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Internet est mort, vive le Trinet ?

Google, Facebook et Amazon se sont accaparés le Web. Cette domination était loin d’être aussi écrasante il y a encore quatre ans, et semble non seulement bien partie pour durer, mais devrait signer la mort d'un Web fondé sur la diversité et la liberté, comme le démontre le développeur brésilien André Medeiros - dit André Staltz - dans un post publié sur Medium. Nous nous dirigeons, à ses yeux, vers l'avènement d’un « Trinet » aux allures de dystopie. « J’ai inventé le Web, mais vous tous avez contribué à en faire ce qu’il est aujourd’hui », lançait en mars dernier Tim Berners-Lee. Le père du Web s’inquiétait alors de la triple menace pesant sur sa création, pointant la perte de contrôle de nos données personnelles, l’enjeu des fake news et l’industrie de la publicité politique en ligne. « Tim lui-même assure que le Web est en train de mourir », souligne André Staltz. Mais le développeur brésilien a, lui, daté très précisément le « début de la fin » : le Web est mort en 2014. Related:  Publicité et formatage sociallecturesTim Berners Lee

Vivre sans aucun objet : qui sont les minimalistes ? Un jean, trois T-shirts, une brosse à dent, un laptop et un smartphone. Voilà, à peu de choses près, la liste des objets dont vous avez besoin pour vivre à la mode minimaliste. Une tendance qui s'affirme, quelque part entre refus du consumérisme, écologie sociale et hyperconnexion. Pour en savoir plus sur ce mouvement informel, nous avons interrogé deux de ses principaux praticiens et penseurs : le Japonais Fumio Sasaki, auteur du livre Goodbye Things, et l'Américain Josha Becker, auteur du blog Becoming Minimalist. Rappelez-vous. Il y a (très) longtemps, les Japonais inventaient le jardin zen. Le bonheur, simple comme un placard vide Pour ses adeptes, le minimalisme s’impose comme une évidence. « Au fur et à mesure que je me débarrassais des objets, j’ai lentement commencé à comprendre ce qu’était le bonheur » Sasaki, 38 ans, est l’un des chefs de file de ce mouvement informel. Une évolution inéluctable ? Devenir minimaliste en trois leçons 1 / Arrêtez d’accumuler 3 / Résistez Enregistrer

Comprendre, en Intelligence Artificielle et Intelligence Humaine Les récentes publication de PIRLS sur la lecture et la compréhension mettent en évidence le fait que le système scolaire français développe mieux le décodage que la compréhension (de textes écrits). La mise à disposition, par Libération, du hors-série « voyage au coeur de l’IA » (20/12/2017), permet à chacun de nous de se faire un panorama de la question de « l’intelligence artificielle » à ce jour. Au coeur de ces articles et interview, mais plus généralement derrière tous ces propos actuels sur l’IA, est posée la question de ce que signifie « comprendre ». Dès les premiers pas de l’informatique éducative, on s’est heurté à la question de l’analyse des réponses des utilisateurs aux questions posées par les ordinateurs. On notera aussi que l’apparition des travaux de recherche dans ce domaine est dès le début associée aux questions de psychologie cognitive ou de neurosciences. Une question épistémologique essentielle est posée derrière cette question du comprendre.

Une triple menace pèse sur le Web, selon son inventeur Le Web, c’est plus ce que c’était. Lapalissade ? Peut-être, mais le rappel ne fait pas de mal, surtout s’il vient de l’informaticien britannique qui, le 12 mars 1989, publiait l’acte de naissance du World Wide Web. A l’occasion du 28e anniversaire des trois W ce dimanche, Tim Berners-Lee a renouvelé dans une lettre ouverte des craintes déjà exprimées ces dernières années, mais qu'ont rendu plus aiguës encore, à ses yeux, les événéments de ces « douze derniers mois ». Garder le Web ouvert est une « bataille » - et une bataille « sans trêve ». On ne la remportera pas sans faire face à trois nouvelles tendances, prévient Tim Berners-Lee, dans une lettre ouverte publiée sur le site de l'organisation qu'il a créée en 2009, la Web Foundation. Surveillance de tous, tout le temps Première inquiétude : la perte de contrôle de nos données personnelles. Et vos remèdes, docteur Berners-Lee? Alors quoi ? « J’ai inventé le Web, mais vous tous avez contribué à en faire ce qu’il est aujourd’hui »

Sortir du contrôle de nos vies par les technologies Ex-employé de chez Google, où il a travaillé pendant dix ans sur la définition de la stratégie publicitaire de l'entreprise, James Williams est devenu aujourd'hui le chantre de l'« ethics by design ». D'après lui, l'ensemble des devices et des plateformes technologiques que nous utilisons chaque jour sont conçus pour contrôler notre attention. Et il est grand temps de remettre en question cette approche de la conception numérique pour inventer des alternatives durables et respectant notre liberté de choix. Faire défiler son fil Facebook en oubliant ce qu’on était venu y chercher, consulter son smartphone par automatisme pour vérifier qu’aucune notification n’est arrivée dans les deux dernières minutes… Notre comportement compulsif envers les technologies n’a rien d’innocent : ceux qui en conçoivent les interfaces ont été formés pour maîtriser l’art de nous y faire passer le plus de temps possible. Comment cela se traduit-il concrètement ? Ça veut dire quoi ?

