Où en est l’humain face au numérique et où se placent l’Ecole et la Recherche ?
Avec le numérique, les équilibres entre le savoir et le pouvoir ne sont plus ceux d’hier. « Le numérique donne accès à beaucoup plus de choses, à beaucoup plus de gens et il peut enlever une partie du prestige, par exemple de l’autorité, tel que le monde académique issu de l’imprimerie, peut le représenter ». L’autorité n’est plus celle des générations précédentes car une partie du savoir est disponible ailleurs et « on peut le vérifier et éventuellement l’infirmer ». D’autre part, les technologies continuent à évoluer de manière exponentielle donc la question est : « comment prépare t-on les générations futures à ce défi » ? Même si personne n’est en mesure de répondre à cette question, il faut quand même se la poser et d’après François Taddéi, c’est une règle à 4 C : la capacité à coopérer, la capacité à être créatif, la capacité à communiquer avec les autres et la capacité à faire preuve d’une critique constructive. L’Ecole au défi du numérique lu : 282 fois
Des lettres bien attachantes / Québec Science
Par Hélène Matteau - 22/09/2015 De nombreuses études sur le choix entre enseigner la calligraphie (en script ou en cursives) et la dactylographie (au clavier) indiquent que l’écriture manuelle offre des avantages spécifiques par rapport à l’écriture au clavier. Ainsi, elle serait surtout propice aux apprentissages, particulièrement ceux de l’orthographe et de la lecture. «Les habiletés de programmation et d’exécution motrice sont liées de manière causale aux compétences orthographiques et textuelles», peut-on déjà lire dans un rapport de recherche signé en 2009 par Florence Bara de l’Institut universitaire de formation des maîtres (IUFM) de Bretagne et Marie-France Morin de l’Université de Sherbrooke. Écrire à la main développe la motricité fine, stimule la mémoire, facilite la reconnaissance des lettres en miroir (par exemple p et q, b et d), etc. Soit. Mais… «C’est difficile de trancher, admet-elle. Vous avez dit cursive?
Numérique et prévention : interdire ou éduquer ?
Lors d'une table ronde organisée par les Milkshakers à Bordeaux durant la semaine digitale, j'étais invité à témoigner de mon usage du numérique auprès des enfants. Enfance et numérique, tel était le thème de la discussion et bien évidemment s'est posée la question de la prévention. Comme le rappelait si bien Lorraine Reinsberger des Milkshakers, l'approche frontale a peu de sens et est loin d'être suivie d'efficacité. Enfance et numérique, c'est avant tout leur donner les outils pour comprendre le monde numérique et l'aborder de manière positive et raisonnée. Certes, l'addiction et les comportements à risques existent et je ne me poserai pas dans un monde de bisounours. En 1996, je faisais partie des fondateurs de l'association lilloise Spiritek agissant dans le domaine de la prévention de la toxicomanie en milieu festif. Bref, les interdits étaient là et nous nous en foutions complètement. L'interdit n'est jamais bon et incite même à le dépasser. La morale ?
4. Compétences du 21e siècle dégagées de la recension des écrits | EDU - Pédagogie numérique en action
Le terme «compétence» a longtemps été cantonné au monde de l’entreprise. On considère comme compétente une personne qui a de l’expérience et qui sait affronter une situation nouvelle. En insérant le terme «compétence» dans les objectifs de l’école, nous convenons de l’importance de développer chez les élèves «la capacité à répondre à des exigences complexes et à pouvoir mobiliser et exploiter des ressources psychosociales dans un contexte particulier» (Confédération Suisse, site consulté au mois de septembre 2013)40. Lebrun (2007, p. 28)42 retient les propos du recteur de l’Université catholique de Louvain (Belgique), Marcel Crochet, qui stipulent que l’élève au 21e siècle doit «savoir pratiquer une démarche scientifique, manifester un sens de l’observation, de la curiosité, d’un esprit critique, et savoir penser, et être exercé à la réflexion critique.
Comment évaluer l’efficacité des dispositifs éducatifs
Lors de présentations en établissements sur le thème de l’évaluation, j’ai coutume d’introduire mes propos par une boutade, en affirmant que moins une société a confiance en son système éducatif, plus elle multiplie les outils pour l’évaluer et le contrôler ! Ce n’est une boutade qu’en partie, car il arrive parfois qu’on consacre plus d’énergie à tenter d’évaluer des actions éducatives qu’à les développer dans de bonnes conditions. Il n’en reste pas moins qu’il est absolument nécessaire d’évaluer les programmes éducatifs, surtout quand ils coûtent cher. Il n’en est pas moins vrai qu’il est absolument pertinent de s’interroger aussi sur les meilleurs moyens de les évaluer, surtout quand ces évaluations sont coûteuses. De ce point de vue, on ne peut qu’être interpellé par la publication à peu de jours d’intervalles de deux textes passionnants. Références
11 raisons qui font que les enseignants n’utilisent pas les nouvelles technologies en classe
De plus en plus, les responsables de l’éducation au Maghreb mettent en place des programmes innovants pour l’utilisation des nouvelles technologies en classe. Certains ambitionnent de réaliser un vaste programme d’équipements de élèves avec des terminaux mobiles (particulièrement les tablettes), d’autres ont initié de vastes programmes de transformation de la manière d’envisager l’enseignement à travers l’utilisation des TICE, d’autres tâtonnent en réalisant de petites expérimentations. Mais réellement combien d’enseignants utilisent les TICE dans leur cours ? En faisant un petit sondage dans notre entourage, nous pouvons nous rendre compte que finalement très peu d’enseignants ont intégré les TICE dans leur pédagogie. Manque de formation L’argument le plus souvent avancé est le manque de formation. Former les enseignants pour leur permettre de suivre l’évolution technologique doit être le premier objectif lorsqu’on parle d’intégration des TICE dans l’éducation. Formateur « hors sujet »
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Bruno Devauchelle : Numérique, attention, intention : Qu'en faire en classe ?
"Ils ne font plus attention ! Génération zapping ! Pas de concentration !" Que sait-on de l'attention ? Les travaux de recherche sur l'attention ne sont pas nouveaux. En disant des élèves qu'ils ne sont plus attentifs, les adultes réitèrent une rengaine connue depuis longtemps de défiance vis-à-vis de la jeunesse. Concurrence attentionnelle Dans la vie quotidienne, en particulier dans l'espace public, les sollicitations attentionnelles sont de plus en plus nombreuses, comme les panneaux publicitaires et toutes autres formes de sollicitation de l'attention. Les enseignants disent souvent qu'ils remarquent la baisse d'attention de la part des élèves. Les logiciels éducatifs mais aussi l'ensemble des logiciels sont fondés sur des algorithmes qui donnent plus ou moins de "liberté" à l'utilisateur. C'est l'attention ou l'intention qui pêche ? Le travail mené par Yves Citton nous éclaire sur ce point. Danger Mooc... Bruno Devauchelle Les chroniques numériques de B.