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Peut-on apprendre en ligne

Peut-on apprendre en ligne
A TED 2011, Salman Khan est venu présenter la Khan Academy, une collection soigneusement structurée de plus de 2000 vidéos éducatives (voir la présentation vidéo avec sous-titres en français). La Khan Academy connaît un succès notable avec quelques 1 millions de visiteurs par mois qui regardent entre 100 et 200 000 vidéos par jour, souligne son créateur. Salman Khan a commencé incidemment. Analyste financier pour un fonds de pension, il donnait des cours de math à distance à des cousins via l’internet et a décidé de mettre quelques leçons sur YouTube, plus comme complément aux cours qu’il leur donnait qu’autre chose. Ses cousins ont été assez heureux d’avoir moins à le déranger pour accéder aux leçons et de pouvoir les suivre selon leur propre rythme. Le succès aidant, Salman Khan a quitté son travail et fondé une association à but non lucratif, la Khan Academy. Certaines classes pilotes à Los Altos ont remisé leurs manuels pour travailler avec la Khan Academy.

Bilan et perspectives : apprendre à l’heure d’Internet ? L’objectif du dernier séminaire sur Transmettre-Apprendre a été double : récapituler le chemin parcouru et ouvrir la réflexion sur l’avenir en posant la question d’Internet : quel est l’impact de l’ère numérique sur la pédagogie et l’école ? Marcel Gauchet a tout d’abord rappelé le point de départ du séminaire : nos sociétés modernes sont passées d’un système civilisationnel basé sur la transmission à un système basé sur l’apprendre ; comment comprendre ce passage d’un unilatéralisme à l’autre ? Le travail des séminaires a permis de faire émerger deux grandes idées : Il y a un incompressible de la transmission ; la société de tradition peut disparaître mais la transmission demeure et prend des formes différentes : elle a une dimension anthropologique.Notre définition de l’apprendre repose essentiellement sur des représentations ; il est donc important de reposer la question de sa définition. Les neurosciences de la cognition mériteraient de ce point de vue une attention particulière.

Dans la salle de classe du futur, les résultats ne progressent pas Dans le cadre d’une série sur le « pari éducatif high-tech » (dans laquelle notamment plusieurs experts américains tentent d’apporter leur vision sur ce à quoi ressemblera l’école dans 10 ans), Matt Richtel, pour le New York Times s’est rendu dans le district scolaire pilote de Kyrene en Arizona : un secteur où tous les élèves utilisent des tableaux blancs interactifs et des ordinateurs à l’école. Depuis 2005, le district a investi 33 millions de dollars pour moderniser ses écoles. Ici, c’est la nature même de la classe, du rapport à l’enseignant qui a été transformé : l’enseignant circule entre les élèves qui apprennent à leurs rythmes sur leurs ordinateurs. Au profit de qui se fait la surenchère technologique à l’école ? Image : Le graphique de l’évolution des dépenses et des résultats du district de Kyrene dans l’Arizona réalisé par le New York Times. La poussée des dépenses technologiques intervient alors que les écoles doivent faire de durs choix financiers. Les métriques en question

Les limites de la mesure de soi Kevin Kelly, cofondateur du Quantified Self a prononcé la conférence de clôture de la première édition de la conférence sur la quantification de soi qui se tenait la semaine dernière à Mountain View en Californie, permettant, comme le dit Ethan Zuckerman qui en rapportait les propos, d’offrir un contexte pour comprendre les propos échangés pendant deux jours. Pour Kevin Kelly, auteur de What technology Wants (Ce que veut la technologie), la quantification de soi fait partie d’une tendance plus large vers laquelle nous allons. Cette tendance plus large consiste à être à l’écoute de la technologie, parce que « la technologie nous dit où elle va ». La quantité d’information ne cesse d’augmenter, plus rapidement que tout ce que nous faisons. On estime d’ailleurs que le volume d’information croit de 66 % par an. Image : Gary Wolf et Kevin Kelly sur la scène de la première édition de la conférence Quantified Self, photographiés par Marc Smith. Nous n’échapperons pas au Lifestream

Cours et Formations Gratuits en Vidéo | netprof.fr Impressionnante liste de logiciels éducatifs libres C'est sur le site de l'Université fédérale de l'Etat du Rio Grande Do Sul (UFRGS), au Brésil, qu'une page spécifique en français réunit une liste intéressante de logiciels éducatifs libres. C'est le Sécrétariat d'éducation à distance (SEAD) qui est à l'origine de cette production pertinente en articulation avec un projet de wikipédia. Plus de 300 applications 323 ressources sont ainsi répertoriées avec un tri par type de public cible : 257 visent des étudiants d'études supérieures,227 sont pour des lycéens,164 pour des collégiens,71 sont classées pour des élèves de niveau primaire et27 pour des enfants d'écoles maternelles. Les liens sont classés dans un grand tableau répertoriant : le domaine de connaissance (de Alphabétisation à «jeux d'échecs», en passant par musique, jeux, sciences physiques, mathématiques, langues, géographie, éducations artistiques,...). Quelques exemples "AMC" pour Auto multiple choice est un logiciel en français (traduit aussi en anglais, américain et japonais).

