Les grandes découvertes de l' archéologie biblique
Dans le billet consacré à l’archéologie biblique au Proche-Orient, en Palestine plus précisément, nous avons vu que cette école de recherche avait mené, et mène encore, des fouilles archéologiques. Loin des polémiques que ses objectifs ont pu susciter il est indéniable que l’ archéologie biblique a contribué à mettre au jour des trésors de l’Antiquité orientale. Son point de vue s’est évidemment concentré sur les périodes évoquées dans les textes sacrés, ainsi les informations qu’elle nous livre sont centrées sur la toute fin de l’Age du Bronze et l’Age du Fer, du XIII° siècle au VIII° siècle avant notre ère en particulier. En Syrie-Palestine à la fin du XII° siècle la présente égyptienne est forte, à Beth Shean par exemple. I. Une partie de ces habitants des villages sont appelés les habiru dans les sources assyriennes, ce sont des proto-Israëlites du I° millénaire avant notre ère. La carte de Jérusalem antique avec le temple et le tunnel visibles Le plan temple de Salomon Porte Hazor
Torah, Bible, Coran
Pierre Bordreuil La Bible hébraïque est habituellement considérée comme le corpus fondateur du monothéisme, qui apparaît dans la tradition juive, puis dans le christianisme et dans l'islam. On entend par monothéisme la foi en un dieu unique et universel, valant pour tous les hommes et pour toutes les fonctions nécessaires à leur vie. Historiquement, la vénération d'un dieu unique et universel ne s'est pas, loin de là, imposée d'emblée. Dans le lent processus depuis l'hénothéisme vers le monothéisme, la monolâtrie occupe une place importante dans l'Ancien Testament. L'influence perse. C'est à un hénothéisme national qu'incitait la politique des Perses achéménides envers les peuples de l'empire, chaque ethnie adorant son dieu séculaire et conservant ses propres rituels. Il faudra pourtant attendre l'apparition au Proche-Orient au Ier siècle avant J. Un seul dieu pour la terre entière
Naissance du monotheisme
Deux d’entre eux sont souvent cités comme étant les premiers monothéistes : Abraham et Moïse. L’historicité des personnages, la chronologie des textes posent d’insolubles problèmes. Face à des récits de croyants, l’historien des religions doit adopter une distance prudente. Sans se livrer à une étude fondamentaliste des textes, on peut cependant observer que ces deux héros bibliques indiquent par leurs origines mêmes des pistes à suivre, un possible lieu de naissance de croyances destinées à un long avenir. Abraham serait né à Ur en Chaldée, autrement dit en Mésopotamie, et c’est à Haran qu’il aurait entendu le premier appel divin. Abraham, qui, par ses origines, est l’héritier de cette civilisation mésopotamienne et de ses croyances, apparaît toutefois en rupture avec elle. Une grande civilisation, celle de l’Egypte, dispute à une autre grande civilisation celle de Mésopotamie, la gloire d’avoir vu naître le monothéisme. Dieu avait-il donc abandonné son peuple ?
LE ROI JOSIAS ET LA BIBLE :A propos du nouveau programme d’histoire de 6eme » Institut Jacques Cartier
Le nouveau programme d’histoire de 6eme abandonne la problématique d’histoire des Hébreux pour « Les débuts du judaïsme ». Un très net recentrage sur une approche historique est formulé dans le programme par de fréquentes exigences de contextualisation. Le positionnement de la leçon arrive juste après les chapitres consacrés à la Grèce et à Rome, et donc déconnecté de l’Égypte comme c’était traditionnellement le cas. Associé aux débuts du christianisme, s’affiche ainsi une volonté de souligner que, judaïsme rabbinique et christianisme naissent en fait ensemble, et que l’un n’accomplit pas l’autre. Un seul point particulier nous retiendra ici, l’action du roi Josias, seul nom cité dans le programme pour contextualiser les débuts de l’écriture de la Bible, dans le processus de naissance du judaïsme. I- Dans quel contexte se situe l’action de ce roi de Juda? Le royaume sud, Juda, bien plus faible, moins organisé, moins peuplé, lui, va survivre encore 120 ans jusqu’en 587. Christian BERNARD
Rome. Une ville ou un Empire
Rome était une ville d'un million d'habitants! Dans l'histoire de l'humanité, il faut attendre le 19e siècle avant de trouver une autre ville d'un million d'habitants (Londres vers 1800). Le Québec ne compte qu'une seule ville de plus d'un million d'habitants : Montréal avec 1 800 000 sur l'île. La ville de Québec a, de son côté, 600 000 habitants, Laval et Longueuil environ 350 000 et Gatineau 250 000 habitants. Les Romains ont dû construire des infrastructures et mettre en place des institutions afin d'assurer la viabilité d'une telle ville : routes, aqueducs, égouts, règlements de construction de bâtiments (maximum de 6 étages). L'État romain devait aussi assurer l'ordre et la protection de la population avec un service de police et de pompier. L’État construit et entretient aussi plusieurs édifices publics. Ces différents jeux étaient organisés dans le cadre d’événements religieux et politiques. Maquette de la cité de Rome (320 ap. Source : André Caron Temple de César