
Etude géopolitique et stratégique des flux maritimes, risques et menaces dans l'océan Indien L’OCEAN INDIEN est le théâtre d’influences géopolitiques, de confrontations stratégiques et de revendications de souveraineté, tant sur terre qu’en mer. D’un point de vue géographique, l’océan Indien est un espace bien déterminé, même si du point de vue cartographique nous avons tendance à en exclure l’Australie qui le borde à l’Est via une bande côtière pourtant pourvue de capacités portuaires parmi les plus importantes au monde. Jean-Pierre Pinot précise que : « La limite orientale de l’océan Indien entre l’Insulinde et l’Australie va de Selaroe (la plus méridionale des îles Tanimbar) au cap Don (au nord-est de l’île Melville), si l’on considère la mer d’Arafura et le golfe de Carpentarie comme des mers bordières du Pacifique. Sa limite méridionale joint le cap Naturaliste, au sud-ouest de l’Australie, au cap des Aiguilles, en Afrique du Sud ;(…) » [1]. [2] La question environnementale est également au cœur des préoccupations locales. Les risques sanitaires et humanitaires Bonus
Petit à petit, la Russie assoit sa domination de l'Arctique La Russie en rêvait, le changement climatique l'a fait. La fonte des glaces rend de plus en plus praticable l'océan Arctique et ouvre ainsi un formidable raccourci maritime entre l'Europe et l'Asie, qui permet de longer la Russie par le nord sans avoir besoin de navire brise-glace. Pas question de laisser passer cette chance: des images satellites analysées par The Drive dévoilent que la Russie est en train de développer considérablement sa base militaire la plus au nord: l'aéroport Nagourskoïé, à Terre François-Joseph, un archipel à cheval sur la mer de Barents et l'océan Arctique. En 2020, l'armée russe avait déjà profité de l'été pour agrandir la piste d'atterrissage de la base en la faisant passer de 2.500 à 3.500 mètres. Contrôle des airs et de l'océan La nouvelle piste d'atterrissage avait permis cet hiver de déployer des intercepteurs MiG-31 ainsi qu'un avion-radar A-50, un duo efficace pour contrôler le ciel. La Russie en rêvait, le changement climatique l'a fait.
Conseil de l'Arctique Le Conseil de l’Arctique, fondé en 1996 par la Déclaration d'Ottawa, est une instance multilatérale dont les parties sont des États mais aussi des associations de peuples autochtones. Il s'agit d'une instance intergouvernementale de haut niveau, à présidence tournante, et qui fonctionne par consensus pour promouvoir les aspects environnementaux, économiques et sociaux du développement durable dans la région de l’Arctique. Les membres et les observateurs du Conseil de l'Arctique Le Conseil de l'Arctique regroupe huit États riverains des régions arctiques ou circumpolaires : le Canada, le Danemark, les États-Unis, la Finlande, l'Islande, la Norvège, la Russie, et la Suède), sept organisations représentant les peuples autochtones, treize États dits observateurs qui peuvent assister aux débats mais n’ont pas de droit de vote, et vingt organisations gouvernementales ou non gouvernementales, également observatrices. (JBB), février 2017. Pour compléter Liens externes
Habiter l’espace : un rêve impossible ? Le premier écueil apparaît avant même d’avoir quitté le sol terrestre : il faut passer par l’étape indispensable, mais encore très périlleuse du décollage. Chaque fois qu’ils grimpent dans la capsule d’un vaisseau, les astronautes mettent le pied sur une bombe dont ils espèrent le déclenchement contrôlé. Sur les 135 vols de la navette spatiale, deux se soldèrent par une catastrophe, faisant sept morts chacune. Si ce taux d’échec était toléré sur les avions de ligne américains, il équivaudrait à plus de 500 crashs par jour. Immédiatement après la sortie de l’atmosphère terrestre, les conditions de vie deviennent hostiles. Même en trouvant le moyen de survivre physiquement, il faut encore réussir à rester sain d’esprit. Pour une exploration de longue durée, l’idéal serait de pouvoir produire de quoi s’alimenter dans l’espace. La lumière permanente du Soleil fait aussi partie des paramètres d’un voyage spatial.
