
Comment être exigeant en restant à la portée des élèves et développer l’estime qu’ils ont d’eux-mêmes Télécharger la fiche imprimable (3 pages) au format PDF Depuis, les travaux de nombreux chercheurs vont dans le même sens. Ainsi Jean-Yves Rochex, Stéphane Bonnery et Séverine Kakpo, analysent comment, face aux difficultés persistantes des élèves et dans un climat de classe parfois difficile, les pratiques professionnelles tendent à privilégier la réalisation de tâches au détriment des activités cognitives primordiales dans le développement des apprentissages. Des stratégies d’actions basées sur des exigences explicites Dans ce contexte les travaux du sociologue Robert Ballion reprennent force et vigueur. L’exigence scolaire Placer les élèves dans des situations d’apprentissage précises permet de resituer « le scolaire » au centre des préoccupations de tous les acteurs, professionnels, parents et élèves avant tout. L’exigence disciplinaire Cela suppose de poser clairement le cadre de travail et d’allier fermeté et bienveillance dans l’application des règles édictées. Pour aller plus loin :
stevescp2016.pdf Apprendre et enseigner aujourd’hui printemps 2016 | 21 ’Ontario est l’une des rares provinces cana- diennes ayant implanté une réforme éduca- tive qui a permis d’améliorer les résultats scolaires de ses élèves. ayant contribué au succès de cette réforme fi- gure, notamment, la création des communautés d’apprentissage professionnelles (Bissonnette et Massé, 2015). 2004, que : S’il est une chose sur laquelle les milieux de la recherche s’entendent, c’est qu’une bonne collaboration, soutenue et structurée, entre les enseignantes et enseignants améliore la qualité de l’enseignement et produit des ef- fets positifs remarquables, et souvent immé- diats, sur l’apprentissage des élèves et la sa- tisfaction professionnelle dans presque tous les contextes. tous les pays le confirme de façon non équi- voque (p. 48). Une CAP est une équipe collaborative constituée d’un groupe de personnes interdépendantes tra- vaillant pour améliorer le rendement des élèves et pour lequel tous les membres sont imputables. 1. 2.
Oser le bien être au collège Comment procèdent les collèges qui mettent en place des programmes visant à améliorer le bien -être des élèves et des adultes ? Quels types d'actions sont mises en place ? Avec quels résultats ? Le petit livre de Christian Garcia et Caroline Veltcheff, publié avec le soutien de la Mgen, fait très concrètement le point sur des pratiques méconnues qui changent la vie de tous. Pourquoi le bien être ? Pourquoi faudrait-il changer la vie au collège ? L'enquête menée par E Debarbieux en 2013 auprès des enseignants montre que eux aussi souffrent au collège. Quatre collèges passés au crible L'originalité de l'ouvrage c'est qu'il ne se limite pas à poser des principes généraux. On trouvera plus bas le cas du collège S Delaunay de Paris dont C Garcia est principal. Ne pas oublier le bien être des adultes Quels points communs peut-on tirer de ces 4 cas ? Le second point c'est que le bien être au collège doit s'améliorer pour les enseignants et les adultes comme pour les élèves. François Jarraud
Comment briser le cercle vicieux de l’anxiété de performance? Quelle est la différence entre un mammouth de la préhistoire et un examen de fin d’année scolaire? Il n’y en a pas, selon le cerveau humain, qui produit autant d’hormones de stress devant un stresseur relatif (un examen) que devant une véritable menace (un mammouth). Mais comment gérer cette distorsion cognitive de sorte qu’elle n’entrave pas la performance des élèves? Shutterstock / Jaromir Chalabala Le 31 mai dernier, à l’émission de radio Médium large sur Ici Première, Sonia Lupien, spécialiste en neuroscience et fondatrice du Centre d’étude sur le stress humain, expliquait qu’un enfant qui vit de l’anxiété de performance a tendance à surestimer le « danger » associé à une situation (comme un examen) et à sous-estimer sa capacité à agir face à ce danger. Plus la situation (ou plutôt l’interprétation que la personne fait de cette situation) présente de ces caractéristiques (CINÉ), plus elle sera perçue comme stressante par l’individu. (Source) L’impact du stress sur la performance
Un dossier pour « Enseigner plus explicitement » - Lettres - Éduscol Ce dossier vise à préciser et illustrer concrètement le concept d’explicitation tel qu’il est pensé dans le référentiel de l’éducation prioritaire. « Enseigner plus explicitement » recouvre un ensemble de gestes, de postures et de pratiques pédagogiques à conduire dans le quotidien de la classe. Pour éclairer les multiples composantes de l’enseignement explicite, ce dossier publié en ligne sur le site Éducation prioritaire propose des exemples de pratiques et d’organisations pédagogiques, en lien avec des travaux et articles provenant de la recherche. Il s’organise en plusieurs parties : Le dossier (PDF, environ 3,4 Mo) en ligne est téléchargeable.
