
Les outils du web, une histoire de goût Je vais d'abord rendre à César ce qui appartient à César, et remettre ces mots-titres de mon billet dans la bouche de Serge Pouts-Lajus, lors d'une conférence qu'il donnait à l'assemblée générale du CRAP-Cahiers Pédagogiques en 2009. J'aime beaucoup Serge Pouts-Lajus pour le recul qu'il prend par rapport aux technologies éducatives, lui qui a connu les grands espoirs du début (quand on pensait que les ordinateurs allaient pouvoir nous aider à traiter les données éducatives, à faire de la pédagogie différenciée, tout ça) et l'enthousiasme d'aujourd'hui. Et là encore je trouve qu'il a vu juste avec cette histoire de goût. Je suis web 2.0. A donf' même. Mais je comprends très bien qu'on déteste les web 2, cet espèce de flot continu au statut hybride, bâtard, dont on ne sait s'il relève de l'information ou du babillage, de la rumeur ou de la réflexion, dont on ne voit que 140 caractères ou à peine plus sur Facebook.
70-20-10 Explorer les nouveaux territoires d’apprentissage Accueil > Dossiers et articles > 70-20-10 Explorer les nouveaux territoires d’apprentissage Par Denys Lamontagne | direction@cursus.edu Publications Créé le lundi 18 juillet 2011 | Mise à jour le vendredi 14 décembre 2012 Le titre «70:20:10, explorer les nouveaux territoires d’apprentissage» fait référence aux dirigeants qui réussissent et qui attribuent l’acquisition de leurs compétences à : 70% aux apprentissages qu’ils effectuent au travers de leurs activités professionnelles;20% à leur entourage professionnel, et principalement à leur supérieur;10% à la formation structurée. .Autrement dit, 90 % à de la formation informelle... «Cette règle est largement reconnue et demeure incontestée. Le livre blanc, co-écrit par Jérôme Wargnier et Charles Jennings : .L’exploitation du potentiel de l’apprentissage diffus et en réseau est évidemment au coeur de ce document.
Votre design 3D devient réalité avec l'impression 3D Enseignants, vous ne tiendrez pas longtemps dans une optique de transmission de connaissances ! Je viens d'assister à une conférence organisée pour des collèges de l'agglomération elbeuvienne (du pôle de proximité elbeuvien de la CREA, techniquement parlant pour un prof d'HG...). Je craignais un discours lénifiant sur le socle commun, sa mise en oeuvre, sa validation, mais je n'ai pas été du tout déçu du voyage (qui a consisté à traverser la Seine). Le développement de Dominique Raulin a éclairé, structuré et conforté ma "pensée" et mes (débuts de) pratiques concernant le travail par compétences. Parmi les idées qui m'ont particulièrement plu, celle de distinguer très clairement l'évaluation du socle (le livret personnel de compétences) du travail par compétences, celle d'affirmer que la transmission des savoirs n'est plus au coeur de notre métier, ou encore celle de porter un regard nécessairement nouveau sur les élèves (et on ne parle pas seulement de la bienveillance des professeurs envers les élèves ou de leur souci de les faire réussir). Bonne lecture ! St-Pierre-lès-Elbeuf,
Fleur Pellerin et les fablabs fantômes La constance avec laquelle les apparatchiks à maroquins foirent leurs idées et dépensent n’importe comment l’argent du contribuable a ceci de pratique qu’elle permet quasiment d’écrire des billets à l’avance : tel clown endimanché du gouvernement lance un appel à projet, tel pingouin brasseur d’air lance une énième commission, on sait, quoi qu’il arrive, que cela se terminera dans un grand prout tiède et un paquet d’argent public claqué dans une aventure désastreuse pour le contribuable mais jamais, ô grand jamais, pour ceux qui y ont pris part et qui feront à l’occasion une jolie culbute financière. Les Fablabs de Pellerin n’échappent pas à la règle observée en introduction. Notez qu’ici je ne tiens pas compte de Montebourg dans le tableau final, tant sa nullité en matière de technologies et d’innovation rend improbable son implication réelle dans cette foirade magistrale (du reste, il en a suffisamment d’autres à son actif). —-Sur le web
