
Big Data : faire du sens à grande échelle Après l'open-data la nouvelle tendance tout droit venue des US sera-t-elle le « big data » ? D’un récent voyage dans la Silicon Valley (merci aux amis du Orange Institute), je rentre avec une conviction : tout ce que nous connaissions du web va changer à nouveau avec le phénomène des big data. Il pose à nouveau, sur des bases différentes, presque toutes les questions liées à la transformation numérique. En 2008, l’humanité a déversé 480 milliards de Gigabytes sur Internet. En 2010, ce furent 800 milliards de Gygabytes, soit, comme l’a dit un jour Eric Schmidt, plus que la totalité de ce que l’humanité avait écrit, imprimé, gravé, filmé ou enregistré de sa naissance jusqu’en 2003. Ces données ne sont pas toutes des œuvres. Naviguer dans ce nouveau web demande une nouvelle science. Qu’est-ce qui change avec les big data ? L’actualité de la semaine nous a donné une petite illustration de ce qui se passe à grande échelle. On sent bien que l’on est tout près d’un phénomène d’émergence.
La fin de l’Internet illimité Des opérateurs veulent mettre un terme aux forfaits Internet illimités dans les foyers français. Un document de la Fédération Française des Télécoms, qui regroupe Orange, SFR et Bouygues, et consulté en exclusivité par OWNI, amorce ce virage. Dans une relative confidentialité, des opérateurs, et non des moindres, réfléchissent à la mise à mort de l’Internet illimité dans les foyers français. “Oui, il y a certains forfaits sur lesquels on risque de mettre des seuils” confirme ainsi sans détour le porte-parole d’Orange Jean-Marie Culpin, interrogé par OWNI. Si elle s’actualise, la situation serait alors inédite en France, habituée à des “boxs” leur offrant l’un des accès à Internet les plus compétitifs au monde et surtout ne comportant aucun seuil de navigation. La démarche, entamée sur le mobile, a jusque là été couronnée de succès. Des “plafonds de consommation”, sur mobile… et fixe “La réduction du débit au-delà d’un seuil de volume de données consommées” “Faux!” Au mobile, d’abord.
Microsoft et Ben Ali : Wikileaks confirme les soupçons d’une aide pour la surveillance des citoyens Tunisiens Reflets.info est un blog d’hacktivistes particulièrement impliqués dans les opérations liées au Printemps arabe. Près de six mois après que l’affaire a été publiée dans Rue89 et savamment étouffée par les services de Microsoft, et à peine une semaine après la promotion de la principale instigatrice (update: disparue des écrans radars depuis), alors DG de Microsoft Tunisie, Salwa Smaoui, l’affaire de l’aide apportée par Microsoft dans l’espionnage de la population tunisienne rebondit grâce à la publication d’un câble Wikileaks issu de l’ambassade américaine de Tunis, qui conclut un long exposé concernant le contrat que nous avions fait fuiter avec le même constat : derrière ce contrat se cache un deal entre le géant de Redmond et le gouvernement de Ben Ali, destiné à espionner la population tunisienne (et accessoirement, à étouffer le logiciel libre). Petit résumé des faits L’ambassade américaine en remet une couche La suite des révélations de Wikileaks sur Microsoft en Tunisie :
Surveillez moi, oh oui, surveillez moi ! (on en parle, on en parle, on explique comment ça marche, et on a l’impression que tout le monde s’en fout (ou presque), mais fichtre diable, comment qu’il fonctionne et à quoi qu’il peut bien servir tout cet arsenal de surveillance, hein ? Parce que bon, Madame Michu, elle a rien à se reprocher, alors pourquoi qu’elle serait inquiète de la société de la surveillance généralisée, hein ?) — « Moi, Monsieur, je ne vois pas où est le problème, parce que je n’ai rien à me reprocher ! Mais si vous, vous êtes contre, c’est p’têtre bien que vous avez des choses à cacher, non ? Amesys et ses technologies de DPI : l’accomplissement d’une politique de contrôle social déjà ancienne Ne vous méprenez pas, vous qui maudissez le gouvernement actuel et pensez qu’il est le principal responsable de la société sécuritaire de surveillance qui se met en place : leurs potes de gauche ne sont pas en reste et ont été les premiers à en faire la promotion. Le contrôle social, mais pourquoi ? Plein de choses.
RemiB tente de bloguer » S’il te plait google, je veux pas être partout chez toi Le web social. Le web social, c’est l’interaction, l’échange entre les utilisateurs d’un même site. Le Web social permet de partager son savoir, son expérience, ses sentiments. Le web social, c’est le présent, et l’avenir. Je me suis longtemps caché derrière un pseudonyme avant d’utiliser mon prénom et mon nom sur internet. Mais souvent, tout le temps, je laisse une trace. Et puis il y a les moteurs de recherche. Qui n’a jamais essayé de taper son nom dans google ? google, ce formidable outil Moi, j’adore google. Mais quand je tape mon nom dans google, je ne trouve pas mon site internet, mais l’intégralité des endroits ou mon nom ou mon pseudo apparait. Dans ces années folles, celles ou j’étais sur Infonie, il y avait un site : copains d’avant. J’ai récemment supprimé complètement ces deux profils, mais des résultats restent sur google, il faut que moi, je retire tous les résultats, un à un, du cache de google, en passant par l’outil idoine. Nelson, Les jeux de mots sont mon fort !