6 alternatives au coin et à l'isolement des enfants Les neurosciences ont démontré que le coin et l’isolement sont nocifs pour les enfants comme expliqué dans cet article : 3 bonnes raisons de ne plus envoyer les enfants au coin. Isoler un enfant (ou le mettre au « coin ») revient à nier son existence aussi longtemps qu’il nous déplaît. Faber et Mazlish écrivent qu‘un enfant qui se comporte mal n’a pas besoin d’être séparé des membres de sa famille. Il a besoin d’être arrêté et qu’on lui indique une autre direction : Je ne te laisserai jamais frapper/ insulter/ casser/ faire de mal. Un enfant qui se comporte mal a plus besoin d’une mise en contact avec un adulte qui se soucie de lui, qui fait preuve d’empathie, qui peut l’aider à reconnaître ses émotions et qui va l’aider à trouver des meilleurs solutions de les exprimer. Pourtant, il peut être difficile de se défaire de cette habitude éducative (au même titre que les punitions, les récompenses, le chantage ou encore les cris). 1. une posture de yoga pour retrouver son calme 2. Tu as l’air…
22 pistes pour innover à l'école | Carrefour éducation Nancy Brousseau est directrice générale de la FÉEP (Fédération des établissements d’enseignement privés). Lors du dernier Sommet de l’iPad et du numérique en éducation, qui se tenait à Montréal les 18 et 19 mai 2017, elle a prononcé une conférence intitulée L’innovation en éducation : Resistance is futile. C’est par trois questions qu’elle a abordé le vaste sujet de l’innovation en éducation : Pourquoi faire? En voici un petit compte-rendu. L’innovation : pourquoi faire? C’est par deux statistiques qu’elle a abordé la question du Pourquoi. Mme Brousseau a partagé deux citations pour susciter la réflexion : « Lorsque la vitesse d’évolution du marché dépasse celle de l’organisation, la fin est proche », dit Jack Welch. L’innovation : quoi faire? Mme Brousseau a ensuite proposé 22 pistes pour placer l'école en mode innovation. L’innovation : comment faire? Nancy Brousseau estime qu’il faut commencer par soi et faire le deuil de son passé pédagogique pour pouvoir s’ouvrir au futur.
