
Comité Union et Progrès dans l'Empire ottoman Le Comité Union et Progrès (CUP) est un parti réformiste d’opposition qui s’inscrit dans la mouvance Jeunes-Turcs, formée contre le régime autoritaire mis en place par le sultan ottoman Abdul Hammid II (sultan de 1876 à 1909). Les premières organisations clandestines d’opposition jeune-turque datent de 1889. Ses membres viennent d’horizons et de courants divers, des plus conservateurs aux plus anarchiques. Ils s’unissent finalement uniquement autour de leur volonté de restaurer la Constitution de 1876 que le sultan avait suspendue en 1878 et d’assurer l’intégrité territoriale de l’Empire. Cette opposition clandestine n’a qu’un impact assez limité pendant deux décennies, la majorité de son action se résumant à des publications d’articles de presse depuis l’étranger, notamment depuis Paris. Formation et prise de pouvoir du Comité La politique du Comité Union et Progrès
Les Kurdes, mille ans sans Etat Retour sur l’histoire du peuple kurde, qui s’est construit à travers une identité, une langue, une littérature et une histoire mais jamais autour d’un territoire, qui reste encore flou à l’heure actuelle. La bataille de Mossoul a commencé lundi 17 octobre quand les forces kurdes ont attaqué la ville irakienne fief de l’état islamique. Aujourd’hui dans la Fabrique de l’histoire nous revenons sur l’histoire d’un peuple qui s’est construit à travers une identité, une langue, une littérature et une histoire mais jamais autour d’un territoire, qui reste encore flou à l’heure actuelle. En 1920 les Kurdes ont été les plus proches pour l’obtention d’un Etat, depuis, trente -cinq millions de kurdes habitent en Turquie, en Iran, en Syrie et en Irak. Pour en parler avec Valérie Hénin, rédactrice en chef de la revue l’Histoire qui consacre ce mois-ci un dossier à ce sujet, un spécialiste et chercheur de la question kude: Jordi Tejel La Fabrique de l’autre par Catherine de Coppet : le mot « harki »
Jeunes-Turcs et révolution de 1908 dans l’Empire ottoman A la fin du XIXe siècle, l’Empire ottoman est fortement affaibli. Le sultan Abdul Hamid II, au pouvoir depuis 1876, considère que le seul moyen de contenir les manifestations d’indépendance des nationalités et les ingérences occidentales est d’affirmer un pouvoir central fort. Il dissout le Parlement en février 1878 et revient à l’absolutisme. La censure et un dur réseau d’espionnage sont mis en place, l’Etat devient alors policier. Les opposants au régime autoritaire hamidien sont appelés les Jeunes-Turcs. L’émergence des Jeunes-Turcs Le mouvement d’opposition Jeunes-Turcs se forme à partir de 1889 lorsque quatre étudiants de l’Ecole de médecine militaire de Constantinople décident de se regrouper dans une organisation secrète. Le mouvement se développe également à l’extérieur de l’Empire où de nombreux Ottomans ont fui la censure et la répression. Il propose aux dissidents, à partir de 1896, des postes dans son administration et dans ses ambassades. Les différents courants Jeunes-Turcs
Téhéran 1970 : les années pop (R) Sous l’influence modernisatrice et pro-occidentale du Shah, la capitale iranienne voit l’émergence d’une importante scène musicale pop, disco, funk, psychédélique. Une parenthèse créative qui se refermera brutalement en 1979 (R)ediffusion de l'émission du 18 février 2017) Dans les années 1970, grâce à l’abondance des pétrodollars, Téhéran change. De nouveaux quartiers se construisent, accueillant une nouvelle classe moyenne avide de modernité et de loisirs. Programmation musicale et archives Playlist à emporter En cliquant sur "Ajouter à"... vous pourrez récupérer la playlist de cette émission sur le service que vous préférez : Spotify, Deezer ou encore Youtube. Rediffusion du 18 février 2017
1875-1878 : une crise de l’Empire ottoman Révoltes dans les Balkans et début de la crise Les deux traités de Londres des années 1840 avaient pacifié pour un temps la situation dans l’Empire ottoman, notamment la question égyptienne et le problème des Détroits. Ils n’avaient pas permis pour autant de régler de façon définitive « la question d’Orient ». Les puissances européennes décident alors d’intervenir et une conférence s’ouvre à Berlin en novembre. Réformes et premières tentatives de sortie de la crise Le 11 mai 1876, de nombreux manifestants envahissent les grandes mosquées et les grandes places d’Istanbul. Pendant l’été 1876, les mouvements de protestation et de révolte ont repris en Bulgarie, en Herzégovine et en Bosnie. La guerre russo-ottomane et le règlement de la crise La crise n’est pas réglée pour autant car la Russie, insatisfaite de l’échec de la conférence d’Istanbul, décide d’attaquer l’Empire ottoman. Une conférence de paix s’ouvre à San Stefano. La crise de 1875 à 1878 a provoqué de nombreux changements.
