
Michael Jordan : « Une approche transversale est primordiale pour saisir le monde actuel » Michael I. Jordan est professeur d’informatique à l’université de Berkeley depuis 1998, après l’avoir été au Massachusetts Institute of Technology (MIT). Docteur en science cognitive, il est l’auteur de travaux pionniers et majeurs en apprentissage statistique (machine learning en anglais) qui s’appliquent au langage ou à la génétique. Nombre de ses anciens étudiants travaillent chez Google, Facebook, Microsoft. Les concepts de big data et de « machine learning » sont-ils une mode, comme il y en a eu souvent en sciences, ou sont-ils annonciateurs de changements profonds ? Ils sont annonciateurs de changements très profonds qui vont arriver au cours du prochain siècle. Pour la première fois dans l’Histoire, des produits, des services, donc des marchés adaptés à chacun d’entre nous vont être créés. Vous n’excluez pas cependant un « hiver du big data », une période sombre pour l’analyse des données massives. Nous allons certainement connaître des retours de bâton sur certains projets.
Notre Terre qui êtes aux cieux - Jean-Louis Heudier et Maurice Galland Note de lecture de Martin Brunschwig - SPS n°300, avril 2012 Quand un astronome de l’observatoire de Nice (Jean-Louis Heudier), soucieux de vulgarisation et de promouvoir la dimension scientifique de la culture, et également passionné de théâtre, rencontre le « directeur du théâtre libre de St-Étienne » (Maurice Galland), qui collaborait également aux « étés-astro » du centre de Saint-Michel l’Observatoire, cela ne peut que produire une de ces associations aussi naturelles que réussies, où chaque domaine enrichit l’autre, faisant du tout plus que la somme des parties. L’astronome se découvre comédien et les deux hommes écrivent une pièce de théâtre qui brosse habilement les controverses qui ont accompagné la marche de la science et, notamment, la place de la Terre et de l’homme dans l’Univers.
Michael Jordan Les biais à éviter pour évaluer l’efficacité d’un traitement | Sham and Science A ma question sur l’homéopathie adressée au Pr. Séralini, une personne du public a répondu avec enthousiasme « ça marche! ». J’aimerais revenir dans ce billet sur les biais de raisonnements qui peuvent nous pousser à croire en l’efficacité d’un traitement. L’histoire de la médecine est là pour nous rappeler que mettre en évidence un effet thérapeutique est loin d’être simple. Corrélation et causalité S’il existe une corrélation très forte entre le nombre de parapluies vendus et les précipitations dans une région donnée, il ne viendrait à l’idée de personne de prétendre que les parapluies influencent les conditions climatiques. La blague dans l’image ci-dessus vient du fait que la fille suppose à nouveau que corrélation implique causalité. Certains débats dans les années 50 sur les effets du tabac tournaient autour de ce problème. Cours naturel d’un traitement La plupart des maladies auxquelles on est confronté ont un développement naturel donné. Régression vers la moyenne Effet placebo
{Sciences²} – Un site utilisant Les blogs Le Monde.fr Almanach de la biologie - Évolution et génétique - Michel Rousselet Note de lecture de Philippe Le Vigouroux L’objectif de cet ouvrage est de « suivre le fil du temps pour assister à la longue émergence de la biologie évolutive », nous dit Michel Rousselet dans son introduction. Cet enseignant de mathématique, auteur de nombreux ouvrages, consacre une page, à chaque événement ou personnage important de l’histoire de la biologie. Près de cent cinquante dates sont ainsi retenues, depuis les tout premiers « savants » (600 av. J.-C.) jusqu’en 2009, cent-cinquantenaire de l’Origine des espèces de Darwin, où, s’interrogeant sur l’avenir de la théorie de l’évolution, l’auteur conclut en citant le biologiste, prix Nobel de médecine en 1965, François Jacob : « La probabilité pour que la théorie de l’évolution dans son ensemble soit un jour réfutée est voisine de zéro ». Les événements et personnages retenus sont classés en cinq catégories (botanique, zoologie, paléontologie, évolution et génétique).
