
Metropolis II ou la mainmise de l’automobile sur nos villes et sur nos vies Metropolis II est un projet artistique un peu fou réalisé par l’américain Chris Burden. L’installation a demandé 4 ans de travail à 12 personnes pour mettre en place 18 pistes de voitures, 40 grattes-ciel et 1110 voitures qui circulent en simultanée, simulant le trafic automobile de Los Angeles sur 9 mètres de long et 3 mètres de haut. Chris Burden est surtout connu pour une performance intitulée « Shoot », réalisée en Californie en 1971, où il s’était fait tirer une balle dans le bras gauche par un assistant à une distance d’environ cinq mètres. Depuis il s’est calmé, même s’il a du quand même démissionner de l’Université de Californie en 2004 pour une autre performance utilisant un pistolet chargé « qui aurait mis en danger la vie d’autres professeurs »… Certains y verront un rêve de petit garçon, d’autres un cauchemar d’adulte. En tout cas, l’œuvre parle sans aucun doute de la mainmise de l’automobile sur nos villes et sur nos vies.
Introduction à "la France en villes" - Capes 1- Pourquoi un tel sujet ? Un sujet sur la France, c'est une obligation pour le CAPES et l'Agrégation, mais ce sujet n'est pas que cela. En effet, depuis longtemps la Franc e est un pays majoritairement urbain (depuis le recensement de 1936, + 50 % de la pop° française vit en ville), mais surtout les formes d'urbanisation récentes ont transformé les paysages de la France entière : les villes imposent un modèle spatial dominateur qui pousse les limites de l'urbain toujours plus loin. Pour commencer ce cours, il faut s'attarder sur la définition de la ville par les géographes, avant de voir ce qu'on entend par l'urbain puis par le sujet proprement dit. 1.1. Une définition administrative 1.2. Des critères quantitatifs ? Des critères qualitatifs ? Un élément isolé ? Une structure administrative ? On peut délimiter les villes par leur superficie (voir G-F DUMONT page 26) 1.3. Par les paysages urbains Par la densité de population ? Par les fonctions urbaines : Par l'entrée politique : D. 1.4. - M.
L'immeuble du futur : un écosystème au service de l'homme Depuis l'antique Rome, les humains ont utilisé la superposition des habitations pour concentrer en un même lieu les citadins. L'immeuble n'a été jusqu'ici que cette simple superposition. A l'avenir, l'immeuble devra avoir des fonctionnalités plus variées. Il deviendra un véritable écosystème complexe pour le confort de ses habitants. Quelques précisions préalables: Dans cet article, nous ne nous intéresserons pas aux constructions neuves, qui répondent à d'autres objectifs, qui sont laissées à la créativité des architectes et qui, surtout, seront limitées par la densité actuelle des agglomérations. Nous nous interrogerons plutôt sur la transformation des immeubles existants qui devront répondre à des exigences et à des contraintes nouvelles à cause des nouveaux enjeux économiques et écologiques. Phase 1 de la transformation, la surélévation: Dans un premier temps, il s'agira de surélever l'immeuble de un à trois étages supplémentaires. Quels sont les objectifs de cette surélévation?