Internet et révolution : une relation difficile à mesurer Fhimt.com vous propose de découvrir le monde à travers le réseau de blogueurs de Global Voices et de son édition francophone, très impliquée dans les mouvements en cours. Au moment où le débat est en cours sur le rôle des médias sociaux dans les révolutions qui secouent le Moyen-orient et l’Afrique du nord, une question se pose : jusqu’à quel point l’accès à Internet a permis un rôle déterminant d’ Internet et des médias sociaux dans ces insurrections? En Egypte et en Tunisie, de nombreux observateurs attribuent un rôle important aux réseaux virtuels alors que d’autres remettent en discussion ce facteur ; la plupart d’entre eux se situent au milieu, en reconnaissant le rôle d’Internet tout en restant réalistes sur ses limites. Sur mon blog personnel, j’ai formulé la question d’une manière un peu différente, en demandant: Le blogueur Andrew Trench a présenté récemment une théorie sur le seuil à partir duquel le taux de pénétration d’Internet commence à compter, en écrivant: Sifry ajoute:
Bernard Stiegler : l'open data est « un événement d’une ampleur comparable à l’apparition de l’alphabet » RSLN : Que représente le développement de l’open data dans la grande aventure du numérique ? Bernard Stiegler : C’est l’aboutissement d’une rupture majeure déjà largement entamée, et qui n’a rien à voir avec les précédentes. Toutes les technologies monopolisées par l’industrie de la culture, au sens large du terme, pendant un siècle, sont en train de passer entre les mains des citoyens. C’est un événement d’une ampleur comparable à l’apparition de l’alphabet qui, comme technique de publication, c’est à dire de rendu public, est au fondement de la res publica, tout comme à ce qui s’est déroulé après Gutenberg et la Réforme, généralisant l’accès à l’écriture imprimée et au savoir. À présent, toutes les activités industrielles, culturelles et scientifiques laissent désormais une trace numérique que chacun peut exploiter grâce à des outils de plus en plus accessibles. RSLN : L’Open data n’est qu’un maillon de cette révolution… Des idéologies différentes Bernard Stiegler : C’est vrai.
{sciences²} Paabo et neandertal Madame Sapiens a fait crac-crac avec monsieur Néandertal. Ou l’inverse. Et avec succès reproductif. Mais pas en Europe, lors de l’arrivée de Cro-Magnon, il y a 37 000 ans. C’est une vieille histoire (d’adultère ?) survenue au Proche Orient, il y a environ 80 000 ans. Cette affaire des relations de parenté et de la possible rencontre des deux humanités les plus proches - Homo sapiens, l’homme moderne apparu il y a un peu plus de cent mille ans en Afrique, et Néandertal - est révélée ce matin dans la revue Science . Couv science Qui sont les conteurs de cette histoire, auteurs de ce «travail énorme» insiste Pierre Darlu ? Os de neandertaliens l’ADN issu d’os fossiles de néandertaliens découverts dans la grotte de Vindija, en Croatie. C’est un véritable exploit technique que l’équipe réunie par Svante Pääbo a réalisé. Comparer des génomes extrêmement proches l’un de l’autre exigeait de faire appel à des techniques et des tests statistiques très sophistiqués. Cro-magnon
Hatsune Miku, la diva virtuelle qui électrise le Japon Hatsune Miku (ceasol/Flickr/CC) Elle a 16 ans, mesure 1m58 pour 42 kg et ses cheveux sont bleu turquoise. La diva pop est un phénomène national au Japon. La chanteuse est un produit de la société Crypton Future Media. Moyennant 150 dollars US, le logiciel permet à n’importe qui de composer un tube en utilisant la voix vocaloïd d’Hatsune Miku sur des paroles de chansons. « On ne s’attendait pas à une telle popularité », reconnaît Kanae Muraki, directrice marketing de Crypton Future Media, qui a déjà vendu 70 000 logiciels. Miku, pop star vocaloïd La voix humaine d’origine appartient à une certaine Saki Fujita, choisie « non pas parce qu’elle était celle qui chantait le mieux, mais parce qu’elle était la plus précise dans le suivi de la partition et que son timbre était cohérent avec les représentations du personnage », explique-t-on chez Crypton. Les fans ont fait le reste. « A l’origine, il existait trois images d’Hatsune Miku. Première diva participative Pour le PDG de Sony Music Direct :
L’outil qui calcule le coût réel des logements et des transports De loin, Abogo sonne comme un slogan de campagne de promotion pour les transports publics. Il s’agit en fait d’un outil donnant une estimation sur le coût des transports en fonction de la situation géographique de son logement. Né d’une réflexion du Center For Neighborhood Technology américain, il vise, au moment où de nombreux habitants se retrouvent hors de chez eux, à diminuer le budget de leur logement et de leurs transports « en leur fournissant des informations dont ils ont besoin pour choisir des endroits qui auront un faible impact sur leur budget et sur l’environnement », expose Adam Mays, du CNT. Depuis 1978, le CNT, « un think-and-do tank qui combine la rigueur de la recherche à des applications concrètes », veille à promouvoir sa conception de la ville durable. Vaste programme donc, qui a donné naissance à Abogo. Mais que faire lorsqu’on réalise que son budget transports atteint des sommets ?