Affiche à imprimer: femmes scientifiques
Enseignants et parents: je vous autorise par la présente à imprimer cette affiche et à l'utiliser en classe, à la maison, sur vos t-shirts, où vous voulez (sauf sur des marchandises destinées à la vente). L'image en haute résolution est disponible ICI. J'ai fait ce petit dessin pour inspirer les filles qui ont envie d'étudier en sciences. À l'université, pour toutes sortes de raisons, les filles sont moins présentes que les garçons dans les programmes de sciences pures. Évidemment, je suis consciente qu'il en existe de nombreuses autres scientifiques importantes, et j'invite les enfants à faire leurs recherches et à créer leur propre affiche s'ils en ont envie.
Princesse chez Disney ? Sois belle, trouve un mari, mais surtout ne dis rien
Les princesses du monde merveilleux de Disney exercent une fascination sur les jeunes générations. Deux linguistes, Carmen Fought et Karen Eisenhauer, se sont intéressées aux dialogues de ces personnages, pour analyser la représentation des femmes qu’elles véhiculent. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y aurait pas mal de choses à changer... Depuis la Belle au bois dormant, jusqu’à la Reine des neiges, en passant par Cendrillon ou toutes les autres, les princesses Disney accumulent les raisons de se faire houspiller. Certes, du premier film de 1937, Blanche-Neige, jusqu’aux dernières productions contemporaines, on constate un certain fossé. Mais une constante demeure : la femme y est passablement décérébrée. En 1989, apparaît pourtant un nouveau type de protagoniste : Ariel, la petite sirène, rompt avec la tradition. Mieux, indiquent les chercheuses : en moyenne, dans les cinq films qui ont suivi Ariel, les hommes ont trois fois plus de texte que les femmes.
Les femmes au foyer sont-elles les idiotes utiles du patriarcat?
Temps de lecture: 10 min J'ai ressenti un intense malaise en regardant l'interview de Penelope Fillon dans «Envoyé spécial», comme Titiou Lecoq avant moi. Un malaise que j'ai ensuite interprété comme de la compassion. La séquence pue la solitude d'une épouse et mère de cinq enfants. Or, je n'ai pas envie de ressentir de la compassion pour les puissants. Dans Arlington Park, la romancière anglaise Rachel Cusk décrivait le quotidien mortifère de quatre femmes au foyer d'une banlieue résidentielle: la solitude, le ressentiment, l'insatisfaction, la tyrannie des petites tâches à accomplir au quotiden. C'est même pire que ça, la femme au foyer desespérée ou authentiquement épanouie n'est pas, comme on pouvait l'imaginer, une figure en voie de disparition eu égard à la féminisation du travail. L'emploi féminin ne va pas encore de soi Elles sont 2,1 millions à n’être ni au chômage ni en études, d’après l'Insee. Sauf que c'est statistiquement faux. Les femmes ont envie de travailler
Allez vous faire foutre les féministes glamour
Voilà. Ça y est, j'en ai marre. Je suis épuisée. Et je suis triste. Ca vous paraît stéréotypé hein? D'aussi loin que je me souvienne j'ai toujours été féministe. Aujourd'hui, j'ai le sentiment que c'est l'exact inverse qui est en train de se produire. Dans son numéro de mars dédié au «feminisme cool», le magazine Glamour sonne la charge contre «les chiennes de garde» et «une génération de blogueuses, instagrameuses en mal de sujets et de followers, féministes autoproclamées et théoriciennes a la petite semaine». D'abord, il faudra qu'on m'explique ce qu'est une «féministe autoproclamée». Je voudrais rappeler à Céline Perruche, auteure de cet édito, qu'évoquer des sujets féministes sur internet n'a jamais fourni de followers ou de bienveillance à personne. Parce qu'il ne faudrait donc surtout pas réagir systématiquement aux commentaires sexistes, et laisser couler pour ne pas donner l'impression que l'on «crucifie» les auteurs «à coups de mots aussi violents que leurs attaques»?
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