
e-G8: Nicolas Sarkozy salue un "vecteur" de la liberté d'expression Le président français s'exprimait en ouverture du G8 de l'internet réunissant les géants du secteur à Paris. Les débats du e-G8, qui durent jusqu'à mercredi soir, doivent alimenter le sommet du G8 de Deauville, jeudi et vendredi. Selon Nicolas Sarkozy, "les peuples des pays arabes ont montré au monde qu'internet n'appartenait pas aux Etats, l'opinion internationale a pu ainsi constater qu'internet était devenu pour la liberté d'expression un vecteur d'une puissance inédite". S'adressant toujours aux acteurs du secteur, il a enchaîné : "ne laissez pas la révolution que vous avez lancée véhiculer le mal, sans entrave, ni retenue". L'internet ne peut s'affranchir "de valeurs minimum, de règles minimum", selon Nicolas Sarkozy, qui assure actuellement la présidence du G8 et du G20, le forum des principales puissances économiques. "Internet est devenu l'échelle de crédibilité des démocraties ou l'échelle de honte des dictatures", a-t-il également fait valoir. Belga
Al-Qaïda soutient les révoltes arabes et prône la charia en Egypte Dans ce message audio de 49 minutes enregistré, selon l'organe médiatique d'Al-Qaïda Al-Sahab, avant la mort de Ben Laden le 2 mai dans un raid américain, Ayman al-Zawahiri s'adresse tour à tour aux populations de Libye, de Syrie et d'Egypte. Selon SITE, Ayman al-Zawahiri met en garde les Libyens contre les frappes de l'Otan, affirmant que l'Alliance atlantique cherche à "remplacer" le colonel Mouammar Kadhafi avec "son propre régime tyrannique". Il appelle également les musulmans d'Afrique du Nord à se joindre à la lutte contre Mouammar Kadhafi et à trouver des armes. Par ailleurs, il fustige l'armée égyptienne, au pouvoir depuis la chute du président Hosni Moubarak le 11 février sous la pression de la rue, pour ne pas avoir aidé les Egyptiens résidant en Libye. Ayman al-Zawahiri déplore que bien que la Constitution égyptienne soit basée sur la charia, en pratique, le pays soit régi par des "lois faites par des hommes". Belga
Tunisie: le blogueur Slim Amamou démissionne du gouvernement "Je confirme, j'ai démissionné. Il ne reste plus que les formalités administratives", affirme le blogueur et militant de la liberté d'expression, très connu en Tunisie. M. Dans cette interview, M. Cette démission intervient à la veille d'un Conseil des ministres devant se prononcer sur un possible report des élections de l'Assemblée constituante, un scrutin crucial qui devait avoir lieu le 24 juillet mais qui pourrait être repoussé de plusieurs semaines pour des raisons d'organisation. M. Ce blogueur de 33 ans a été l'une des figures indépendantes et d'opposition à intégrer le nouveau gouvernement tunisien après la révolution du 14 janvier, qui avait fait tomber le régime du président déchu Zine el Abidine Ben Ali. Arrêté dans les derniers jours du régime autoritaire, Slim Amamou avait été libéré le 13 janvier. Belga
G8: les pays pionniers du "printemps arabe" en quête d'une aide vitale Un effondrement de ces deux pionniers du "printemps arabe" pourrait signifier le glas des espoirs de démocratie de la région, conforter les régimes répressifs et constituer une aubaine pour les mouvements extrémistes, estiment responsables politiques et spécialistes. "Nous souhaitons que la communauté internationale comprenne que le risque d'un échec de la révolution tunisienne est dangereux non seulement pour la région arabe mais aussi pour la paix dans le monde", affirme l'économiste tunisien Mohamed Ben Romdhane. Plus de quatre mois après avoir chassé le président Zine El Abidine Ben Ali, la Tunisie, toujours à la recherche de sa stabilité politique, "a un besoin impérieux d'un soutien économique et financier mondial", ajoute-t-il. "L'économie égyptienne est dans une impasse sérieuse" Le président américain Barack Obama a quant à lui, sans attendre le sommet de jeudi et vendredi, annoncé un plan de plusieurs milliards de dollars pour aider cette partie du monde à se démocratiser.
TUNISIE • Le G8 au chevet de la transition démocratique Pour la première fois, la Tunisie participe au sommet du G8 qui se tient à Deauville les 26 et 27 mai. Au menu, l'aide à lui apporter alors que son économie a été ébranlée par la révolution du 14 janvier. 26 mai 2011 | Partager : Les pays riches font les choses dans les règles de l'art : ils déroulent le tapis rouge pour la Tunisie ! Ils rompent donc avec le passé et nous invitent à en faire autant... Mais la Tunisie [représentée au sommet de Deauville par le Premier ministre Béji Caïd Essebsi] ne se contentera pas de promesses et de professions de foi. Mais, dans le fond, on s'en accommodait et les crises cycliques n'étaient finalement que de petites querelles de salon entre les bourgeois du monde et les apprentis bourgeois que nous voulions être à coups de satisfecit obséquieusement accordés par les instances internationales provoquant l'interminable flot d'effronterie de la part de nos mauvais génies. C'est donc la première fois que la Tunisie "participe" au G8.