Oum Kalsoum, la "Voix des Arabes" (autour de 1900-1975) Par Camille Renard. Réalisation : Lionel Quantin – Rediffusion de l'émission du 31.12.2011. Avec la collaboration d'Annelise Signoret. Comment expliquer ce statut d’icône populaire, plus de 35 ans après sa mort ? Projet idéologique au service du nassérisme et du panarabisme, Oum Kalsoum a reflété au moment de leur indépendance l’aspiration à la liberté des Arabes du XXè siècle. Mais plus encore, elle a contribué à construire un pan de leur identité moderne, à la fois dans le refus de la soumission aux valeurs occidentales, et dans le rejet d’un traditionalisme passéiste. Cette intelligence de la mécanique du respect et de la transgression se double chez la diva d’une intelligence stratégique, qui a par exemple su faire des objets qui la caractérisent de véritables fétiches : lunettes noires, chignon serré, mouchoir blanc… supports d’un culte qu’elle a elle-même orchestré. Liens : Portrait de “L’Immortelle”, “la Quatrième Pyramide” ou tout simplement “la Dame”, dans les Inrockuptibles.
Le chi'isme, un autre islam ? L’islam, souligne-t-on, est partagé entre sunnites et chi‘ites. Cette divergence politique et religieuse a une longue histoire… L'islam dans son ensemble a été identifié à sa majorité sunnite – qui regroupe aujourd’hui, selon les sources, de 80 % à 90 % des musulmans. Avec l’instauration de la République islamique d’Iran en 1979, le chi‘isme a fait irruption sur la scène internationale ; l’événement l’a fait passer pour la forme la plus fanatisée et politisée de l’islam, incarnée par la figure de l’ayatollah Rouhollah Khomeynî, quand le philosophe et orientaliste Henry Corbin l’avait auparavant présenté comme un islam spirituel et apolitique. Un islam guidé par les imâm Une première réponse est historique. Dès le début, l’attitude chi‘ite ne se réduit pas à une simple allégeance politique : la personne de ‘Alî revêt pour ses fidèles une dimension sacrée. Martyres et scissions De cette période fondatrice de l’islam date le divorce mémoriel entre chi‘ites et sunnites. Occultation et attente
Sunnites et Chiites : pourquoi tant de haines ? L'antagonisme fratricide entre les Sunnites et les Chiites, aussi ancien que l’Islam, est l'une des clés de tous les déchirements convulsifs qui parcourent ces terres et dont les ondes de choc parviennent désormais violemment jusqu’à nous. Rediffusion du 23 janvier 2016 Depuis que l’on répète à satiété la formule fameuse de de Gaulle selon laquelle il conviendrait de « voler vers l’Orient compliqué avec des idées simples », nous tâchons tous de dégager ces idées-là, et plus que jamais aujourd’hui, lorsque tant de périls ont surgi de ces terres pour obséder notre quotidien. C’est ainsi que nous sommes tentés d’aller chercher du côté de l’opposition entre les Sunnites et les Chiites, aussi ancienne que l’Islam, dans cet antagonisme fratricide, la clé de tous les déchirements convulsifs qui parcourent ces terres et dont les ondes de choc parviennent désormais violemment jusqu’à nous. C’est à quoi nous allons nous employer en nous appuyant sur la compétence reconnue de Gabriel Martinez-Gros.
