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Le Monde

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Le « numérique », une notion qui ne veut rien dire Nous parlons de plus en plus de « numérique » en substantivant un adjectif qui – initialement – comporte une signification technique précise et qui devient désormais davantage un phénomène culturel qu’une notion liée à des outils technologiques particuliers. Cette universalisation du numérique nous permet de comprendre des changements qui affectent l’ensemble de notre société et notre façon de penser, comme l’a bien expliqué notamment Milad Doueihi par son concept de « culture numérique ». Cet usage pose pourtant un problème majeur : nous avons de plus en plus tendance à penser « le numérique » comme un phénomène uniforme et homogène (sur ce sujet, il est intéressant de lire le débat entre Morozov et Johnson) alors que, de toute évidence, il ne l’est pas. « Le » numérique n’existe pas en tant que tel. Changement de discours Les modes changent : nous sommes passés d’un technoptimisme généralisé à une technophobie universelle.

Libération (journal) Libération est un quotidien français paraissant le matin, disponible également dans une version en ligne. Situé à l'extrême gauche à ses débuts, Libération évolue vers la gauche sociale-démocrate à la fin des années 1970 après la démission de Jean-Paul Sartre en 1974. En 1978, le journal n'a déjà plus rien de maoïste : Serge July le décrit alors comme « libéral-libertaire ». Aujourd'hui, sa ligne éditoriale est toujours de centre gauche ou de gauche sociale-démocrate, selon l'échiquier politique français habituellement utilisé, et son lectorat est majoritairement de gauche[4].

Thomas Gomart (IFRI) : "L’Internet est devenu le système nerveux du système-monde" Représentation des 448 câbles sous-marins (totalisant 1,2 million de kilomètres) qui relient les continents. Par ces câbles transitent plus de 95% des télécommunications et des données numériques. (Source : Thomas Gomart et Courrier International). "Cette carte montre le contraste entre l’omniprésence d’internet dans nos vies, et la fragilité de l’infrastructure qui sous-tend l’internet. Mona Chollet : « Écrire, c'est un acte à part entière » 12 novembre 2015 Entretien inédit pour le site de Ballast « Chacun est une foule », écri­vait Mona Chollet à pro­pos du tra­vail d’é­cri­vain, ce « beau cas d’ap­par­te­nance mul­tiple » (Lahire). Quelle meilleure manière de pré­sen­ter l’au­teure de La tyran­nie de la réa­li­té ou de Beauté fatale, éga­le­ment rédac­trice au Monde diplo­ma­tique et « enquê­trice dans les livres », comme elle nous le confie, dont la plume explore les tiraille­ments de nos socié­tés ? Une œuvre qui appelle à ne sur­tout pas se réduire à une seule fonc­tion (celle qui nous rému­nère), comme à une seule iden­ti­té, même contra­riée, et à lut­ter contre « la fas­ci­na­tion du désastre ».

Dix principes pour penser dans un monde complexe Penser dans un monde complexe… L’affaire n’est pas simple, et pourtant nécessaire pour tout décideur. En effet, la quatrième révolution industrielle apporte son lot d’incertitudes et de défis : économiquement, l’adoption rapide de nouvelles technologies (Internet sur mobile, intelligence artificielle, big data et cloud) conduit à repenser les modèles d’affaires et les formes de l’emploi ; socialement, l’évolution du travail et le développement rapide des réseaux sociaux d’information conduisent à repenser nos modèles politiques et sociaux ; écologiquement, l’urgence climatique implique une métamorphose des modes de production… Penser dans un tel contexte nécessite donc quelques changements indispensables. « Pour manager dans la complexité, il faut modifier nos schémas mentaux », expliquait par exemple Dominique Genelot, auteur du célèbre « Manager dans (et avec) la complexité ».

