
« Nous franchissons le mur du temps » Thierry GaudinChiclayo (Pérou), 2012, cliché DL Entretien avec Thierry Gaudin, 1er février 2013 Pour le prospectiviste Thierry Gaudin, nous vivons une révolution cognitive. Nous sommes en train de franchir « le mur du temps ». La course à la puissance, fondée sur des mythes hollywoodiens, précipite les crises au lieu de les résoudre. Nous avons besoin de changer de vision du monde et d’apprendre à vivre en empathie avec la nature. Dominique Lacroix : L’Université de la Singularité est en train de recruter sa troisième promotion, 80 étudiants-entrepreneurs qui, pendant 10 semaines cet été en Californie, étudieront la civilisation censée advenir à partir de la « singularité », vers 2045, moment, imaginé par extrapolation, où l’on saurait produire « un supercalculateur plus intelligent qu’un humain ». Évolution de la puissance de calcul. Cette initiative de Raymond Kurzweil, héraut du transhumanisme, a pour principaux sponsors Google et la Nasa. Certains estiment cette évolution inévitable.
The Philosophy of Computer Science First published Tue Aug 20, 2013 For nearly every field of study, there is a branch of philosophy, called the philosophy of that field. …Since the main purpose of a given field of study is to contribute to knowledge, the philosophy of X is, at least in part, a branch of epistemology. Its purpose is to provide an account of the goals, methodology, and subject matter of X. (Shapiro 1983: 525) The philosophy of computer science is concerned with those philosophical issues that arise from within the academic discipline of computer science. 1. Computer science underpins our Facebook pages, controls air traffic around the world, and ensures that we will not be too surprised when it snows. 1.1 Duality Folklore has it that computational artifacts fall into two camps: hardware and software. A standard way identifies the distinction with the abstract/physical one (see the entry on abstract objects) where hardware is taken to be physical and software to be abstract. 1.2 Technical Artifacts 2.
» [Livre] La grande fraude, de Jean-François Gayraud Excellent livre, que je vous recommande. Jean-François Gayraud est commissaire divisionnaire, ancien élève de l’Ecole nationale supérieure de police (ENSP, Saint-Cyr-au-Mont-d’Or).Docteur en droit, diplôme de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris et de l’Institut de criminologie de Paris, Jean-François Gayraud est l’auteur de nombreux articles et d’ouvrages traitant de criminologie et de géopolitique. Il exerce au Conseil Supérieur de la Formation et de la Recherche Stratégiques (CSFRS). Critique Decitre : Et si la crise financière dont nous subissons encore les effets était bel et bien une vaste fraude ? Voici un ” autre récit ” du krach. En tout cas, pas celui proposé en général par les économistes ou les financiers. Dès lors, pour lui, il est impossible d’envisager un vrai assainissement, une reconstruction durable de la finance si ce diagnostic criminel n’est pas fait. Petite vidéo avec l’auteur : Crtiique Le Figaro par Jacques de Saint Victor : La face cachée du krach
Pierre Dardot et Christian Laval « Néolibéralisme et subjectivation capitaliste », Cités 1/2010 (n° 41), p. 35-50. Origine : Selon une acception très répandue, le terme de néolibéralisme désigne tout à la fois une idéologie prônant un « retour » au libéralisme des origines et une politique économique consistant à retirer à l’État pour donner toujours plus au marché. En somme, la caution d’Adam Smith venant légitimer une marchandisation impitoyable de la société. Ainsi, après la parenthèse de l’État providence, le capitalisme néolibéral donnerait à voir un capitalisme pleinement adéquat à son essence, ou encore un « capitalisme pur. » [1 On est alors en droit de se poser la question : en quoi cette phase se distingue-t-elle des périodes précédentes ? Le capitalisme n’est-il pas d’emblée animé d’une propension à substituer aux relations sociales traditionnelles la froide logique du calcul d’intérêt ? C’est précisément déjà en quoi nous avons affaire à un phénomène pleinement nouveau. L’imposition de cette forme de la concurrence n’a rien de naturel.
