
Le « détecteur de conneries » anti-désinformation dérange Facebook - Politique L'histoire atypique du « détecteur de conneries » illustre la complexité de la lutte anti-désinformation sur Facebook, au cœur des débats depuis l'élection présidentielle américaine. Pour prouver à Mark Zuckerberg à quel point il avait tort de minimiser l’impact des articles de désinformation sur Facebook, Daniel Sieradski, un journaliste indépendant de 37 ans, a réalisé une extension de navigateur permettant de vérifier la véracité d’une actualité sur le réseau social. Une fois installé, le « BS Detector » (« détecteur de conneries ») ajoute au-dessus des articles erronés ou mensongers un avertissement explicite — « Ce site n’est pas une source fiable d’actualité » — accompagné d’une précision (« Motif : théorie du complot », par exemple). Le BS Detector, qui aurait été téléchargé plus de 25 000 fois selon son créateur, repose sur un principe simple : il compare les liens postés sur Facebook avec sa compilation — mise à jour régulièrement — de sites d’actualité d’une fiabilité douteuse.
Un guide pour vous aider à vérifier les informations en ligne | Outils Froids Comme l’explique très bien le journaliste Farhad Manjoo, dans ce récent (et excellent) article du New York Times intitulé « How the Internet Is Loosening Our Grip on the Truth« , la validation de l’information diffusée sur le web est à la fois critique et complexe. Critique car il faut bien sûr établir au mieux la vérité factuelle, mais çà ce n’est pas nouveau. Complexe car la multiplication des sources peut finalement se révéler contre-productive. L’auteur explique par exemple qu’il n’y avait qu’une seule vidéo de l’assassinat de Kennedy et des centaines pour les tours du World Trade Center mais que cette profusion d’éléments factuels n’a pas empêché les théories conspirationnistes de se développer. Il évoque également ces sites de désinformation, conservateurs comme républicains, qui pullulent durant cette campagne présidentielle US et institutionalisent le mensonge à grande échelle, et de citer une reporter du Washington Post expliquant que :
Arrêtez de vous plaindre, vous avez le fil d’actus que vous méritez En ce moment, Facebook est dans la tourmente, car on l’accuse d’avoir influencé les élections américaines avec de faux articles (Fake stories outperformed real political news over the election’s final months). Si l’accusation a dans un premier temps amusé le fondateur, Mark Zuckerberg prend maintenant la chose beaucoup plus au sérieux et a annoncé une série de mesures pour lutter contre ce phénomène (Here’s how Facebook plans to fix its fake-news problem). Malgré ces annonces, le débat persiste, car le génie est sorti de sa boite et nous aurons beaucoup de mal à l’y faire rentrer (Fake news is just the beginning, there is much more ahead). Avant toute chose, ne pensez pas que les électeurs Américains sont plus bêtes que les Français, car ces pratiques existent aussi chez nous (Nordactu, Breizh Info, Info-Bordeaux… Les vrais faux sites d’infos locales des militants identitaires). Ces pratiques de publication de faux articles sont donc plus répandues que nous ne le pensons. J'aime :
Comment lire intelligemment une publication scientifique Cette note est la version développée d’une fiche synthétique destinée aux étudiant-e-s de licence ou de master ayant à effectuer une lecture critique d’article scientifique – exercice qui me semble au moins aussi formateur que le traditionnel exposé, dans le cadre des TD notamment . Les premières années universitaires sont essentiellement vouées à l’acquisition de connaissances et de méthodes : on apprend beaucoup de choses, mais pas toujours comment se comporter face aux savoirs tels qu’ils sont élaborés par les auteur-e-s, mis à disposition par les bibliothèques et par le web, transmis par les enseignant-e-s. Or on pourrait presque soutenir que c’est lorsque l’on se met à décortiquer les produits (au sens premier du terme) académiques, lorsque l’on cherche à passer de « ce qui est dit » à « comment l’auteur-e a fait pour le dire », que l’on commence à devenir historien-ne, sociologue, économiste, géographe, démographe ou encore anthropologue . Analyser la démarche scientifique
Faut-il classer le Washington Post dans les "fake news" ? Les fausses nouvelles, un débat empoisonné pour la presse traditionnelle. «Démocrates, méfiez-vous des fausses nouvelles. Des «fake news», comme on dit sur le web où elles pullulent. Des petites et surtout des grosses, offertes complaisamment en ces temps de fêtes par les populistes de tout poil» Démocrates, unissez-vous contre les fake news, alerte Eric Le Boucher dans Les Echos. Les invasions barbares de «fake news» ont commencé. Les «fake news» sont le nouveau spam Aux Etats-Unis, certaines «fake news» ont atteint une audience considérable pendant la campagne présidentielle. Parmi ces blockbusters du fake, on retrouve l’article clamant que le pape soutenait Donald Trump ou ce papier assurant que Hillary Clinton a vendu des armes à Daesh. © Buzzfeed Les «fake news» sont le nouveau spam. Tribunal mondial de la vérité Mais Facebook a bien senti les risques de cette méthode. «Media is fake!» Aux Etats-Unis aussi, les critiques ont fusé. Le troll, c’est toujours l’autre Ainsi se dessine 2017.
« D’après une étude » : cet imparable argument d’autorité ! « Les couches-culottes sont toxiques pour les bébés, d’après une étude »… « D’après une étude, les gens qui se parlent à eux-mêmes seraient des génies »… « D’après une étude, le spoiler est bon pour vous »… Il ne se passe pas un jour sans que les médias (que je consulte) utilisent cette formule. Certains des articles sont très bien écrits et, rapportant ce qui a été fait dans l’étude, permettent réellement au lecteur de se faire une opinion argumentée. D’autres se contentent d’un gros titre et de quelques considérations générales, attrayantes, mais pas étayées. C’est là que le bât blesse. En creusant un peu, on se rend vite compte que, pour chaque étude montrant un résultat « blanc », il y en a au moins une autre qui montre un résultat « noir ». Alors, pourquoi se fier plus à l’une qu’à l’autre ? Les dessous d’« une étude… » D’abord un titre. Puis, des auteurs. Le nombre des auteurs signataires d’un article est très variable d’une étude à l’autre. Le résumé n’est qu’un résumé
Infos sur Internet : pour le meilleur et pour le pire - La Semaine des médias 2017 Avec le web 2.0 et l'émergence des réseaux sociaux, l'internaute ne se contente plus d'observer le web, il interagit, crée, commente ; chaque internaute devient ainsi un fournisseur de contenus. L'émulation suscite une nouvelle mobilisation politique, une conscience écologique, l'émergence de l'économie collaborative mais la médaille a son revers ; pluralité des sources, rumeurs, hoax, fakes, théories du complot... qui se propagent presque instantanément.
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