La crise de l'hôpital est-elle aussi un problème d'organisation ? / Réseaux sociaux : modérer, c'est censurer ? 1ère partie : La crise de l'hôpital est-elle aussi un problème d'organisation ? « On ne se méfie jamais suffisamment avec les mots. Ils ont l’air de rien les mots, pas l’air de dangers, plutôt de petits vents, de petits sons en bouche, (…) facilement repris dès qu’ils arrivent par l’oreille par l’énorme ennui gris mou du cerveau. On ne se méfie pas d’eux des mots et le malheur arrive. » Ces mots-là sont de Louis-Ferdinand Céline, qui était aussi… médecin. Car non, ils n’ont l’air de rien les mots. Rééquilibrer les pouvoirs en faveur dont le travail n’est pas de parler mais de guérir : les soignants… C’est l’un des thèmes du Ségur de la santé. 2ème partie : Pourquoi les réseaux sociaux se mettent-ils à surveiller leurs contenus ?
F93 Assises du journalisme 2020 • 9H00. OUVERTURE ET PRÉSENTATION DES DEUX JOURNÉES Avec les animateurs de l’édition spéciale des Assises : Catherine BOULLAY et Christophe GUYOMARD, journalistes. • 9H15. ET SOUDAIN LE VIRUS APPARUT. RETOUR SUR LE TRAITEMENT DE LA PANDÉMIE DANS LES JT FRANCAIS. • 10H00. • 10H30. • 11H00. • 12H00. • 13H00. • 14H00. • 16H00. • 16H30. • 17H00. • 18H00. • 19H. • 9H05. • 10H00. • 10H30. • 11H00. • 12H00. • 12H40. • 13H00. • 14H00. • 14H45. • 15H00. • 16H00. • 16H30. • 17H15. • 18H00. • 19H10. Communiquer la science, mais comment? (Agence Science-Presse) Les scientifiques ont beau avoir la réputation de ne pas être souvent de bons vulgarisateurs, n’empêche que plusieurs s’emploient activement à changer la donne, à pousser leurs pairs à s’approprier les nouveaux outils, et à modifier le rapport entre le citoyen et la science. Cliquer sur la photo pour agrandir À notre émission cette semaine, trois regards en provenance du congrès annuel de l’AAAS, l’Association américaine pour l’avancement des sciences, qui avait lieu du 14 au 18 février à Boston. Un congrès où il a été beaucoup question de communication, communication vers le grand public, ou vers les décideurs politiques. Mais il y a des bémols aux médias sociaux: autant ils démocratisent, autant ils polarisent. Parallèlement, le Musée des sciences de Boston tente une approche originale: plutôt que de nous faire apprendre, il veut nous faire réfléchir sur ce pour quoi nous réfléchissons ainsi. Nos invités à Boston :
Comment optimiser vos recherches dans Google ? Utiliser un moteur de recherche, c'est bien, apprendre à s'en servir, c'est parfois une question de survie si vous ne voulez pas être submergé par un flot de réponses ou vous égarer dans des voies sans issue. Alors que faire pour atteindre rapidement votre cible ? Nous vous rappelons ici quelques précautions élémentaires à observer pour gagner du temps qui marchent avec Google et tous les autres moteurs : - Bien penser au(x) mot(s)-clé(s) avant de vous lancer dans une recherche, la qualité des réponses dépend d'abord de la qualité des mots choisis. Par exemple, "tabac" ne donne pas les mêmes résultats que "cigarette" : le premier est plus synonyme de danger pour la santé tandis que l'autre symbolise plus le plaisir de fumer. - Taper les mots en minuscule pour vous donner toutes les chances de ne pas manquer une référence importante. - Faites attention à l'ordre des mots que vous utilisez.
OGM, gaz de schiste...La démocratie des crédules - Du fil à retordre Les Français ont soif de connaissance : c’est l’enseignement d’une étude réalisée par TNS Sofres pour les Presses universitaires de France. Pour 95 % d’entre eux, « acquérir un bon niveau de savoir s’avère primordial », juste derrière la vie de famille et la sécurité financière (95 %), mais avant l’obtention d’un emploi intéressant (93 %). Que recoupe précisément ce savoir ? L’information au sens large diffusée sur l’ensemble des médias, dont le volume aurait été multiplié par huit au cours des cinq dernières années ? Et pourtant, dans nos sociétés démocratiques, l’avis des hommes et des femmes de sciences est de plus en plus assimilé à une opinion comme une autre. « La démonstration est parfois placée sur le même plan que le ressenti », nous confiait récemment la philosophe Monique Canto-Sperber, directrice de Paris Sciences et Lettres. Antennes-relais, médicaments, vaccins, OGM, gaz de schiste… Sur toutes ces questions, la science a du mal à se faire entendre.