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Louise Merzeau : "Il n'y a pas de mémoire sans une pensée de l'oubli"

Louise Merzeau : "Il n'y a pas de mémoire sans une pensée de l'oubli"
Vous travaillez sur la question de la mémoire et des traces. En quoi le numérique a-t-il marqué une mutation dans ce domaine ? Je qualifie volontiers cette mutation de tournant anthropologique. Par exemple, le simple fait de consulter un site internet laisse une trace numérique bien que nous ne soyons alors pas dans une démarche "d'expression". Il y aurait donc aujourd'hui une inversion dans l'équilibre entre mémoire et oubli ? Oui, car au sein de cet environnement numérique, l'ensemble des efforts, des savoir-faire, des technologies et des politiques doivent désormais être employés non plus pour mémoriser, mais pour réguler l'oubli. Si la société a d'abord fantasmé une sorte de "mémoire intégrale" permettant de garder trace d'à peu près tout systématiquement, elle a renoncé pendant une vingtaine d'années à intégrer dans ces processus la question de l'oubli comme devant relever d'une régulation nourrie de débats et de décisions politiques. Il faudrait donc repenser l'oubli ? Tout à fait.

Snapchat, Facebook, Google… que font-ils au journalisme ? Sur certaines plateformes, dont Facebook est emblématique, les algorithmes promeuvent des contenus de mauvaise qualité : les appeaux à clics, voire des fake news. Le rapport de la CJR pointe la responsabilité des grandes plateformes et surtout, de leur modèle économique. Choisir entre qualité et visibilité, dilemme incontournable ? Autre reproche fréquemment adressé à Facebook (notamment) : son manque de transparence sur la manière dont fonctionnent ses algorithmes, ceux qui déterminent quel contenu apparaît à quel utilisateur. À la suite des élections présidentielles nord-américaines de 2016, qui ont fait apparaître le problème des fake news aux yeux du grand public, Google et Facebook ont sollicité des médias pour intégrer leurs propres dispositifs de lutte contre les fausses informations. Toutefois, l’AFP a intégré le dispositif de lutte contre les fake news mis en place par Google et Facebook. Côté résultats, l’AFP avoue manquer de recul.

Les humanités digitales : un renouveau pédagogique ? Je publie ici ce travail initialement destiné à une revue de vulgarisation de la recherche, mais qui a finalement été refusé pour des motifs inconnus. Je préfère le mettre ici en ligne : il s’adresse à un public élargi car les initiés des humanités digitales n’y apprendront rien de particulier. J’espère néanmoins que l’année 2016 verra davantage de publications et de manifestations sur cette thématique (d’après mes infos, cela devrait être davantage le cas !) Le contexte des humanités est d’abord celui d’une interrogation des processus et méthodes de recherche avec l’utilisation de plus en plus fréquente d’outils issus de l’informatique. « 1. Pour nous, les digital humanities concernent l’ensemble des Sciences humaines et sociales, des Arts et des Lettres. Le choix d’évoquer des humanités digitales permet également de mieux prendre en considérant des aspects matériels que les discours simplistes de la matérialisation ont pu minimiser. La participation à la transcription. L’annotation

Biographie Vit et travaille à Paris. Professeure en sciences de l’information et de la communication à l’université Paris Ouest Nanterre La Défense. Formation littéraire • École Normale Supérieure de Saint-Cloud (1982) • Agrégation de lettres modernes (1985 – rang 5e) Enseignement-recherche • Habilitation à diriger des recherches (HDR) en sciences de l’information et de la communication (71e section) : Pour une médiologie de la mémoire (2011)Jury : Michel Arnaud, Bruno Bachimont, Daniel Bougnoux, Milad Doueihi, Sylvie Leleu-Merviel, Manuel Zacklad. • Doctorat en Sciences de l’information et de la communication (Université Paris 10, 1993) :Du scripturaire à l’indiciel : texte, photographie, document. Publications déposées en archives ouvertes • articles (et CV) déposés dans HAL-SHS • ressources moissonnées par ISIDORE Responsabilités scientifiques Responsabilités éditoriales Responsabilités collectives Encadrement de thèses Création photographique et numérique Réseaux Graphisme CV institutionnel (Hal-SHS)

Site Pascal Duplessi Introduction : le contexte de l'étude L'occasion qui nous est donnée par ce 10ème congrès de reprendre le fil du projet didactique de l'information-documentation amène inéluctablement à regarder un peu en arrière pour apprécier le chemin parcouru. Et bien qu'il faille accepter l'idée que ce projet soit encore « embryonnaire » [Gardiès et Venturini, 2005], il importe d'attester de ses assises pour assurer son développement, notamment au moment où l'institution pousse en force une éducation aux médias et à l'information (EMI). Cette perspective historique, qui relie inévitablement le projet didactique au processus de professionnalisation des professeurs documentalistes, vient d'être magistralement tracée par l'une des fondatrices du projet, Françoise Chapron [Chapron, 2015] en avant-propos de ce congrès, aussi nous ne nous y attarderons pas davantage. Des freins à la didactisation De la pédagogie documentaire à la didactique de l'information-documentation Et pourtant, ils enseignent...

