Comment combattre les pseudo scientifiques, fabricants d'intox ?
C'est devenu une routine. Désormais, il y a toujours une personnalité, un éminent professeur, médecin, ou expert, le plus souvent inconnu de la communauté scientifique du domaine sur lequel il s'exprime, si ce n'est pour ses frasques, qui occupe le terrain avec des allégations plus ou moins militantes. Il se plaint d'être muselé bien que de pleines pages lui soient consacrées. Des études isolées ou des extraits choisis de documents officiels sont mis en avant. On ne peut ignorer la science Si la science n'a pas à dicter les choix de société, les connaissances ne devraient pas être ignorées ni instrumentalisées, surtout lorsqu'il s'agit de prendre des décisions visant à améliorer la santé, le bien-être et la préservation de l'environnement. Post vérité Désormais, qui n'a pas entendu parler de tout de « post-vérité », « fact checking », « fake news » ou de « faits alternatifs » ? Biais cognitifs Lanceurs de fausses alertes
Bloquer Monsanto sur le glyph
"Les femmes sont petites car les hommes les ont privées de nourriture" : fake news !
« Les femmes sont plus petites que les hommes car elles ont été privées de viande depuis la nuit des temps », titrait L’Obs il y a quelques jours. Une part croissante des médias français se fait l’écho d’une théorie excitante élaborée par une anthropologue sans formation en biologie, Priscille Touraille, selon laquelle la différence de taille et de volume musculaire entre hommes et femmes viendrait d’une privation alimentaire orchestrée par les hommes depuis la nuit des temps sur l’ensemble du globe terrestre. En douze ans d’existence, cette théorie n’a été appuyée par aucun spécialiste en biologie évolutive. Si cette fake news prospère, c’est grâce à l’inculture du grand public -journalistes inclus- en matière de biologie évolutive et parce qu’elle flatte nos pulsions complotistes. Mystification scientifique, unanimité médiatique Le travail de Priscille Touraille porte le sceau prestigieux du CNRS mais seul le volet culturel de sa thèse a pu être évalué. Autopsie d’une fake news
Rifkin : nous avons à nouveau un futur
Le prospectiviste Jeremy Rifkin (Wikipédia, @jeremyrifkin), directeur de la Fondation des tendances économiques est un penseur important de notre modernité. Nombre de ses livres se sont révélés prophétiques comme La fin du travail (1996) ou L’âge de l’accès (2000). Son dernier livre, la Troisième révolution industrielle (voir également le site dédié), est certainement l’un de ses plus ambitieux, car il nous livre – rien de moins – qu’un futur de rechange par rapport à celui qu’on abandonne. La seconde révolution industrielle (1880-2006) n’est plus notre futur Rifkin dresse un double constat. L’autre constat repose bien sûr sur les conséquences dramatiques qu’a engendrées cette seconde révolution industrielle sur la santé de notre biosphère. Rifkin tient un propos véhément. Image : Coucher de soleil sur un champ pétrolier, photographié par Fábio Pinheiro. Notre futur, c’est d’appliquer le modèle distribué de l’internet à l’énergie – et à la société tout entière 1. Limites et critiques
« Le Roundup face à ses juges » : un réquisitoire accablant...
Un rapport alerte sur les risques d’utilisation malveillante de l’intelligence artificielle
Vingt-six experts s’inquiètent que l’IA facilite la manipulation d’élections et renforce la cybercriminalité avec l’utilisation de drones ou de robots à des fins terroristes. Le scénario de drones ou de robots détournés à des fins terroristes continue d’inquiéter. Des experts internationaux sonnent l’alarme sur les risques d’une utilisation malveillante de l’intelligence artificielle (IA) par « des États voyous, des criminels, des terroristes », dans un rapport publié mercredi 21 février. Lire aussi : « La peur de l’intelligence artificielle n’est pas (encore) d’actualité » Rédigé par 26 experts spécialistes en intelligence artificielle, cybersécurité et robotique qui appartiennent à des universités (Cambridge, Oxford, Yale, Stanford) et à des organisations non gouvernementales, ce rapport de 100 pages appelle les gouvernements et les différents acteurs concernés à mettre en place des parades pour limiter les menaces potentielles liées à l’intelligence artificielle.
Les avocats du Mexique bourrés de pesticides, une catastrophe...
Si les femmes sont plus petites que les hommes, ce n'est pas à cause du steak
Temps de lecture: 15 min Cet article est le premier volet d'un diptyque autour de l'hypothèse que les femmes seraient plus petites que les hommes parce qu'elles ont été privées de viande. Connaissez-vous le patriarcat du steak? Pour ceux qui seraient encore perdus, voici une rapide mise à niveau. Après avoir inspiré le documentaire sus-cité, les recherches de Touraille se sont mis à vivre leur petite vie médiatique, récemment ranimée par une interview de Françoise Héritier accordée au journal Le Monde quelques jours avant sa mort. «Même cette dysmorphie [sic] a été construite! «Scoop anthropologique» «Dans l'espèce humaine, les femmes grandes sont avantagées par la sélection naturelle parce que leurs bébés ont de meilleures chances de survie, comme théoriquement toutes les autres mammifères femelles. Ce patriarcat du steak, la journaliste Aude Lancelin le qualifie de «scoop anthropologique» dans l’hebdomadaire Le Un. Ce qui n'est pas tout à fait vrai. Une théorie «fumeuse» et «déprimante»
La croissance nécessite la destruction de la biosphère
La destruction de l’environnement n’est pas seulement une conséquence fortuite de la croissance économique, mais aussi et surtout l’un de ses carburants. L’érosion des services écosystémiques est, quelle que soit la valeur qui peut leur être attribuée, l’une des conditions déterminantes de l’accroissement du produit intérieur brut. En un mot, la destruction de la nature et de la biodiversité est absolument nécessaire à la croissance. C’est le point de vue que relaye le journaliste Stéphane Foucart dans sa chronique* : Dans la revue Ecological Economics, Stefano Bartolini et Luigi Bonatti décrivaient ainsi ce phénomène en 2002 : « Nous présentons dans cet article une vision de la croissance différente du paradigme dominant. Tant que les responsables politiques seront obnubilés par la quête de la croissance du PIB (produit intérieur brut), il n’y aura pas de solution aux désastres écologiques en cours. Signaler ce contenu comme inapproprié
Chile Rejects $2.5 Billion Iron Mine to Protect Penguins...
#Illuminati: YouTube va s’appuyer sur Wikipédia pour combattre les théories du complot