
Le musée indien de George Catlin : une arche de Noé à vocation ethnographique | L'histoire par l'image Contexte historique Catlin et son œuvre En 1828, George Catlin, peintre autodidacte qui s’est lancé dans une carrière de portraitiste pour la bourgeoisie américaine, conçoit le projet de réaliser une œuvre picturale entièrement dédiée aux Amérindiens, dont il pressent la fin. Avec la conquête de l’Ouest, les Indiens des Grandes Plaines sont en effet progressivement chassés de leurs terres et contraints de modifier leurs modes de vie. Entre 1831 et 1838, Catlin monte ainsi plusieurs expéditions afin de peindre sur place des toiles relatant leur vie quotidienne. Analyse des images Des documents ethnographiques La première toile représente un jeu de balle dans un paysage de collines et de plaines typique des sites où vivent les Amérindiens. La seconde peinture est un portrait de groupe où seul compte le rendu des personnages et de leur parure : une femme et deux hommes en habits d’apparat avec toutes leurs armes et leurs bijoux posent devant un paysage indistinct. Interprétation Bibliographie
Le tatouage a-t-il encore un sens? CULTURE - Le tatouage est une pratique millénaire qui, aujourd'hui, s'est totalement démocratisé au point de devenir un phénomène médiatisé. En témoignent les nombreuses conventions autour du tatouage organisées à travers le monde comme le Mondial du Tatouage, qui se déroule à partir de ce vendredi 4 jusqu'au dimanche 6 mars, à la Grande Halle de la Villette, à Paris. L'occasion pour les aficionados de découvrir de nouvelles signatures, de nouvelles techniques ou encore de nouvelles tendances. L'occasion également de se demander si se faire tatouer revêt encore un sens? Le tatoueur Tin-Tin entouré par Daphné Burki et Günther Love, les parrains du Mondial du Tatouage. L'an dernier, le célèbre tatoueur français Tin-Tin, à l'origine du Mondial, affirmait que le tatouage était loin d'être un phénomène de mode. Le sociologue David Le Breton, auteur du livre "Le tatouage ou la signature de soi" (Éditions Calimiro, 2014), estime que "le tatouage s'est complètement banalisé.
Ce que le tatouage dit de nous Qu’il soit discret ou qu’il couvre toute une partie du corps, symbolique ou purement esthétique, tout tatouage a une histoire. Marquer sa peau à l’encre indélébile est un acte fort, une façon de prendre le contrôle d’un corps qui nous échappe, ou de graver à jamais un souvenir, une joie, une douleur. Caroline Langlois - Mis à jour le 17 Mai 2018 à 17:29 Sommaire Si le tatouage était, à l’origine des temps, une façon de marquer son appartenance à un clan, puis plus tard, à un groupe social (marin, soldat, motard, gangster), on le croise aujourd’hui sur toutes les peaux. Femme ou homme, jeune ou vieux, riche ou pauvre : le tatouage est « encré » dans les moeurs. Conjurer l’angoisse de sa propre disparition Le tatouage, malgré les gros titres des magazines féminins, n’a rien d’un « effet de mode ». « Il existe depuis la nuit des temps ! Le tatouage a-t-il donc toujours un sens ? Jeanne « Un coup de folie que je ne regrette pas » A découvrir A lire
Chronique de nos corps tatoués A l’abri des regards ou proclamées à la surface de la peau, ces quelques lignes tracées au fil de l’aiguille, parlent en réalité autant de notre époque que des personnes qui arborent ces dessins distinctifs. C’est d’ailleurs ce qu’analyse le philosophe Gilles Lipovetsky dans son ouvrage L’Esthétisation du monde, expliquant que le corps humain est tatoué depuis la nuit des temps, orné, scarifié selon des pratiques magiques et religieuses pour l’inscrire dans une appartenance sociale. La fonction première du tatouage : ancrer son porteur dans une logique d’appartenance L'ancrer à un groupe, un corps de métier. Il arrive enfin que le tatouage se veuille l’expression d’un rejet de la société, de ses impératifs et de ses normes. Une perte de sa dimension collective Peu à peu, pourtant, le tatouage a perdu cette dimension sociale, collective. On est désormais à même de faire inscrire sur son corps les signes de son désir, les traces de sa personnalité particulière.
«Le tatouage se transforme en culture» Le salon mondial du tatouage se tient à Paris jusqu'au 6 mars. La pratique se démocratise de plus en plus parmi les Français, quitte à parfois en perdre son sens profond. L'univers du tatouage a élu domicile à la Grande Halle de la Villette à Paris (XIXe). Jusqu'au 6 mars, les amateurs et professionnels se rencontreront dans un climat de large diffusion sociale de cette pratique. Pratiqué depuis des millénaires, le mot «tatouage» vient du polynésien «tatau», dont la racine signifie «dessin» («ta») et «esprit, dieu» («atua»). Les voyages de James Cook à la fin du XVIIIe siècle permettent la redécouverte européenne de cette pratique, qui s'était rarifiée au début du Moyen-Âge. «Le tatouage aujourd'hui se transforme en culture, et non plus en engouement provisoire», explique David Le Breton, sociologue, professeur à l'Université de Strasbourg, et auteur de Signes d'identité. Un véritable phénomène de masse Les quelques chiffres existants démontrent la réelle popularité du tatouage.