Chemins du savoir, une postface pour Dans le labyrinthe d’A. Serres – Introduction à l'architecture de l'information J’ai préparé une conférence sur le livre d’A. Serres à l’occasion d’une journée d’étude organisée par les ESPE de l’Ouest à Rouen. Mais dix centimètres de neige ont semé le chaos dans la ville. L’idée est de enrichir le livre par une postface à partir de publications parues depuis sa publication. Les médias sociaux à l’école : un atout pour l’éducation Les médias sociaux s’implantent en éducation. Ce dossier propose des pistes concrètes pour développer l’esprit critique des jeunes (et des moins jeunes!) dans leur utilisation. Un dossier conjoint École branchée et Carrefour éducation Les médias sociaux occupent aujourd’hui une place prépondérante dans le quotidien de chacun. Élèves et enseignants n’y échappent pas, et on s’en passe parfois difficilement. Les plateformes d’interaction sociale présentent plusieurs dangers, dont la désinformation, mais aussi plusieurs avantages lorsqu’elles sont utilisées adéquatement. Or, ces outils interactifs s’implantent lentement dans le milieu de l’éducation. Ce dossier vise à aborder le sujet sous plusieurs angles. Sommaire Les termes réseaux sociaux, médias sociaux ou Web 2.0 sont souvent utilisés pour désigner des plateformes ou des outils interactifs du Web. Web 2.0 Médias sociaux De manière générale, voici les grandes catégories de médias sociaux : 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. En informatique Français

HAL : Louise Merzeau Number of documents Vit et travaille à Paris. Professeure en Sciences de l'information et de la communication à l'université Paris Ouest Nanterre La Défense, en poste depuis 1994. Formation et diplômes Habilitation à diriger des recherches (HDR) en sciences de l'information et de la communication (71e section) : Pour une médiologie de la mémoire (2011)Jury : Michel Arnaud, Bruno Bachimont, Daniel Bougnoux, Milad Doueihi, Sylvie Leleu-Merviel, Manuel Zacklad.Doctorat en Scieinces de l'information et de la communication (Université Paris 10, 1993) : Du scripturaire à l'indiciel : texte, photographie, document. Agrégée de Lettres modernesReçue 5e au concours d'entrée à l'ENS Acivités et responsabilités scientifiques Thèmes de recherche Mémoire et information Prothèses mémorielles, politiques de mémoire, stock et flux, mémoire par défaut, droit à l'oubli, archivage et histoire du web, réappropriation mémorielle des traces numériques. Médiologie Traçabilité, identité et présence numériques

Jean-Michel Salaun "père fondateur de la redocumentarisation" Titre alternatif de ce billet : Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la redocumentarisation sans jamais avoir osé le demander. PROLOGUE. La redocumentarisation n'est pas un joli mot. Non. La redocumentarisation est l'un des piliers de la théorie du document défendue par le collectif Roger T. Pédauque. Il existe une définition longue de la redocumentarisation : "Documentariser, c'est traiter un document comme le font traditionnellement les professionnels de la documentation (bibliothécaires, archivistes, documentalistes) : le cataloguer, l'indexer, le résumer, le découper, éventuellement le renforcer, etc. Il existe une définition courte de la redocumentarisation : Il flotte dans l'air comme un parfum de redocumentarisation. La science de l'information a, au fil du temps, construit ses lois. Ce billet se propose de présenter les lois possibles de la redocumentarisation. ***Le postulat de Broudoux. ***La loi d'Ertzscheid :-) ***Le principe d'Enikao ***L'axiome de Cardon. Amateur.

