
Le documentaire en replay et VOD « Le Bonheur au travail » est disponible en replay pendant 60 jours, ainsi qu’en VOD et DVD à la demande. Le documentaire a été diffusé le mardi 24 février 2015 à 20h50. La crise économique touche le monde entier, mais dans ce magma de déprime, il existe cependant des entreprises où règne le bonheur. Aujourd’hui, le niveau d’éducation de plus en plus élevé et la révolution numérique changent la donne. Qu’y a-t-il de commun entre le Ministère de la Sécurité sociale belge, le géant indien HCL et Chronoflex à Nantes, leader en France du dépannage de flexibles hydrauliques ? Est-ce un rêve ou une réalité ? Ces différentes histoires, positives et réjouissantes, mettent en avant certaines constantes : arrêt du système pyramidal, pratiques égalitaires, suppression des contrôles et des chefs, partage de l’information.
La société coopérative d’intérêt collectif : l’entreprise de demain ? Julien Besnard a franchi le pas en 2011. Il a choisi une structure de l’économie sociale et solidaire pour lancer son entreprise d’autopartage, Citiz IDF Ouest. Le jeune homme s’est ainsi tourné vers le statut de SCIC (société coopérative d’intérêt collectif). Une évidence. Créé par la loi du 17 juillet 2001, ce n’est que depuis 2012 que ce statut connaît une montée en puissance avec une centaine de SCIC créées chaque année. D’une part, elle permet d’associer l’ensemble des parties prenantes (bénéficiaires, salariés, collectivités, financeurs…) à la gouvernance de l’entreprise, sur le principe coopératif 1 personne = 1 voix. D’autre part, elle permet de répondre à un besoin collectif, identifié sur un territoire, à un moment où les collectivités publiques peinent à remplir leurs caisses. Rentabilité économique Pour Julien Besnard, l’objectif est de rendre la ville plus durable, en se déplaçant autrement. Pour amorcer l’activité, il commence par acheter deux premiers véhicules.
Diversité des formes juridiques de l'ESS L’économie sociale et solidaire est un « mode d’entreprendre et de développement de l’activité économique adapté à tous les domaines de l’activité humaine » comme définie à l’article premier de la loi du 31 juillet 2014 relative à l’ESS. De par son histoire, l’ESS accorde une place importante aux statuts des entreprises qui la composent. La loi du 31 juillet 2014, conformément à la volonté des acteurs, du gouvernement et du législateur, a pris le parti de rassembler des personnes morales de droit privé qui, au-delà de la seule notion de statut, remplissent les conditions cumulatives suivantes : - 1° Un but poursuivi autre que le seul partage des bénéfices ; - 2° Une gouvernance démocratique, définie et organisée par les statuts, prévoyant l'information et la participation, dont l'expression n'est pas seulement liée à leur apport en capital ou au montant de leur contribution financière, des associés, des salariés et des parties prenantes aux réalisations de l'entreprise ; Les associations
AVANTAGES De quoi parle-t-on ? Qu’elle soit constituée en empruntant un statut de l’économie sociale (association, coopérative, mutuelle) ou d’une entreprise classique (SAS, SARL…), une entreprise sociale crée du changement social au travers d’un modèle économique viable. Elle repose sur trois piliers : Une finalité sociale et/ou environnementale La finalité d’une entreprise sociale est de répondre à un besoin social, sociétal et/ou environnemental mal ou peu satisfait par le marché. Sa performance se mesure par l’impact social ou environnemental positif qu’elle créé. Voici quelques exemples de besoins sociaux auxquels une entreprise sociale peut répondre : le vieillissement de la populationl’accès au logementla prise en compte de l’environnementla lutte contre l’exclusionles modes de consommation sains, durablesl’accès aux soins, à la santéla qualité des emploisle niveau et la qualité de vie Un projet économique viable Une lucrativité limitée et une gouvernance démocratique
Travailler en SCOP, qu’est-ce que ça change pour le salarié ? Les Sociétés coopératives ouvrières et participatives se différencient sur le partage équitable du pouvoir, des risques, de l’information et des profits. Concrètement, ça veut dire quoi ? LE MONDE | • Mis à jour le | Par Solène Lhénoret Comme toute entreprise, la société coopérative ouvrière et participative (SCOP) doit être rentable pour se développer et pérenniser ses projets. Travailler dans une telle société permet d’être associé à un projet commun, mais qu’est-ce que ça change concrètement pour le salarié ? Pourquoi monter une SCOP ? Goodyear, Fralib, SeaFrance, Lejaby… ces entreprises en difficulté ont fait connaître l’existence des SCOP au grand public. Dans d’autres cas, le dirigeant d’une entreprise traditionnelle peut souhaiter partir à la retraite, et décider de transmettre son entreprise saine à ses salariés par le biais d’une SCOP. Partage des risques… et des bénéfices Partage des décisions Les salariés peuvent accueillir des associés extérieurs qui auront une part du capital.