Abbaye de Daoulas. Ce que la peau dit de nous - Finistère - LeTelegramme.fr Tatouage, maquillage, scarification, peinture corporelle, cicatrices... La nouvelle exposition de l'abbaye de Daoulas s'intéresse à notre peau, à ce que cette dernière dit de nous, de notre histoire et de notre identité. À voir jusqu'au 31 décembre. La peau est bien souvent ce que l'on découvre d'abord chez l'autre. On notera immédiatement sa couleur, si elle est différente de la nôtre. Se fondre dans le groupe... Certains de ces signes existent par la volonté de celui qui les porte. ...ou s'en démarquer Car, à l'inverse, en marquant leur peau, d'autres veulent plutôt affirmer une singularité par le biais d'une expression personnelle. Belle scénographie En mêlant objets, photos et témoignages, l'abbaye de Daoulas nous fait traverser les époques et les continents pour explorer tout ce que l'on peut faire « subir » à notre peau.
Tatouage en Polynésie Le tatau (ou pe'a), le tatouage masculin des Samoa, complété par des outils traditionnels. Le tatouage historiquement pratiqué en Polynésie, et aujourd'hui diffusé dans le monde entier, a des origines diverses. En effet l’art du tatouage est intrinsèquement lié à la culture polynésienne. Étymologie[modifier | modifier le code] L'origine du mot tatouage vient d'Océanie. C’est en 1769 que le mot tatouage fit son entrée dans le langage courant, et en 1858 que le mot fut officiellement « francisé » et fit donc son apparition dans le dictionnaire Littré. Légende[modifier | modifier le code] Selon la légende en Polynésie, le tatouage serait d’origine divine. Histoire du tatouage[modifier | modifier le code] Avant l’arrivée des missionnaires, les Polynésiens n’utilisaient pas le langage écrit, transmettant leur savoir oralement. Rite de passage[modifier | modifier le code] Le tatouage permettait une valorisation de l’individu, il le suit toute sa vie tout au long de son parcours.
Le décryptage fascinant des tatouages des prisonniers du Goulag - Les Inrocks En URSS des planches de dessins ont servi à décoder les tatouages inscrits sur la peau des prisonniers du Goulag, elles furent toutes réalisées par un ancien officier du ministère de l’Intérieur soviétique : Dantsig Baldaev (1925-2005). « Détenus enclin à l’évasion », « pédérastes passifs, ‘offensés’, lesbiennes », « bagues de truands non rééducables », « tatouages asociaux », « tatouages religieux »… C’est la classification poétique et précise des prisonniers opérée par l’administration soviétique au temps du Goulag. En guise de fiches servant à décoder les tatouages gravés sur la peau des détenus : des planches de dessins. Elles furent toutes réalisées par un ancien officier du ministère de l’Intérieur soviétique, longtemps membre de l’institution pénitentiaire : Dantsig Baldaev (1925-2005). Ces archives, classées secrètes par le KGB, Baldaev en a offert une partie conséquente, en 1990, à l’ethnologue française Roberte Hamayon. « Une sociologie du monde carcéral soviétique »
Le tatouage, un complément d’identité direct Pourquoi se tatoue-t-on ? Pourquoi les artifices éphémères - les vêtements, le parfum, le maquillage - ne suffisent-ils pas à ceux qui choisissent le tatouage pour se distinguer ? Si les motivations varient en fonction de chaque individu, ce qui demeure c’est la valeur identitaire forte du tatouage. Ce n’est pas rien de marquer son corps de signes indélébiles au prix d’une forte douleur. Ce n’est justement pas un artifice mais l’expression d’une vérité.Pour eux tous, le tatouage ouvre sur le désir, l’érotisme, la sexualité et la mort. Production : Virginie Bloch-Lainé Réalisation : Rafik Zénine
Tatouage : quand la société de consommation investit les corps FIGAROVOX INTERVIEW - Le sociologue David Le Breton décrypte le phénomème du tatouage qui, au delà du milieu sportif, investit les rues. David Le Breton est professeur à l'Université de Strasbourg, membre de l'Institut universitaire de France et chercheur au laboratoire Cultures et Sociétés en Europe. Il a écrit notamment: L'adieu au corps (Métailié), Anthropologie du corps et modernité (PUF) ou encore Signes d'identité. Tatouages, piercings et autres marques corporelles (Métailié). Footballeurs du Mondial, passants dans la rue… la pratique du tatouage semble se généraliser. On ne peut plus parler de phénomène de mode tant cette pratique connaît un véritable raz de marée depuis une quinzaine d'années, notamment chez les jeunes, tant filles que garçons. Il s'agit là d'une véritable révolution culturelle qui est apparue aux États-Unis dans les années 70 pour s'élargir à l'Europe fin 80. S'il n'est plus le signe d'une certaine fragilité, le tatouage semble s'être même embourgeoisé… En effet.