Transmettre/Apprendre - La cassure des années 70 Les deux séances passées ont permis de mettre en évidence le rôle clé de la pensée évolutionniste dans les doctrines et les pratiques pédagogiques dominantes à l’ère contemporaine. Toutefois, s’en tenir à une généalogie de la philosophie de l’apprentissage ne suffit pas, il faut également revenir sur la dimension sociale de ce phénomène donc à la fameuse cassure des années soixante-dix. L’objectif du séminaire étant toujours de progresser dans la compréhension de l’impasse pédagogique que nous observons afin d’ouvrir de nouveaux champs d’actions et peut-être des voies de résolution. Cassure culturelle, sociale et idéologique : aspect négatif mais aussi positif Du transmettre… Sous son aspect négatif, elle a pris la forme d’une rupture avec ce qui subsistait de la société de tradition et qui restait malgré tout le socle qui informait l’entreprise éducative. À l’apprendre À la recherche d’un équilibre Le temps nous permet de constater que nous avons basculé d’un unilatéralisme à l’autre.

Quand les gamers aident la science Chercheurs et scientifiques de tout acabit planchent depuis des années sur le virus du SIDA. Un des points qui suscite le plus de recherches est la modélisation en 3D de la structure d'une enzyme proche de celle du virus. Hélas près de 15 ans de recherches n’ont pas permis de la reproduire. Récemment les scientifiques et développeurs ont proposé aux joueurs de Foldit de résoudre cette énigme. Nul besoin de connaissances scientifiques pour participer à l’aventure. Là où les gamers ont été extrêmement performants, c’est qu’en seulement 3 semaines, la solution a été trouvée. En effet, un microscope ne peut fournir qu’une image à plat de la protéine. On ne dit pas que c’est une solution, le débat ne porte pas sur la maladie ou la recherche, simplement sur l’association de deux univers. Le fait est que croiser deux secteurs pourtant loin d’un de l’autre peut aboutir à de belles avancées. On verra donc certainement fleurir de fructueuses associations dans les années à venir. [Source AFP]

Le déclin du pseudonyme La lecture de la semaine nous vient du magazine en ligne Salon, et elle est de circonstances. Elle s’intitule “Le déclin du pseudonyme” et on la doit à Carmela Ciuraru (blog), qui est critique littéraire et vient de publier une histoire du pseudonyme. L’article, tout en se concentrant sur l’usage du pseudonyme en littérature, offre des perspectives intéressantes pour comprendre les raisons de sa force dans les réseaux. “A son niveau le plus basique, un pseudonyme est une sorte de farce. Pourtant, les mobiles qui poussent les auteurs à en adopter un sont infiniment complexes, parfois mystérieux pour eux-mêmes. Les noms sont chargés, pleins de pièges et de possibles, et peuvent faire obstacle à l’écriture. La fusion d’un auteur et d’un alter ego est une chose imprévisible, selon Carmela Ciuraru. Ce n’est pas complètement nouveau, mais avec l’explosion des technologies numériques, poursuit l’auteure, les choses sont entrées dans une spirale incontrôlable. Xavier de la Porte

Vidéo Cours - Une sélection de vidéos pédagogiques Élèves, créez vos jeux sérieux ! La "gamification" des expériences numériques est à la mode, et l'utilisation de jeux vidéos pour apprendre se fait tout doucement une place parmi les méthodes pédagogiques. Les enseignants cherchent donc des jeux adaptés à leurs objectifs et à leurs élèves. Tous espèrent que les éditeurs de jeux vidéos travaillent en collaboration avec eux, en adoptant les méthodes agiles de développement. Après tout, ne grandissent-ils pas dans un univers où les jeux sont des objets culturels à part entière ? Des exercices interactifs... Le premier site que nous suggérons permet de concevoir des petits jeux qui sont en réalité des exercices interactifs habillés. À partir de cartes du monde ou de n'importe quelle image téléversée depuis son ordinateur (500 Ko au maximum), le créateur place des points ou des sections à identifier. … à de réels jeux vidéo PurposeGames n'est pas un éditeur de véritables jeux vidéo. Des genres totalement différents qui permettent de varier les expériences de jeu. Sploder

Théorie de la connaissance et modèle pédagogique ? Nathalie Bulle, sociologue de l’éducation, auteur récemment de L’École et son double, essai sur l’évolution pédagogique en France, Paris, Hermann, 2009 (rééd. 2010) était l’invitée de cette séance. L’objectif de son exposé a été de montrer qu’il existe une étroite relation entre les théories de la connaissance (l’épistémologie) et l’apprentissage scolaire. Dans un premier temps, elle a souhaité mettre en évidence les deux grandes théories de la connaissance qui sous-tendent ces deux conceptions pédagogiques : Transmettre Apprendre.La pensée occidentale s’est construite sur une opposition entre une pensée empirique, où la connaissance est essentiellement un mode d’expérience, et une pensée théorique où la connaissance se construit à partir de modèles. Pour l’Occident, la pensée platonicienne de la connaissance et de l’éducation a été particulièrement influente. L’éducation vise le développement intellectuel qui ouvre l’accès à la connaissance du bien. inShare0

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