personnes affirment avoir consulté un médecin, pour des problèmes de santé liés à leur emploi. Or, c’est justement une série d’alarmes émanant de la médecine du travail, ainsi que de la Caisse d’assurance retraite et de la santé du travail qui avait incité le CHSCT à enquêter. Au cours de l’année passée, la multiplication de troubles musculo-squelettiques observée avait inquiété les médecins. D’ailleurs, le rapport confirme que le nombre d’absence pour maladie ou accident du travail se situe nettement au-dessus de la moyenne française – 4,5 % contre 6,1 à 9,8 % chez Amazon, rapporte Capital. Et par-dessus tout, revient cette fameuse question de pauses pipi, les employés pointant le « contrôle des interruptions pour aller aux toilettes ». La direction d’Amazon France pour sa part souligne que 5500 personnes sont en CDI.
Amazon propose une «prime à la démission» VIDÉO - Les syndicats redoutent un plan de social déguisé. «Inédite», l'offre du géant du e-commerce est-elle pour autant illégale ? Eléments de réponse. Chez Amazon, l'offre est valable jusqu'à dimanche. Il ne s'agit pas d'une promotion sur un smartphone ou sur la dernière console de jeux vidéo, mais d'un chèque donné aux salariés des plateformes de distribution qui souhaitent quitter l'entreprise. Cette prime s'élève de 2000 à 8000 euros selon l'ancienneté. L'objectif affiché par l'entreprise est de «soutenir ainsi les salariés qui le souhaitent à prendre un nouveau départ en ce début d'année, en les accompagnant dans leur transition professionnelle ou dans leurs projets personnels» explique Amazon au Figaro. Ce programme RH, pratiqué par le géant du commerce en ligne, existe depuis 2015 en France. Les syndicats inquiets Mais les syndicats redoutent un «plan de départs volontaires déguisé». De son côté, l'entreprise affirme être en règle. Une méthode «inédite»
Entre «bonne ambiance» et épuisement, les salariés d’Amazon racontent leurs conditions de travail Comment travaille-t-on chez Amazon ? En début de semaine, une grève suivie par des milliers de salariés en Europe et aux Etats-Unis pointait du doigt les conditions de travail dans les entrepôts du géant américain. Elle faisait écho aux nombreuses mobilisations déjà organisées l’année dernière – une cinquantaine au total – dans toute l’Europe. En réponse à ces critiques, la direction d’Amazon rappelle que l’entreprise « fait partie du top 10 des meilleurs employeurs en France* » et que « 84 % des collaborateurs [dans l’Hexagone] se disent satisfaits de leur travail ». Si l’échantillon recueilli – une quarantaine de témoignages – n’est absolument pas représentatif des 7.500 salariés français, il permet néanmoins de voir comment le travail à Amazon est vécu de l’intérieur. « Un métier comme un autre » « C’est un boulot physique, mais quand on veut, on peut, estime Emilie**, qui a travaillé en CDD pour Amazon. « C’est un métier comme un autre où il faut travailler.