Les Sous-marins Nucléaires Lanceurs d’Engins Missions des SNLE Tapis dans l’océan, indétectables, dotés de 16 missiles portant chacun plusieurs têtes nucléaires, les 4 SNLE patrouillent successivement pour assurer la permanence à la mer de la dissuasion nucléaire. Ils sont regroupés au sein de la Force océanique stratégique (FOST). La dissuasion constitue l’ultime garantie contre toute atteinte à nos intérêts vitaux, quelles qu’en soient l’origine et la forme. Pour conserver la disponibilité requise, les SNLE sont armés par deux équipages repérés par des couleurs, bleu et rouge, comprenant 110 hommes chacun. Dates d’admission au service actif des 4 SNLE de type Le Triomphant 1997 : Le Triomphant 1999 : Le Téméraire 2004 : Le Vigilant 2010 : Le Terrible Caractéristiques techniques
En haute mer, tout est permis Les eaux internationales possèdent un statut ambigu puisqu’elles sont théoriquement ouvertes à tous les États (pour la navigation, la pêche, la recherche, la pose de câbles sous-marins, …) moyennant le respect de la convention de Montego Bay[1] et des autres règles du droit international (article 87). L’ambiguïté résidant dans l’absence de juridiction contraignante et de contrôle en raison du gigantisme des surfaces concernées. Cette situation entraîne de facto une impunité quasi totale pour tout acte considéré dans quelconque arsenal juridique comme illégal. Chasse à la baleine, exploitation de travailleurs parfois séquestrés des mois durant sur de sordides bateaux de pêche, déballastage de pétroliers loin des côtes pour éviter des coûts liés au traitement des eaux usées, prises d’otage, meurtres, évasion de criminels, contrebande et trafics en tous genre[2]. Une zone de non droit ? La règle en vigueur est celle dite du pavillon. [3] Ian Urbina, La jungle des océans. [4] Cyrille P.
PHOTOS. Jason deCaires Taylor dévoile de nouvelles sculptures pour le premier musée sous-marin d'Europe ART - La spécialité de Jason deCaire Taylor est de peupler les fonds marins avec des sculptures de femmes et d'hommes reflétant notre monde actuel. L'artiste n'en est pas à son coup d'essai et nous a déjà surpris avec la plus grande sculpture sous-marine du monde immergée dans les eaux des Bahamas. Il revient à présent avec de nouvelles œuvres, toujours aussi impressionnantes. Après des sculptures au Mexique et aux Bahamas, c'est au Muséo Atlantico de Lanzarote, île espagnole située dans l'océan Atlantique, que l'exposition de l'artiste britannique a été installée cette fois-ci. Jason deCaires Taylor fait référence à l'actualité à travers ses nouvelles sculptures. Ce musée aquatique sera ouvert à l'été 2016 aux plongeurs, mais aussi aux sous-marins et aux bateaux à coque de verre. » À voir également sur le Huffpost :
Qui peut exploiter l'espace ? La crise de la Covid-19 a laissé dans l’ombre des décisions majeures quant aux rapports des puissances terrestres à l’égard de l’espace qui les entourent. Ainsi, le 6 avril, le président des États-Unis Donald Trump a émis un décret présidentiel confirmant le Space Act, qui stipule que les citoyens américains peuvent récupérer, posséder et exploiter les ressources spatiales. Car les planètes du système solaire, la Lune et les astéroïdes sont redevenus désirables pour les grandes puissances à l’instar de la Chine, les États-Unis, l’Inde ou encore l’Union européenne. Hier soir, ce sont les Émirats arabes unis qui ont envoyé la première sonde spatiale vers Mars. Ces corps célestes sont pourtant considérés comme faisant partie du " patrimoine commun de l’humanité " depuis un traité international de 1967 – amendé en 1979. Mais ce qui intéresse les États, c'est surtout le vide juridique autour de l’exploitation des ressources extraterrestres... Un modèle économique à inventer Actualités Analyses
L’Afrique dépouillée de ses poissons, par Kyle G. Brown (Le Monde diplomatique, mai 2018) Dans son vaste bureau de Gaborone, au Botswana, M. Per Erik Bergh scrute les images satellites du trafic maritime au large des côtes de l’Afrique de l’Est. Parmi les dizaines de petits points qui se déplacent sur son écran, il en est un qui retient toute son attention. Voilà plus de vingt ans que ce robuste Norvégien aux cheveux blancs traque les bateaux de pêche industrielle qui viennent exploiter les ressources halieutiques du continent africain au mépris des lois et des réglementations. Année après année, il tente d’alerter les autorités locales, souvent réticentes ou sous-équipées, afin qu’elles interviennent contre ces criminels des mers qui emportent illicitement dans leurs filets des milliers de tonnes de poissons. Grâce aux renseignements fournis par les forces navales de l’Union européenne présentes dans l’océan Indien, recoupés avec les photographies de leurs sources locales et les relevés transmis par satellite et par radar, M. M. Pirogues contre navires industriels M.