
Cerveau, apprentissage et enseignement : Mieux connaître le cerveau peut-il nous aider à mieux enseigner ? Il y a quelques années, la pertinence de s’intéresser au cerveau en éducation était plutôt limitée. Intuitivement, les chercheurs, les enseignants et les autres intervenants du milieu de l’éducation se doutaient bien de l’existence d’un lien important et profond entre le cerveau et les apprentissages scolaires. Cependant, ce lien n’était ni clair ni appuyé sur des connaissances scientifiques solides, ce qui rendait les retombées éducatives des recherches sur le cerveau somme toute peu nombreuses et fragiles. Aujourd’hui, par contre, grâce aux avancées considérables de l’imagerie cérébrale et des neurosciences en général, cette situation a considérablement changé. Dans cet article, nous présentons trois grandes découvertes qui permettent non seulement d’établir des ponts plus solides entre le cerveau et l’éducation, mais aussi d’appuyer l’hypothèse selon laquelle mieux connaître le cerveau des élèves peut nous aider à mieux leur enseigner. Mieux connaître le cerveau pour mieux enseigner
Éducation, plasticité cérébrale et recyclage neuronal - Psychologie cognitive expérimentale - Stanislas Dehaene - Collège de France - 06 janvier 2015 09:30 Dans le domaine de l’apprentissage, il est vain d’opposer l’inné et l’acquis, l’environnement et l’hérédité. Dès 1949, le psychologue canadien Donald Hebb l’énonce : Deux facteurs déterminent la croissance intellectuelle : un potentiel inné, absolument indispensable, et un environnement stimulant, tout aussi indispensable. Il est inutile de se demander lequel est le plus important. Les neurosciences contemporaines confirment qu’il n’existe aucune contradiction à affirmer, simultanément, l’origine génétique des principaux circuits du cerveau humain, et leur capacité à se modifier sous l’effet de règles d’apprentissage, elles-mêmes gouvernées par des mécanismes cellulaires et moléculaires innés. Cependant, qu’entendons-nous exactement par plasticité cérébrale ? Ces changements ont lieu tout au long de la vie, mais avec une intensité particulière dans l’enfance. Pouvons-nous extrapoler ces résultats à l’espèce humaine ? Quelles sont les conséquences éducatives de ces découvertes ?
Partie II - Le cerveau et la neuro-pédagogie digitale Suite le partie 1 ... La mémorisation Il existe plusieurs fonctionnements repérables de la mémoire. La mémoire procédurale est une mémoire perceptive. La rétention d’information est très courte s’il n’y a pas d’utilité. Les synapses stabilisés crée un réseau définitif et finissent par créer des routines ou « renforcement synaptique », comme un chemin qui se creuse à force de l’emprunter, même si des travaux sont réalisés sur le chemin, la trace demeure et une habitude de cheminement s’installe. La mémoire est affectée par les émotions. Il est aussi intéressant d’observer que le cerveau a un fonctionnement social. Quelques conseils pédagogiques : Créez des ancrages émotionnels pour augmenter le rappel des informations.Regroupez et fractionnez des informations pour en faciliter la mémorisation (ex: méthode des LOCI ou des MindMap). Mieux appréhender ces conseils peut passer par la participation à des programmes de neuroéducation. De l’intention à l’attention Quelques conseils pédagogiques :
Dossier sur la Motivation scolaire Principe 1: La motivation a besoin de sécurité et d'espace de liberté Principe 2: La motivation s'installe si le thème étudié a un rapport plus ou moins direct avec certains des intérêts de l'élève. Le métier d'enseignant ne consiste pas à appliquer de "bonnes pratiques" définies une fois pour toutes mais relève davantage d'un art qui se travaille et se cultive, d'une capacité d'écoute du groupe et des élèves qui permet, par expérience, de poser l'hypothèse que pour cet élève ou cette classe il est préférable de pratiquer ainsi. Les temps où la parole est libre ( ...dans un cadre défini) sont précieux pour entrevoir les fantasmes du groupe, les intérêts des uns et des autres et pour essayer ensuite d'en tenir compte dans la structuration de sa classe et de son programme, sans être obnubilé par ce dernier (Voir: Notre attitude par rapport au temps) Principe 3: La motivation peut être aidée par la mise en place d'un cadre construit autour d' un "objectif commun"
