
Radioactivité Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Pour les articles homonymes, voir Radio. Pictogramme signalant un risque d'irradiation. (☢) « Poudre Tho-Radia, à base de radium et thorium, selon la formule du Dr Alfred Curie... ». La radioactivité, phénomène qui fut découvert en 1896 par Henri Becquerel sur l'uranium et très vite confirmé par Marie Curie pour le radium, est un phénomène physique naturel au cours duquel des noyaux atomiques instables, dits radioisotopes, se transforment spontanément (« désintégration »), en dégageant de l'énergie sous forme de rayonnements divers, en des noyaux atomiques plus stables ayant perdu une partie de leur masse. Les rayonnements ainsi émis sont appelés, selon le cas, des rayons α, des rayons β ou des rayons γ. Les radioisotopes les plus fréquents dans les roches terrestres sont l'isotope 238 de l'uranium (238U), l'isotope 232 du thorium (232Th), et surtout l'isotope 40 du potassium (40K). Histoire[modifier | modifier le code]
Tchernobyl : les conséquences de la catastrophe L'accident nucléaire de Tchernobyl reste gravé dans les esprits, et pas seulement. Plusieurs décennies ans après l'explosion de la centrale nucléaire, quelles sont les conséquences directement liées ? Quelles sont les conséquences des retombées du nuage radioactif de Tchernobyl ? Ici, une carte du panache radioactif, montrant les taux de césium 137 au-dessus de sol, au 1er mai 1986. © IRSN Ce dossier fait état des connaissances acquises sur les conséquences de l'accident de Tchernobyl.
Rayon gamma Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Les rayons gamma sont produits par des processus nucléaires énergétiques au cœur des noyaux atomiques. Un rayon gamma désigne le rayonnement électromagnétique produit par la désexcitation d'un noyau atomique résultant d'une désintégration. Ce processus d'émission est appelé radioactivité gamma. Usuellement, on appelle rayons gamma les rayonnements issus de l'annihilation d'une paire électron-positron. Les rayonnements gamma ont des longueurs d'ondes inférieures à 1 picomètre (<10-12 m) et des fréquences supérieures à 30 exahertz (>3×1019 Hz). Caractéristiques[modifier | modifier le code] Les rayons gamma sont plus pénétrants que les rayonnements alpha et les bêta, mais sont moins ionisants. Les sources cosmiques du rayonnement gamma[modifier | modifier le code] Les sources de rayonnement gamma dans l'univers sont connues depuis 1948 mais n'ont été observées que depuis le début des années 1960. Ici : Utilisation[modifier | modifier le code]
Centrale nucléaire, présent et avenir Vingt-cinq ans après l'accident de Tchernobyl, assurément, la question du nucléaire divise toujours autant… Mais dans les faits, la filière, souvent décriée, a de nouveau le vent en poupe. En témoigne le gigantesque projet Iter. Du coup, nos chercheurs sont sur tous les fronts. Mieux comprendre l'énergie nucléaire. © DR Ce dossier propose un tour d'horizon de l'énergie nucléaire, en France et dans le monde.
Rayonnement électromagnétique Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Le rayonnement électromagnétique peut être décrit de manière corpusculaire comme la propagation de photons (boson vecteur de l'interaction électromagnétique), ou de manière ondulatoire comme une onde électromagnétique. Il se manifeste sous la forme d'un champ électrique couplé à un champ magnétique. L'onde électromagnétique et le photon[modifier | modifier le code] La lumière désigne un rayonnement électromagnétique visible par l'œil humain. Du fait de la dualité onde-corpuscule, les rayonnements électromagnétiques peuvent se modéliser de deux manières complémentaires : où est la constante de Planck. L'impulsion du photon est égale à L'énergie des photons d'une onde électromagnétique se conserve lors de la traversée de différents milieux transparents (par contre, une certaine proportion de photons peut être absorbée). La longueur d'onde est égale à : étant la vitesse de la lumière dans le milieu considéré pour la fréquence ν, avec
Le projet Iter et la fusion nucléaire par confinement magnétique Julien Hillairet Ingénieur de recherche L'humanité est confrontée à un défi grandissant : celui de la demande énergétique. Jusqu'à présent, la majorité de notre énergie est produite à partir de réserves fossiles : charbon, pétrole, gaz. Il est donc nécessaire de recourir à des sources d'énergies non-fossiles. Intérieur de l'enceinte du tokamak Tore Supra en 2002. La maîtrise des réactions de fusion nucléaire permettrait d'apporter une réponse supplémentaire aux besoins énergétiques à venir, en permettant d'utiliser un combustible abondant, en produisant peu de déchets et sans risque de prolifération. Depuis la découverte de la fusion, de nombreux projets ont été réalisés pour maitriser cette énergie à des fins pacifiques. Enfin, nous terminerons par le réacteur expérimental Iter, actuellement en construction sur le site français de Cadarache, dont l'objectif est de démontrer la faisabilité technique de la fusion par confinement magnétique comme moyen de production d'énergie.