Anxiété et pleine conscience : la pratique en classe Depuis les dernières années, une nouvelle vague d’interventions psychosociales connaît un essor important dans le domaine de la recherche scientifique. En effet, les approches basées sur la pleine conscience sont de plus en plus populaires et plusieurs recherches s’attardent à évaluer l’efficacité de ces techniques dans la diminution de l’anxiété auprès de diverses populations. Aussi, ces pratiques sont de plus en plus utilisées en contexte scolaire. par Cynthia Lamarre & Diane Marcotte Dans cet article, nous définissons ces pratiques et leurs influences sur la santé mentale des jeunes ainsi que sur leur réussite scolaire et nous explorons la possibilité de les intégrer en milieu scolaire. Il est connu que les troubles de santé mentale, dont l’anxiété, affectent la réussite scolaire des élèves. Compte tenu des conséquences de l’anxiété sur le fonctionnement scolaire des élèves, il est primordial d’intervenir afin de réduire et de prévenir cet état psychologique. Références
Des conditions à respecter pour susciter la motivation des élèves L’analyse des récentes recherches sur la motivation à apprendre en contexte scolaire, nous fait voir que les quatre facteurs qui influent le plus sur la dynamique motivationnelle des élèves en classe sont les activités d’apprentissage que l’enseignant propose, l’évaluation qu’il impose, les récompenses et les sanctions qu’il utilise, et lui-même, de par surtout sa passion pour sa matière et le respect qu’il porte à ses élèves. Nos travaux sur la motivation dans l’apprentissage du français nous ont amené à porter une attention particulière à l’un de ces facteurs : les activités d’apprentissage proposées aux élèves en classe. Dans les activités d’apprentissage, l’élève est l’acteur principal ; son rôle n’est pas de recevoir de l’information comme dans une activité d’enseignement (par exemple, un exposé) mais de se servir de la matière apprise pour résoudre des problèmes, ou encore, de réaliser les exercices proposés par l’enseignant. Dix conditions pour motiver Être authentique BROPHY, J.
Un outil « clé en main » pour prévenir la violence verbale La violence verbale (insulter, humilier, propager des rumeurs, menacer, etc.) est la forme la plus courante de violence à l’école. Pour s’attaquer à cette problématique, la prévention est de mise. Le guide « Mes paroles, j’y vois : pour une communication positive à l’école » contient des outils pédagogiques concrets s’adressant aux intervenants scolaires. Le guide propose différentes activités pour les élèves de tous les niveaux (primaire et secondaire). La violence à l’école : pistes pour offrir une formation continue de qualité Le sac à mots À titre d’exemple, pour les élèves du début primaire, on propose une activité nommée « Le sac à mots » qui consiste partir d’une courte bande dessinée pour susciter la réflexion des élèves sur la violence verbale. Invasions positives L’intimidation en milieu scolaire : comment s’y prendre? [Consultez le guide]
Bien-être à l'école : altruisme, empathie, bienveillance,prévention (...) - C.P.E et Vie scolaire AXE 2 du projet académique : « Garantir le bien-être » est à la fois une fin en soi pour s’épanouir et une condition nécessaire pour mieux apprendre et pour rester motivé par ses apprentissages. Consulter l’ensemble du projet académique Ces 2 ressources sont présentées sur le site et peuvent s’inscrire dans cet axe de travail Le jeu du bienveilleur invisible En début de semaine, chaque élève se voit attribuer le nom d’un de ses camarades de classe dans une enveloppe mystère. Le but est de veiller discrètement sur l’élève désigné. À la fin de la semaine, chaque élève doit proposer le nom de son supposé ange-gardien. Chacun peut alors raconter quelles stratégies ont été utilisées pour passer inaperçu, les émotions ressenties, les expériences vécues, pourquoi telle personne a été désignée,… Cela permet ainsi d’exprimer de la gratitude pour clore le jeu en guise de cerise sur le gâteau ! La douche chaude : pour recevoir plein de gouttes de bienveillance !
Les tannants ne sont plus punis Fini les punitions à l’école. Des établissements revoient complètement leur façon de faire de la discipline en classe: plutôt que de punir les élèves tannants, ces écoles ont abandonné les retenues et récompensent ceux qui rentrent dans le rang, a appris Le Journal. À l’école primaire de la Fourmilière, à Québec, dirigée par Nicolas Maheux, on demande aux élèves de marcher dans les corridors plutôt que de leur dire de ne pas courir. On félicite les élèves qui gardent le silence en classe au lieu de réprimander ceux qui parlent. La façon de se comporter à l’école est enseignée en classe, au même titre que des notions de mathématiques et de français (voir autre texte). Les retenues après les classes ont disparu et ceux qui ont un comportement exemplaire reçoivent plutôt des jetons qui leur donnent droit à des «activités privilèges». Le scénario est semblable à l’école primaire Prévost, située à Saint-Jérôme. Madeleine Piché, Directrice Échec de la méthode forte Ça fonctionne bien