Neurosciences et pédagogie Dans le monde de l'éducation, c'est une innovation : améliorer l'enseignement et l'apprentissage par ce qu'on connaît du fonctionnement du cerveau. Et cela s'appelle la neuropédagogie. Domaine de recherche relativement nouveau qui fait la jonction entre les neurosciences et les sciences de l'éducation, il s'intéresse aux processus biologiques en jeu dans l'apprentissage ainsi que les expériences sociales et émotionnelles. La gymnastique du cerveau D'une manière pratique, les applications de la neuropédagogie mènent vers des évolutions dans la manière d'enseigner et d'apprendre et vise in fine à "stimuler de nouvelles zones du cerveau, à créer de nouvelles connexions pour faciliter les apprentissages". Dans un reportage de la chaîne Euronews sur le sujet, on se rend bien compte que cela n'a rien de sorcier. Mais la neuropédagogie ne s'arrête pas là. On sait par exemple que le cerveau retient sept fois plus d'informations si on les catégorise. En toile de fond, l'apprentissage Références
Théories de l'apprentissage Apprendre, c'est comprendre. C'est construire un savoir que l'on va pouvoir réinvestir. Pour que l'élève apprenne, il est essentiel: Qu'il soit conscient de ce que l'on essaie de lui faire comprendre et pourquoi.Qu'il soit conscient de " comment " il apprend.Qu'il ait envie d'apprendre. Enseigner, c'est aider l'enfant à apprendre, à construire un savoir. Ce qui est essentiel avant / pendant / après l'enseignement : Connaître la façon dont l'enfant apprend.Vérifier qu'il ne construise pas une " fausse compréhension ". LE TRIANGLE PEDAGOGIQUE de HOUSSAYE : Dans son modèle de compréhension pédagogique, Jean Houssaye, aujourd'hui professeur de Sciences de l'Education à l'université de Rouen, définit tout acte pédagogique comme l'espace entre trois sommets d'un triangle : l'enseignant, l'apprenant et le savoir. Selon Houssaye, toute pédagogie est articulée sur la relation privilégiée entre deux des trois éléments (les sujets actifs) et l'exclusion du troisième (qui fait le fou, ou le mort)
Le cerveau et la neuro-pédagogie digitale - Partie I Le cerveau une anomalie dans l’univers Une incroyable nature humaine L’étude du cerveau est ancienne et beaucoup de connaissances anatomiques ont été accumulées grâce à la dissection (aire de Broca, ou cerveau triunique de Mc Lean avec un cerveau organisé en cortex limbique et reptilien) : Cortex : fonctions nerveuses élaborées : sensorielles, langage action motricité mémoire;Système limbique (hippocampe, amygdale, circonvolution, hypotalamus) (limbé = frontière) : interface entre vie cognitive et vie végétative, siège des émotions;Cervelet : contrôle moteur, peur – plaisir – attention et langage;Tronc cérébral : participe du système nerveux central en continuité de la moelle épinière. Le cerveau connaît un regain d’intérêt avec les scanners et l’imagerie médicale. L’encyclopédie Universalis annonce qu’il est capable de traiter de 1013 à 1019 instructions par seconde. Un cerveau comme un être seul de son espèce n’existe pas. La perception et la lecture Source :
Plan Individuel d'Apprentissage À l’origine, le Plan Individuel d’Apprentissage (PIA) a été élaboré pour les élèves de l’enseignement spécialisé. Cet outil méthodologique sert à évaluer la progession de l’élève et à identifier les objectifs atteints, mais également le chemin qu’il reste à parcourir. Depuis la réforme du 1er degré, le PIA est également utilisé pour suivre les apprentissages des élèves du 1er degré différencié. D’ici 2015, chaque enfant du 1er degré en difficulté scolaire devra disposer d’un PIA, négocié avec l’adolescent et ses parents, afin de surmonter collectivement les faiblesses de l’élève. Parallèlement, chaque école devra définir ses défis et les moyens mis en place pour les relever au sein d’Plan d’Action Collectives (PAC). Le Plan Individuel d’Apprentissage en questions et en réponses, analyse FAPEO, 2010. Le P.I.A., outil de collaboration avec la famille et l’élève, document de l’AFrAHM et Ghislain Magerotte, 2012.
Une tactique simple pour chasser une mauvaise habitude Cette chronique est dans la droite ligne et se nourrit des recherches et rencontres publiées sur mon site Les cahiers de l’imaginaire. Il y a de bonnes raisons à cela. Notre cerveau cherche par tous les moyens à dépenser le moins d’énergie possible Si nous voulons amorcer des changements durables de comportement, nous ne pouvons que nous en remettre à notre cerveau, même s’il semble vouloir se satisfaire de la loi du moindre effort. En matière d’habitudes et de comportements, il demeure notre meilleur allié. Pour se débarrasser de nos vieilles habitudes, rien de tel que d’en développer de nouvelles. C’est l’hippocampe, une région spécifique du cerveau, qui entre tout d’abord en scène. Si on imagine l’hippocampe lorsque celui-ci est en plein travail, et qu’on souhaite lui faciliter la tâche, il faut le laisser se concentrer sur une seule activité à la fois. Ensuite, un transfert de données se produit de la mémoire à court terme vers la mémoire à long terme. Et voici la tactique simple !
