
Lumni | Enseignement - [CnRD] 1940. Entrer en Résistance : comprendre, refuser, résister L'Institut national de l'audiovisuel, partenaire du Concours National de la Résistance et de la Déportation, met chaque année à disposition des enseignants et des élèves des documents audiovisuels issus des fonds d'archives de l'Ina. Epousant le thème du concours 2019-2020, le corpus, documenté avec l’appui de la Fondation de la Résistance propose, des archives issues des fonds de presse filmée, de radio et de télévision illustrant la problématique : 1940. Entrer en Résistance : comprendre, refuser, résister. Le plan du dossier suit les axes de réflexion développés au sein de la brochure nationale du CNRD, coordonnée cette année par la Fondation de la Résistance, sous la responsabilité de M. Tristan Lecoq, Inspecteur général de l’Education nationale. Les élèves présentant des devoirs audiovisuels dans le cadre du concours sont exceptionnellement autorisés à intégrer ces documents dans leurs montages à seule fin de les présenter aux jurys. Contact : enseignants-lumni@ina.fr Introduction # 1.
Le négationnisme Proposé par Institut national de l’audiovisuel Date de diffusion : 30 avr. 1987 Contexte historique En 1978, l’hebdomadaire L’Express publie un entretien avec l’ancien Commissaire général aux Questions juives Louis Darquier dit "de Pellepoix", réfugié en Espagne depuis sa condamnation à mort en 1947. Maître de conférences en littérature à l’université Lyon II, Faurisson réussit alors à déclencher une médiatisation sans précédent du négationnisme. Condamné à plusieurs reprises par la justice, Faurisson affirme que les chambres à gaz n’ont pas servi pour les hommes ; si la crémation n’est pas contestée, elle est justifiée par les besoins d’hygiène. Cette négation de la réalité historique peut s’expliquer en partie par les failles d’un mode de représentation de l’histoire. Éclairage média Toute la rhétorique du discours négationniste apparaît dans cet entretien. L'usage récurrent de modalisateurs ("la prétendue extermination", "dit-on") cherche à instiller le doute.
Charles de gaulle - paroles publiques - Appel du 22 juin 1940 Charles de Gaulle Le gouvernement français, après avoir demandé l'armistice, connaît, maintenant, les conditions dictées par l'ennemi. Il résulte de ces conditions que les forces françaises de terre, de mer et de l'air seraient entièrement démobilisées, que nos armes seraient livrées, que le territoire français serait totalement occupé et que le gouvernement français tomberait sous la dépendance de l'Allemagne et de l'Italie. On peut donc dire que cet armistice serait non seulement une capitulation mais encore un asservissement. Or, beaucoup de Français n'acceptent pas la capitulation ni la servitude pour des raisons qui s'appellent l'honneur, le bon sens, l'intérêt supérieur de la patrie.
Emission de radio: "Imbéciles, c'est pour vous que je meurs !" Juif, communiste et résistant, le philosophe Valentin Feldman est mort fusillé en juillet 1942 au Mont-Valérien, en lançant aux soldats du peloton d'exécution ce qui serait considéré comme le mot le plus célèbre de l'histoire de la Résistance : "Imbéciles, c'est pour vous que je meurs !…". Portrait. Or, des décennies durant, ces huit mots constituèrent la seule trace de l'homme qui les avait prononcés. De là, l'idée (et le défi) de partir à la recherche de ce jeune fantôme, qui avait pourtant côtoyé de son vivant d'illustres contemporains ayant pour noms Claude Lévi-Strauss, Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Victor Basch ou encore Gaston Bachelard. Longue et incertaine, cette quête devait emprunter plusieurs voies, celle des livres et celle des archives, mais également celle de la mémoire vive. Écouter 45 min À la recherche de Valentin Feldman, locuteur inconnu d'un mot célèbre, par Pierre Frédéric Charpentier
La Bataille du rail (René Clément, 1946) De 1944 à 1946, c'est le Comité de Libération du cinéma français, fondé par des résistants, qui gère la production du cinéma. Il met en place un programme de films, mais aussi d'épuration du cinéma. Clouzot est par exemple interdit de tournage pendant deux ans - on reproche au Corbeau d'avoir été financé par des fonds allemands et de donner une mauvaise image de la France. Au cours de ces deux années, plus d'une vingtaine de films est consacrée à la guerre, la plupart évoquant la Résistance, souvent avec un souci de réalisme historique teinté d'idéalisme. A partir de 1969, se développent des approches de plus en plus iconoclastes de la Résistance et de la Seconde Guerre. Le thème de l'épuration à La Libération, tournée contre l'action des communistes, apparaît dans l'adaptation du roman de Marcel Aymé Uranus en 1990. Carole Robert
Nancy Wake, une résistante au service de la France - Épisode 2 Le courage de Nancy Wake, combattante et espionne pour la Résistance française durant la Seconde Guerre mondiale, est aussi exceptionnel que ses exploits. La jeune femme n’a peur de rien pour voler au secours de la France. Une héroïne qui choisit de consacrer sa vie à la défense des libertés et qui risquera plusieurs fois la sienne pour rester fidèle à ses convictions. Nancy Wake conduit des bombardiers, parcourt des centaines de kilomètres à vélo, saute en parachute, participe à des sabotages, à des missions secrètes très périlleuses, en gardant toujours une énergie extraordinaire et un humour ravageur. Elle se fait recruter par le service secret britannique chargé d'aider les résistants dans toute l'Europe. Nancy Wake sera la femme la plus décorée de la Seconde Guerre mondiale. En temps de guerre, je ne vois pas pourquoi nous, les femmes, devrions nous contenter d'agiter fièrement nos mouchoirs pour saluer le départ des hommes au combat tout en leur tricotant des passe-montagnes.
