
Entretien avec François Ede à propos de la version restaurée de "Lola Montès" François Ede, directeur de la photographie, s’intéresse depuis longtemps aux différentes techniques du cinéma et à celle qu’il connaît plus particulièrement sur le bout du doigt, la prise de vues et tout ce qui touche aux images de film, à leur traitement et à leur pérennité.Il a participé, entre autres restaurations, à celle de Jour de fête de Jacques Tati, film tourné en noir et blanc mais aussi, en parallèle, sur pellicule couleur avec le procédé Thomson Color, et, en 2002, à celle de Playtime qui avait été tourné en 70 mm.François Ede est membre du Conservatoire des techniques cinématographiques de la Cinémathèque française. Une version restaurée de Lola Montès sera projetée à Cannes en sélection officielle dans la section Cannes Classics, peux-tu nous dire comment tu as été amené à participer au travail de sa restauration ? Photogramme de sélection trichrome au format 1:2,55 "Lola Montès" photographié par Christian Matras © Les Films du Jeudi Photogramme au format de projection 1:2,35
Cinéma - Lola Montès - La critique La restauration du chef-d’œuvre d’un maître du cinéma. Lola Montès ou la perfection du septième art. L’argument : L’ancienne courtisane déchue Lola Montès est exhibée dans un cirque de la Nouvelle Orléans où un spectacle relate sa vie mouvementée. Copyright Les Films du Jeudi Notre avis : Lola Montès est paradoxalement l’un des films à la fois les plus célèbres et les plus méconnus de l’histoire du cinéma. Copyright Les Films du Jeudi Outre la prouesse technique de la version remastérisée, qui permet d’apprécier le travail sur les couleurs de Christian Matras et les remarquables décors de Jean d’Eaubonne (surtout dans les séquences du cirque, comme la danse des Lilliputiens), la nouvelle version offre des passages inédits qui accentuent le côté crépusculaire : désespoir de la jeune Lola errant sur le pont du navire (admirable travelling ophulsien), fuite de Munich en calèche... Bande-annonce de Lola Montès
La Cinémathèque française : La Triangle - Archives, photos et films - Les films Triangle - La restauration de The Desert Man Le film En 1917, William S. Hart réalise et interprète The Desert Man , western supervisé par Thomas Harper Ince pour la société de production New York Motion Picture Corporation - Kay-Bee. Le tournage s'étend de mi-décembre 1916 à début février 1917. La distribution aux États-Unis est assurée par la Triangle Film Corporation à partir du 22 avril 1917. Résumé : alors qu'il traverse le désert, le chercheur d'or Jim Alton (William Hart) rencontre une femme mourante qui l'implore de s'occuper de son enfant, le petit Joé. La Cinémathèque française conserve une copie d'exploitation nitrate d'époque teintée, distribuée en France par Ciné-Location Eclipse à partir du 24 décembre 1920, sous le titre La Cité du Désespoir . the-desert-man#%@01#%@493#%@700 the-desert-man#%@02#%@437#%@700 La datation du tirage a été possible grâce à une indication sur le support filmique, introduite par le fabricant américain Kodak, aux alentours de 1917. the-desert-man#%@03#%@728#%@705 the-desert-man#%@04#%@727#%@700 .
le site des index de revues de cinéma calindex.eu Index en ligne Index papier Téléchargements Revues indexées Accès à un numéro Petites annonces Nous contacter Liens Password Accueil OPHULS Max OPPENHEIMER Max Toutes revues 1895 L'Avant-Scène Cinéma Bref Cinématographe Cinéma Cinémonde Cinémathèque Image et Son - La Revue du Cinéma Jeune Cinéma Midi Minuit Fantastique Positif Pour Vous L'Écran Français Mon Film Les Cahiers de la Cinémathèque Écran Ophuls est un autre Auteur : HERPE Noël "Il faut écrire comme on se souvient" : la poétique de Max Ophuls Auteur : AMENGUAL Barthélemy Double conversion : Ophuls à Vienne Auteur : SIEREK Karl 'De la fosse du souffleur au micro de l'écran' : Max Ophuls et le théâtre Auteur : ASPER Helmut G. Ophuls et Eugen Schüfftan Auteur : MEAD Margaret Le Voyage immobile Auteur : ROGER Philippe Des Femmes qui tombent, des narrateurs qui défaillent Auteur : PYE Douglas Lectures du mélodrame : Max Ophuls et le film de femme Auteur : RADNER Hilary A. Max et les ferrailleurs Auteur : WILLIAMS Alan Notes sur Ophuls et Mizoguchi
Lola Montès et le cinéma des attractions 1 Susan M. White, The Cinema of Max Ophuls. Magisterial Vision and the Figure of Woman. 1Écrire que Lola Montès rend hommage à ce que Gunning et Gaudreault ont appelé « le cinéma des attractions » est, pour le moins, un euphémisme. 2En situant Lola Montès, l’histoire d’une courtisane européenne notoire, dans un cirque du XIXe siècle, Ophuls retourne aux racines du spectacle en tant qu’attraction – notion empruntée par Gunning aux théories de Sergeï Eisenstein : 2 Tom Gunning, « The Cinema of Attractions : Early Film, its Spectator and the Avant-Garde », in Early (...) Le terme « attractions » vient, bien sûr, du jeune Sergeï Mikhaïlovitch Eisenstein et de sa tentative de trouver un nouveau modèle, un nouveau mode d’analyse pour le théâtre. 3Gunning décrit l’exhibitionnisme délibéré du cinéma primitif, montrant plus particulièrement une pratique 3 Ibid. 4Ces qualités du cinéma primitif se retrouvent dans Lola Montès, dans le choix tout à fait délibéré du cirque comme cadre narratif.