La démocratie des crédules-conférence G. Bronner Cette conférence-débat est organisée en partenariat avec les Cafés des Sciences du Pays Vizillois (ACSPV), la Société Française de Physique (SFP), l'Association Française pour l'Information Scientifique (AFIS), l'Union Rationaliste, et l'association "Sauvons Le Climat". Pourquoi les mythes du complot paraissent-ils envahir l’esprit de nos contemporains ? Pourquoi se méfie-t-on de plus en plus des hommes de sciences ? Comment d’une façon générale, des faits imaginaires, inventés ou parfois franchement mensongers arrivent-ils à se diffuser dans l’espace public, à nous faire croire tout et n’importe quoi, à infléchir les décisions des politiques, bref à façonner une partie du monde dans lequel nous vivons ? N’était-il pas raisonnable d’espérer qu’avec la libre circulation de l’information et l’augmentation généralisée du niveau d’études, les sociétés démocratiques allaient tendre vers une forme de sagesse collective ? Gérald Bronner est sociologue, auteur de nombreux livres dont :

L’Assemblée nationale fixe à 15 ans l’âge minimal pour s’inscrire seul à un réseau social L’Assemblée nationale a terminé l’examen, mercredi 7 février, en première lecture des articles du projet de loi sur les données personnelles. Il faudra, désormais, être âgé d’au moins quinze ans pour s’inscrire seul sur un réseau social, comme sur tout autre service en ligne collectant des données personnelles. L’Assemblée nationale a terminé l’examen, mercredi 7 février, en première lecture des articles du projet de loi sur les données personnelles, dont l’une des dispositions fixe un âge minimal pour le consentement d’un mineur seul à la collecte de données. Entre 13 ans et 15 ans, le consentement de l’enfant, ainsi que celui de ses responsables légaux devront être recueillis par les plates-formes. En dessous de 13 ans, toute collecte de données par ce type d’acteur est interdite. Ce projet de loi modifie le droit français en vue de l’entrée en vigueur, en mai, du règlement européen sur les données personnelles. La propriété des données débattue

Dominique Cardon, La démocratie Internet. Promesses et limites 1Dans La démocratie Internet, Dominique Cardon réussit la prouesse de rédiger une synthèse claire, problématisée, pédagogique et, ce n'est pas la moindre de ses qualités, courte, sur une question majeure touchant Internet : sa dimension politique. L'intérêt principal de l'ouvrage de Dominique Cardon est sa cohérence et sa capacité à montrer que les éléments qui peuvent paraître éloignés entre eux et isolés constituent en réalité la trame d'une même histoire politique d'Internet. 2Ce livre s'adresse d'abord à un lectorat non initié et non convaincu, curieux de comprendre et d'agir dans une société évoluant rapidement, mais ne disposant pas de clés suffisantes pour se forger une opinion sur les questions politiques que pose Internet. En effet, le lecteur est d'abord exposé au bruit médiatique dominant, largement webophobe, abusant des anecdotes rapides et des postures craintives, des approximations et des jugements à l'emporte-pièce.

Pratiques informationnelles Humanités numériques Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Exemple de recherche en humanités numériques : répertoire d'archives[1] sous forme d'analyse de réseau. Elles se caractérisent par des méthodes et des pratiques liées à l'utilisation des outils numériques, en ligne et hors ligne, ainsi que par la volonté de prendre en compte les nouveaux contenus numériques, au même titre que des objets d'étude plus traditionnels. Les humanités numériques s'enracinent souvent d'une façon explicite dans un mouvement en faveur de la diffusion, du partage et de la valorisation du savoir. Définition[modifier | modifier le code] Manifeste des Digital Humanities - FR Les humanités numériques peuvent être définies comme l'application du « savoir-faire des technologies de l'information [et de l'informatique] aux questions de sciences humaines et sociales »[3]. « 1. Il arrive que les humanités numériques soient assimilées à l'« humanisme numérique » que propose Milad Doueihi dans Pour un humanisme numérique (2011).

Enjeux actuels : les biens communs de la connaissance - Quoi de neuf Doc ? suite de l’article « Accès aux écrits scientifiques (documentation, automatisation et informatisation) : repères clés » Jusqu’à janvier 2016, un chercheur français pouvait déposer librement ses écrits en « open access », à partir du moment où il n’était pas lié par un contrat avec un éditeur. La Loi sur la République numérique de janvier 2016, l’y autorise désormais, même dans le cas d’un contrat avec un éditeur. Il s’agit d’une exception à l’exclusivité pour l’éditeur, mais uniquement si le chercheur est financé au moins à 50% par des fonds publics. Le projet de Loi stipulait à l’origine que le dépôt des écrits scientifiques des chercheurs financés par fonds publics soit obligatoire, dans l’optique de faciliter l’Accès aux écrits scientifiques publics par le plus grand nombre. Mais cette possibilité est tout de même une avancée car elle autorise le dépôt gratuit d’un article scientifique simultanément à sa publication dans une revue ou un ouvrage scientifique payant.

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