Qu'est-ce que le salafisme ? Nouvelle identité religieuse au sein de l’islam, le salafisme est-il la matrice idéologique des groupes jihadistes ? Le salafisme* est une orthodoxie religieuse, revendiquée par une mouvance hétérogène, complexe et évolutive, dans laquelle on peut distinguer trois tendances (encadré ci-dessous). Il couvre un large spectre de sensibilités politiques, qui vont du salafisme prédicatif (salafiyya al-da’wa), socialement conservateur, politiquement mou, et dont l’action se fonde sur la formation religieuse, au salafisme révolutionnaire (souvent désigné par al-salafiyya al-jihadiyya), prônant des actions directes aux accents tiers-mondistes. Une critique des mouvements islamistes Si toutes les tendances s’opposent sur les stratégies à développer, elles ont en commun de critiquer avec la même vigueur les mouvements islamistes du monde arabe. Les trois degrés de l’opposition à l’Occident Les modalités de l’action relèvent alors de la communication, et parfois de l’agit-prop. Samir Amghar
Les défis de l’Iran, avec Bernard Hourcade Selon Bernard Hourcade, la maxime « Hâte-toi lentement » caractériserait la situation actuelle de l’Iran, et cet oxymore marquerait utilement la dichotomie entre plusieurs tendances à l’œuvre dans ce pays après l’accord sur le programme nucléaire iranien et la levée des sanctions prises en 1979. D’un point de vue interne, les élections législatives de 2016 ont témoigné du soutien de la population au gouvernement du président Hassan Rohani. Ses opposants ultraconservateurs, qui critiquaient l’accord sur le nucléaire et l’ouverture du pays, ont été défaits et la coalition pro-Rohani formée par les réformateurs et les conservateurs modérés a obtenu 133 sièges sur 290. Bien que cette coalition n’obtienne pas la majorité, c’est la première fois depuis 2004 que le parlement n’est pas dominé par les forces conservatrices. Dans ce contexte nouveau, après l’accord sur le nucléaire la population attend du gouvernement la relance de l’économie et de meilleures relations avec l’extérieur.
Florian Louis, Incertain Orient, le Moyen-Orient de 1876 à 1980 Chaque chapitre comporte une bibliographies, riches et précieuses. Le corps du texte s’enrichit d’encadrés permettant de revenir sur une biographie, de préciser une décision politique ou de résumer un événement historique important. De nombreux graphiques, cartes et tableaux exposent les idées présentées. En fin d’ouvrage, une chronologie récapitulative, un glossaire et un index viennent compléter le développement argumenté du texte. Florian Louis se soumet aux bornes chronologiques imposées par le programme, et ne couvre donc pas le fort occidentalo-centré « long XIXe siècle » que théorisait Erich Hobsbawm en le faisant courir de 1798 (expédition d’Egypte) à 1939. Dans le premier chapitre, « Le Moyen-Orient en mutation (1876-1914) », l’auteur interroge les raisons du déclin de l’Empire ottoman, miné de l’intérieur par les nationalismes et de l’extérieur par l’influence grandissante des puissances européennes, bien décidées à s’installer dans la région.
Iran - Téhéran : explosion urbaine et dualisme d’une métropole d Légende de l’image Retour au sommaire Cette image de Téhéran, capitale de l'Iran située au pied de la chaîne de l'Elbrouz, a été prise 10 octobre 2019 par le satellite Sentinel 2A. Il s’agit d’une image en couleurs naturelles de résolution native à 10m. Accéder à l'image générale sans annotation Vous trouverez en bas de ce dossier, dans documents compléntaires, l'image régionale avec des repères géogtraphiques. Contient des informations © COPERNICUS SENTINEL 2019, tous droits réservés. Présentation de l’image globale Téhéran : explosion urbaine et dualisme d’une métropole des Suds Téhéran, fille de l’Alborz Téhéran est la fille de l’Alborz. Mais la ville n’est pas belle. A Téhéran, on ne trouve pas de grandes avenues bordées de beaux bâtiments et de monuments historiques, et les jardins publics ne remplacent pas l’absence de belles places. Téhéran, ville duale marquée par l’absence d’une politique urbaine rationnelle Une capitale et ses banlieues Zooms d'étude Téhéran du bazar « haussmannisé »