
Apprendre et enseigner à l’ère numérique - Collège des Bernardins Quels basculements le numérique engendre-t-il et quels bénéfices pour l’humain en devenir ? La synthèse en vidéo des grands moments du colloque : L'intégralité des tables rondes en vidéo Avec le numérique, l’école est-elle toujours le lieu d’acquisition d’un socle commun minimum de connaissances, de compétences et de culture ? Le numérique démocratise l’apprentissage et l’enseignement en se heurtant à de nombreuses peurs alors qu’il ne change pas les finalités fondamentales de l’école mais exige de repenser les objectifs de ce nouvel environnement. Quatre tables rondes tenteront de proposer des réponses grâce aux regards croisés entre acteurs de terrain, professeurs, chercheurs et théologiens, avec une préoccupation commune, celle de permettre aux citoyens de vivre le plus humainement possible les mutations. Avec notamment : Catherine Becchetti-Bizot, Jean-Michel Blanquer, Jean-Michel Le Baut… PROGRAMME DU COLLOQUE, cliquez ici
Bonnes pratiques : le classement de projets basés sur des données probantes … Par les temps qui courent, il est de bon ton de mettre en avant les formules « qui marchent ». Certains (re)découvrent la pédagogie Montessori, d’autres comptent sur les neurosciences pour rendre les élèves mieux-apprenants, … En Angleterre, les recherches sur l’evidence-based education (éducation basée sur la preuve) ont depuis longtemps le vent en poupe. L’Education Endowment Foundation (EEF), organisme basé à Londres, investit dans des projets utilisant des données probantes afin d’aider les écoles à dépenser plus efficacement leur budget, dans leur objectif d’améliorer l’enseignement et l’apprentissage des enfants issus de familles à faible revenu. L’EEF diffuse ensuite ces résultats dans des « boites à outils » afin que les professionnels puissent « fonder leurs jugements sur des interventions éducatives qui se sont avérées les plus efficaces ». Dans la Teaching and Learning Toolkit figurent ainsi 34 approches pédagogiques innovantes.
Le classement de l'efficacité des approches pédagogiques Dans le cadre des Activités de transfert des connaissances organisées par le FRQSC, M. Alexandre Buysse, chercheur au CRIRES et membre du Réseau Périscope a fait référence aux travaux de Robert Coe qui travaille de près avec l’Education Endowment Foundation. Des développements sont à venir d’ici l’automne concernant une telle ressource et son usage en contexte québécois. L’Education Endowment Foundation est un organisme situé en Grande-Bretagne qui finance les projets d’innovation en éducation, particulièrement au primaire et au secondaire. À l’aide des résultats des diverses recherches qu’ils ont financées au cours des années, cette fondation a mis au point deux outils : le Teaching and Learning Toolkit, et le Early Years Toolkit qui résument l’état de la recherche en éducation en Grande-Bretagne. Parmi les outils proposés dans le Teaching and Learning Toolkit se trouve le classement des 34 approches pédagogiques innovantes les plus courantes au préscolaire, primaire et secondaire.
L’enjeu du numérique à l’école Dans la classe de français de Marie-Claude, il n’y a pas de papiers sur les pupitres bien enlignés. En ce jeudi matin, on ne sort pas non plus de crayons pour répondre au mini-test sur La Dame aux camélias. Dans la pénombre du matin, la lumière des tablettes scintille et chaque élève, tête baissée, se met à pianoter sur son écran tactile. Alexandre Dumas en perdrait sa prose. « Vous êtes bons ! « Quand il y a trop de rouge, je sais tout de suite qu’un élève n’a pas fait sa lecture. Une croissance fulgurante Des milliers d’élèves au Québec partent désormais en classe avec une tablette numérique et plusieurs milliers d’autres ont accès à toutes sortes d’outils connectés en cour. Malgré la croissance fulgurante de ces appareils, on ne dispose toujours d’aucun chiffre précis au ministère de l’Éducation sur la présence et l’usage de ces nouveaux compagnons scolaires au Québec. Pourtant, peu d’études ont été réalisées sur l’impact à long terme de ce bouleversement majeur dans l’apprentissage.
