
Théorie de l'intégration organismique : les différents types de motivations (Deci, 1975 ; Ryan & Deci, 2002) - Bloc-notes de Jean Heutte : sérendipité, phronèsis et atharaxie sont les trois mamelles qui nourrissent l'Épicurien de la connaissance ;-) Selon Deci[1] et Ryan, l’apport fondamental de la théorie de l'autodétermination (TAD) est de différencier l’internalisation non comme une dichotomie (eg. Bandura, 1996), mais comme un continuum. Ainsi, la théorie de l’intégration organismique (TIO)[2] (Ryan & Deci, 2002), propose trois catégories de motivation sur un continuum d’autodétermination : la motivation intrinsèque (MI), la motivation extrinsèque (ME) et l’amotivation (AM). Le niveau le plus élevé d’autodétermination se trouverait au niveau de la MI, alors que le niveau le moins élevé serait au niveau de la AM (cf. Figure 7, p. 77),. Selon Gillet, Berjot et Paty (2009), le continuum d’autodétermination est le reflet du locus de causalité perçu par l’individu. Deci et Ryan (1985a) ont proposé l’existence de quatre formes de motivation extrinsèque plus ou moins autodéterminées. Figure 7Continuum d’autodétermination Les types de motivation et de régulation dans le cadre de la théorie sur l’automotivation (Deci & Ryan, 2008, p. 27)
Le smartphone, un outil d’apprentissage… Les dangers des smartphones Ainsi que n’entend-t-on pas sur l’usage des Smartphones pour les enfants !.. L’exposition des enfants aux ondes entraîne « des retards de développement » et « d’autonomie ». A Genève, le professeur Daniele Zullino, chef de service d’addictologie aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), a déclaré que l’addiction à Internet est le motif numéro un des consultations chez les jeunes dans son service, devant le cannabis et l’alcool. En octobre dernier, les chercheurs de l'université d'État de San Diego alertaient sur le manque de sommeil des adolescents. Parallélement, nombre d’enseignants se plaignent de ne plus pouvoir enseigner. « Leur téléphone, c’est un vrai fléau ». Toutefois, est-ce de « bonnes » raisons pour l’interdire totalement de l’institution scolaire?.. C’est ce qu’ont déjà compris nombre de responsables d’établissements et d’enseignants qui le pratiquent au quotidien. Apprendre l’usage Tout est d’abord une affaire d’usages…
04.16/ L'exclusion scolaire définitive, début d'une spirale qui mène au décrochage social ? Introduction Le phénomène d’exclusion scolaire définitive atteint des chiffres non-négligeables en Fédération Wallonie-Bruxelles : un peu plus de 2000 exclusions scolaires sont signalées par les établissements scolaires de la Fédération et, ce, chaque année. L’exclusion scolaire définitive est la sanction ultime de notre système scolaire, et se différencie du refus de réinscription[1] par le fait que l’exclusion définitive est prononcée pendant l’année scolaire, alors que le refus de réinscription est prononcé en fin d’année scolaire. Y a-t-il un profil type des élèves exclus ? Les exclusions définitives plongent certains jeunes dans une spirale de l’échec et de la relégation. N’est-ce pas une manière d’éloigner les élèves « à problèmes » ? Dans la procédure d’exclusion, quelle est la place laissée à la défense du jeune et de ses parents ? Nous verrons que l’exclusion scolaire définitive peut être lourde de conséquences. Qui sont ces jeunes exclus : y a-t-il un profil-type ? Conclusion
Le rapport Apparu : pour un nouveau lycée ? Par François Jarraud Nouveaux programmes, nouvelle organisation des enseignements, nouveau prof, nouveau bac, nouvelle pédagogie : la rapport Apparu propose une refonte d'ensemble du système éducatif. Travail de la mission d'information parlementaire sur la réforme du lycée, dont le rapporteur est Benoist Apparu, le rapport n'a pas été adopté par les députés socialistes de la mission. Un nouveau système. Estimant le découpage actuel "dépassé", inquiet du taux d'échec et de redoublement, B Apparu propose un nouveau découpage de l'Ecole avec une grande école fondamentale regroupant l'école et le collège sur le socle commun, suivie par 100% des jeunes, un cycle lycée – licence et enfin un cycle supérieur long (master doctorat). Du coup le lycée est perçu comme le début du supérieur et devrait permettre d'atteindre les objectifs euroépens : 50% des jeunes diplômés du supérieur. Une seconde de détermination. Suivie d'un cycle terminal de spécialisation. Une autre pédagogie. Un autre lycéen.
