
Laisser les GAFA seuls maîtres de notre avenir ? Hum… Comment dire Et si les GAFA n’étaient pas la solution, mais désormais plutôt le problème ? En galopins, au début, ils amusaient ; en barbares, ensuite, ils étonnaient ; en monstres, aujourd’hui, ils effraient. Et demain ? Demain, quand, omnipotents, sans contre-pouvoir, sans cadre éthique, plus puissants que des Etats, ils seront les seuls à posséder et maîtriser les bases des infrastructures du 21ème siècle, c’est-à-dire les données accumulées de milliards de personnes, les machines, les plateformes logicielles, les intelligences et les compétences pour en profiter, mais aussi la richesse … Ces plateformes réussiront-elles à imposer leur vision du monde ? Aujourd’hui, intimement imbriquées dans nos vies quotidiennes, ces firmes technologiques – déjà hégémoniques sur l’avenir de la culture et l’information -- trustent aussi les tout premiers rangs des dirigeants les plus influents du monde et des groupes les plus riches et les plus puissants. (NYTimes) En ligne, et de plus en plus dans le monde réel
Datak : un jeu pour apprendre l'enjeu de la protection des données personnelles - Politique À l'issue d'un long travail d'enquête sur la protection des données personnelles, la Radio Télévision Suisse a concocté un jeu vidéo baptisé Datak. Le but ? Sensibiliser sur cet enjeu tout en s'amusant. Vous ne le savez peut-être pas, mais le 28 janvier est la journée internationale de la protection des données. Le principe de Datak est le suivant : « Fraîchement engagé en tant que stagiaire par le maire d’une ville pour gérer les réseaux sociaux, vous êtes confronté à plusieurs dilemmes au quotidien. Il faudra alors faire des choix sur votre vie personnelle (dois-je utiliser une boîte aux lettres hébergée chez un géant du web ou bien privilégier un fournisseur local de messagerie ?) Au fur et à mesure de la partie, vous allez devoir vous prononcer sur des enjeux allant de la vidéosurveillance, la géolocalisation, la transmission d’informations issues de la commune à des tiers et ainsi de suite.
Les 50 chiffres à connaître sur les médias sociaux en 2018 Chaque année, nous publions un récapitulatif des statistiques des réseaux sociaux. Facebook, Instagram, Snapchat, Twitter, LinkedIn… cet article permet de visualiser les forces en présence et les dynamiques des réseaux sociaux. Au cours de l’année, pour accéder aux chiffres régulièrement mis à jour, rendez-vous sur cette page : Chiffres réseaux sociaux – 2019. Les chiffres clés des réseaux sociaux en 2018 Selon les derniers chiffres compilés par l’agence We Are Social Singapour et Hootsuite, nous sommes 7,5 milliards d’habitants sur Terre. 3,8 milliards d’internautes (51%)3,0 milliards d’utilisateurs des réseaux sociaux (40%)2,8 milliards d’utilisateurs des réseaux sociaux sur mobile (37%) Pour la première année, plus d’un habitant sur deux accède à Internet (46% en 2016). Le top 10 des réseaux sociaux en 2018 L’an dernier, Facebook dominait ses concurrents. * Nous avons intégré YouTube aux réseaux sociaux du fait des fonctionnalités sociales implémentées cette année.
Qu'est-ce que la géolocalisation ? - Prim à bord La géolocalisation est une fonctionnalité disponible dans tout objet connecté, smartphone, tablette ou ordinateur qui s’est rapidement démocratisée ces dernières années pour répondre à différents types de besoins selon les acteurs concernés : Des campagnes marketing et publicitaires avec le marketing géolocalisés La navigation routière via les GPS La gestion de flotte de voiture pour certaines entreprises La cartographie locale pour obtenir une carte centrée sur l’endroit ou le téléphone est géolocalisé. Des applications pour retrouver des points d’intérêts ou des lieux mis en favoris Des applications de type réseau sociaux permettant de localiser ses amis, ses enfants... Des services météo et infos pour recevoir des informations précises liées à un domaine particulier, suivant l’endroit où l’on se trouve. La géolocalisation : Comment ça marche ? La géolocalisation : Une donnée privée à protéger Pour aller plus loin avec la classe :
Big data, big money : qui profite de l’explosion des données ? Theconversation Nous en sommes certains : la data va révolutionner le monde, mais qui va vraiment en profiter ? En 2011, la société de conseil Gartner indiquait : « Les informations sont le pétrole du XXIe siècle, et l’analytique en est le moteur à combustion ». Filant cette métaphore, chacun se pose légitimement la question de qui seront demain les tycoons de la donnée… Plus encore, quelles seront les méthodes des géants d’aujourd’hui et de demain : seront-elles, comme les géants du pétrole en leur temps, à la limite de la légalité ? Aura-t-on des marées noires de data ? Le pétrole du XXIe siècle Notre société, notre économie, nos modes de vie vont être profondément modifiés par la data qui porte aujourd’hui une bonne partie de la croissance des pays occidentaux. Les outils pour protéger la vie privée, la propriété, le droit à les connaître, modifier, supprimer sont multiples : propriété intellectuelle, CNIL, droit français, droits internationaux… Mais qu’en est-il de la valeur de ces données ?