« La dette neutralise le temps, matière première de tout changement politique ou social » - Contrôle social Basta ! : Vous dites que l’Homo debitor est la nouvelle figure de l’Homo economicus. Quelles sont les caractéristiques de ce « nouvel homme » ? Maurizio Lazzarato : De nombreux services sociaux, comme la formation ou la santé, ont été transformés en assurance individuelle ou en crédit. Le droit à la formation ou au logement s’est transformé en droit au crédit… C’est une logique qui ne fonctionne que si l’économie est en expansion. En quoi cela fonde-t-il un nouveau rapport social, et un nouveau rapport au temps ? J’ai repris l’hypothèse que développe Friedrich Nietzsche : le rapport social fondamental n’est pas l’échange économique ou l’échange symbolique, mais le rapport débiteur/créditeur. Une dette, ce n’est pas seulement de l’argent à rembourser, mais des comportements à ajuster, du temps passé à se plier à des contraintes, écrivez-vous. C’est une nouvelle forme de contrôle. L’endettement de l’Italie est de 120 % de son PIB. La dette est un mécanisme, ce n’est pas en soi négatif.
Le capitalisme comme religion : Walter Benjamin et Max Weber Parmi les papiers inédits de Walter Benjamin publiés en 1985 par Ralph Tiedemann et Hermann Schweppenhäuser dans le volume VI des Gesammelte Schriften (Suhrkamp Verlag), il y en a un qui est particulièrement obscur, mais qui semble d’une étonnante actualité : « Le capitalisme comme religion ». Il s’agit de trois ou quatre pages, contenant aussi bien des notes que des références bibliographiques ; dense, paradoxal, parfois hermétique, le texte ne se laisse pas facilement déchiffrer. Comme il n’était pas destiné à publication, son auteur n’avait, bien entendu, aucun besoin de le rendre lisible et compréhensible… Les commentaires suivants sont une tentative partielle d’interprétation, fondée plutôt sur des hypothèses que des certitudes, et laissant certaines « zones d’ombre » de côté. « Il faut voir dans le capitalisme une religion » : c’est avec cette affirmation catégorique que s’ouvre le fragment.
"La Crise sans fin": un regard décalé sur la crise, métaphore de nos vies Outre qu’elle amplifie le creusement des inégalités et la montée d’une vulnérabilité sociale généralisée, la crise nous colle à la peau, comme un chagrin que rien ne viendrait soulager : le mot lui-même nous obsède, nous habite, nous plombe. Il envahit le quotidien où tout nous renvoie à elle, comme un poison permanent. La crise définit notre époque, notre condition, notre horizon : l’idée même d’en sortir s’évanouit dans la résignation et le consentement à son omniprésence. Si la crise a “officiellement” cinq ans (le scandale des subprimes, qui a éclaté en septembre 2007, constitue sa date de naissance), elle a surtout trois siècles, au moins ! À l’origine état d’exception, la crise est devenue une situation normale, permanente, depuis que le XVIIIe siècle inventa le “projet moderne”. “Quelles que soient son intensité et sa dureté, la force contraignante de la crise ne signe pas l’aboutissement d’un processus inéluctable, elle ne nous enferme dans aucune fatalité.”
Une autre science est possible. Une autre science est nécessaire [...] une lutte pour que nulle position ne puisse définir comme légitime la mise sous silence d’autres, qui sont censés ne pas compter Enseignante à l’université libre de Bruxelles, la philosophe des sciences Isabelle Stengers dénonce la sorcellerie capitaliste et invite à croire dans la force d’un collectif puissant et multiple. Isabelle Stengers a d’abord suivi une formation scientifique. Les travaux de cette physico-chimiste ont porté sur le temps et l’irréversibilité. Avec le physicien belge d’origine russe Ilya Prigogine, prix Nobel de chimie, elle a coécrit, en 1979,la Nouvelle Alliance. Dans Au temps des catastrophes, vous dites qu’une autre histoire a commencé. Isabelle Stengers. Vous parlez d’une « Nouvelle-Orléans à l’échelle planétaire »… Isabelle Stengers. Votre propos est sous-titré « Résister à la barbarie qui vient » en référence à l’alternative de Rosa Luxemburg : « Socialisme ou barbarie ». Isabelle Stengers. Isabelle Stengers. Isabelle Stengers. Isabelle Stengers.