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Homo Digitalis - Sciences

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Éthique numérique, des datas sous serment Dans le monde numérique qui est le nôtre, il est assez simple de penser qu’un algorithme, ce n’est qu’un programme et que foncièrement, un programme est par essence neutre. Par exemple, lorsque je regarde une bande-annonce cinéma sur YouTube, à la fin YouTube m’en propose une autre, et les vaches seront bien gardées. Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas. Et les conséquences des algorithmes auxquels nous sommes quotidiennement soumis sont tout sauf neutres. Or nous n’avons aucun contrôle sur ces algorithmes et sur les gens qui les programment. Ethique numérique : des datas sous serment : c’est le problème auquel La Méthode scientifique va s'atteler dans l’heure qui vient. Le reportage du jour L’algorithme de Youtube gérant le principe de suggestion des vidéos est verrouillé au public, entre autres pour des raisons de secret industriel. Écouter 6 min LA_METHODE_SCIENTIFIQUE - Reportage "AlgoTransparency et serment d'Hippocrate pour datascientists" Le fil de l'émission

IA, robots qui parlent et humains sous influence Bien entendu, certaines personnes ont déjà des relations affectives avec leur voiture ou leurs plantes vertes, mais les robots vont généraliser et accentuer ces attitudes, qui étaient jusqu'ici à la marge et ne concernaient qu'une fraction réduite de la population. Et ils le feront à la fois en demandant que nous nous occupions d’eux pour les faire évoluer, et en nous proposant leurs services pour nous aider à évoluer ! Autrement dit, ils nous proposeront ce que seuls des humains ont pu jusqu’ici proposer à d’autres humains : une relation symétrique et réciproque. Face à de tels risques de confusion, donner aux robots le statut de « personnalité électronique » — comme nous y incite un lobby d’avocats qui s’est fait le défenseur des supposés « droits des robots » — serait évidemment une catastrophe. Chacun a entendu prononcer le nom de Watson. Il faudra encore longtemps pour que la machine soit l’égale de l’homme, mais elle est déjà largement capable de se faire passer pour lui… Crédit :

Débat : Google est‑il l’ami de la production et la circulation des idées ? Tandis que le PDG de Google France annonce d’importants recrutements, le géant de l’Internet poursuit une tournée auprès de 100 villes de France sous le signe de la formation au numérique. Or, les résultats de travaux de plus en plus nombreux à se pencher sur le pouvoir exercé par les GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft) sur nos sociétés vont à l’encontre de la perception très positive dont témoignent bon nombre d’utilisateurs à l’égard de Google (universitaires y compris). Accéder à la vie numérique par le petit bout de l’entonnoir Dès 2009, Google a été ouvertement qualifié d’entonnoir. Hervé Le Crosnier explique le choix de cette métaphore en ces termes : « La métaphore de l’entonnoir, comme toutes celles auxquelles on peut penser, ne peut représenter qu’une partie du Google-monde. C’est sur la base d’un constat similaire qu’Olivier Ertzscheid – reprenant l’idée de Dirk Lewandowski – martèle l’appel à constituer un index indépendant pour les contenus du web.

Grâce au numérique, tout le pouvoir est aux patients ! Enfin, pas tout à fait… Le numérique peut-il, va-t-il, donner du pouvoir aux malades ? Le déploiement des technologies de l’information et de la communication (TIC) dans le domaine de la santé, individuelle et publique, a permis un renouveau des pratiques et des relations entre les acteurs. L’accent est mis sur la recherche d’informations, la communication et la collaboration entre les individus grâce à ces nouveaux outils. Ils permettent par exemple un dialogue « en ligne » entre usagers de la médecine, qui se soutiennent au travers de forums. Le contexte général actuel, par exemple le fait que les médecins spécialistes ne soient pas disponibles sur tout le territoire, pousse les individus à utiliser certaines technologies pour « autogérer » leur santé. La recherche d’information est souvent la première porte d’accès au dispositif numérique de santé. Apprentissage social Vie privée On peut donc dire que la popularité de ces applications santé ne garantit ni la confidentialité ni la sécurité d’usage.