Kit pédagogique Identité numérique – Ma vie numérique (à destination des adolescents) La Mission TICE du Centre Régional de Documentation Pédagogique (CRDP) de l’Académie de Versailles complète aujourd’hui le MémoTice : « Ma vie en numérique » (téléchargeable ici en pdf), brochure pédagogique à destination des adolescents et des enseignants dont nous avions évoqué la parution en septembre dernier sur NetPublic.fr, par le Kit pédagogique Identité numérique – Ma vie numérique. Accompagnant le MémoTICe « Ma Vie en numérique », le CRDP vient de mettre en ligne des documents pédagogiques permettant de mettre en place des activités ou ateliers en classe (voire en EPN, espace public numérique) sur les questions de la gestion de l’identité numérique chez les jeunes : Comment gérer son identité numérique ? Quelles informations mettre en ligne ?? Avec qui partager ses infos ?? Ces ressources sont diffusées sous Licence Creative Commons BT-NC-ND :
Que deviennent nos données numériques après notre mort ? Facebook, qui a annoncé en juin dernier avoir atteint deux milliards d’utilisateurs, aura plus de morts que de vivants sur son réseau social en 2098. Pour que chacun puisse planifier la façon dont seront utilisées ses données après sa mort, la loi a instauré un droit à la « mort numérique ». Depuis un an, les réseaux sociaux « doivent supprimer les comptes puisque la loi Lemaire d’octobre 2016 rend obligatoire dorénavant l’application par les réseaux sociaux et les médias sociaux des directives qui pourraient être laissées par l’internaute. » explique Mathieu Fontaine, notaire spécialisé dans le droit numérique L’internaute peut donc préparer une sorte de testament numérique. Les indications qu’il laisse permettent par exemple de désigner des personnes qui auront accès à ses données. Certains réseaux offrent la possibilité d’une vie post-mortem. Seul hic de ce testament numérique, « aujourd’hui, il n’a pas de validité juridique » indique Mathieu Fontaine.
Vos empreintes numériques | Internet Society Vos empreintes numériques sont censées refléter votre personnalité. Assurez-vous que c’est bien le cas grâce à nos didacticiels faciles à suivre. Chaque jour, que nous le voulions ou non, nous alimentons notre profil en ligne, un profil qui est sans doute plus ouvert au public que nous ne l’imaginons. Grâce à ce profil, des entreprises envoient des contenus ciblés à des marchés et des consommateurs spécifiques ; des employeurs peuvent fouiller votre passé ; des annonceurs suivent vos recherches sur d’innombrables sites web. Donc, quelques soient vos activités virtuelles, il est important que vous sachiez quelles traces vous laissez et quelles en sont les conséquences. Sachant qu’il est impossible de ne laisser AUCUNE empreinte, il n’est pas si difficile, en revanche, d’atténuer l’impact de ces empreintes et de maîtriser votre identité numérique. Voici quelques trucs pour le faire! 1. Vos empreintes numériques sont les traces que vous laissez derrière vous sur Internet. Media sociaux 2. 3.
La fille, la photo et la mauvaise réputation Le scénario est familier. Deux adolescents s’éprennent l’un de l’autre, se draguent, échangent des sextos. La jeune fille est sollicitée par son amoureux pour lui envoyer une photo intime. « On va dire que la fille, c’est une fille facile. Telle est l’explication donnée par l’un des 400 collégiens rencontrés dans le cadre d’une étude sur le cybersexisme réalisée par l’OUIEP et financée par le Centre Hubertine Auclert. Les filles et les garçons ne subissent pas de la même manière les conséquences de la diffusion d’une photo intime sur les réseaux sociaux. Alors que la jeune fille qui voit son image intime diffusée sans son consentement est jugée coupable et condamnée par ses pairs, le jeune homme gagne significativement en popularité. « Il y a largement plus de risques quand on est une fille. Contrôler la sexualité féminine Si les adolescent.e.s peuvent jouir de différents niveaux de popularité, seule celle des filles se joue sur le registre de la réputation.