Tribune : "Ecole : Le retour en arrière mène à une impasse" Par Denis Meuret, Daniel Andler, Norberto Bottani, Aletta Grisay et Marc Gurgand Revenant sur la tribune donnée au Monde par M Gauchet et P Meirieu, cinq experts éducatifs, Denis Meuret, Daniel Andler, Norberto Bottani, Aletta Grisay et Marc Gurgand, dénoncent "la réconciliation des républicains et des pédagogues". Ils y voient un danger pour l'Ecole et probablement un recentrage pour P. Meirieu. "Un enseignement fondé essentiellement, non pas même sur la culture, mais sur la transmission du patrimoine culturel, l’accès aux œuvres, l’élision du technique, le mépris du professionnel risque de susciter, en particulier de la part des jeunes de milieux populaires, un rejet de l’école et de la culture dangereux pour la démocratie". Le refrain est connu : face à une société permissive, ennemie de l’intelligence et de l’effort, l’école est le dernier rempart de la civilisation ; elle seule conduit les individus à l’humanité à travers la transmission du patrimoine culturel. Liens :
Qui veut revenir en arrière ? Eléments de réponse au texte de Daniel Andler, Norberto Bottani, Aletta Grisay, Marc Gurguand et Denis Meuret : « Ecole : le retour en arrière mène à une impasse » Par Philippe Meirieu "Dire de l’école qu’elle doit avoir une ambition culturelle – dans tous les domaines de la culture -..., ne relève nullement de la déploration nostalgique. Soyons clairs : l’école française n’a jamais fait cela, ou alors, de manière marginale, dans quelques enclaves pour héritiers… Mais elle doit, aujourd’hui, l’ambitionner pour tous. Alors que les anti-pédagogues (que certains s’obstinent à nommer « républicains », comme s’ils étaient propriétaires de la République !) Précisons d’abord deux points de méthode. Ensuite, toujours sur la méthode, je dois dire ma surprise de voir les rédacteurs du texte paru dans le Café pédagogique citer indifféremment des propos de Marcel Gauchet et de moi-même sans jamais en préciser l’auteur. Je ne considère pas mon propos comme « alarmiste » et, a fortiori, nostalgique.
Expresso du 14 Novembre 2011 : A Balzac, la première grève de la personnalisation ? Par François Jarraud B. Groison : " Le gouvernement refuse tout débat" .. A Balzac, la première grève de la "personnalisation" ? Forum PiL : Projets, jeux et palmarès l Le budget de l'éducation : à peine voté, déjà raboté... l Abdoul D., 8 ans de service d'enseignement, expulsé ? Orientation : Le rapport Pitte l Quelle insertion dans le supérieur ? Histoire des arts : L'épreuve du DNB recadrée l E.D.D. : 3ème phase.... Faire école, faire société ? Prix René Cassin. Les 140 entreprises qui dominent le monde l SES : Le bac vu par l'Apses l Le polar à Paris. B. Secrétaire générale de la Fsu, la première fédération de la fonction publique, Bernadette Groison invite au débat. L'UMP vient de publier son programme de propositions pour l'Ecole. C'est une publication sans surprise. Lisez l'entretien avec B. A Balzac, la première grève de la personnalisation ? Comment une réforme présentée comme une meilleure prise en charge des élèves peut-elle se retourner contre eux ? La personnalisation m'a tuer.
L’école transformée en machine à désintégrer Dans le petit jeu des annonces gouvernementales qui s’emballent à l’approche des élections, le repérage des enfants «à risque» et «à haut risque» en maternelle est très représentatif d’une conception tout à fait cohérente de l’enseignement fondée sur des principes simples : médicalisation, détection et dérivation. Longtemps, la métaphore médicale a joué un rôle critique en éducation. En 1967, les enfants de Barbiana écrivaient dans leur «Lettre à une maîtresse d’école» que «l’école se comport[ait] comme un hôpital qui soignerait les bien portants et exclurait les malades». Le caractère subversif de la formule s’est émoussé : avec la gestion libérale du système de santé, quand le management l’emporte sur le soin et que le «pilotage par les résultats» permet tout naturellement d’arroser là où c’est déjà mouillé, la médecine n’a plus rien à envier à l’école ! Ainsi, ce qu’on nous présente comme une machine à intégrer est devenu une gigantesque machine à désintégrer.