Louise Merzeau : "Il n'y a pas de mémoire sans une pensée de l'oubli"

Vous travaillez sur la question de la mémoire et des traces. En quoi le numérique a-t-il marqué une mutation dans ce domaine ? Je qualifie volontiers cette mutation de tournant anthropologique. Par exemple, le simple fait de consulter un site internet laisse une trace numérique bien que nous ne soyons alors pas dans une démarche "d'expression". Il y aurait donc aujourd'hui une inversion dans l'équilibre entre mémoire et oubli ? Oui, car au sein de cet environnement numérique, l'ensemble des efforts, des savoir-faire, des technologies et des politiques doivent désormais être employés non plus pour mémoriser, mais pour réguler l'oubli. Si la société a d'abord fantasmé une sorte de "mémoire intégrale" permettant de garder trace d'à peu près tout systématiquement, elle a renoncé pendant une vingtaine d'années à intégrer dans ces processus la question de l'oubli comme devant relever d'une régulation nourrie de débats et de décisions politiques. Il faudrait donc repenser l'oubli ? Tout à fait.
Quelles traces numériques laisse-t-on ? — Documentation (CDI)
Maîtriser mes données La rubrique « Maîtriser mes données » du site de la CNIL montre ce qu'il est possible de collecter comme informations à partir d’une simple connexion Internet et de quelques clics (ordinateur, navigateur, cookies, recherches...). Par ses explications, la rubrique permet de mieux maîtriser les traces que l'on laisse. Découvrir et effacer ses traces sur Internet Cette rubrique est reprise de manière plus synthétique sur le site CNIL Jeunes, dans une fiche présentant les principales techniques permettant de collecter des données : (886 Ko) Testez votre "signature" numérique Un outil a été mis en ligne par Denis Weiss sur Tahitidocs pour tester notre signature numérique.
Le CDI et les réseaux sociaux
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