L'intelligence artificielle est un outil Un certain nombre de mythes et de peurs émaillent le parcours de l'intelligence artificielle depuis sa naissance dans les années 1950. Ces mythes ont nourri et continuent à nourrir récits et films de science-fiction en tout genre. Comme l'a démontré Olivier Ezratty, consultant en nouvelles technologies, dans un billet intitulé "Douze mythes de l'intelligence artificielle" (1), les idées reçues sont nombreuses dans ce domaine, et les discours volontiers alarmistes. Il y a cependant un véritable contraste entre ces discours et les applications concrètes de l'intelligence artificielle, en particulier en entreprise. Comme le rappelle Fred Cavazza, les premiers résultats sont probants, mais demandent un certain nombre de pré-requis, les solutions à base d'intelligence artificielle étant particulièrement complexes à mettre en oeuvre. [consulté le 11 décembre 2017]

Internet 3.0 : peut-on reprendre le contrôle des géants ? Sommes-nous plus distraits… et moins productifs que jamais ? Consulter ses e-mails 15 fois par heure pendant que son smartphone affiche à la chaîne des notifications WhatsApp n’est a priori pas la configuration idéale pour se concentrer et travailler efficacement : la déduction semble plutôt logique. Mais est-ce vraiment le cas, et dans quelle mesure « l’économie souffre-t-elle de la crise de l’attention » ? C’est la question posée par Dan Nixon, un économiste de la Bank of England, dans un article posté le 24 novembre. Huit secondes. Ce serait désormais le temps de concentration moyen de l’être humain, contre 12 secondes au début des années 2000 (avant la révolution numérique). Dans quelle mesure la crise de l’attention a-t-elle un impact économique ? Dan Nixon souligne toutefois que si certaines études consacrées aux facteurs déterminants d’une forte performance sur le lieu de travail accordent un rôle à l’attention, peu d'entre elles évoquent un impact direct sur la productivité. Pause café, pause Facebook Image à la Une : CC / Flickr / lukewes

Les contrats à impact social : une menace pour la solidarité Le gouvernement a inauguré le 16 mars 2016 de nouveaux dispositifs de financement de l’action sociale, les Social impact bonds, rebaptisés en français « Contrats à impact social » (CIS). Des investisseurs privés tels que des banques pourront financer des projets sociaux, puis être remboursés par l’État ou les collectivités territoriales si « l’impact social » de ces projets est avéré. Cet article vise à présenter le cadre politique et institutionnel de ces « innovations sociales », mais surtout, à partir de l’étude d’un projet dans la protection de l’enfance, à s’’interroger sur les transformations qu’elles opèrent dans la définition d’une politique de solidarité et les enjeux qui en découlent pour les pratiques professionnelles et les bénéficiaires. La libéralisation du secteur social, initiée par l’agenda de Lisbonne en 2000, prend une nouvelle forme avec l’aggiornamento de l’État social. Les contrats à impact social Qui a porté ces initiatives en France ? Des pratiques modifiées

Tim Berners Lee veut s’attaquer à la surveillance du Web - ZDNet Sur le papier, le web était une brillante idée. Développé au début des années 90, notamment grâce aux efforts de Tim Berners Lee, le Web était pensé comme un espace de discussion et d’échange qui devait permettre aux scientifiques de communiquer leurs recherches et de partager leurs découvertes. 20 ans plus tard, cela a un peu changé et même le père fondateur du web s’en désole à l’occasion du premier « Decentralized Web Summit » qui se tient actuellement à San Francisco. Les experts réunis à San Francisco pensent évidemment aux révélations sur la surveillance étatique d’Edward Snowden, mais ne se limitent pas à ce seul phénomène et préfèrent considérer l’évolution du web dans son ensemble. « Les revenus publicitaires sont devenus la principale source de revenus d’un trop grand nombre d’acteurs du Web » a ainsi explique Tim Berners Lee, selon des propos rapportés par le New York Times. SpeedtestTestez le débit de votre connexion avec notre nouveau Speedtest

« Notre attention et nos data ne sont pas à vendre au démagogue le plus offrant » La crainte d’une révolte future de robots mal intentionnés à notre encontre, comme dans Terminator, nous détourne du vrai danger. Ce péril réel, déjà présent, mais grandissant, c’est « la façon dont les personnes au pouvoir utiliseront l’intelligence artificielle pour nous contrôler et nous manipuler, et ce par des moyens inédits, parfois cachés, subtils et inattendus ». L’avertissement a été lancé, en septembre dernier, par Zeynep Tufekci, une sociologue turque qui a longtemps travaillé sur le rôle de la technologie dans les mouvements sociaux, et qui s’intéresse désormais à la façon dont les algorithmes façonnent nos comportements. Issues d’une conférence TED qui vient d’être mise en ligne, ses vingt minutes de démonstration sont aussi limpides qu’indispensables. Dans la boîte noire « On peut avoir l’impression que l’intelligence artificielle n’est que l’étape supplémentaire après les pubs en ligne. « C’est comme si rien n’était jamais assez hardcore pour YouTube » « La vraie tragédie »

Le changement perpétuel au cœur des rapports de domination 1Les lieux où se prennent les décisions structurantes n'ont sans doute jamais été aussi inaccessibles aux citoyens du monde entier. Qu'il s'agisse des gouvernants des États les plus riches, des experts des institutions internationales, des dirigeants des multinationales les plus influentes ou encore des « marchés », sans oublier les « agences de notation », les membres de ces élites politiques, économiques et techniciennes agissent de façon largement indépendante de tout contrôle démocratique, alors que leurs décisions concernent durablement un nombre croissant d'individus. 2Les dissymétries dans le champ du pouvoir sont d’autant plus « insurmontables » (Foucault, 1975, p. 258), que ces décisions consistent en une succession ininterrompue d’injonctions au changement, tant au niveau des politiques publiques que des stratégies d'entreprises. La volonté de changer comme composante du travail industriel Une première source d’accélération du changement : la construction néolibérale du monde

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