Trans-, Posthumanisme… Et l’humain dans tout ça ? Rendez-vous avec l’auteur de Leurre et malheur du transhumanisme (Desclée de Brouwer, 2018) le philosophe et mathématicien Olivier Rey, chargé de recherche à l’Institut d'Histoire et de Philosophie des Sciences et des Techniques (CNRS), professeur à Paris 1. Après Une question de taille (Stock, 2014), où il interroge, dans le sillage d’Ivan Illich, l’ignorance de la juste mesure dans les sociétés contemporaines, et Quand le monde s’est fait nombre en 2016, une critique de la raison statistique, il revient aujourd’hui agacé par les promesses exorbitantes dont est investi le progrès. A ses côtés Mark Hunyadi, professeur de philosophie morale et politique à l’Université de Louvain en Belgique, membre de Louvain Bionics, centre de recherche en robotique médicale de la même université. Dans Le Temps du post humanisme (Les Belles Lettres, 2018), il poursuit une réflexion engagée dans L’Homme en contexte (Le Cerf, 2012) et La Tyrannie des modes de vie (Editions Le Bord de L'eau, 2015).

Le temps des robots est-il venu ? Ils font partie de notre quotidien. Ils sont capables d'analyser nos actions et/ou d'interagir avec nous. De la robotique industrielle aux robots domestiques, en passant par nos recherches sur internet, depuis notre ordinateur ou notre smartphone. Les nouvelles technologies font autant rêver qu’elles font peur. Nombre de robots font partie de notre quotidien et sont comme des compagnons sans lesquels nos actions sociales seraient toutes autres. Aussi, l'intelligence artificielle conduit des programmes informatiques qui peuvent retenir, récolter certaines de nos données comme celles que nous indiquons dès lors que l’on fait une recherche sur internet. Quelle place prennent-ils dans la société ?

Entretien avec Laurent de Sutter : « L’âge de l’anesthésie dont je parle est en réalité l’âge de la dépression » Laurent de Sutter © Geraldine Jacques Laurent de Sutter est professeur de théorie du droit à la Vrije Universiteit Brussels. Il dirige la collection Perspectives critiques aux Presses universitaires de France et la collection Theory Redux chez Polity Press. Dernièrement, il a publié Poétique de la police (Rouge Profond, 2017) et Théorie du kamikaze (PUF, 2016), livre pour lequel nous avions réalisé un entretien. Vous débutez votre livre par un avant-propos très sombre dans lequel vous développez une réflexion affirmant que « nous sommes entrés dans une époque perdue ». « L’âge de l’anesthésie. Il est possible de répondre de deux manières à cette question. En traversant les créations et les usages des pilules en tout genre, du médicament générique à un cachet d’ecstasy, vous montrez que le monde s’est peu à peu transformé en une immense pharmacie, dans laquelle chaque trouble possède sa pilule pour y remédier. « Poétique de la police », Laurent de Sutter (Rouge Profond, 2017 Alain Badiou

‘Tsunami of data’ could consume one fifth of global electricity by 2025 | Env... The communications industry could use 20% of all the world’s electricity by 2025, hampering attempts to meet climate change targets and straining grids as demand by power-hungry server farms storing digital data from billions of smartphones, tablets and internet-connected devices grows exponentially. The industry has long argued that it can considerably reduce carbon emissions by increasing efficiency and reducing waste, but academics are challenging industry assumptions. A new paper, due to be published by US researchers later this month, will forecast that information and communications technology could create up to 3.5% of global emissions by 2020 – surpassing aviation and shipping – and up to 14% 2040, around the same proportion as the US today. In an update to a 2016 peer-reviewed study, Andrae found that without dramatic increases in efficiency, the ICT industry could use 20% of all electricity and emit up to 5.5% of the world’s carbon emissions by 2025.

L'intelligence artificielle, sans foi ni loi ? Doit-on craindre l'intelligence artificielle ? Comment les rapports entre humain et technologie évolueront-t-ils ? On en parle avec Yann Le Cun, chercheur en intelligence artificielle et vision artificielle, co-auteur de "La Plus Belle Histoire de l'intelligence". Il est le cerveau de l’intelligence artificielle chez Facebook, pionnier du deep learning - une méthode d’apprentissage où la machine apprend par elle-même - ,passé par les Universités de Toronto, New York et le Collège de France, titulaire de la chaire tournante "informatique et sciences numériques" au Collège de France en 2016 ... Dans La Plus Belle Histoire de l'intelligence (Robert Laffont, 2018), entretien avec le psychologue cognitiviste Stanislas Dehaene mené par Jacques Girardon, le spécialiste des neurones artificiels nous conte une longue histoire des origines de la vie jusqu’à aujourd’hui, entre découverte et questions d’éthique. Les émotions sont inséparables de l’intelligence.

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