L'Appel du 22 juin 1940 L'Appel du 22 juin 1940 Il n'y a pas eu d'enregistrement (audio ou vidéo) de l'Appel du 18 juin 1940 contrairement à celui du 22 juin 1940 avec lequel on le confond souvent : TEXTE DE L'APPEL du 22 JUIN 1940 Le gouvernement français, après avoir demandé l'armistice, connaît, maintenant, les conditions dictées par l'ennemi. Il résulte de ces conditions que les forces françaises de terre, de mer et de l'air seraient entièrement démobilisées, que nos armes seraient livrées, que le territoire français serait totalement occupé et que le gouvernement français tomberait sous la dépendance de l'Allemagne et de l'Italie. On peut donc dire que cet armistice serait non seulement une capitulation mais encore un asservissement. Or, beaucoup de Français n'acceptent pas la capitulation ni la servitude pour des raisons qui s'appellent l'honneur, le bon sens, l'intérêt supérieur de la patrie. Je dis l'honneur, car la France s'est engagée à ne déposer les armes que d'accord avec ses alliés.
Portraits Née le 29 juin 1912, Lucie Bernard a 17 ans lorsqu'elle réussit le concours d'entrée à l'École normale d'institutrices du boulevard des Batignolles à Paris. Déjà d'un caractère bien trempé, elle refuse l'uniforme de l'internat et décide de s'installer à Paris où elle vit de petits boulots. Très vite elle prend conscience de la montée des fascismes en Europe et rapidement elle adhère aux Jeunesses communistes. En 1936, elle se rend à Berlin à l'occasion des Jeux olympiques et découvre la réalité du nazisme. Tout en militant activement, elle entreprend alors des études d'histoire et, en 1938, elle est reçue à l'agrégation d'histoire géographie. Lorsque la guerre éclate, elle est en poste à Strasbourg où elle fait la rencontre de Raymond Samuel, ingénieur des Ponts et Chaussées, mobilisé comme officier du génie. Fin juin 1940, Raymond est fait prisonnier par l'armée allemande. À partir de 1941, le couple Aubrac s'installe à Lyon. Frantz Malassis
Lucie et Raymond Aubrac :les inséparables de la Résistance Résister et transmettre Ce dossier thématique à destination des élèves du collège et du lycée (histoire et EMC) retrace le destin de Lucie et Raymond Aubrac, résistants et amoureux, rompus à la vie clandestine, auteurs de plusieurs évasions des geôles nazies. À partir des années 1970, ils parcourront des centaines d'écoles en France pour transmettre la mémoire de la Résistance et répéter leur engagement inébranlable en faveur de la liberté : Le mot résister doit toujours se conjuguer au présent, répétait Lucie Aubrac. Nous étions arrivés avec grand retard, Max, Schwarzfeld et moi, et la bonne du docteur nous avait laissés au rez-de-chaussée de la villa, dans le petit salon où attendaient les malades. Piégés par la Gestapo C’est Raymond Aubrac qui raconte la scène[1] Pascal Convert, Raymond Aubrac, résister, reconstruire, transmettre, éd. Frise chronologique du CNR : de la clandestinité à la Libération (cliquer pour déplier) Faux papiers, vraie évasion Raymond, pseudonyme Aubrac