Différenciation pédagogique • 22 % des enseignants en collège, en France, déclarent pratiquer un enseignement différencié, contre 44 % en moyenne dans les pays ayant participé à l’enquête TALIS 2013. • 37 % des enseignants en collège, en France, déclarent avoir co-enseigné au moins à une occasion, contre 58 % en moyenne dans les pays ayant participé à l’enquête TALIS 2013. • 15 % des enseignants de CM1 français déclarent avoir participé « plus d’une fois à une formation continue sur le thème de la gestion des besoins individuels des élèves, dans les deux dernières années », contre 42 % en moyenne dans les pays ayant participé à l’enquête TIMSS 2015. Des conditions à respecter pour susciter la motivation des élèves Pour que les élèves cherchent à s'améliorer, il faut bien sûr que la motivation soit au rendez-vous. De manière à susciter cette motivation chez les élèves, voici une proposition qui a déjà fait l'objet d'une expérimentation à l'enseignement supérieur. Rolland ViauDépartement de pédagogie, Université de Sherbrooke L'analyse des récentes recherches sur la motivation à apprendre en contexte scolaire, nous fait voir que les quatre facteurs qui influent le plus sur la dynamique motivationnelle des élèves en classe sont les activités d'apprentissage que l'enseignant propose, l'évaluation qu'il impose, les récompenses et les sanctions qu'il utilise, et lui-même, de par surtout sa passion pour sa matière et le respect qu'il porte à ses élèves. Nos travaux sur la motivation dans l'apprentissage du français nous ont amené à porter une attention particulière à l'un de ces facteurs : les activités d'apprentissage proposées aux élèves en classe. Dix conditions pour motiver Être authentique BROPHY, J.
Radiographie du peuple lycéen: pour changer le lycée - Roger Establet L'école inclusive L’Éducation nationale fait des efforts sans précédent pour améliorer la scolarisation en milieu ordinaire des enfants en situation de handicap. Elle y consacre 1,5 milliard d’euros pour 260 000 enfants aujourd’hui scolarisés. « Je défends le thème de l’école inclusive. Ce n’est pas à l’élève de s’adapter au système mais au système de s’adapter aux spécificités des élèves. » Najat Vallaud-Belkacem ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche Une meilleure évaluation des besoins L'école inclusive doit s'adapter aux besoins de tous les élèves et aux besoins de chacun d'entre eux, dans un environnement scolaire prenant en compte les spécificités de chaque parcours. L'information des familles : une plaquette d'information recensant et expliquant toutes ces différentes modalités d'accompagnement est diffusée sur tout le territoire à destination des familles et des professionnels. Des personnels mieux formés Favoriser l'insertion professionnelle
Macron : Autonomie et solidarité Peut on concilier solidarité et responsabilité ? Autonomie et pilotage par l'évaluation ? C'est tout le pari du programme éducatif d'Emmanuel Macron. Etoffé et précisé par une équipe de 15 experts, le pari éducatif de Macron prend forme. On y trouve beaucoup de continuité avec la politique menée sous le quinquennat Hollande, notamment l'engagement d'appliquer les accords PPCR de revalorisation. Et des inflexions qui tentent d'injecter dans l'Education nationale plus d'autonomie, d'évaluation, de responsabilité. Solidarité La mesure phare du candidat c'est la diminution des effectifs élèves en CP et CE1 en éducation prioritaire à 12 élèves par classe. La mesure préconisée par E Macron devrait concerner tous les CP de Rep+ et la plus grande partie des CP de Rep dès la rentrée 2017, promet l'entourage du candidat. Il y a en fait environ 8000 classes de CP et autant de CE1 en éducation prioritaire. Par contre il ne répond pas à la question des locaux qui dépendent des communes. Sélectivité
Inégalités sociales Le rapport du Cnesco montre que les inégalités sociales à l’école empruntent des formes multiples : inégalités de traitement dans les ressources d’apprentissage dont les élèves disposent réellement à l’école, inégalités dans les résultats scolaires, inégalités sociales dans les orientations, dans les diplômes et même dans le rendement des diplômes sur le marché du travail. L’école hérite d’inégalités sociales et familiales, mais produit à chaque étape de la scolarité des inégalités de natures différentes qui se cumulent et se renforcent. L’école française est aussi marquée par des inégalités scolaires d’origine migratoire malgré un fort investissement dans l’éducation des familles issues de l’immigration (recours aux cours privés, fortes aspirations des familles dans les vœux d’orientation, etc.).