Le « complot » féministe, par Gisèle Halimi (Le Monde diplomatique, août 2003) Impossible de ne pas l’avoir vu, entendu, lu, remarqué. Feu nourri de toutes parts. Tirs à boulets rouges. La cible ? Le féminisme d’aujourd’hui : « Une escroquerie », une entreprise de « victimisation » des femmes, qui « fragilisent » les hommes, les transforment en « objets » de leurs « nouveaux maîtres », les féministes. À propos Comprendre Jamais l’espèce humaine n’avait connu autant de bouleversements en aussi peu de temps et dans autant de domaines à la fois. Le monde dans lequel nous sommes nés a disparu, celui dans lequel nous allons vieillir n’existe pas encore, et celui dans lequel nous vivons est en métamorphose permanente. C’est ce qui rend notre période aussi déroutante que passionnante. Quand tout change aussi vite, le reflexe des individus et des sociétés est d’avoir peur.

Le féminisme en deuil après la mort de Gisèle Halimi Avocate, femme politique et écrivaine, Gisèle Halimi, décédée mardi à 93 ans, a fait de sa vie un combat pour le droit des femmes, marqué par le procès de Bobigny en 1972, qui a ouvert la voie à la légalisation de l’avortement. Née Gisèle Taïeb le 27 juillet 1927 dans une famille modeste à La Goulette, en Tunisie, elle est très bonne élève et ne manque pas de caractère. «J’aimais l’école […] je me suis mise à lire beaucoup […]. Pendant ce temps, mes frères, qui étaient cancres, rentraient avec de très mauvaises notes. C’était alors un drame familial», a-t-elle raconté. Enfant, elle est témoin, le 9 avril 1938, de la répression sanglante à Tunis d’une manifestation favorable à l’émancipation des Tunisiens, un épisode qui la marquera durablement.

Une brève histoire de l'Europe numérique On connaît les grandes lignes de l’histoire de la Silicon Valley. Peut-on parler d’une histoire européenne du numérique ? Quelles en ont été les étapes ? « La position économique des femmes est toujours sacrifiée pour conforter celle des hommes » En quoi les inégalités de patrimoine sont-elles indissociables des inégalités de genre ? Entretien avec les sociologues Céline Bessière et Sibylle Gollac autour de leur dernier ouvrage Le genre du capital (La Découverte, 2020). Au début de l’année 2018, « l’affaire » de l’héritage de Johnny Hallyday éclate.

La « révolution numérique » : une révolution technicienne entre liberté et contrôle 1Qualifier la « révolution numérique » de révolution technicienne, c’est signaler d’entrée de jeu l’inspiration ellulienne de mon propos. Jacques Ellul, on le sait, a beaucoup écrit à la fois sur la technique et sur la révolution. Il n’a pas connu Internet, mais s’est toujours intéressé à l’informatique en en faisant, au fur et à mesure de son évolution, des évaluations différentes. Au début des années 1950 dans La technique ou l’enjeu du siècle, il la présente comme une « technique au second degré » promise à un bel avenir ; en 1977, dans Le système technicien, elle constitue le liant qui va faciliter l’intégration des différents sous-ensembles ; dans Changer de révolution, en 1982, grâce à l’apparition du micro-ordinateur, elle est susceptible d’être mise au service d’un projet révolutionnaire ; enfin, dans Le bluff technologique, publié en 1988, son importance est révisée à la baisse dans la mesure où elle n’a pas aidé le système à se réformer.

Dans le genre confiné·e·s La pandémie en cours, au delà de ses effets sanitaires directs, bouscule tout un tas d’aspects de nos sociétés. Si l’on prend, au hasard, le prisme du genre pour regarder la situation actuelle, on s’aperçoit très vite que les femmes et les hommes ne vivent ni la maladie, ni le confinement de la même façon. Comment et pourquoi cette crise inédite met en lumière les inégalités flagrantes qui persistent entre les genres ? Victoire Tuaillon et Thomas Rozec, de Programme B, font le point, grâce à une sélection de textes publiés pendant cette période.

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