Egypte: Hosni Moubarak et ses fils vont être jugés Hosni Moubarak et ses fils sont actuellement en détention provisoire, l'ancien chef d'Etat à l'hôpital de Charm el-Cheikh, Alaa et Gamal dans la prison de Tora, au Caire. Selon un bilan officiel, 846 personnes ont été tuées pendant la révolte qui a poussé Hosni Moubarak à la démission le 11 février. "Le Procureur général Abdel Meguid Mahmoud a décidé aujourd'hui (mardi) de déférer l'ex-président Hosni Moubarak et ses fils Alaa et Gamal ainsi que l'homme d'affaires en fuite Hussein Salem devant un tribunal pénal", a indiqué l'agence Mena. Les quatre hommes sont accusés de "meurtre avec préméditation", d'"avoir planifié le meurtre de certains participants aux manifestants pacifiques de la révolution du 25 janvier" et d'avoir abusé de leur position pour s'enrichir. Chassé par une révolte populaire Hosni Moubarak, 83 ans, a été chassé le 11 février du pouvoir par une révolte populaire. Belga
G8: 40 milliards promis aux pays du printemps arabes Moscou s'est pour la première fois rallié vendredi à la position des Occidentaux, en signant une déclaration du G8 appelant au départ de Mouammar Kadhafi. "Oui, nous sommes prêts à l'admettre... il doit partir", a déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov. "Kadhafi et le gouvernement libyen ne sont pas parvenus à assumer leur responsabilité de protection du peuple libyen et ont perdu toute légitimité. Il n'a pas d'avenir dans une Libye libre et démocratique. Il doit partir", dit très nettement la déclaration finale du G8. Mais Moscou espérait aussi, à Deauville, avoir gagné un rôle de premier plan dans les efforts de résolution de la crise libyenne. "Ils l'ont demandé. La Russie s'est aussi empressée de préciser que la situation de la Libye était très différente de celle de la Syrie, dont Moscou reste l'un des principaux soutiens, en dépit de la répression des manifestations contre le régime du président Bachar al-Assad. 40 milliards Promouvoir la démocratie
Dépressif, Hosni Moubarak a besoin d'un psychologue L'ancien président, âgé de 83 ans, est hospitalisé à Charm el-Cheikh, sur la mer Rouge, depuis le mois dernier à la suite d'un accident cardiaque survenu durant un interrogatoire. Hosni Moubarak fait l'objet d'une enquête sur l'origine de sa fortune ainsi que sur la répression du soulèvement populaire contre son régime en janvier et février, qui a fait plus de 800 morts. Son transfert en prison dans l'attente d'un éventuel procès est conditionné à l'évolution de son état de santé. La Mena cite un médecin de l'hôpital de Charm el-Cheikh, qui assure que "son état mental est mauvais" et "nécessite un psychologue". La justice égyptienne avait indiqué mercredi qu'une équipe de cardiologues devait se rendre à son chevet pour évaluer son état de santé et dire s'il pouvait être transféré dans un établissement carcéral.
Italie: après une trêve, nouveaux bateaux de réfugiés à Lampedusa Le dernier bateau, arrivé dans la nuit avec à son bord 347 personnes dont 27 femmes et un enfant, était en difficulté et a été secouru au large de l'île par des vedettes des garde-côtes et de la police. Auparavant, deux autres bateaux partis des côtes libyennes avec respectivement à leur bord 247 et 175 personnes avaient été escortés depuis le Canal de Sicile jusqu'à l'île. Les sauveteurs étaient également venus au secours d'une petite embarcation venant de Tunisie avec 55 immigrés à son bord, arrivée sur la minuscule île de Pantelleria, proche de Lampedusa. Tous les migrants ont été conduits au centre d'accueil de Lampedusa où sont actuellement hébergées 1200 personnes. Des milliers de réfugiés fuyant la guerre en Libye, pour la plupart des travailleurs immigrés originaires d'Afrique et d'Asie, ont débarqué en masse ces dernières semaines sur l'île de Lampedusa. Belga
L'Egyptien Saif al-Adel désigné chef par intérim d'Al-Qaïda La chaîne américaine s'appuie sur des informations fournies par Noman Benotman, un ancien militant extrémiste libyen qui a renoncé à l'idéologie d'Al-Qaïda. Noman Benotman a indiqué que cette nomination était motivée par la fébrilité des militants d'Al-Qaïda face à l'absence de chef. La désignation de Saif al-Adel a également été rapportée par le journal pakistanais The News, qui cite des sources non identifiées. Saif al-Adel, ancien membre des forces spéciales égyptiennes et du jihad islamique égyptien, est âgé d'environ 50 ans et serait le chef de la branche militaire d'Al-Qaïda. Selon Noman Benotman, cette nomination à la tête d'Al-Qaïda pourrait être une manière pour la nébuleuse de tester les réactions à l'arrivée au pouvoir d'un chef ne venant pas de la péninsule arabique, terre sainte de l'islam, en vue de l'introduction de celui qui apparaît comme le successeur naturel d'Oussama Ben Laden, Ayman al-Zawahiri, un Egyptien. Oussama Ben Laden était lui originaire d'Arabie Saoudite.
TUNISIE • Des réfugiés libyens de plus en plus nombreux Depuis le début des combats [le 17 février], les frontières sud du pays ont été prises d'assaut par des dizaines de milliers de travailleurs étrangers fuyant en masse la Libye ; le poste frontière de Ras Jdir fut le premier à accueillir les premières vagues de réfugiés hébergés dans des campements installés pour la circonstance, avant d'être acheminés vers l'aéroport international de Djerba-Zarzis pour être rapatriés. Jusqu'à ce jour, quelque 430 000 réfugiés, toutes nationalités confondues, ont transité par ce poste depuis les premiers jours du soulèvement populaire, dont presque 3 000 continuent à séjourner dans les camps de Choucha en raison de la rareté des vols de rapatriement. L'île de Djerba, à travers sa société civile et ses habitants, a ouvert ses portes et ses espaces privés et publics, depuis le début de la crise, pour accueillir, en attendant leur rapatriement, les premiers réfugiés égyptiens et autres.