
Document 1 : Pour ou contre le Flash-Ball ? Le débat résumé en conversation SMS Visages tuméfiés, mâchoires fracturées, hémorragies… Depuis le début du mouvement des « gilets jaunes », les photographies de blessés envahissent les réseaux sociaux. Toutes ont un point commun : ces blessures ont été causées par des lanceurs de balle de défense, plus communément appelés Flash-Ball, du nom de la marque qui a longtemps équipé les forces de l’ordre françaises (elles sont aujourd’hui remplacées par un équivalent produit en suisse, le GL06, surnommé « LBD 40 »). Qualifiées par leurs fabricants d’armes intermédiaires « non-létales », entre la matraque et l’arme à feu, elles se sont démocratisées en Occident dans le courant des années 2000, notamment pour les opérations dites de « contrôle de foule ». Lire aussi Article réservé à nos abonnés « Le lanceur de balle de défense est devenu l’armement ordinaire des forces de police » Lire aussi Article réservé à nos abonnés Le lourd bilan des lanceurs de balles de défense de la police Jérémie Baruch, William Audureau et Gary Dagorn
Cologne : de vraies agressions qui suscitent de fausses images Les agressions multiples, notamment à caractère sexuel, survenues dans la ville allemande de Cologne, où plus de 200 plaintes pour agressions sexuelles ont été déposées pour la seule nuit du Nouvel An, ont choqué l’opinion en Allemagne et au-delà. Lire aussi 5 questions sur les agressions massives de femmes lors du Nouvel An à Cologne De tels événements provoquent, sans surprise, de fortes réactions sur les réseaux sociaux, où circulent de nombreuses photos. La « femme molestée » était un homme Premier cas : cette image figurant une personne (une femme, selon la plupart des descriptions) molestée par des hommes. Ici, la personne qui tweete cette image (un habitué de l’activisme en ligne) prend une légère précaution en évoquant « le genre d’agressions ». Avant / après. L’image provient en réalité de l’agence Getty, et précisément – c’est d’ailleurs écrit sur l’image – de l’Anadolu Agency, agence de presse turque. Un mannequin britannique devenue allemande ou finlandaise Samuel Laurent