CERI - L'école de demain Le projet « L'école de demain » figure au nombre des activités du CERI depuis la fin des années 90, avec pour objectif le développement d'une réflexion prospective sur l'éducation. Il part du fait qu'omettre le long terme empêche de plus en plus de faire face aux complexités et changements que connaît l'éducation. Nous avons besoin de mieux intégrer la réflexion prospective dans la politique et la pratique éducatives. La réflexion prospective peut stimuler les débats sur les évolutions majeures de l'éducation et de son environnement. Elle aide à avoir une vision plus claire de ce que nous attendons de l'école et des moyens de satisfaire ces attentes. La réflexion prospective apporte des outils indispensables au débat stratégique. Le projet « L'école de demain » a publié des rapports sur des thèmes importants pour le long terme.
Hattie et ses stratégies efficaces d’enseignement Certaines approches d’enseignement sont-elles plus susceptibles que d’autres d’avoir un effet positif sur l’apprentissage des élèves? Quels facteurs ont un impact significatif sur la réussite scolaire? Lesquels ont moins d’impact? Le chercheur John Hattie a voulu répondre à ces questions. Une méta-analyse consiste à rassembler et à analyser les résultats d’un nombre important d’études traitant d’un sujet commun. Hattie a poussé plus loin cette démarche en analysant à son tour plus de 800 méta-analyses synthétisant plus de 50 000 études en éducation. Les données probantes en éducation (apports et limites) Il est plus probable qu’un enseignant ait un effet positif sur ses élèves s’il… Les stratégies d’enseignement les plus efficaces Les stratégies qui ont moins d’impact sur l’apprentissage Aucune approche d’enseignement ne fonctionne avec tous les élèves, à tout coup. mbeo
Doit-on changer de pédagogie à l’ère du numérique ? Découvrez l’intervention de Jean François Ceci (@JFCeci), réalisée dans le cadre du premier TED spécial éducation organisé en Tunisie par l’IFIC et Sup’Com. Le spécialiste en pédagogie tente d’apporter des éclairages sur la nécessité de changer de pédagogie à l’ère du numérique. En marge de l’ICT4ALL 2015, salon international des TIC de Hammamet (Tunisie), s’est tenue la première conférence TED organisé autour de l’éducation TEDux, plus particulièrement sur le thème des « pratiques pédagogiques innovantes ». Cet événement a vu se succéder sur scènes des spécialistes en pédagogie et en utilisation des TICE. Au cours de son intervention, Jean François Ceci a tenté de répondre à la question que de nombreux enseignants ayant intégré les TICE dans leur enseignement se posent : « Faut-il changer de pédagogie à l’ère du numérique ? Même si il ne propose pas de réponse nette est tranchée, l’enseignant universitaire en communication et usages du numérique, apporte quelques pistes de réflexion.
Quels standards internationaux pour la recherche en éducation ? Dans un premier article, « à la recherche d’une science pour l’éducation », nous avons abordé les questions posées par la quête d’un modèle scientifique unique de référence pour les recherches en éducation. Cette invocation d’un modèle scientifique de référence va inévitablement de pair avec une affirmation qu’il y aurait, « à l’international », des résultats incontestables et des normes de qualité scientifique qu’il serait temps de prendre en compte. Lors des Controverses de Descartes, Franck Ramus a notamment réagi à la présentation de l’étude « Lire Écrire CP » de Roland Goigoux dont il saluait la rigueur tout en rajoutant « Il reste à faire évaluer les résultats et à publier au niveau international. Dans la même intervention, en faisant notamment allusion à la méta-analyse de John Hattie, il déplorait qu’il y a « tellement de connaissances au niveau international, c’est un crime de les cacher aux enseignants ». Qu’est-ce que la « dimension internationale » ? … sauf en France !?
Ce qui est visible de l’apprentissage par la problématisation: une lecture critique des travaux de John Hattie Cet article est paru en décembre 2016 dans la revue Enjeux de l’AQEUS. Yelle F., Éthier, M.-A. et Lefrançois, D. (2016). Ce qui est visible de l’apprentissage par la problématisation: une lecture critique des travaux de John Hattie. ENJEUX, 12 (3), 35-38. [1] En 2009, John Hattie publiait Visible Learning, un essai classant notamment différentes méthodes d’enseignement et d’apprentissage, selon ce que des données probantes disaient de l’effet de chacune. Baillargeon, par exemple, classe l’apprentissage par problème dans une catégorie qu’il nomme « ouache » (Baillargeon, 2014). Cet article rend compte de nos conclusions et comporte quatre parties. La démarche Visible Learning synthétise près de 800 métaanalyses, composées d’environ 50 000 études portant au total sur des dizaines de millions de personnes. L’importance des étiquettes et du cadre conceptuel Cette démarche génère deux sortes de critiques. Les approches prônant la problématisation sont-elles inefficaces? Références Bergeron, P.