
Stephanie Lamy - De l'efficacité des lieux de rencontre... Conférence vidéo avec Brigitte Oriol | Alice Miller fr « Je suis persuadée que si les parents avaient la chance d’être informés, à la naissance de leurs enfants, de la gravité des mauvais traitements qu’on leur inflige volontairement ou involontairement, ils pourraient faire des choix sur la meilleure façon de les accompagner. Pour cela il faut oser sortir du silence et dire ouvertement et sans détour les conséquences de ces actes sur le devenir des individus plutôt que de rester installé dans le confort de la fatalité ou de la malchance. Il est maintenant prouvé scientifiquement que ce n’est pas la fatalité qui intervient dans les comportements délinquants, destructeurs par le suicide, la drogue, l’alcool ou la soumission à la pédophilie et la violence de nos enfants. C’est dans cette discipline dépourvue de tout sentiment que nous fabriquons justement une adolescence et des futurs adultes dépressifs, brutaux et avides de pouvoir. Brigitte Oriol.
Rouen, Paris : L'ordre des médecins sanctionne la victime présumée de viols par un psychiatre L'ordre des médecins sanctionne... une victime présumée d'un psychiatre déjà condamné pour des agressions sexuelles La confrérie des médecins a encore frappé, à Rouen, le 25/11/2015, et Paris a confirmé en ce début 2016. Eliane avait obtenu une condamnation pénale de 6 mois avec sursis, et 15.000 F. de dommages et intérêts par la Cour d'Appel d'Angers, le 25 juin 1998. Pour les autres, et pour que ce malfrat n'exerce plus, elle déposa aussi une plainte à l'Ordre des Médecins. Un autre victime, Claire, apprenant la condamnation, porta à son tour récemment plainte à l'Ordre des Médecins pour des viols survenus entre 1973 et 1977. Une instance judiciaire normale se serait contentée de formuler un non-lieu faute de preuves, et aurait mené une enquête minimale, mais n'aurait pas accablé la victime plausible de tels faits. Et ce n'est pas, loin s'en faut, la seule affaire aussi scandaleuse à l'actif de l'"Ordre" ces dernières années.
support audio | Alice Miller fr Beaucoup de gens pensent encore que les fessées, les humiliations, les brusqueries, les punitions, n’ont aucune forme de conséquences sur le développement de la personne alors que ces traitements contribuent à transformer les enfants parfaitement normaux au départ en individus violents et perturbés. Ces traitements ne sont pas encore considérés comme de la maltraitance en France, mais plutôt comme des méthodes d’éducations qui permettraient d’enseigner les bonnes manières aux enfants… En définitive, derrière cette tromperie, se cache l’abus de pouvoir de l’adulte sur l’enfant qui entraine des effets dramatiques sur son devenir Brigitte Oriol Ce que redoute la majorité des parents, ce sont les mauvaises conduites de leur enfant. Il est temps que les parents connaissent les conséquences de ces actes sur leur enfant mais aussi adolescent et futur adulte. Grâce à l’imagerie cérébrale aujourd’hui, il est scientifiquement prouvé les dégâts qu’occasionnent ces traitements sur le cerveau.
Violeur au-delà du périph’, séducteur en deçà Dans le traitement médiatique du « troussage de domestique », les journalistes français ont, pour les moins personnellement affectés d’entre eux, voulu faire preuve de « retenue ». Ainsi, le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) a-t-il, dès le 17 mai, engagé les télévisions à ne pas diffuser d’images de l’accusé menotté, conformément à une présomption d’innocence médiatique dont ne jouissent que trop rarement les inculpés de banlieue. Selon donc que vous soyez un jeune Noir de cité ou un vieux politicien blanc, les jugements médiatiques vous rendront sans la moindre retenue odieux violeur ou – « avec retenue » – séducteur malheureux. Dans ce partage raciste des violences sexistes, il est également sous-entendu que seuls les hommes de la première catégorie détestent les femmes, de façon innée (chez ces gens- là) ou acquise (à cause de leur culture et de leur religion). Personne, en revanche, ne s’intéressera à la vie américaine de l’accusé. « Pauvre DSK !