"L'Ordinateur au secours du 7ème Art : les débuts de la restauration numérique de films" par Jean Segura Janvier 2000 L'Ordinateur au secours du 7ème Art : les débuts de la restauration numérique de films par Jean SEGURA Blanche-neige et les 7 nains : le chef-d'œuvre de Disney de 1937 restauré par Cinesite (Kodak) en 1992 L’arrivée des techniques informatiques au labo va permettre de donner une nouvelle chance aux films qui pourrissent dans leurs boîtes. On croyait les stars du cinéma immortelles. Certains, depuis presque dix ans, font appel à des prestataires spécialisés dans le cadre du plan “ Nitrate ” lancé par le Ministère de la Culture, pour restaurer des chefs d’œuvres du muet et des débuts du parlant. Un des premiers travaux de restauration numérique en France à été la remise en état de “ bandes ” réalisées par Etienne Jules Marey Comment se fait le travail de restauration ? La robe verte portée par Kim Novak (Judy) lors du tournage de Sueurs Froides en 1958 a servi à retrouver les couleurs initiales du film d'Hitchcock lors de sa restauration pour sa ressortie en 1997. Jean SEGURA
Lola Montes de Max Ophuls Un cirque gigantesque à la Nouvelle-Orléans, vers 1880. On y représente la vie extraordinaire de Lola Montès, 'une des courtisanes les plus fêtées de son époque et qui fut anoblie comtesse de Landsfeld par le roi de Bavière avant d'être chassée de ce pays par des émeutiers. Aujourd'hui, elle est réduite à jouer, sous la conduite d'un écuyer complaisant et lui aussi amoureux d'elle, sa "scandaleuse carrière de femme fatale". Défilent sous nos yeux : sa liaison avec Liszt, son mariage manqué avec l'ex-soupirant de sa mère, ses frasques avec un chef d'orchestre italien et l'épisode le plus fabuleux : son idylle avec le roi Louis 1er de Bavière, qui déclencha une révolution. À présent, vieillie, malade, elle continue, contre l'avis de ses médecins, à mimer ses triomphes et sa déchéance. Dernier film de Max Ophuls, Lola Montes est souvent considéré un peu à tort comme le testament du réalisateur, le sommet de son art baroque, celui où le style prédomine sur le contenu dramatique.
« Un caprice qui ne finirait pas… » : la genèse de Lola Montès 1Ultime chef-d’œuvre de Max Ophuls, Lola Montès a déjà fait couler beaucoup d’encre, mais ses commentateurs n’ont guère, jusqu’à ce jour, considéré le film que dans son rapport au reste de l’œuvre du cinéaste. Cette volonté est si manifeste, même, qu’on a toujours choisi d’ignorer le fait, facile à vérifier pourtant, qu’il s’agissait d’une commande de circonstance plutôt que d’un projet véritablement personnel d’Ophuls. 2Dans les pages qui suivent, on entreprendra de décrire la genèse de l’œuvre à travers ce que nous en apprennent la presse professionnelle de l’époque, les archives scénaristiques et de tournage conservées à la BiFi, des entretiens inédits réalisés avec Tony Aboyantz et Claude Pinoteau, assistants réalisateurs, ou avec Marc Frédérix, assistant décorateur, et l’entretien également inédit avec Franz Geiger réalisé en Allemagne par Robert Fischer-Ettel. 5La seule analyse de ces maigres informations est déjà instructive. 7Celle-ci était danseuse. Je suis une artiste.
« Il faut écrire comme on se souvient » : la poétique de Max Ophuls La grandeur de l’artiste tient à son pouvoir d’imaginer la vérité du réel.Goethe 1Joseph Joubert note dans ses Carnets : « Il faut écrire non comme on sent mais comme on se souvient. » Joubert poserait-il une incompatibilité entre le sentiment, voire la sensation, et le souvenir ? Ce n’est pas ce que j’entends dans son aphorisme. J’y vois plutôt un double paradoxe : l’exigence d’une distance, d’un recul qui devrait conserver au souvenir sa vérité et, tout ensemble, le consentement à cet inévitable qui veut que toute mémoire soit trompeuse/trompée – subjective, comme on dit. 2L’écrivain qui a, peut-être, le plus médité sur ces deux fois est Cesare Pavese. « Nous sommes émus parce que nous avons déjà été émus. » « Nous admirons seulement ce que nous avons déjà admiré… » « Les symboles que chacun porte en lui – il les reconnaît et son cœur tressaille – sont ses souvenirs authentiques. 3Rassurons-nous, nous n’avons pas quitté Ophuls. 10Nous touchons ici la poétique d’Ophuls.