Pierre-Yves Bernard: " On assiste à une désaffection pour le modèle scolaire classique"
La déscolarisation, Pierre-Yves Bernard la suit de près. Maître de conférences à l'Université de Nantes, auteur du "Décrochage scolaire" (PUF) il met en perspective les données de l'OCDE et ouvre des pistes pour lutter contre le décrochage. Car c'est le modèle scolaire français qui arrive à son terme. L'OCDE annonce un taux de scolarisation en baisse pour les 15-19 ans. Quel regard jetez-vous sur ces données ? Depuis 1995 il n'y a pas eu en France de progression très significative de la durée des études. Quelle est la part de la politique sociale et de la politique scolaire dans cette situation ? Il est difficile de distinguer les deux car le scolaire s'inscrit dans le social. Que pourrait faire le système éducatif ? Une bonne partie des interruptions de scolarité se font entre 16 et 18 ans et la majorité ne sont ni en emploi ni en formation, et restent le plus souvent chez eux. Mais on peut agir à plusieurs niveaux. Entretien François Jarraud Sur le Café : 180 000 perdus de vue
BLAYA Catherine. Décrochages scolaires. L’école en difficulté
1L’ouvrage se propose d’étudier les conditions de l’émergence du décrochage scolaire, tant au niveau individuel que familial, social et scolaire, en prêtant à la fois attention à l’objectivation sociologique et aux dimensions subjectives. Pour ce faire, il mobilise les travaux de l’auteur et ceux produits au niveau international. Le premier chapitre situe la notion de décrochage. L’usage de ce terme varie selon les critères retenus et selon les périodes dans les différents pays, où ce fait social provoque une préoccupation grandissante au fur et à mesure des progrès de la scolarisation dans l’enseignement secondaire. Le « décrochage » est ainsi traduit dans des dispositifs qui portent différentes catégories administratives de désignation du problème (désaffiliation, abandon, etc.). 2Le chapitre 2 s’intéresse aux processus de décrochage du point de vue de l’élève et de sa famille.
Décrocheurs – raccrocheurs : qui sont-ils ? – S Bianco
Après avoir quitté l’école, en cours de route, des jeunes font le choix d’y revenir. Qui sont ces raccrocheurs ? Comment ont-ils pu trouver l’énergie pour revenir à l’Ecole et y rester ? Ont-ils rencontré des facteurs de protection pendant leur déscolarisation ? La recherche, présentée ici, conjugue une dimension quantitative et une autre qualitative. I. Le phénomène de déscolarisation concerne des jeunes âgés de 13 à 18 ans, de milieux sociaux différents, avec une plus forte représentation des milieux défavorisés, qui ont décidé de mettre fin à leur scolarité après une période plus ou moins longue d’échec scolaire. II. Ils sont scolarisés dabs deux types d'établissement: . les classes relais qui sont des dispositifs associés aux collèges et accueillant des élèves en grande difficulté scolaire,ayant déjà été déscolarisés ou en cours de déscolarisation. . les établissements atypiques, comme les nomme M-C. Les garçons sont plus concernés que les filles. III. Sylvie Bianco Bibliographie . .
Qui sont les jeunes en décrochage scolaire ?
Le gouvernement a présenté vendredi un plan pour aider les 620 000 jeunes qui ont quitté l'enseignement scolaire sans diplôme. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Marine Messina Le premier ministre Manuel Valls a présenté vendredi 21 novembre un plan gouvernemental pour diviser par deux le décrochage scolaire des jeunes. Que recouvre ce phénomène ? « Décrochage » : de quoi parle-t-on ? « Selon le code de l'éducation, un décrocheur est un élève qui quitte un cursus de l'enseignement secondaire sans obtenir le diplôme finalisant cette formation », explique l'Insee dans son étude intitulée France, portrait social de 2013. Ainsi, tous les jeunes qui ont quitté l'école au niveau du collège, ceux qui ont abandonné leur cursus de baccalauréat ou leur formation en CAP et BEP font partie des élèves qui ont « décroché » d'une formation de l'enseignement secondaire. Le gouvernement estime que 620 000 jeunes, âgés de 18 à 24 ans, sont dans cette situation en France. Qui est concerné ?
Philippe Goémé : Lutter contre le décrochage au quotidien
Par François Jarraud Qui peut mieux parler de la lutte contre l'échec scolaire que ceux qui l'affrontent dans ses pires formes au quotidien ? Philippe Goémé dirige le Pôle Innovant Lycéen de Paris (PIL), une structure pour décrocheurs. Il préside aussi la Fespi, une fédération de structures scolaires innovantes. Pour lui la solution passe par plus de bienveillance.. Pour rencontrer Philippe Goémé, traversez l'atelier où s'affairent des garçons et quelques filles sur de grosses machines industrielles. Comment un jeune arrive-t-il au PIL ? Nos élèves sont des jeunes qui ont décroché en seconde ou en fin de troisième. Comment peut-on ramener ces jeunes à l'Ecole ? On ne les garde que pour un temps, celui du retour sur un projet scolaire ou d'insertion. Un dispositif qui individualise c'est coûteux ? Ici il y a 13 professeurs pour 110 élèves. Pour lutter contre le décrochage que pourrait faire le prochain ministre ? Mais comment agir sur les mentalités ? Propos recueillis par François Jarraud
Réussir à apprendre - Gaëtane Chapelle, Marcel Crahay
Delahaye et Weixler : La lutte contre le décrochage a besoin de continuité
" Quand le cadre politique est clair et pérenne, avec des valeurs, des objectifs, des indicateurs, et une obligation de résultats, mais aussi quand le pilotage intègre une marge d’autonomie laissée aux territoires et unités éducatives, quand le partenariat notamment avec les collectivités territoriales devient naturel, quand le déverrouillage réglementaire et la simplification libèrent les énergies, alors les résultats sont au rendez-vous." Jean-Paul Delahaye et Frédérique Weixler publient, chez Berger-Levrault, un ouvrage sur la lutte contre le décrochage, une politique à laquelle ils ont beaucoup contribué. Ce livre fait plus qu'in état des lieux. Il montre les points de blocage ainsi que les points de vigilance actuels. La lutte contre le décrochage scolaire est-elle un enjeu franco-français ? Non, bien sûr. Le décrochage scolaire n’est donc pas une fatalité ? C’est ce que nous nous sommes efforcés de le montrer tout au long de cet ouvrage qui est résolument constructif. Le commander
Pourtois, J.-P., & Desmet, H. (2004). L’éducation implicite
1Jean-Pierre Pourtois et Huguette Desmet, docteurs en sciences psychopédagogiques et professeurs à l’Université de Mons-Hainault en Belgique, dirigent le Centre de Recherche et d’Innovation en Sociopédagogie familiale et scolaire (C.E.R.I.S.). Ils ont écrit plusieurs ouvrages, dont « L’éducation postmoderne », « Le parent éducateur », « Éducation familiale et résilience ». Celui qu’ils présentent aujourd’hui traite de deux questions majeures : comment se socialisent les enfants ? Par quels processus s’individualisent-ils ? 2Les auteurs répondent à ces questions en faisant appel aux interactions sociales : leur étude vise à analyser l’éducation au sein de la famille, c’est-à-dire un ensemble d’interactions jouant un rôle majeur dans la socialisation de l’enfant. 3Le premier chapitre situe le cadre théorique de leurs analyses. 4Dans le deuxième chapitre, différents profils familiaux sont décrits. 5Le troisième chapitre présente le paradigme des besoins psychosociaux.