Le drame de l’enfant doué | Alice Miller fr Le drame de l’enfant doué, de l’enfant sensible et éveillé, mais pas forcément surdoué, consiste dans le fait qu’il ressent très tôt le besoin et les troubles de ses parents et s’y adapte. Il apprend alors à dissimuler ses sentiments les plus intenses, que ses parents supportent mal. Quoique ces sentiments, comme par exemple la colère, l’indignation, le désespoir, la jalousie ou la peur, puissent resurgir au cours de la vie future, ils ne seront pas intégrés à la personnalité. C’est ainsi que la partie la plus vitale de l’individu, la source du vrai Soi, ne sera pas vécue. Cette répression des sentiments mène, même chez des personnes très intelligentes et pleines de talent, à une insécurité sur le plan émotionnel s’exprimant soit dans la dépression (perte du Soi), soit dans la grandiosité – qui est en fait une défense contre la dépression.
J’ai eu. – Medium J’ai eu. J’ai eu un orgasme quand je me suis fait violer. There. I said it. Couteau sous la gorge, odeur de sueur et de vidanges plein le nez, mains pis face pis pénis que j’aurais jamais désiré avoir sur moi de plein gré — ben, j’ai quand même fucking joui. Mon corps m’a trahi. Ou il a plutôt agi biologiquement comme il a été conçu ; pour répondre aux stimulations. Mais cette fois-là… Mais cette fois-là, c’était pas agréable. C’est humiliant, on va se le dire. C’était pas un fantasme devenu réalité. Mais un objet phallique sur les parois d’un vagin, ça peut donner ça, pareil. Pour des gens, c’est probablement le synonyme que je suis une salope. Et là, ça fait 4 ans, de ça. 4 ans que je frotte toujours un peu plus fort dans la douche, comme pour me laver un peu plus profond. Et ça l’a pris du temps, mais j’ai fucking fini d’avoir honte pour ça. Pis faut dire ce genre de choses, pour pas finir par croire que ça arrive jamais. J’aurais été une aussi bonne personne sans. Ça va aller.
C’est pour ton bien | Alice Miller fr « L’opinion publique est loin d’avoir pris conscience que ce qui arrivait à l’enfant dans les premières années de sa vie se répercutait inévitablement sur l’ensemble de la société, et que la psychose, la drogue et la criminalité étaient des expressions codées des expériences de la petite enfance…Ma tâche est de sensibiliser cette opinion aux souffrances de la petite enfance, en m’efforçant d’atteindre chez le lecteur adulte l’enfant qu’il a été. »— Alice Miller Ce livre dénonce les méfaits de l’éducation traditionnelle – qui a pour but de briser la volonté de l’enfant pour en faire un être docile et obéissant – et montre comment, fatalement, les enfants battus battront à leur tour, les menacés menaceront, les humiliés humilieront ; comment, surtout, à l’origine de la pure violence, celle que l’on inflige à soi-même ou celle que l’on fait subir à autrui, on trouve toujours le meurtre de l’âme enfantine. Extraits/pièce de théâtre — lire la critique.
Casque d'or prostituée à 14 ans pour 10 sous la passe Alexandre Dupouy redonne vie à celle qui fut sur le trottoir dès 14 ans, avant de mourir dans l’oubli en 1933 : Casque d’or. Mais l’histoire vraie de cette prostituée lui offre surtout l’occasion de s’attaquer à un sujet plus que sulfureux. Les enfants des pauvres ont-ils d’autre choix que «d’imiter les grands et les grandes de leur quartier, ceux qui ont réussi, qui ont de beaux bijoux, de l’argent» ? Dans un ouvrage foisonnant sur l’histoire vraie de Casque d’or, le spécialiste de la prostitution Alexandre Dupouy, reconstitue minutieusement le parcours type d’une fille d’ouvriers qui, dès 14 ans se vend pour 50 sous la passe. Même si la passe ne dure que dix minutes, 50 sous ce n’est pas beaucoup comparés aux 10 francs que gagne, pour chaque client, une pensionnaire de bordel. Mais comparez avec le salaire d’un petit garçon employé chez un polisseur : 15 sous par jour, dans les années 1890. Les salaires : insuffisants Les tentations : à foison Attractions foraines