bibliothécaires contre les DRM
Du livre enchaîné aux DRM
Les DRM, ou « Digital Rights Management » – en français « Gestion des droits numériques » –, consistent selon le Journal officiel en la « mise en œuvre des différents procédés destinés à protéger les droits afférents à la diffusion de contenus sur supports numériques ». Les DRM représentent un ensemble de mesures techniques ou logicielles de protection destinées à contrôler la distribution et la diffusion de produits numériques et leur accès, qu’ils soient fixés sur un support (CD, DVD) ou accessibles en ligne. Les DRM ont pour objet par exemple de restreindre l’utilisation des produits à une zone géographique donnée, de restreindre ou d’interdire la copie privée, d’identifier grâce des systèmes de « tatouage » les œuvres et les équipements de lecture pour décourager le piratage, etc. Les contrôles sont principalement destinés à préserver les droits commerciaux et intellectuels des ayants droit des œuvres concernées. Petit historique D’Amazon à Google Ambiguïté du livre numérique ePub
Définition DRM
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Ces dispositifs techniques ou logiciels peuvent viser à : restreindre la lecture du support à une zone géographique prévue (par exemple les zones des DVD) ;restreindre la lecture du support à du matériel spécifique (par exemple les versions smartphone ou tablette) ;restreindre la lecture du support à un constructeur ou vendeur (afin de bloquer la concurrence) ;restreindre ou empêcher la copie privée du support (transfert vers un appareil externe) ;restreindre ou verrouiller certaines fonctions de lecture du support (désactivation de l'avance rapide sur certains passages d'un DVD). Les mesures techniques exploitent un chiffrement de l'œuvre, combiné à un accès conditionnel. L'éditeur ou le distributeur qui exploite ce contrôle d'accès ne confie la clé de contrôle d'accès du produit, qu'en échange d'une preuve d'achat ou de souscription pour y accéder (abonnement à une chaîne payante, VOD, téléchargement, etc.).
Amazon : ils ont recommencé !
L’affaire risque de faire pas mal de bruit et on comprend évidemment pourquoi. Linn Nygaard, consultante norvégienne en technologie et lectrice à ses heures perdues, a en effet eu une très mauvaise surprise en ouvrant sa boite mail un beau matin. Une mauvaise surprise qui tenait en un message envoyé par Amazon, un message la prévenant tout simplement de la fermeture définitive de son compte. Imaginez un instant. Et soudain, tout bascule. C’est très exactement ce qu’a du ressentir Linn en constatant la disparition ferme et brutale de toute sa collection. Depuis, bien sûr, Amazon est revenu en arrière. Formidable, non ? Via
Témoignage d'un éditeur devenu pirate de livres numériques
Si les éditeurs participent à la commercialisation du livre, ils l'abordent aussi d'une façon plus commune : la lecture. Cette immersion ponctuelle dans la peau de l'usager provoque parfois des surprises : un éditeur témoigne ainsi sur Paid Content et avoue avoir commis l'irréparable aux yeux de sa profession, à savoir faire sauter les verrous numériques de ses ebooks. Le témoignage est publié sous couvert d'anonymat : l'éditeur est donc désigné sous le pseudonyme « Exec », comme « executive », soit directeur ou responsable en français. Concis et clair, mais moins classieux que Gorge Profonde (quoique...). Une fois remise du choc probablement causé par les aspirations libertaires d'un responsable rompu aux techniques de vente et de marketing, Owen a confié quelques clés à son interlocuteur. L'éditeur explique être un client régulier d'Amazon, dont il a toujours été satisfait de l'interopérabilité grâce aux nombreuses applications Kindle disponibles sur les différentes plateformes.
Amazon efface des livres à distance
Mise à jour : Amazon aurait supprimé d'autres livres achetés récemment sur le Kindle. Des consommateurs ont ainsi rapporté la disparition des versions numériques d'Harry Potter et des romans d'Ayn Rand. Les conditions d'utilisation d'Amazon ne mentionnent apparemment pas le droit de supprimer un bien après achat. En revanche, Amazon indique garantir aux consommateurs le droit de garder "une copie permanente du contenu numérique". Voilà une affaire qui risque de jeter véritablement le trouble sur l'intérêt pour un consommateur lambda d'acquérir un contenu légalement. Selon David Poque, ce n'est pas Amazon qui est à l'origine de cette décision, mais l'éditeur lui-même. Le plus dérangeant dans cette étonnante mésaventure, ce n'est pas tant que l'éditeur change d'avis et demande au site marchand de retirer les éditions électroniques. Bien entendu, Amazon a remboursé les personnes lésées et assure que cet épisode est absolument exceptionnel.