Google sait tout de vous : voici comment effacer vos traces Sur le web, Google est partout. Il voit tout, sait presque tout de vous, et collecte un nombre incalculable de données… officiellement pour votre bien, officieusement pour le sien. On vous explique comment consulter, supprimer et limiter la collecte de vos données personnelles par le géant californien. La toute-puissance du dieu Google Lire aussi Cette société veut remplacer les générateurs thermiques par des micro-réacteurs nucléaires Les services proposés par la firme américaine sont utilisés par la quasi-totalité des internautes. Avec ses 200 services « gratuits », la pieuvre Google étend ses tentacules dans de nombreux domaines. Lire aussi Ces robots quadrupèdes inspirés des fourmis s’unissent pour franchir des obstacles Les données personnelles collectées vont ensuite être analysées par de puissants ordinateurs qui vont brosser votre « portrait robot ». On vous explique comment consulter et effacer facilement tout ce que Google sait de vous. 1. >> Voir votre activité sur Google 2. 3.
Les travailleurs de la donnée d’Antonio Casilli A qui appartiennent nos données personnelles ? "La vie privée a changé de visage, elle a arrêté d'être un droit individuel pour devenir une négociation collective. Pas au sens commercial du terme, mais au sens syndical." Antonio Casilli Notre invité est le sociologue Antonio Casilli, spécialiste des réseaux sociaux, maître de conférences en Digital Humanities à Telecom ParisTech et chercheur associé au Centre Edgar-Morin (Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Paris). Auteur en 2010 de Les liaisons numériques (Editions du Seuil, Paris, 2010), sur les nouvelles formes de sociabilité contemporaine, et en 2015 avec Dominique Cardon de Qu’est-ce que le digital labor? Dans une tribune parue récemment dans le Monde, il revient sur cette idée que la protection de nos données personnelles ne doit pas exclure celle des droits des travailleurs du cliqu. Si tout le monde s’accorde à dire que nos informations sont de moins en moins « chez nous », sont-elles pour autant « à nous » ?
Marc L*** Mis en ligne le mercredi 7 janvier 2009 ; mis à jour le mardi 28 avril 2009. Bon annniversaire, Marc. Le 5 décembre 2008, tu fêteras tes vingt-neuf ans. Tu permets qu’on se tutoie, Marc ? J’ai eu un peu peur, au début, d’avoir un problème de source. Alors, Marc. Revenons à toi. On n’a pas parlé de musique. J’ai triché, une fois : pour avoir accès à ton profil Facebook (ce qui m’a bien aidé pour la suite), j’ai créé un faux profil et je t’ai proposé de devenir mon « ami ». Je pense à l’année 1998, il y a dix ans, quand tout le monde fantasmait déjà sur la puissance d’Internet. À la demande de l’intéressé, ce texte a été entièrement anonymisé et modifié (villes, prénoms, lieux, etc.) à la différence de la version parue dans Le Tigre en papier, dont seuls les noms propres des personnes citées étaient anonymisés.
Sommes-nous réductibles à de la donnée ? C’est la grande question à laquelle certains prophètes et autres bonimenteurs du numérique répondent avec un grand oui. Ici et là, on entend dire que « nous sommes notre cerveau » et notre cerveau serait… du code. C’est-à-dire que toute notre personnalité (notre âme pour les croyants), ou notre logiciel interne (pour d’autres genres de croyants) tiendrait dans une somme de calculs à l’intérieur de ces 1400 cm3 de boîte crânienne. Toute réduction peut bien sûr être grossière, imprécise, voire dangereuse. Si c’était vrai, qu’est-ce que ça impliquerait ? Si nous partions du principe que l’homme se réduisait à de la donnée (pour rappel : des 0 et des 1), alors nous pourrions envisager le cerveau comme un mécanisme auquel il deviendrait possible d’ajouter – via des dispositifs techniques – de l’information, de la mémoire, des compétences (comme sur un disque dur). Mais d’où nous vient cette idée ? Peut-on séparer le corps de l’âme (ou de l’esprit) ? Non. Que dit la science ? Bonne question.