Rayon X Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Divers systèmes utilisant les rayons X sont déjà utilisés pour la surveillance aux frontières et dans les aéroports, sur les objets et véhicules. D'autres sont en test ou à l'étude concernant l'humain. Les rayons X sont une forme de rayonnement électromagnétique à haute fréquence constitué de photons dont la longueur d'onde est comprise approximativement entre 0,01 nanomètre et 10 nanomètres (10-11 m et 10-8 m), correspondant à des fréquences de 30 pétahertz à 30 exahertz (3×1016 Hz à 3×1019 Hz). L'énergie de ces photons va de quelques eV (électron-volt), à plusieurs dizaines de MeV. C'est un rayonnement ionisant utilisé dans de nombreuses applications dont l'imagerie médicale (« radiographie conventionnelle »[1]) et la cristallographie. Les rayons X ont été découverts en 1895 par le physicien allemand Wilhelm Röntgen, qui a reçu pour cela le premier prix Nobel de physique ; il lui donna le nom habituel de l'inconnue en mathématiques, X.
Histoire de l'Institut Curie et Musée Curie 1909 : l'université de Paris et l'Institut Pasteur décident de construire l'Institut du radium, un grand laboratoire pour Marie Curie. Il est érigé à quelques rues du "hangar" de l'Ecole de physique et de chimie industrielles où Pierre et Marie Curie découvrirent la radioactivité avec le polonium et le radium en 1898. Leur but : créer un grand laboratoire pour l'étude de la radioactivité et de ses applications tant en physique et chimie, qu'en biologie et en médecine. La Fondation Curie La lutte de Marie Curie et de Claudius Regaud pour obtenir des moyens supplémentaires débouche sur la création de la Fondation Curie en 1920. La construction d'un dispensaire, rue d'Ulm, à deux pas du Panthéon, est une de ses premières réalisations. L'Institut du Radium et la Fondation Curie fusionnent en 1970 pour former l'Institut Curie à triple vocation : recherche, enseignement et traitement du cancer. Pour en savoir plus » Consulter le site du Musée Curie Institut Curie
Rayon X Une des premières radiographies prise par Wilhelm Röntgen. Les rayons X sont une forme de rayonnement électromagnétique à haute fréquence dont la longueur d'onde est comprise approximativement entre 5 picomètres et 10 nanomètres. L'énergie (Dans le sens commun l'énergie désigne tout ce qui permet d'effectuer un travail, fabriquer de la chaleur, de la lumière, de produire un mouvement.) de ces photons va de quelques eV (électron-volt), à plusieurs dizaines de MeV. C'est un rayonnement ionisant (Un rayonnement ionisant est un rayonnement qui produit des ionisations dans la matière qu'il traverse. Pour les rayons ionisants, il y a beaucoup d'usages pratiques, mais ces rayons sont aussi dangereux...) utilisé dans de nombreuses applications dont l'imagerie médicale et la cristallographie. Historique À la fin du XIXe siècle, Wilhelm Röntgen, comme de nombreux physiciens de l'époque, se passionne pour les rayons cathodiques (On nomme rayons cathodiques une éjection continue d'électrons.