Les bidonvilles dans l'espace urbain Qu'est-ce qu'un "bidonville" ? Musique : Claude Nougaro - Bidonville Click Here To Listen La première définition écrite du terme anglais « slum » apparaît, dit-on, en 1812 sous la plume de l'écrivain et hors-la-loi James Hardy Vaux, dans son Vocabulary of the Flash Language, où il est présenté comme synonyme de « racket » ou « commerce criminel ». Photo : Le bidonville Dharavi à Bombay (env. 800 000 hab.) Aujourd'hui, on qualifie de bidonville, un logement qui possède à peu près les caractéristiques suivantes : SurpeuplementLogements informels et de piètre qualité, majoritairement situés en périphérie des centre-villesAccès insuffisant à l'eau potableManque d'hygièneInsécurité des personnesInsécurité quant à la conservation de la jouissance du domicile. Image satellite : Le bidonville de Kibéra, Kenya(env. 200 000 hab.) - (Google Earth) En revanche, tous les urbains pauvres ne vivent pas dans des bidonvilles, et tous les habitants des bidonvilles ne sont pas pauvres. Typologie des bidonvilles
Landscape+Urbanism Lutte contre le changement climatique : les acteurs de l’aménagement entre coopération, reconversion et concurrence Palais des Congrès à Liège, Belgique (cc) Gilderic Photography Dossier : Fabriquer la ville à l’heure de l’injonction au « durable » L’injonction à la lutte contre le changement climatique modifie les conditions d’exercice des praticiens de l’architecture et de l’urbanisme. Confrontés à la nécessité de territorialiser à différentes échelles les engagements internationaux, européens et nationaux (Grenelle de l’environnement), les acteurs et institutions en charge de la gestion des territoires élaborent des politiques de lutte contre le changement climatique comme les schémas régionaux climat–air–énergie (SRCAE) ou les plans climat–énergie territoriaux (PCET) des collectivités locales [1]. Cette « mise en mouvement » des professions et des institutions autour de l’enjeu climatique entre pour partie en résonance avec les préoccupations des représentants de la société civile qui se mobilisent pour peser dans le débat. Naviguer à vue et en eaux troubles ? Bibliographie
La ville équitable La « ville durable » (sustainable city) s’impose aujourd’hui comme un paradigme dominant en matière d’aménagement et d’urbanisme. Les signes ne manquent pas en effet, qui témoignent d’une véritable montée en puissance des enjeux environnementaux dans la fabrique de la ville contemporaine : de la multiplication des labels et normes en matière d’isolation en passant par les impératifs de lutte contre l’étalement urbain, du renouveau de l’agriculture urbaine à la montée en force des paysagistes dans les projets d’urbanisme. Sommée de répondre à des objectifs à la fois locaux (le resserrement urbain, le renforcement de la cohésion sociale, l’amélioration de la qualité de vie) et globaux (la lutte contre le réchauffement climatique, la réduction de l’« empreinte écologique », la préservation de la biodiversité), la mise en œuvre de la « ville durable » est aujourd’hui inscrite à l’agenda des politiques publiques. Sommaire : Saskia Sassen, « Mégarégions et villes durables », La Vie des idées.
Eloge de la ville dense ou le déclin du paradigme urbain américain » Article » OWNI, Digital Journalism Philippe Gargov revient sur les propos d'un économiste de Harvard qui a remis en question le modèle des suburbs pavillonnaires, emblématiques du rêve américain, lors de l'émission de satire politique Daily Show. Je suis grand fan du Daily Show, émission de satire politique diffusée depuis 1996 sur Comedy Central (high five, Iris). Alors, quand Jon Stewart reçoit un économiste de Harvard pour dire du bien de la vie urbaine, vous vous doutez bien que je regarde attentivement. Edward Glaeser [en]était en effet invité, ce lundi 14 février, à présenter son livre au titre clair comme de l’eau de roche : Triumph of the City: How Our Greatest Invention Makes Us Richer, Smarter, Greener, Healthier, and Happier (Le triomphe de la ville : comment notre plus grande invention nous rend plus riche, plus intelligent, plus heureux et en meilleure santé. Rien que ça.). L’émission aurait pu se contenter d’être drôle (malgré un Edward Glaeser sous amphét’). La guerre est déclarée. Image CC Flickr by jdnx
Revue Urbanisme La ville autosuffisante Encore peu présente dans le débat public en France il y a seulement dix ans, la notion de « ville durable » (Sustainable City) suscite aujourd’hui un intérêt certain auprès de l’État, des collectivités locales, des associations, des entreprises, des praticiens ou encore des chercheurs. Pourtant, tout comme celle de « développement durable » dont elle s’inspire, l’expression demeure passablement confuse. Plus encore, la question de son opérationnalité reste, aujourd’hui encore, largement ouverte. Né dans les années 1990 dans le sillage de l’écologie urbaine, dans un contexte marqué par la multiplication des politiques urbaines environnementales, le concept de « ville durable » soulève en effet plusieurs séries de contradictions sémantiques et pratiques. La Vie des Idées propose de revenir sur ces questions à travers une série de dossiers thématiques. Au sommaire du dossier : Sabine Barles, « Les villes, parasites ou gisements de ressources ? Pour citer cet article : Nota bene :