Présentation de l'économie sociale et solidaire La priorité donnée au projet collectif, associatif, coopératif ou mutualisteLa promotion des personnes composant l'entrepriseLa démocratie à travers l'implication naturelle des parties prenantes dans la gouvernance des entreprises ("1 homme = 1 voix")La non répartition individuelle des excédents ou la lucrativité encadrée Les valeurs de l'économie sociale sont la liberté et la solidarité. Lien vers l'observatoire européen de l'entrepreunariat social et de l'ESS : voir le lien Les Scop sont pérennes et créent de l’emploi Les Scop ont pour particularité d'avoir des salariés majoritaires au capital. Elles privilégient la recherche d'une rentabilité sur le long terme et leur gouvernance est dite "démocratique" (au moins 65% des voix pour les salariés associés, chaque associé dispose d'une voix, quelle que soit la part de capital détenue). Elles distribuent en moyenne 40% des résultats aux salariés et investissent bien d’avantage qu’une entreprise classique.Les résultats s’en ressentent. Outre des conditions de travail plus respectueuses et motivantes, les scops affichent un taux de pérennité à 3 ans de 76 % contre 71 % pour les entreprises françaises, selon le bilan de la Confédération générale des Scop publié mercredi. A 5 ans, ce taux se creuse encore et atteint 64 % contre 50 % pour les entreprises françaises.Le développement des scop a été légèrement facilité par la loi Hamon sur l'économie sociale et solidaire (ESS) de 2014. "Les salariés sont capables de reprendre leur entreprise en SCOP"
Fralib : les salariés devenus patrons Cet article date de plus de deux ans. Publié le 06/02/2021 22:39 Mis à jour le 10/01/2023 13:37 Durée de la vidéo : 6 min. Article rédigé par France 3 - H.Hug, N.Berthier, L.Crouzillac, S.Lacombe France Télévisions Dix ans après une lutte intense face au groupe Unilever, les salariés de Fralib gèrent désormais leur entreprise et continuent de produire des sachets de thé sous un autre nom. Vue de l’extérieur, l’usine n’a pas changé. Trois ans et demi de grèves, de manifestations, de procédure, et Unilevers a fini par céder les machines pour 1 euro symbolique, mais pas la marque Eléphant. Partager : l'article sur les réseaux sociaux
Scop Le Pavé : l'éducation populaire dans ta face Tous les six y croyaient, pourtant. Animateurs culturels, responsables de Maison de la jeunesse et de la culture ou militants associatifs : ils pensaient faire depuis des années de « l’éducation populaire ». Alors que : non. Il s’agissait de partenariat, de diagnostic, de citoyenneté. Rien à voir avec l’éducation populaire, cette idée née au lendemain de la Seconde guerre mondiale, après que le nazisme a prouvé qu’il ne suffisait pas d’être intelligent, éduqué et diplômé pour préférer la démocratie au totalitarisme et qu’il manquait quelque chose pour vacciner l’humanité : l’éducation politique des jeunes adultes. L’éducation populaire, donc. Retour à nos six compères et à leur désillusion. Une « association de travailleurs propriétaires de leur moyen de production » Ils ont donc quitté leur emploi de « cultivateur de fumier culturel » pour aller vers autre chose. Une Scop induit quelques principes : égalité de salaires, pas de hiérarchie, refus de la spécialisation.