6 manières d'encourager les enfants qui abandonnent face aux difficultés Carol Dweck est psychologue, spécialisée dans les questions de motivation chez les enfants. Elle propose une manière d’encourager les enfants qui abandonnent face aux difficultés fondée sur l’état d’esprit en développement. Pour elle, le plus important est d’insister sur la notion de “pas encore” : une notion qui n’est pas encore acquise signifie que l’enfant est encore en train d’apprendre, qu’il est sur le chemin. Carol Dweck appelle cela le “pouvoir du bientôt“. 1. Les enfants qui se réjouissent face à l’idée de relever des défis savent que leurs capacités peuvent être développées et que leur intelligence n’est pas figée. Ces enfants vont s’impliquer dans les problèmes qui se présentent à eux : ils vont traiter les erreurs, apprendre à partir de celles-ci et les corriger. 2. Les enfants qui paniquent devant les défis et les difficultés ont une perspective figée de l’intelligence. 1. – les efforts – l’implication – la concentration – la persévérance – les progrès 2. 3. 4. 5. 6. Related
Neurosciences et éducation : la bataille des cerveaux Gaussel Marie & Reverdy Catherine (2013). Neurosciences et éducation : la bataille des cerveaux. Dossier d’actualité Veille et Analyses IFÉ, n° 86, septembre. Lyon : ENS de Lyon. Disponible au format PDF : 86-septembre-2013 Les débats houleux entre neurosciences et éducation existent depuis quelques décennies, mais prennent un nouveau tournant depuis les progrès considérables faits en imagerie cérébrale. Vous trouverez dans ce dossier, légèrement différent de sa forme habituelle, des renvois vers des articles de blog (de notre site Éduveille) qui nous ont permis d’approfondir des aspects techniques et d’illustrer nos propos : Ce dossier inhabituel par son volume peut être lu à plusieurs niveaux, les encadrés constituant soit un apport spécialisé (certains sont développés dans des articles publiés sur notre blog Éduveille), soit plus spécifiquement une illustration des croyances autour du cerveau, les neuromythes (également regroupés dans un article de blog Éduveille). Dyslexie
L'adaptation scolaire pour tous! Bien que des classes d'adaptation scolaire existent, il n'en demeure pas moins que les classes dites régulières accueillent des élèves nécessitant des mesures particulières au plan pédagogique. La différenciation de l'enseignement et l'adoption des stratégies éducatives deviennent ainsi des incontournables. Afin de vous rafraîchir la mémoire ou de vous faire explorer de nouvelles avenues, ce guide répertorie plusieurs ressources pratiques. Cliquez sur un titre de section Ressources généralesRéférences ministériellesFlexibilité et différenciation pédagogiqueOutils technologiques et différenciationPour alimenter la réflexionTDAH et troubles de comportementEHDAA et besoins particuliersRépertoires de sites Toutes les ressources suivies d'un sont accessibles dans Carrefour éducation. Les ressources suivies d'un constituent des coup de coeur de la rédaction. Ressources générales Certains sites se consacrent à l'adaptation scolaire de manière exhaustive. RÉCIT de l'adaptation scolaire
Guide situation handicap Ce guide a été réalisé entre 2015 et 2018.Il est le fruit d'un travail collaboratif, piloté par le Bureau de la vie scolaire, étudiante et de l'insertion (MAA-DGER-BVIE), entre l'enseignement agricole public, les trois familles de l'enseignement agricole privé (MFR, UNREP, CNEAP), des établissements nationaux d'appui (l'ENSFEA de Toulouse et EDUTER AGROSUP Dijon), l'Inspection de l'enseignement agricole, l'infirmière coordinatrice nationale, les réseaux nationaux (RESEDA, Insertion-Egalité, Animation et Développement Culturel et Handicap), une correspondante handicap en SRFD, des enseignants et des formateurs.La mise en forme du guide et les illustrations sont l'oeuvre du graphiste Marc Guerra.
Les 4 piliers de l'apprentissage d'après les neurosciences D’après Stanislas Dehaene, psychologue cognitif, neuroscientifique et professeur au Collège de France, les neurosciences cognitives ont identifié au moins quatre facteurs qui déterminent la vitesse et la facilité d’apprentissage. Comment les enfants apprennent-ils ? 1. L’attention L’attention sert à sélectionner les informations, module massivement l’activité cérébrale et facilite l’apprentissage. En conséquence, la tâche la plus important des enseignants est de canaliser et captiver, à chaque instant, l’attention de l’enfant. L’ “effet maître” consiste à bien orienter l’attention des apprenants et donc à bien définir la tâche en question. Il est possible d’entraîner les enfants à rester concentré en présence d’une distraction, à savoir résister à un conflit interne. 2. Stanislas Dehaene écrit : Un organisme passif n’apprend pas. Une étude scientifique a montré que le nombre de tests via des exercices compte plus dans la mémorisation que le nombre d’heures passées à étudier. 3. 4.